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Le combat spirituel

Histoire d’un crime - Le Père Popieluszko

D 9 juillet 2016     A par A.G. - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



Un film de G.K.Galabov et Sophie Zhang (juillet 2016)

Lecture : Philippe Sollers, Le Coeur Absolu (1987)

Musiques :
Bach, La Passion selon Saint Jean, Cathédrale de Graz, Autriche,1985 (Harnoncourt)
Mozart, Requiem, Vienne, 1er novembre 1981 (Harnoncourt)
Mozart, Quintette pour clarinette (Amadeus Quartet, Gervase de Peyer)
Peintures :
Tintoret, Le Paradis, 1588 (Venise, Palais des doges) ; Piero della Francesca, La Flagellation, vers 1455 (Le secret) ; Titien, Cardinal Ranuccio Farnèse, 1542 (Une vie divine), Bacchus et Ariane, 1523 (La guerre du goût).


Tintoret, Le Paradis, 1588, détail
Photo A.G. Venise, Palais des doges. 19 juin 2016. Zoom : cliquez l’image.
*

Le Coeur Absolu

Reprenez le début du Cœur Absolu paru en 1987, et vous y verrez évoqué le commencement de la Passion selon saint Jean. D’abord ce chaos menaçant, puis ce cri qui surgit, associé à un martyr qui n’est autre que le Père Popieluszko, dont le corps a été battu, ligoté et jeté dans la Vistule par quatre flics de la police communiste. Je ne peux pas considérer autrement que comme un signe des temps le fait qu’un pape polonais aille se recueillir sur la tombe de ce martyr. Quand j’avais à traiter cela, dans une violente indignation froide — ce qu’elle doit être pour trouver les mots —, je n’ai trouvé que la Passion selon saint Jean. Je me suis rendu compte qu’il y avait lieu de faire parler cette Passion. Ce dire musical me paraissait seul à la mesure de cet événement dont personne ou presque ne mesurait la profondeur criminelle. Nous sommes toujours trop accommodants avec le crime. Ce ne sont pas les élus qui s’accommodent des damnés, c’est nous qui nous accommodons trop bien, toujours, du crime auquel nous ne donnons pas le réel qui convient.

Philippe Sollers, La Divine Comédie,
Desclée de Brouwer, 2000, Folio, n°3747

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Extraits

Toujours vivant ?... Oui... C’est drôle... Je ne devrais pas être là... Flot de musique emplissant les pièces... Elle se souvient de moi, la musique, c’est elle qui m’écoute en me traversant... Qu’est-ce que c’est ?... Voyons... Oui... Bien sûr... Saint Jean... Le début... Nuages... Formation des nuages... Rideau soufre... Horizon glissant... C’est lent, et long, et large, et groupé, noir, liquide... Je suis dedans, maintenant, pas de doute... J’ai dû mettre la radio, tout à l’heure, sans m’en rendre compte... En me levant pour faire chauffer le café, odeur du pain grillé, coup sourd du courrier et des journaux derrière la porte... Il faudrait aller les chercher... Mais pas moyen. Je suis paralysé, là, dans mon lit, petit jour fermé dans la chambre. Neuf heures moins vingt. Je repars dans le sommeil. Les voix me portent. Elles descendent avec moi dans l’eau...

Herr, unser Herrschen, dessen Ruhm
In allen Landen herrlich ist !

Quelle histoire, ce Herr... Et ils n’arrêtent pas de le répéter... Chœur décidé, unanime... Soufflant, soulevant, souffletant, souffrant... Herr !... Herr !... Herr !... Et encore Herr !... Herr !... Herr !... Et puis les autres mots enveloppés au passage comme des feuilles brassées par le tourbillon des bouches et des gorges... Herr !... Ça plonge, ça remonte, ça reste suspendu, ça se remet à dériver, pour être repris plus bas, en source, en crête, en abîme ; c’est une supplication pour la fin des corps et du temps... Étendu, je me laisse aller, je me plie...

Seigneur, notre Maître, dont la gloire
emplit l’univers,
Montre-nous que par ta Passion,
Toi, Fils de Dieu,
pour tous les temps,
Tu as triomphé même
dans la plus profonde humiliation...

Tous les espaces... Tous les temps... Zu aller Zeit... Verherrlicht worden bist... Et ça recommence sur le Herr... Herr !... Herr !... Et encore... Ça pourrait durer indéfiniment... Je pourrais redire ça, moi aussi, sans cesse... Entre fatigue et délire... Non. Debout. Informations.

« L’ombre de l’inspirateur occulte a plané sur la pre­mière journée du procès des quatre policiers inculpés qui s’est ouvert jeudi au milieu d’un impressionnant déploiement des forces de l’ordre. Ce commanditaire inconnu a été évoqué dès l’ouverture des débats dans la salle d’audience du tribunal où avaient pris place les quatre accusés, tous fonctionnaires du département chargé des cultes au ministère de l’Intérieur. Ces derniers risquent de huit ans de prison à la peine de mort. »

La peine de mort ? Tu parles...

Dans les toilettes, je me suis aperçu que je tremblais. Complètement. De la tête aux pieds. Comme si j’étais entouré d’une carapace de glace, d’une doublure de gel, mais diffuse, sombre, immatérielle. J’ai eu le plus grand mal à me laver, à m’habiller. J’ai pris la voiture, je suis allé vite à l’aéroport chercher Carl. Dix heures dix. Peu de monde, ce jour de décembre. Contrôles de sécurité, figures clandestines pressées. Le vertige m’accompagnait toujours, je me disais que j’allais tomber là, tout à coup, basculé par le froid brûlant de la fièvre. Et la douleur aiguë dans le fond, de la nuque au front, derrière les yeux plombés, hostiles, les globes oculaires, l’insistance osseuse des orbites accrochées au squelette pesant de tout son poids sur son moi... Son petit moi d’opérette... La danse avec son propre crâne, distraction-limite... Houhou !... Houhou !... Frissons-rêves... Houhou !... Dans le hall endormi... J’entends la voix de Liv :« Dites ce que vous sentez, rien d’autre »... « Même si ça a l’air fou ? »... « Dites-le, dites-le »... « Même si c’est énorme ? Incroya­ble ? Vraiment déraisonnable ? »... « Ne vous en faites pas. Dites-le ».
Eh bien, je le dis. Drôle d’impression, depuis quelque temps. Parfois rapide ; parfois pesante, engourdie... Ça se passe en dehors d’eux, autour d’eux. Ça passe pourtant par eux. Je vois le halo. Ils n’en sont pas conscients. Du tout. Ils ouvrent les yeux là-dedans, ils parlent, leurs muscles et leurs tendons remuent, ils ne savent rien, ils sont morts. Morts ? Pas tout à fait... La vie est là, mais poignardée à mort, explosée, empalée, empoisonnée directement à la base... Qu’est-ce qui est arrivé ? Quand ? Comment ? Depuis quand ? Pourquoi ? A partir de quoi ? Sans réponse, hein ? Jamais de réponse. Et la misère qui grandit. La grande misère, celle dont tout le monde a peur instinctivement, biologiquement... L’hôpital... La prison... L’asile... Ou le camp... Oui, le camp... Pas forcément visible... La sensation d’être assigné, encerclé, surplombé, surveillé... Scènes ultra-sons. .. Miradors en creux... Rayons... Spots... Mines... Appels... Broiements... Aboiements... Circuits électriques... Noms fichés et clas­sés... Appréciations... Notes... [Folio, p. 11-13]

Tant pis pour le vieux monde... On le laisse couler... On l’abandonne, on ne le regarde même pas disparaître, le temps s’arrache à toute allure, terrorisme en chaîne, on est pressés... Ce meurtre m’intéresse, pourtant... En Pologne... Ce curé battu à mort dans une voiture et jeté à l’eau... Voyons... Les types qui ont fait ça sont quatre, comme par hasard... Pekala, Chmilewski, Piotrowski, Pietruszka... Trente-trois ans en moyenne... Brutes classiques... Les flics sont les mêmes partout... Chmilewski, depuis l’assassinat, est affecté de tremblements nerveux, de tics, de bégaiements... L’État bredouille juridiquement dans sa bouche... « J’avais l’impression qu’il ne vivait plus. J’ai vu sur son front des traces de sueur. Par hasard, j’ai touché sa main. Elle était froide. Mais je ne me suis pas posé la question de savoir si nous jetions à l’eau un homme vivant ou un homme mort. »


Le corps tuméfié de Jerzy Popieluszko.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Avant, il y avait eu la séance d’immobilisation ». Avec un « bâton spécial », donc. Cinquante-cinq centimè­tres de long, entouré d’étoffe. « Il hurlait sous les coups. » « Il martelait le coffre de ses poings. » Et puis le ligotage avec une corde reliant le cou aux pieds en passant par le dos. « Il s’est étouffé dans son propre sang. »

Les bougies, les œillets blancs et rouges en forme de S et de V, Solidarité et Victoire, devant l’église de l’Assomption, en face du tribunal...

Les messes en plein air : trente mille personnes...

Et voici l’avocat d’un des assassins, s’épongeant sans cesse le front, et plaidant l’homicide involontaire : « Si mon client avait eu l’intention de tuer, il se serait servi d’un revolver. En réalité, l’aumônier est mort en paix en s’étouffant lui-même. Mon client est un homme nerveux et impulsif, soit, mais il sait aussi être pondéré : il n’a jamais battu sa femme, son épouse ne l’a jamais trompé, et il ne l’a jamais trompée non plus. »

Ici, éclat de rire général. Tout le monde rigole. Les juges, les autres avocats, les accusés, la famille de la victime et même sa mère, toute l’assistance... Mais qu’est-ce qui leur paraît si drôle ? Le fond du grand Truc ?

« L’Église dit Piotrowski — élégant, gravure de mode — prive les policiers de leurs dimanches en famille, puisqu’un prêtre organise ce jour-là des manifestations anti-socialistes. D’ailleurs, un des évêques a collaboré autrefois avec la Gestapo. »

Ben voyons.

Pietruszka, lui, quarante-sept ans, directeur adjoint au département des cultes au ministère de l’Intérieur, parle, sans rire, des « principes de l’humanisme socialiste ».

Pendant ce temps, la police est là, avec ses canons à eau et ses hélicoptères survolant la foule.

Liliane Homégan, envoyée spéciale de Vibration, écrit un petit article sur le recueil de sermons de la victime. Elle les trouve conventionnels. « Style curé. »

J’allais vous le dire.

Liliane est une critique littéraire très cultivée. Elle aime le Surréalisme, la grande poésie hermétique. A cette hauteur, comment ne pas éprouver de la commisération, voire même un léger mépris, pour les sermons d’un pauvre curé polonais parlant, par exemple, de Satan et du sang criant d’Abel à propos d’un jeune garçon battu à mort dans un commissariat ? La forme de ces prédications vous paraît simpliste ? Sans doute, sans doute...Vous trouvez pompeux, cucul, gnangnan, de qualifier ce nouveau crime, comme l’a fait un autre pauvre curé, d’ « incarnation du mal et des ténèbres » ? Sans doute, sans doute... Vous n’êtes pas dans le mal et les ténèbres, vous, ni dans l’ordure physique des flics, vous, ni dans l’asphyxie tordue d’un coffre de voiture, vous, vous ne connaissez que l’obscurité inspirée... N’est-ce pas, chère Liliane ?... Je la revois agitant ses petits bras noirs : « Non, non, vous n’auriez pas dû écrire ça... » [Folio, p. 58-60]

[...]

Liv est allongée, nue, sur le lit. On somnole un peu, la main dans la main, après l’amour. C’est vrai que l’hiver est fini. On est dans un début timide de printemps, éclaircies, giboulées, bleu-blanc-gris des ciels, froid et tiède, poussée végétale. Il se passe dans le monde ce qui se passe habituellement dans le monde. Je pense à la lettre que j’ai reçue le matin même de Pologne, par la valise diplomatique :

« Cher Mr. S.
Merci de votre lettre et de l’envoi des livres. Nous en avons bien besoin. Ici, c’est toujours la même situation. On cherche à réduire chaque homme à la dimension de sa peur. Il s’agit pour le pouvoir de semer une telle peur de la violence et de la misère que les gens perdent leur dignité et, pour un minimum de sécurité, acceptent une  ! vie au jour le jour très médiocre — difficile de rêver d’autre chose —, dans la docilité et le désespoir.
Le Procureur Ziemiek a un visage gras, bouffi, perlant de sueur, d’un homme abusant de l’alcool depuis des années, mais qui, évidemment, parle d’honneur et de responsabilité. Il est entièrement, cela va sans dire, entre les mains de la SB (police politique). Les services spé­ciaux, et notamment le porte-parole du gouvernement, ne manquent ni d’intelligence, ni d’habileté. Diviser pour régner, vieille histoire. Il faut donc s’attendre à de nouvelles vagues d’arrestations et de désinformation. Vous apprendrez ça par les journaux, j’imagine. Croyez­ en la moitié et ajoutez l’autre moitié en pire.
Pour décrire physiquement le Procureur Ziemiek, il faudrait une plume meilleure que la mienne !
Le contact que vous avez est le bon.
Bien à vous

Il doit être arrêté, à l’heure qu’il est, Mr. K., d’après les dernières nouvelles... Je ne l’ai jamais vu, je connais seulement une vague photographie... Plutôt grand, chau­ve, lunettes, visage anguleux, coin d’appartement ano­nyme (mais je viens de changer deux détails importants car, après tout, la police aussi lit les romans)...
La peur... Elle est là, partout présente, à chaque instant, il suffit donc de s’emparer de son nerf sombre, de son ressort de ténèbres... La jalousie et la peur... Les deux chiennes latentes... Avec ces deux mufles, à condition de bien les profiler depuis le fond des organes, on peut rêver de contrôler des peuples, des nations, des empires, la matière humaine entière... Là-bas, c’est le POUP... Sigle du Parti... Poup contre Pape... Élémentaire Watson... Juifs et catholiques... Facile à gérer... Auschwitz ? Ce sont les nazis, bien sûr, quoique à y regarder de plus près... De la crucifixion au génocide... « Pie XII ordure »...Élémen­taire, élémentaire... Services spéciaux... Pas plus cons que d’autres... Culpabilité, honte, malaise, soupe des lieux­ communs, peur... Vous êtes coupables du plus grand crime de l’histoire, vous devez avoir peur... Mea culpa, mea maxima culpa... Peur. Mais toute peur ne se ramè­ne-t-elle pas à celle de perdre la vie ? Oui. Est-ce que mille sages ne vous ont pas dit au cours des siècles qu’il n’y avait pas lieu d’éprouver cette crainte ? Oui, oui. Ça nous fait une belle jambe. La question n’est donc pas réglée ? Non. Et de moins en moins. Plus la vie est dévalorisée, plus elle a de valeur ? Oui. Absurde ? Absur­de. J’ai peur, vous avez peur, parce que cette peur est absurde. Pourquoi ? Deux considérations interdites : la contemplation des fins dernières, le long terme. Fins dernières ? Celles que vous voulez : atomes, vide, néant, dieu... Long terme ? Celui qui vous convient : répétition des saisons, antiquité, retrait, « œuvre »... Interdit ! Interdit ! Base biologique ramenée court terme. Destruction méditation. Temps réduit à objet-salive immédiat. Voilà !
Comme quoi les ennemis du POUP universel sont :
— la pensée, quelle qu’elle soit,
— le sentiment de gratuité, de jeu, d’innocence,
— le calcul sur le temps,
— l’« œuvre » (n’importe laquelle : livre, sonate, tableau, sculpture, esprit de condensation),
— le sexe non marchandable.
Liv, avec un gentil sourire, redressée contre l’oreiller rouge :
— Parce qu’en plus vous n’avez pas peur de mourir ?
— Non. [Folio, p. 140-142]

Philippe Sollers, Le Cœur Absolu, Gallimard, 1987, Folio n°2013

*

Il y a près de trente ans...

Philippe Sollers lit Le Coeur absolu (1987) par Gérard Courant - Lire #11 (lecture du début, plus rapide, plus détachée)

« Philippe Sollers lit Le Coeur absolu » est le n°11 de la série cinématographique "Lire". Réalisé par Gérard Courant le 12 mars 1987 à Paris (France) (voir aussi Philippe Sollers filmé par Gérard Courant).

Ecoutez aussi ce que dit Sollers le 11 juillet 1987 lors de l’émission « Le bon plaisir » à propos du Coeur absolu et, rapidement, du Père Popieluszko (« Un assassinat qui m’a beaucoup intéressé et qui a été le déclic du Coeur absolu ») et aussi ces entretiens radiophoniques.

*

Le Père Popieluszko

Qui était le Père Popieluszko ? Un martyr sans doute. Mais on ne comprend rien si on n’a pas suivi l’évolution de la situation polonaise quasiment jour après jour (syndicaliste alors, à la CFDT [1], ce fut mon cas) et si on ne replace pas la vie et la foi du Père Popieluszko dans le contexte de la Pologne communiste des années 70 et 80 qui vit, après l’élection du pape Jean Paul II, l’émergence d’un mouvement social d’une ampleur considérable qui porta le nom du syndicat Solidarność dont Popieluszko était l’un des aumôniers et le principal leader le « camarade Lech Walesa [2] ». Le combat spirituel était indissociablement un combat social et national pour la vérité, la justice et la liberté. Le film qui suit, réalisé après la béatification du Père Popieluszko par Benoît XVI le 6 Juin 2010, retrace les principaux moments de son combat à partir d’archives peu connues en France et des extraits de ses homélies et de ses carnets intimes [3].

Dans le documentaire précédent, les extraits de l’interview de Jean Offredo (1944-2012), journaliste, traducteur et éditeur (d’origine polonaise), sont tirés de l’émission de la chaîne KTOTV consacrée à Jerzy Popieluszko.

La béatification

Le Père Popieluszko pourrait être canonisé rapidement [4].

Saint Georges et le dragon

Jerzy en polonais signifie Georges. « Saint Georges et le dragon ». Paolo Uccello a peint, à trois reprises, la scène issue de La Légende dorée de Jacques de Voragine. Voici le tableau qui est reproduit (en noir et blanc et à l’envers) dans le numéro 135 de L’Infini (printemps 2016). C’est évidemment une pure coïncidence.


Paolo Uccello, Saint Georges et le dragon, détail (v. 1470).
Huile sur toile, 55,6 × 74,2 cm, National Gallery, Londres. Zoom : cliquez sur l’image.
*

[1Cf. Le Comité de Coordination de la Solidarność en France (c’est moi qui souligne le rôle de la CFDT).

[2Je reprends les mots de Sollers, en 1982, dans Pour un nouveau temps radiophonique, qui ajoutait (Walesa était alors emprisonné) : « Un programme de radio doit être fait pour Walesa que j’aime bien. Car il a en face de lui Georges Marchais et il écoute la Messe. Qu’a-t-il dans sa prison ? ». Lire : Marchais ou Bernin.

[3Traduits et publiés par Jean Offredo aux [éditions CANA].

[4A signaler la parution de Jerzy Popieluszko, La vérité contre le totalitarisme par le père Bernard Brien et Charles Wright (Editions Artège, 2016).

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2 Messages

  • A.G. | 13 juillet 2016 - 15:15 1

    « Vers la canonisation du Père Popieluszko » titrait Radio Vatican en septembre 2014. Pour en savoir plus sur le Père Popieluszko, regardez ces documentaires.


  • V. Kirtov | 11 juillet 2016 - 14:08 2

    Le 6 juin 2010, a été célébrée, à Varsovie, la béatification du père Jerzy Popieluszko, ce prêtre polonais arrêté et assassiné en 1984, par trois agents des services secrets qui, après l’avoir roué de coups, le jetèrent dans les eaux gelées de la Vistule. Grand retentissement médiatique à l’époque.

    « Un assassinat qui m’a beaucoup intéressé et qui a été le déclic du Coeur absolu »

    déclare Philippe Sollers dans l’émission Le bon plaisir de Philippe Sollers (France Culture), livre « qui pourtant a l’air de traiter de cavalcade sexuelle... » ajoute t-il.

    La suite ICI… : http://www.pileface.com/sollers/spip.php?article1030