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Ponge, père spirituel de Tel Quel

D 21 juin 2005     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


FRANCIS PONGE : période 1960-1974 (*)
Le père spirituel de Tel Quel

La Figue dans le numéro 1 de Tel Quel
. Considéré par la jeune revue comme un père spirituel. Conférence de Sollers sur Ponge à la Sorbonne. Premières notes sur le Pré. Achète le Mas des vergers au Bar-sur-Loup. Publie le Grand recueil (I Lyres, II Méthodes, III Pièces).
Textes sur Ungaretti, Braque, Olivier Debré. Parution de Francis Ponge de Philippe Sollers chez Seghers en 63. Mort de Braque, puis de Fautrier. En 65, publication de Pour un Malherbe et de Tome premier (réédition des écrits antérieurs au Grand recueil). Voyages et conférences aux États-Unis. Entretiens avec P. Sollers pour France-Culture. Publie le Savon. En 68, mort de sa soeur Hélène et de J. Paulhan. Parution des Entretiens avec Philippe Sollers. Publie la Fabrique du pré en 71. Ponge aujourd’hui hommage de la revue TXT.
. 1974 : Rompt avec le groupe Tel Quel par une lettre ouverte : « Mais pour qui donc se prennent maintenant ces gens-là ? ».

(*) Extrait de Francis Ponge - Repères chronologiques, sur le site de l’Université Paris 12. Une bonne synthèse, comme on en aimerait plus souvent.
Crédit : www.univ-paris12.fr/ -


« Un monde nouveau où les hommes, à la fois, et les choses connaîtront des rapports harmonieux, voilà mon but poétique et politique. »
Le carnet du bois de pins

« Les paroles sont toutes faites et s’expriment : elles ne m’expriment point. C’est alors qu’enseigner l’art de résister aux paroles devient utile, l’art de ne dire que ce qu’on veut dire, l’art de les violenter et de les soumettre. Donnez tout au moins la parole à la minorité de vous-mêmes. Soyez poètes. »
Rhétorique, 1935, in Le Parti pris des choses

Dans l’hommage à Francis du Boisrouvray ( co-fondateur de Tel Quel avec Sollers), à l’occasion de son décès, Michel Dejus témoigne du rôle de Ponge dans les débuts de Tel Quel :

« À l’âge qu’il sied pour vouloir faire sauter le carcan et les pesanteurs de la société, les jeunes étudiants [ Sollers, Boisrouvray, Provenchères ] élisent la littérature comme lieu de marginalité. Philippe Sollers assiste aux conférences du poète Francis Ponge à l’Alliance française, boulevard Raspail à Paris. Il présente à Ponge ses amis Provenchères et Boisrouvray, qui fréquentent à leur tour les cours de l’Alliance française. L’oeuvre de Francis Ponge imprégnera fortement Fernand du Boisrouvray.
En octobre 1957, Le Défi de Philippe Sollers paraît dans le n° 3 de la revue "Écrire" dirigée par le découvreur de talent qu’était Jean Cayrol. Le 18 novembre 1958, Fernand du Boisrouvray signe le contrat de son premier texte qui devait paraître en avril 1959 dans le n° 6 d’"Écrire". [...] « Mon ambition - démesurée pour un jeune écrivain - était d’étendre la méthode de Ponge aux sujets de Bataille : parler de ce dont parle Bataille, mais avec cette justesse d’expression qui appartient à Ponge. Je pensais que la littérature pouvait devenir une science et que Ponge avait inventé une algèbre du langage. Je vouais un véritable culte à Francis Ponge, l’auteur du Parti pris des choses . Ce livre ne quittait pas ma table de chevet et je le connaissais presque par coeur. Je ne renie rien de cette admiration ». La justesse d’expression de ce poète est vérifiable à l’envi. »

Article paru dans la revue Le Saint-Hubert, janvier/février 1997. ( Extrait)
Crédit : http://www.pastichesdumas.com/boisrouvray/


La langue de Ponge :
F.P. aime les dictionnaires, le Littré, en particulier : « Mon père avait, dans sa bibliothèque, le Littré, qui a une si grande importance pour moi, où j’ai trouvé un autre monde, celui des vocables, des mots, mots français bien sûr, un monde aussi réel pour moi, aussi faisant partie du monde extérieur, du monde sensible, aussi physique pour moi que la nature, [...]. C’est-à-dire que me plongeant dans le dictionnaire français, dans le dictionnaire Littré, parce que ce dictionnaire comporte de longs développements sur l’histoire des mots, la sémantique, et aussi sur l’étymologie, remontant fort souvent même plus haut que le latin, vers les racines védiques, eh bien, il est certain que là se trouve une des plus fortes imprégnations de mon enfance, et si l’on veut bien examiner mes textes de ce point de vue [...] eh bien, on verra que je n’ai jamais cherché qu’à redonner à la langue française cette densité, cette matérialité, cette épaisseur (mystérieuse, bien sûr) qui lui vient de ses origines les plus anciennes. Que j’ai voulu en quelque façon [...] regarder en face non seulement la langue maternelle, mais aussi bien la langue grand-maternelle ou des aïeules encore plus anciennes, et entrer profondément dans ce monde, aussi concret, je le répète, aussi sensible pour moi que pouvaient l’être les paysages, les architectures, les événements, les personnes, les choses du monde dit physique. »
Entretiens de Francis Ponge avec Philippe Sollers
, Gallimard / Seuil, 1970



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