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Un autre soir aux Bernardins, Sollers conteur

Le XVIIIème et la révolution catholique

D 26 janvier 2010     A par Viktor Kirtov - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Le Lundi 18 janvier 2010, Philippe Sollers donnait une conférence sur le "XVIIIème et la Révolution catholique"

LE CADRE : Le Collège des Bernardins

Magnifique hall gothique, joyau cistercien aux multiples colonnes avant d’accéder au grand amphithéâtre moderne au 2ème étage (les colonnes ont cédé la place à un ascenseur)
- Un grand écran derrière l’estrade encore vide avec une illustration de Picasso, Feuille de musique et guitare, 1912
- Sur l’estrade, une petite table avec une rose rouge dans un vase, une bouteille d’eau. Sollers officiera seul. Nous sommes conviés à un « one man show » du corps et de l’esprit de Sollers.

LA FORME

Introduction de l’orateur par Jérôme Alexandre, professeur de théologie.

Puis le corps et la voix de l’officiant entrent en action :

« Merci Jérôme Alexandre ; merci d’avoir mis l’accent sur le mot liberté. »

Et Sollers, anticipant sur le décalage qui pourrait être perçu entre son discours et l’actualité tragique, nous livre un préambule qui n’est pas que de forme, et devient un contrepoint de fond au corps de sa conférence, vous pourrez en juger.

La conférence, comme ses deux dernières comporte aussi une vidéo documentaire, en illustration de ses propos réalisée par Georgi Galabov et Sophie Zhang [1] sous la direction de Ph. Sollers.

La forme, c’est aussi le genre, le ton de l’exposé. Rien d’un exposé académique très structuré, et un peu froid, Sollers se fait plutôt conteur, autour d’un fil conducteur, s’en écartant pour un commentaire, une digression, jouant des effets de la voix pour capter et retenir l’attention, marmonnant, comme en lui-même, à d’autres.
_
Sollers nous conte son XVIIIème siècle, et l’Histoire à sa manière - qui n’est pas celle des historiens. Chez lui la Contre-Réforme s’appelle la « Révolution catholique », un surgissement, une effervescence de la beauté dans les arts, la peinture, la musique, la sculpture... inspirés du catholicisme. Adieu le puritanisme protestant de la Réforme, Nouvelle Renaissance.... Vive le Concile de Trente ! Contre Louis XIV, contre la magistrature de France qui s’y opposent. Question de pouvoir et d’intérêts. Louis XIV renverra le Bernin à Rome, et c’est là, surtout, que cette révolution se déploiera.

*


18/01/2010, Ph. Sollers, Collège des Bernardins.
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Introduction

par Jérome Alexandre, professeur de théologie

Quelques fragments saisis au vol :

Catholicisme et XVIIIe siècle - pas au XVIIIème siècle

La catholicité s’adresse à nous de façon remarquable.

Angle de vue identique à celui adopté pour Dante (cf. Conférence : « Le catholicisme de Dante » tenue dans ces mêmes lieux par Philippe Sollers, le 1er juillet 2009.

Pas une connaissance érudite, une connaissance salutaire, qui sauve.

Ainsi le temps présent a une épaisseur. Il ne cesse d’éclairer

Et cette liberté se traduit dans l’art

[Ph. Sollers] Il est lui-même une création

Condition première de la vérité

Le moins idéologue des penseurs de ce temps

Catholicisme, XVIIIe

Il les aime ensemble

Affaire de goût

Pas un caprice subjectif

Possède ce goût accompli et sûr de
- Sentir
- Aimer
- Juger

Chair et esprit

Là où l’esthétique...

Merci de nous faire partager vos lumières

*

Le préambule sur l’actualité

1er événement Haïti et le poème de Voltaire (Dieu et le mal)

Merci Jérôme Alexandre ; Merci d’avoir mis l’accent sur le mot liberté
Je dois vous avouer que j’ai hésité, que j’ai eu quelques scrupules à tenir le discours que je vais vous tenir ce soir,

Car la journée ou ces jours derniers ont été extrêmement riches en événements et je veux les signaler d’un mot

Ce que vous aurez entendre et à voir ce soir porte surtout sur une apologie que je dirais effervescente de la beauté

Maintenant nous devons savoir que sous nos yeux, il y a une catastrophe planétaire en Haïti que tous les témoignages, notamment un article du Monde parle de cette population en errance complètement débordée par le malheur et par la mort

Et ces Haïtiens, comme vous le savez sont presque tous de fervents catholiques

C’est donc à eux que je pense, notamment ceux qui suivent la messe dans leur cathédrale détruite

Archevêque mort dans les décombres qui parla dans son portable jusqu’à la fin.

Je vais y revenir dans un instant car ça été un des grands problèmes du XVIIIe ...Le désastre de Lisbonne... et le poème de Voltaire.

La polémique qui a eu lieu entre Voltaire et Maistre, Voltaire était mort mais Maistre a repris ses propositions pour les contester. Voyez-vous, il s’agit tout simplement du problème du Mal.

Est-ce que Dieu justifie le mal ou bien s’agit-il d’une incompréhension de notre part lorsque nous avons affaire à ce genre de catastrophe ?

Quelques vers de Voltaire, célèbres, le désastre de Lisbonne, après tout le désastre de Port-au- Prince ou le désastre du Sichuan il n’y a pas si longtemps ou d’autres désastres
Et le texte a eu un succès considérable car c’est la première fois où on pose vraiment la question de Dieu et du mal

O malheureux mortels ! ô terre déplorable !

Vous savez, ce texte de Voltaire est très important parce que il conteste complètement la vision optimiste du monde. Vous retrouvez ça dans Candide par la suite, c’est-à-dire des gens qui vous expliquent que tout est beau - et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles et qui en profitent évidemment pour ne pas voir ce qui se passe sous leurs yeux, c’est-à-dire les massacres, les morts, les injustices, voire même, les catastrophes naturelles

Donc vous avez ces vers de Voltaire qui ont réveillé un petit peu la conscience européenne du temps.

Nous sommes en 1756, le tremblement de terre est de 1755

Ô malheureux mortels ! ô terre déplorable !
O de tous les mortels assemblage effroyable !
D’inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez : "Tout est bien"
Accourez, contemplez ces ruines affreuses
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours !

Ça a fait sensation.
C’est pas de la grande poésie, mais... bon...

alors, une pensée, pour ces Haïtiens, catholiques, qui sont en train de mourir.

*

2ème événement la libération aujourd’hui de Ali Agça

[Ce Turc qui , qui avait tenté d’assassiner Jean Paul II le 13 mai 1981]

Après 30 ans de prison il sort aujourd’hui.

Se serait converti au catholicisme, l’année dernière. Pourquoi pas !

Déclare vouloir aller se recueillir sur la tombe de Jean-Paul II. Pourquoi pas !

Voudrait obtenir la nationalité polonaise. Pourquoi pas !

... Demande deux millions de dollars pour un entretien télévisé et 5 millions $ pour ses mémoires : le business continue...

Deux balles dans le ventre...

Il faut qu’il y ait dramaturgie du mal.

Réponse : la beauté.

*


3ème événement : Pie XII

Ah Pie XII ! souffle l’ironie sollersienne
(mais on connaît la propension de Sollers à aller contre l’opinion commune, lorsqu’il pense que celle-ci, s’est laissée manipuler). Premier temps : souffler l’ironie en faisant semblant d’adopter la pensée commune. Deuxième temps : procéder à un retournement.

Benoît XVI très obstiné...

Moins hiératique et brouillon qu’on veut le dire

Benoit XVI, selon Libération se serait fait « tancer » ... morigéner...

Ce n’est pas mon sujet d’aujourd’hui.

(c’était celui de Bernard Henri Lévy — proche de Sollers sur ce point — dans son Bloc-notes du Point du 21/01/2010)

*

Rectification des noms

En Chine, lors d’une nouvelle nouvelle époque
on procède à la rectification des noms.
Eh bien, il faut aussi le faire pour quelques mots :

1er mot : Contre-réforme

On le sait : mouvement issu de la Renaissance qui l’aurait continué

Mais nous n’avons pas en l’affaire à une action contre...
il faut l’ appeler la révolution catholique.

La contre-réforme est une formidable suite de la Renaissance

2ème mot : Baroque (Voir aussi ici.)

En musique, architecture

On pense que le corps humain a été maltraité

- Ca s’est beaucoup aggravé par la suite -

N’entend pas, on ne veut pas entendre le Concile de Trente

Une énorme Révolution

Poussée physique qui se traduit dans l’art de la musique

De quels préjugés le corps est le centre ?

Ca s’appellera la Révolution catholique

Il faut être sensible au corps qui surgit là

Titien, révolution sacrée

Sous titre documentaire vidéo « amour sacré, amour profane
 »

La France a résisté comme un seul homme au Concile de Trente

Le Concile de Trente qui l’a propulsée, promue [la révolution catholique]

L’opposition au Concile de Trente vient de la magistrature qui s’oppose pour des raisons de pouvoir et d’întérêt.

Aveuglement, surdité.

Comment se fait-il que cette surdité ai pu épargner les artistes ?

Qu’est ce qui s’est passé ?

Eh bien justement

Ce sont des peintres des musiciens qui en France

témoignent de cette effervescence et de cette renaissance.

Ce sont des gens qui avaient des corps qui ont entendu de quoi il s’agissait.

On va aller toujours plus loin dans l’affirmation d’une foi si vous voulez

de la beauté plus forte que la mort

la chair et l’ esprit

Si vous avez l’Incarnation, vous avez la Résurrection

... Vous n’êtes pas obligés de prendre ces coordonnées

Vous avez donc une loi de séparation de ce qui se pense, de ce qui se sent

Vous avez par exemple un problème qui est celui - vous y croyez ou pas - de ce qu’on appelle le Corps glorieux Vous allez ressusciter.

Ce sont des corps, impassibles, agiles, subtiles et glorieux

Impassible ça a l’air en opposition avec agile mais vous allez voir dans la vidéo des corps de musiciens qui regroupent ces adjectifs

Dans quelle misère, déliquescence...

Saint Just s’adresse à la tribune de la Convention dit cette phrase fameuse

« Je méprise cette poussière qui me constitue et qui vous parle »

eh bien

« Je respecte cette poussière qui me constitue et qui vous parle »

Ces corps en quoi, c’est fait ?

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Picasso, Feuille de musique et guitare, 1912

Nous sommes devant ce papier collé de Picasso 1912

Claudel disait

« L’oeil écoute,

L’oreille peut voir ! »

PICASSO, 1912

L’illustration choisie par Sollers, en arrière plan de l’estrade, est un collage de Picasso : Feuille de musique et guitare (1912). Ici c’est une vraie partition de musique qui est collée sur la toile, " présentée " dans toute son intégrité physique et non pas une partition "re-présentée", imitée par le peintre. Cette conjugaison, juxtaposition de la réalité et de la peinture de la réalité, représente un tournant décisif dans l’évolution de l’art de ce siècle.

En 1912, Picasso réalise diverses oeuvres sur ce même thème. Dans Picasso le héros, Ph. Sollers a choisi Violon, Jolie Eva dont il dit : « Là est le paradis, là la jouissance, comme le montre Violon, Jolie Eva, du printemps 1912. Mais oui, c’est un autoportrait, et en même temps un portrait d’Eva. De « machine à souffrir », une femme devient à cet instant, une muse amusante, une musique pour qui sait la dessiner vivement. Marcelle Humbert de son vrai nom Eva Gouel, est cette femme du bonheur de Picasso (c’est sans doute pourquoi on n’a pratiquement aucune représentation figurative d’elle, sauf une photo lointaine, en kimono). Eva, c’est Ma jolie, titre d’une chanson populaire de l’époque. En juin 1912, Picasso érit à Kahnweiler : « Marcelle est très gentille et je l’aime beaucoup et je l’érirai sur mes tableaux. » Il vient de partir avec elle.

Voir aussi : Picasso by night by Sollers où le tableau Feuille de musique et guitare est évoqué


Les dieux sont nécessaires à notre imagination (Renoir)

Eh bien, Renoir en 1910, juste avant la première catastrophe mondiale dit la chose suivante (en préface d’un Traité de peinture) :

Le retour de notre esprit vers le passé n’est peut être pas inutile à l’heure actuelle

S’il faut en effet se garder de demeurer figé dans les formes dont nous avons hérité

Il ne faut pas non plus par amour du prophète

Se détacher complètement

Des siècles qui nous ont précédé

la société céleste à l’image de la société terrestre

a exercé une influence considérable

la cause de l’essor général de l’art et de son unité

Partout ou règne une haute conception religieuse

En Egypte, en Grèce, en Europe occidentale

Si bien que l’on pourrait presque dire

Qu’en dehors des principes qu’elle contient, il ne saurait y avoir d’art

Le sentiment religieux s’est peu à peu affaibli au cours des siècles

Mais les règles établies sous son influence avaient des fondements si solides

Que jusqu’à la période révolutionnaire

Ce qu’il en demeura suffit pour maintenir l’art à un niveau supérieur

Chez les peuples de culture catholique

C’est à dessein que j ?emploie l’expression « culture catholique »

Parce qu’elle marque à mes yeux la différence essentielle

Entre les idées ...

Abandonné de la masse, le catholicisme semble à beaucoup agonisant

Et rien ne pointe à l’horizon pour le remplacer

1910 (aparté de Sollers ... en France.

On ne veut plus de Dieu et les dieux sont nécessaires à notre imagination

Je répète dit Sollers dans un nouvel aparté

les dieux sont nécessaires à notre imagination

Sollers répète

les dieux sont nécessaires à notre imagination

Il faut bien l’avouer, le rationalisme moderne s’il veut satisfaire les savants

Est incompatible avec une conception d’art

...bien...

A l’époque de sa toute puissance, l’Eglise

Qui fut en d’autres temps tyrannique

Laissait aux artistes une indépendance presque illimitée

...merci...

La foi était le régulateur de la fantaisie

Qui pouvait, dès lors, s’alimenter, sans crainte, aux sources profanes

Sous l’influence hellénique ... réveillée

Et bien accueillie en Italie et en France

Le culte de la beauté reparut dans le monde

...

Renoir ajoute

Je me demande, à ce propos,

1910 (souligne encore Sollers)

Si des rationalistes fervents

Auraient pour les artistes, le cas échéant, la même indulgence, ou pas

Qui n’était pas offusquée

Lorsque Raphaël peignait l’histoire de Psyché sur les murs [du Farnésine].

*
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Philippe Sollers et Laurène L’allinec, réalisatrice de La Porte de l’Enfer

Philippe Sollers et Laurène L’Allinec, réalisatrice de "La Porte de l’Enfer"

*

Vidéo

Un montage de photos et d’extraits vidéo en forme d’apologie de la beauté à travers la peinture (Le Titien, Fragonard, Watteau, Manet, Velasquez...), la sculpture (Le Bernin...), la musique (Mozart, Bach, Vivaldi, Joseph Haydn...), quelques photos de Sollers en situation, le corps et la voix de Cécilia Bartoli, Gould au piano accédant au rang de « corps glorieux ... impassibles, agiles, subtiles » selon la définition sollersienne. Voyage dans les lieux de Sollers et au sein de son panthéon artistique. (Une version DVD en existera sans doute bientôt, comme c’est le cas de la précédente conférence de Sollers aux Bernardins sur Dante)
Il ne s’agit pas d’être dans le passé. Le temps passé ne passe pas, il surgit. L’avoir-été continue d’être, le plaçant devant nous, le sauvegardant (Heidegger, Le principe de raison, Mozart...)

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Georgi Galabov, vidéaste attitré de Ph. Sollers et Julia Kristeva
en action pendant la conférence, et riant à l’occasion d’une boutade de Sollers.

Réalisation : Georgi Galabov, photos de Sophie Zhang, sous la direction « constante » de Philippe Sollers qui s’est beaucoup impliqué dans la réalisation de ce florilège.
Qu’en aurait fait un Fargier se demandait Albert Gauvin ?


INTERVIEW & VIDEO DE LA CONFERENCE

Publiée par le Collège des Bernardins.

Les Bernardins,...c’est tendance

Que se passe-t-il de nouveau au 18ème siècle ?
Pour Philippe Sollers : un renouvellement, mieux une révolution catholique.
La France accède à l’héritage baroque qu’elle a méconnu, malgré ses italianisants, et l’interprète au prisme du meilleur de son classicisme et de son catholicisme. L’ouverture est européenne et embrasse les arts, les m ?urs et les idées politiques, submergeant tous les clivages : de Bach à Haydn et à Mozart, de Watteau à Fragonard, de Voltaire à Diderot et Maistre.
Cette révolution, qui a survécu au purgatoire du 19ème siècle et aux enfers du 20ème, doit s’appeler catholique pour saisir qu’elle est trop universelle pour être dite nationale ou internationale.

Source : Site du Collège des Bernardins, ICI

*

Questions

Etre déicide comme Sade l’a été en son siècle... Qu’est-ce que serait être déicide de nos jours ?
Sollers n’entend pas la question. Julia Kristeva au premier rang la lui répète

... Ah Sade, ...Oh oui !

Comme vous le savez, Sade a été éduqué dans un très grand collège des Jésuites [2]...

Sade, il faut s’y faire... Lucifer.

Et Sollers de faire l’apologie de Sade dans ces lieux cisterciens... en présence de ses hôtes qui prolongent à leur façon cet esprit de liberté du XVIIIème.

Sollers rappelle qu’il a écrit un pastiche d’une lettre de Sade « Sade contre l’Etre Suprême » annoncée comme une lettre retrouvée et jamais publiée. Le moment de la publication, à l’occasion du 200ème anniversaire de la Révolution avait été choisi pour en renforcer l’écho. Il révéla la mystification un an après.

Où sont les esprits libres, les révolutionnaires catholiques d’aujourd’hui questionnaient mes amis et comparses sur ce site, Albert Gauvin et Dominique Brouttelande, en suggérant la réponse : Peut-être bien au Collège des Bernardins...



A PARAÎTRE, JUIN 2010

Philippe Sollers

Vers le Paradis
Sollers et Dante au Collège des Bernardins


Avant propos d’Antoine Guggenheim

Avec un film DVD de Georgi Galabov et Sophie Zhang.

aux Editions Desclée de Brouwer.

Depuis plusieurs décennies, l’oeuvre de Dante , « La divine comédie » croise et hante celle de Philippe Sollers.
L’écrivain l’avoue lui-même, « ce livre m’accompagne donc depuis fort longtemps, et toujours, parce que chaque fois que je le relis, il se passe toujours quelque chose de nouveau. La lecture et la vie qu’on peut mener, par ailleurs, si elles se rejoignent, sont un événement considérable. L’expérience est une expérience intérieure, qui doit révéler le chemin que nous menons en somme, de l’enfer qui n’est que trop évident, jusqu’au paradis que personne ne veut savoir. »
Mais à travers la rencontre avec Dante, c’est également toute une réflexion sur notre relation au temps, au monde, cette tension vers le Paradis qui se déploie. C’est aussi une belle manière de mesurer la richesse du catholicisme dans sa relation à l’art, son expression de la beauté, de Giotto à Monteverdi, de Michel Ange au Bernin.

Ce DVD-LIVRE a été réalisé à partir d’une conférence donnée par Philippe Sollers dans le cadre du Collège des Bernardins à Paris. Il s’enrichit d’un film DVD de Georgi Galabov et Sophie Zhang. Il comporte en annexes le chant XXXIII du Paradis de Dante et Gloria (journal de Paradis) de Sollers.

Sur amazon
.


EXTRAITS

Plus sur le site de Philippe Sollers ICI ;

oOo

[1respectivement vidéaste et photoraphe attitrés de Ph. Sollers (ainsi que de Julia Kristeva)

[2au collège de la cavalerie royale (note pileface)

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