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Les 20 classiques de la littérature libertine

Mirabeau : La Révolution d’un voluptueux

D 26 juin 2010     A par Viktor Kirtov - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Le Monde qui fait l’actualité des pages financières pour trouver un nouvel investisseur prêt à recapitaliser le titre, avec l’aval de ses journalistes, multiplie les formules pour attirer les lecteurs : CD, DVD, Le Monde 2, journal+livre... La série sur les "20 livres qui ont changé le monde" avait dû être prolongée avec de nouveaux titres, devant son succès. Depuis début juin avec sa série de l’Eté, Le Monde renouvelle l’opération, cette fois, avec "Les grands classiques de la littérature libertine".

Dans le Monde du samedi 26 juin 2010, c’est Mirabeau qui est à l’honneur avec « Le Rideau levé ou l’Education de Laure ». L’article, signé Philippe Sollers, intitulé « La Révolution d’un voluptueux » reprend sa préface du livre aux éditions Jean-Claude Gawsewitch 2004

27/06/2010 : ajout reproductions d’oeuvres de Nicolas Poussin & Balthus


Mirabeau : l’Education de Laure

Grand orateur de la Révolution, Mirabeau est aussi un écrivain pornographique . Dans « Le Rideau levé ou l’Education de Laure », publié anonymement en 1786, il décrit l’initiation d’une jeune fille aux plaisirs de la chair par son père adoptif. Le livre qui fit scandale est aussi un manifeste féministe.

La Révolution d’un voluptueux


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Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791) est un des grands inconnus de la culture et de l’histoire française. C’était un révolutionnaire, mais pas dans le sens jacobin. Cette erreur coûte cher. Il est donc en enfer, ce qui, à mes yeux du moins, le rend beaucoup plus intéressant que les vedettes officielles.

Baudelaire, à la fin de sa vie, prépare une préface pour Les Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos. Il a cette formule fulgurante : "La Révolution a été faite par des voluptueux." Autrement dit, la Contre-Révolution et la Terreur ont été l’oeuvre des vertueux. Voilà ce qu’on nous cache.

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Grand orateur de la Révolution, Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791) était aussi un écrivain pornographique.

Mirabeau, le plus grand orateur de la Révolution, est aussi un écrivain pornographique, philosophiquement pornographique. Sa relation avec Sade est évidente (sauf pour les passions cruelles). Mais son propos, qui est un trait essentiel et méconnu de la philosophie française, porte sur l’éducation des filles, point crucial.

Comment l’esprit vient-il aux filles ? La Fontaine s’est occupé de cette question. Mais c’est dans la France des Lumières, et nulle part ailleurs, qu’un développement subversif de cette idée a pu avoir lieu. Les vertueux (et tueurs) lisaient Rousseau. Ils ne pouvaient pas accepter Mirabeau.

Il est violent et passionné, Mirabeau. A 17 ans, lieutenant de cavalerie à Saintes, ses débauches et sa vie scandaleuse conduisent son père à le faire enfermer à l’île de Ré. On l’envoie ensuite en Lorraine, puis en Corse. Trois autres incarcérations : à Manosque, au château d’If, et au fort de Joux, près de Pontarlier.

Philosophiquement, Mirabeau est un physiocrate, c’est-à-dire quelqu’un qui pense que la nature doit régler les rapports sociaux.

Dans le mot philosophique, il y a sophie. Et c’est avec une Sophie de 20 ans qu’il arrache à son vieux mari, le marquis de Monnier, qu’il s’enfuit à Amsterdam. Nouvelle incarcération à Vincennes (trois ans). C’est là qu’il écrit ses Lettres à Sophie (que j’avais en tête en écrivant Portrait du joueur, d’où le personnage féminin central, érotique, ne pouvait s’appeler que Sophie).

Nota : « Les lettres de Sophie » dans Portrait du Joueur

Brouillé avec sa famille (et pour cause), Mirabeau vit à Londres en 1784. Il commence à s’occuper sérieusement de politique. Il est en mission secrète en Prusse. Il a une correspondance chiffrée avec le futur Talleyrand. Son Histoire secrète de la cour de Berlin montre l’étendue de ses informations et de son insolence. Au commencement des Etats généraux, en France, il est élu du tiers état à Aix, et il fonde le Journal des Etats généraux. On connaît son mot fameux : "Nous sommes ici par la volonté du peuple, nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes." C’est parti.

Mirabeau est partisan d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise. Il est très populaire, mais modéré. Dès le mois de mai 1790, il a une entrevue secrète avec Marie-Antoinette à Saint-Cloud. Il veut conseiller Louis XVI. La cour le paye, mais ne suit pas ses avis (grosse erreur).

Mirabeau était-il laid ? Cela jurerait avec son nom magnifique qui signifie la beauté du regard. L’époque parle d’une "laideur grandiose et fulgurante". En tout cas, ses discours enflamment ses auditoires. L’époque veut aussi qu’il ait été usé par ses débauches continuelles. Il meurt en effet à 42 ans, le 2 avril 1791.

La Convention le fait transporter au Panthéon. Mais il sera "dépanthéonisé" après la découverte de ses liens d’argent avec le roi et la reine. Je serais personnellement d’avis qu’il soit "repanthéonisé" pour cause de génie.

Le Rideau levé permet de connaître l’art et la portée des idées philosophiques de Mirabeau. Ce qu’il préconise est en effet stupéfiant, et d’une grande actualité dans notre époque de violent conformisme.

Dès le début sont récusés les "censeurs atrabilaires, les dévots, les hypocrites, les fous, les prudes, les guenons, les vieilles mégères".

Cela fait du monde.

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L’édition Actes Sud

Vient ensuite la démonstration, dans le style courant du XVIIIe siècle, c’est-à-dire la confession par lettres. Laure raconte son étrange éducation à son amie de couvent, Eugénie.

De quoi s’agit-il ? D’un inceste père-fille. Ruse de Mirabeau : le père n’est pas le géniteur de sa fille, il a couvert le fait que sa -femme était enceinte au moment où il l’a épousée. Ici, l’humour est à son comble : comme il n’a pas engendré sa fille, l’inceste qu’il pratiquera avec elle ne pourra être que positif.

Le couvent, non seulement éloigne du bruit social, mais permet "les effets échauffants d’une imagination exaltée dans la retraite et l’oisiveté". C’est une prison, mais une prison favorable à l’excitation. De toute façon, "le bonheur des femmes aime partout l’ombre et le mystère". C’est une loi dont nous avons peut-être perdu la science. La mère est morte, la fille est libre, son père l’adore et elle adore son papa, Laure va donc aller de découverte en découverte, aidée en cela par sa gouvernante de 19 ans, Lucette.

Je vous laisse lire. Mais qu’une fille (ou, plus tard, une femme) puisse déclarer, grâce à cette éducation parfaitement scandaleuse que "l’envie et la jalousie sont étrangères à son coeur", voilà la rareté de la chose.

Supprimer l’envie et la jalousie serait donc possible ? Mirabeau veut en faire la démonstration.

Le père, ici, est un philosophe. Sa fille le décrit ainsi : "Un homme extraordinaire, unique, un vrai philosophe au-dessus de tout."

Le sexe de son père, lui, est un "vrai bijou".

Action. "Depuis ce temps tout fut pour moi une source de lumières. Il me semblait que l’instrument que je touchais fût la clef merveilleuse qui ouvrait tout à coup mon entendement."

On sait (on ne sait pas assez) que Mirabeau a été un partisan résolu de la masturbation, surtout à deux, la solitaire entraînant "une très grande dissipation des esprits animaux". Ce qui est frappant, dans Le Rideau levé, c’est la mise en garde contre les excès sexuels, aussi destructeurs que les grossesses forcées ou intempestives. Le sexe a une fonction de connaissance, mais sans cette connaissance il est très vite destructeur ou abrutissant.

Au contraire, "tout est plaisir, charmes, délices, quand on s’aime aussi tendrement et avec autant de passion".

Mirabeau est très précis : toutes les positions y passent, en hommage à la vraie philosophie.

Une philosophie que l’on peut dire résolument féministe, quitte à faire hurler ceux ou celles qui croient connaître le sens de ce mot.

Le lesbianisme le plus raisonné est ainsi célébré, et cette révélation vient du père. Le Père, en somme, est un nouveau dieu qui prend la place du Dieu ancien (ce Dieu procréateur étant faussement hétérosexuel).

Audace de Mirabeau : sa poétique sensuelle est en même temps une politique révolutionnaire. On ne l’a pas entendu, c’était couru.

Derniers mots de Laure, après la mort de son père, à Eugénie : "Mais, tendre amie, oublions l’univers pour ne nous en tenir qu’à nous-mêmes."

Moralité : une femme n’a qu’un seul homme dans sa vie : son père. Le meilleur usage qu’elle peut en faire, à condition qu’il ait été un vrai philosophe français, est d’en tirer des plaisirs en connaissance de cause.

Je renvoie ici à un autre de mes romans qui poursuit le même esprit à travers le temps : Les Folies françaises. J’aurais pu le dédier à Mirabeau.

Philippe Sollers
Préface pour "Le Rideau levé ou L’Education de Laure", de Mirabeau (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2004)

Dernier ouvrage paru : Discours parfait (Gallimard, 2010)


Nicolas Poussin, Vénus surprise par les Satyres


Nicolas Poussin, Polyphème découvrant Acis et Galatée
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Concomitamment à la parution de cet article, ce dessin de Nicolas Poussin, dans le courrier pileface, envoyé par Benoît Monneret, un de ses admirateurs, sensible au talent de dessinateur derrière le peintre. Cette reproduction n’est pas déplacée, ici, je crois.

Et aussi, dans le même courrier cette peinture :


Nicolas Poussin, Vénus (ou Nymphe) surprise par les Satyres, vers 1627 (détail)
Musée de Zurich. Une variante est à la National Gallery de Londres.
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Réinterprétation de l’oeuvre de Nicolas Poussin par Balthus en 2000, avec une toile intitulée « Rêve d’une nuit d’été », huile sur toile 162 x 130, dont nous n’avons pas d’image. A défaut, voici cette autre toile de Balthus :


Balthus, Le Nu au chat, 1948-50,
Huile sur toile (114 x 146).
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Comment travaillait Nicolas Poussin ?

Lorsqu’il prépare un projet de tableau, Poussin commence par mettre en place des dessins successifs griffonnés à l’encre et au lavis la composition d’ensemble, les lumières et les valeurs.
Pour les tableaux les plus complexes, il confectionne une "boîte optique", maquette à l’intérieur de laquelle il dispose les personnages et les architectures modelées en cire, et étudie, par un dispositif de trous, le jeu lumineux et la place de chaque élément.
Une fois la composition clairement décidée, Poussin prépare son support en apposant une sous-couche, brune souvent, blanche parfois. Ensuite, il réalise directement le motif en peinture sans dessin préparatoire sur la toile.


Voir sur pileface : « La lecture de Poussin »

Crédit : www.mba-lyon.fr


Quatrième de couverture

L’édition Jean-Claude Gawsewitch


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Le livre sur amazon

L’édition Actes Sud (Quatrième de couverture)

Présentée sous la forme d’une lettre à une amie, " pour nous égayer dans le particulier ", la confession de Laure dépeint avec l’immédiateté de l’évidence l’initiation sensuelle et sexuelle de l’héroïne. Très tôt livrée à elle-même, la jeune Laure vit dans le bonheur les enseignements de son " père adoptif " et découvre, sans même l’idée de l’immoralité, la réalité du plaisir. Et Mirabeau, avec ce roman jubilatoire qui très vite devint un modèle du genre, rappelle avec force que la volupté s’apprend, et que le plaisir est contagion. " L’Education de Laure est le " gai savoir " enseigné aux femmes et aux enfants. Ici, le plaisir ne fait plus peur et " l’éducation " définit alors essentiellement un travail de désapprentissage ", écrit Guillaume Pigeard de Gurbert dans sa lecture.

Extraits

"Le tissu dont notre existence est enveloppée"

Nous sommes composés de contradictions apparentes, la volonté n’est souvent pas d’accord avec nos actions parce qu’elles ne dépendent pas d’elle ; souvent nous ressentons des impulsions qui conduisent à des résultats qui paraissent contradictoires, quoiqu’ils partent cependant de la même source ; et celui qui a reconnu un sixième sens dans le centre de nos individus en connaissait bien la nature. En effet, dépend-il de notre volonté de le faire agir ou non ? Il n’est point soumis à ses lois. Tout en nous, au contraire, l’est à notre organisation et à la fermentation des liqueurs qui la mettent en mouvement. Rien ne peut s’y opposer, ni les changer, que le temps seul qui détruit tout. C’est à cet ensemble, qui compose chaque être différent, que se rapportent les variétés qu’on y découvre, et c’est encore du sort donné à chacun d’eux qu’ils tiennent cet ensemble, qui s’y rapporte avec une liaison parfaite.

Nos sens éprouvent, dans l’union des sexes, des impressions dont nous ne sommes pas les maîtres. Tel objet frappe, séduit, inspire des désirs aux uns, qui ne produit rien sur les autres, quoique réellement agréable : j’en ai vu bien des exemples. Sommes-nous affectés par un objet ? Tout nous y traîne ou nous y porte ; quelquefois nous haïssons son humeur et son caractère, cependant il fait naître en nous l’idée d’un plaisir vif, nous en sentons l’effet ; le sixième sens s’élève, nous désirons, nous voulons en jouir à quelque prix que ce soit, sans avoir le dessein de nous y attacher, et souvent on le fuit après l’avoir possédé. (...)Si nous trouvons de la résistance à nos poursuites, l’amour-propre vient se mêler de l’entreprise, et l’on emploie plus de souplesses et de moyens réunis pour vaincre cette résistance que pour attaquer ceux qu’on estime et qu’on chérit le plus. Enfin, la volupté, l’ambition et l’avarice, passions qui, du plus au moins, mènent et maîtrisent tous les hommes pendant leur vie, nous déterminent et nous entraînent nécessairement dans un enchaînement de circonstances qui forment le tissu dont notre existence est enveloppée.

----

L’Education de Laure, p. 120-121.

*

Le début

À CYTHÈRE

MDCC LXXXVIII

LETTRE DE SOPHIE AU CHEVALIER D’OLZAN

Je t’envoie, cher Chevalier, un petit manuscrit gaillard.
Tu aurais de la peine à t’imaginer où je l’ai pris. C’est une bagatelle sortie d’une jolie main de mon sexe ; et c’est un délassement badin adressé dans un cloître. Comment un tel bréviaire se put-il introduire parmi les guimpes d’une religieuse ? C’est ce que mes yeux eurent de la peine à me persuader ; rien n’est cependant plus vrai, cher Chevalier, et c’était un présent digne de sa destination. L’amour n’est point étranger dans ces lieux ; le sentiment constitue le naturel du beau sexe ; la sensibilité forme la principale partie de son essence ; la volupté exerce un empire vainqueur sur ces êtres délicats. A ces dispositions originaires, qu’on joigne les effets échauffants d’une imagination exaltée dans la retraite et l’oisiveté, on trouvera la raison de cette fureur intestine qui nous maîtrise dans les couvents.

C’est ainsi que les femmes de ces pays, où les hommes jaloux les tiennent prisonnières, trouvent si précieuses des jouissances dont l’idée habituelle qu’elles en ont n’est point contrebalancée par d’autres objets de dissipation. Dans la société, un tumulte de soins et de plaisirs énerve les passions au lieu de les concentrer ; l’éclat séduisant d’une vaine coquetterie entraîne les femmes les plus sensuelles ; l’amour impétueux reste en partage à la solitude obscure et mélancolique :

*

La fin

HISTOIRE DE ROSE

Et puisque Valfay se trouve dans l’obligation de s’éloigner de toi pour un temps, crois-moi, chère amie, laissons affaiblir les liaisons étrangères qui pourraient, à la fin, devenir fatales, étant hors de nous. J’irai bientôt à mon tour essuyer tes pleurs. Oui, tendre amie, oublions l’univers pour ne nous en tenir qu’à nous-mêmes.
Attends-moi donc au plus tôt.


L’intégrale en ligne ici
.

Les 20 classiques de la littérature libertine
(selon Le Monde)

Voici la programmation détaillée Eté 2010 :

1. Diderot - Les bijoux indiscrets (3 juin)

2. Sade - La philosophie dans le boudoir (10 juin)

3. Casanova - Mémoires de Venise (17 juin)

4. Mirabeau - L’éducation de Laure / Ma conversion (24 juin)

5. Musset - Gamiani / Correspondance avec Sand (1er juillet)

6. Crébillon fils - Le sopha (8 juillet) [1]

7. Choderlos de Laclos - Les liaisons dangereuses (15 juillet)

8. Sade - Justine ou les Malheurs de la vertu (22 juillet)

9. Correspondances amoureuses (29 juillet)

10. Poésie érotique Anthologie (5 août)

11. Andréa de Nerciat - Félicia ou Mes fredaines (12 août)

12. Rétif de la Bretonne - Le pied de Fanchette (19 août)

13. Charles Duclos - Les confessions du comte de *** et Histoire de Madame de Luz (26 août)

14. Boyer d’Argens - Thérèse philosophe et Gervaise de la Touche : Dom Bougre (2 septembre)

15. Contes et nouvelles (T. des Réaux, Denon, Cazotte) (9 septembre)

16. Pierre Louÿs - Aphrodite (16 septembre)

17. Brantôme - Vie des dames galantes (23 septembre)

18. Fougeret de Monbron - Margot la ravaudeuse / Le canapé couleur de feu / La belle sans chemise ou Eve ressuscitée (30 septembre)

19. Curiosités et anonymes (L’école des filles, La Messaline française, etc.) (7 octobre)

20. Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules (14 octobre)

Nota : Les livres seront préfacés et annotés, ainsi qu’accompagnés de documents et d’illustrations. Ces récits, qui ont choqué à l’époque, se veulent être des armes puissantes contre les interdits et l’hypocrisie de leur époque. Souvent cachés et échangés sous le manteau, ces vingt classiques « célèbrent l’amour, le plaisir et les sens. »

Crédit : Le Monde

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