Bukowski, ce « vieux dégueulasse »


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Charles Bukowski

Le dimanche 31 janvier 2010, Arte programmait, après un film de Barbet Schroeder (Barfly, 1988), un documentaire sur L’ivresse des poètes. Parmi ces derniers, beaucoup d’écrivains américains — Poe, Hemingway, Fitzgerald, Mailer, etc...— et, évidemment, Charles Bukowski (auteur du scénario de Barfly [1]). Peu d’images vivantes, peu d’écrits, hélas...

"Buk" [2] s’est rendu célèbre en France, le 22 septembre 1978, grâce à un passage mémorable à Apostrophes, l’émission de Bernard Pivot lors de laquelle, arrivé sur le plateau déjà bien imbibé au Sancerre, il fut finalement poliment "sorti", complètement ivre, après avoir élégamment peloté sa voisine.

Bukowski avait été invité chez Pivot après avoir écrit ses Contes de la folie ordinaire [3] et ses Nouveaux contes de la folie ordinaire, un recueil de poèmes, Love is a Dog from Hell (L’amour est un chien de l’enfer [4]) et, c’est à noter, un roman intitulé... Women. Bukowski et les femmes, tout un programme... que Sollers n’a pas manqué de traiter dans son roman éponyme (cf. Femmes, folio, p. 240-243).

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Le 12 juin 1978, Sollers avait consacré un article aux Nouveaux contes de la folie ordinaire.

Bukowski, le Goya de Los-Angeles

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On peut rêver un moment sur le fait que « The Purloined Letter », « la Lettre volée » d’Edgar Poe a été publiée par le « Chamber’s Journal », en novembre 1841 [5]. C’est l’acte de naissance de la littérature moderne. L’histoire vient de devenir extraordinaire, le fantastique et une perversité tortueuse et mathématique envahissent le quotidien. Cent trente ans après, toujours aux Etats-Unis, mais en passant de Philadelphie à Los Angeles, nous pouvons constater que la folie se vit tous les jours, qu’elle dit son mot, de minute en minute, qu’elle est devenue ordinaire, bref, que l’intoxication a progressé de façon foudroyante à travers la lucidité de l’alcool. Le coup fantastique se joue dans le texte court, la nouvelle, et Charles Bukowski vient de porter cet art à l’état de rafale.
C’est écrit d’un trait, semble-t-il, vite, à la machine, juste assez vite pour attraper ce spasme, là, qui vient de se laisser voir ; vomissure, bain de cambouis et de sang, bruit et fureur redoublés à travers l’argent, la bière, la faim sexuelle, les course :s, la poésie. Erections, éjaculations, exhibitions : voilà ce qu’est devenu le monde, répétition de répétition, ronde tellement obsédé qu’il ne laisse plus passer que des notes et des scènes choc, des éc1ats de voix, des mots enflés et hurlés, et ça recommence. Donc, nous allons être bientôt en 1984, La fin du monde, d’ailleurs, n’a pas à avoir lieu, elle a toujours été là, elle ne fait qu’être de p-lus en plus là, en ordre, et cela est évident pour qui sait voir, c’est-à-dire percuter l’écriture, viser fort et bas. Bien entendu, on va trouver ça ignoble, surtout si l’on tient à continuer dans le somnambulisme du « désir » et autres joliesses. Les écrivains, les poètes ne -fréquentent que de loin, n’est-ce pas, les c1ochards, les prostituées. Ils parlent dans les universités, où Bukowski, lui aussi, fait quelques apparitions, mais c’est pour désorienter la conférence ou le cours, se mettre publiquement à boire, embrasser la femme du chef de département, casser les références raffinées à l’écriture, à Faulkner ou à Joyce. « Entre-temps, tous les deux ou trois ans, un critique, désireux de maintenir son rang dans la machine universitaire (et si vous dites que l’enfer est le Viêtnam, vous feriez bien de jeter un coup d’ ?il -sur l’empoignade de ces "cerveaux" et leur course au pouvoir dans leurs petites alvéoles), ressort un plein aquarium de poètes châtrés et nomme ça nouvelle poésie ou nouvelle nouvelle poésie mais ça vient toujours du même fournisseur. »

Anarchisme absolu

« A quoi bon des poètes dans un temps de détresse ? » ; demandait Hölderlin. La réponse est dans Bukowski, dans une prose qui est l’une des plus dénonciatrices-accusatrices de ce temps. Et sans aucune issue proposée : le constat d’enfer nu, organique, brutal. Les « caprices » de Goya, en pleines phrases. J’ai lu quelque part que Bukowski était « rabelaisien ». Mais non, il s’agit de quelque chose de beaucoup plus noir, de beaucoup plus simple et lisible, d’une inspiration beaucoup plus « théologique » sous un air d’anarchisme absolu. La civilisation, ou ce qui en reste, n’est pas du tout en train de « renaître » mais de se tasser, de se décomposer, de se décharger, et Bukowski n’a pas d’autre choix que de lui répondre du tac au tac, avec le maximum de violence, à bout portant. C’est un Burroughs en plus scandaleux, dans la mesure Où il prend de face, et sans aucune précaution, l’affaire « femme », tabou s’il en est aujourd’hui. Et pas du tout de façon virile, sensuelle ou mystagogique ; pas du tout dans le sillage de Hemingway ou de Miller, mais avec une froide obscénité chirurgicale, sur fond de noirceur désespérée.
L’humain se voit comme il est : animal à la dérive, ne pouvant éprouver la vérité qu’en marge, rejeté, au fond de l’abjection vécue les yeux ouverts. On ne quitte pas la périphérie de l’hôpital, de la morgue : lisez, par exemple, une des plus belles nouvelles « Vie et Mort des pauvres à l’hosto ». Lisez « Est-ce un métier d’écrire ? ». Bukowski c’est encore un de ces nouveaux saints bizarres de la littérature du XXe siècle : un fanatique de l’authenticité immédiate, purulente, démasquante. Un voyant coincé dans les poubelles des villes, dans les files- de voitures, derrière les pare-brise du moutonnement barbare civilisé. Un homme traqué par la nouvelle peste « Contrairement à vous, la peste a des heures à perdre en baratin. Vous ne partagez aucune de ses idées, mais elle ne -s’en rend pas compte parce qu’elle ne se tait jamais. La peste ignore toujours le son de votre voix. Elle y voit une sorte d’entracte, et elle poursuit son laïus. »
Oui, la folie est ordinaire. Ce qui serait extraordinaire, c’est que quelqu’un s’éveille et voie soudain sort carnaval biologique ; sa ronde spectrale sur place. Ecrire ? « C’est, comme les courses, le monde des écrivains des man ?uvres, des combines, des trucs. » A la limite de l’illusion et de l’envoûtement généralisé, seule, parfois, l’hallucination mène à l’éclair qui révèle. Une couverture, ainsi, se met à vivre (« la Couvertury ») . Voilà, On passe ici même, de l’autre côté. « J’ai senti des larmes, qui roulaient sur mes joues, qui rampaient comme des grosses choses absurde ; et sans jambes. J’étais fou. Je dois vraiment être fou. »

Philippe Sollers, Le Nouvel Observateur du 12 juin 1978.

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Bukowski est mort le 9 mars 1994 en Californie, non d’une polynévrite alcoolique comme Guy Debord, mais d’une leucémie. Sur sa tombe une épitaphe énigmatique : « Don’t try » (« N’essaie pas »).

Quelques mois plus tard sortait un roman posthume Pulp. Philippe Sollers lui consacrait un article dans Le Monde des livres.

Bukowski et la folie ordinaire

par Philippe Sollers

Bukowski, lisez-le, est la révélation de l’Amérique folle et noire qu’est devenu le monde. Toujours plus de puissance et de richesse pour les riches ? Toujours plus de faiblesse et de misère pour les pauvres. L’information augmente sur fond de sermons humanitaires ? En réalité, ce qui croît, c’est l’ignorance, la séparation, le désespoir. Comme on fera éternellement de la mauvaise littérature avec de bons sentiments, nous ne manquons pas de discours et de faux romans lénifiants pour envelopper et évacuer ce constat gênant. La mort partout, sans cesse, comme de plus en plus rapprochée d’elle-même ? Oui. Et alors ? C’est tout ? Vous n’avez rien d’autre à dire ? Pas de promesses, de programme, de solution, d’appels vers un avenir meilleur ? Pas le moindre meeting ? Rien pour la volonté, la société, le désir de chef ? Non. Bukowski, c’est très répréhensible, a inventé la littérature mauvaise.

C’est un sale esprit, un déserteur, une forte tête égoïste, un vieux dégueulasse, un primaire acharné, un type infréquentable toujours plein de whisky, de bière, de vodka, de visions lubriques. Il ne veut pas travailler, il est sans domicile fixe, il ne croit pas à l’amour, il traîne, il s’enfonce, il est capable de ne même pas se rendre compte qu’il est devenu célèbre et qu’on l’interroge sur un plateau de télévision. Il vous raconte des aventures minables, dans des lieux minables, avec des personnages, hommes et femmes, aussi minables que lui. Il semble ne percevoir que la dégradation des corps, des cadavres vivants en sursis. Ah, il ne se penche pas sur les exclus, lui, avec les mines compassées que prennent et prendront toujours les dames d’oeuvres, les politiciens en campagne, les académiciens parlant du coeur, les poètes conviviaux, les évêques en mal de publicité.

La littérature « mauvaise » a ses lois : démasquer la folie ordinaire, pointer la vérité désagréable en direct, forcer sur les détails scabreux qui révulsent l’hypocrisie générale, être lyrique avec ce qui n’a pas l’air de le mériter. Pas de naturalisme : la nature est un piège. Pas de populisme non plus, cette blague des nantis quand ils travestissent la déchéance. L’expérience personnelle, point. Le plus étrange est que la vraie bonté ne puisse venir que de là. Toute autre prédication est obscène. Bukowski est une sorte de saint, on l’aura compris.

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J’en parle au présent, comme on devrait le faire de tous les vrais écrivains disparus. Il paraît qu’il est mort à San Diego, Californie, le 9 mars 1994. Dans son dernier livre Pulp, peut-être le plus étonnant qu’il ait écrit, il se présente comme un détective privé à qui la mort, en personne, téléphone. La Grande Faucheuse a un problème. Quelqu’un lui a échappé. Un écrivain français dont, pourtant, la date de décès est connue : 1961. Eh bien, non : Céline (car il s’agit de lui) est passé aux Etats-Unis. Il vit toujours. On l’a vu dans une librairie où il feuillette des livres mais sans les acheter. Bukowski enquête : oui, c’est ça, un type qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Céline est bien là, en train de parcourir La Montagne magique de Thomas Mann. Il murmure un jugement désagréable. Le voilà maintenant lisant un peu de Tandis que j’agonise, de Faulkner : « Autrefois, me dit-il, la vie des écrivains était plus intéressante que leurs écrits. Aujourd’hui, ni leur vie ni leur oeuvre n’offrent le moindre intérêt. » Un peu après, il jette un oeil sur le New Yorker (toujours sans l’acheter) : bof, toujours pareil, personne ne sait plus écrire. Quant à la Mort, une grosse femme pleine d’allant (« quel sublime flash de chair fraîche ! »), elle avoue avoir «  un blocage sur cette histoire ». «  Je veux m’offrir le plus grand écrivain français. J’ai attendu assez longtemps. » Céline est-il réellement vivant ? Le détective engagé par la Mort pour le coincer va-t-il y parvenir tout en le regrettant sincèrement (en effet, le prochain client du néant, c’est lui) ?

Le lecteur découvrira la suite tout seul. Bukowski a-t-il trop bu ? A-t-il des hallucinations ? Est-il raisonnable de rencontrer une extraterrestre et la mort en personne ? Et qu’est-ce que cette enquête sur le « moineau écarlate » ? Comment tout cela va-t-il finir ? « C’était une évidence. La moitié de la planète délirait. Les furieux et les crétins se partageaient le reste. » Ou encore : « J’étais prêt pour une paisible soirée en Enfer. A l’image de cette Terre qui part en poussière aussi sûrement qu’une poutre rongée par d’invisibles termites. » En détournant le roman policier et la littérature de gare, le vieux Buk, comme d’habitude, écrit le roman philosophique d’aujourd’hui, sans vanité, mais avec une prétention énorme.

Le livre est codé comme il faut : il échappera à la surveillance morbide de ceux qui bavardent sur la mort du roman, la décadence, l’absence d’idéal, la perte du sens du devoir ou l’engagement. Il excitera, en revanche, les amateurs de littérature et les esprits libres (il doit y en avoir encore quelques-uns). Excellent test, Bukowski : le clergé, quel qu’il soit, ne peut pas le lire. Mais qu’est-ce qu’un clergé peut vraiment lire désormais ? Rien. Ni Bukowski, ni Céline, ni Mallarmé. La mort atteint les corps visibles mais pas les voix singulières puisqu’elles triomphent en même temps que la mort. Autant dire que le vacarme de la marchandise et son envers spiritualiste n’y comprennent rien. Bukowski ne croit ni à Dieu ni à Diable, mais il sait que le faux Diable déguisé en faux Dieu est très puritain : « A propos, si le mot pute vous gêne, je vous autorise à m’en suggérer un politiquement correct. » Un jugement sur la société ? Voici : « Prenez les stars de cinéma, on leur retape le visage avec la peau des fesses, car c’est bien la dernière chose à se flétrir. Du coup, ces stars finissent leur existence avec une tête de cul. »

Aux dernières nouvelles, on aurait aperçu Bukowski à Paris en train de renifler quelques romans récents dans une librairie du Quartier latin. Il haussait les épaules. Je vais enquêter. Peut-être me demandera-t-il de l’accompagner ici ou là. Au fond, il suffit de tenir ses phrases.

Philippe Sollers, Le Monde du 10 février 95, Éloge de l’infini, 2001.

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Après avoir été postier (Post office sera le titre de son premier roman, publié en 1971) et rencontré quelques succès au milieu des années 70, Bukowski décide de vivre de son écriture ou des lectures publiques qu’il donne de ses poèmes (une bouteille — de bière, puis de vin — toujours à portée de main).
Pour le découvrir tel qu’en lui-même...

Bukowski : Born into this

un documentaire de John Dullaghan (2004, 92’, VOST)

Présentation du film

« Pardon. Vous avez mon âme et j’ai votre argent. » Charles Bukowski

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Cinéma Cinémas - Charles Bukowski - 1982

Par Barbet Schroeder

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ce soir

« vos poèmes sur les filles se liront
encore dans 50 ans d’ici
quand les filles auront disparu »,
me dit au téléphone mon éditeur.

cher éditeur,
on dirait que les filles
ont déjà disparu.

je sais ce que vous voulez dire.

mais donnez-moi une vraie femme en chair
et en os ce soir
glissant vers moi sur le plancher

et vous pourrez vous garder tous mes poèmes

les bons
les mauvais

ou tout ce que j’écrirai
après celle-là.

Je sais ce que vous voulez dire.
savez-vous ce que je veux dire ?

Charles Bukowski, L’Amour est un Chien de l’Enfer, Sagittaire, 1977.

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The Genius of the Crowd

Le Génie de la foule


Le Génie de la foule, 1966

Il y a assez de traîtrise, de haine, de violence,
d’absurdité dans l’être humain moyen
pour approvisionner à tout moment
n’importe quelle armée.

ET Les plus doués pour le meurtre
sont ceux qui prêchent contre.
ET les plus doués pour la haine
sont ceux qui prêchent L’AMOUR.
ET LES PLUS DOUÉS POUR LA GUERRE
SONT — FINALEMENT —
CEUX QUI PRÊCHENT LA PAIX.

Ceux qui prêchent DIEU, ONT BESOIN De Dieu.
Ceux qui prêchent la PAIX n’obtiennent pas la paix.
Ceux qui prêchent la paix n’obtiennent pas l’amour.

Méfiez-vous des prêcheurs.
Méfiez-vous des savants.

Méfiez-vous de ceux qui passent
leur temps à lire des livres.

Méfiez-vous de ceux qui
soit détestent la pauvreté,
soit en sont fiers.

Méfiez-vous de ceux qui ont la louange facile,
car ils ont besoin de louanges en retour.
Méfiez-vous de ceux qui ont la censure facile :
ils ont peur de ce qu’ils ne savent pas.

Méfiez-vous de ceux qui recherchent
constamment la foule,
car seuls ils ne sont rien.

Méfiez-vous de l’homme moyen,
de la femme moyenne.
MÉFIEZ-VOUS de leur amour.

Leur amour est moyen, recherche la médiocrité.
Mais il y a du génie dans leur haine.
Il y a assez de génie dans leur
haine pour vous tuer,
pour tuer n’importe qui.

Ne voulant pas de la solitude,
ne comprenant pas la solitude,
ils essaient de détruire
tout ce qui diffère d’eux.

Étant incapables de créer de l’art,
ils ne comprennent pas l’art.

Ils ne voient dans leur échec
en tant que créateurs
qu’un échec du monde.

Étant incapables d’aimer pleinement,
ils CROIENT votre amour incomplet.
DU COUP ILS VOUS HAÏSSENT.

Et leur haine est parfaite,
comme un diamant brillant,
comme un couteau,
comme une montagne,
COMME UN TIGRE,
COMME la ciguë.

Leur plus bel ART.

Charles Bukowski
Avec les damnés [6]

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Blue bird

L’oiseau bleu

il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis, reste là, je ne veux pas
qu’on te voie.

il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je verse du whisky dessus et tire
une bouffée de cigarette
et les putains et les barmen
et les employés d’épicerie
ne savent pas
qu’il est
là.

il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis,
tiens-toi tranquille, tu veux me fourrer dans
le pétrin ?
tu veux foutre en l’air mon
boulot ?
tu veux faire chuter les ventes de mes livres en
Europe ?

il y a dans mon coeur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je suis trop malin, je ne le laisse sortir
que de temps en temps la nuit
quand tout le monde dort.
je lui dis, je sais que tu es là,
alors ne sois pas triste.

puis je le remets,
mais il chante un peu
là-dedans, je ne le laisse pas tout à fait
mourir
et on dort ensemble comme
ça
liés par notre
pacte secret
et c’est assez beau
pour faire pleurer, mais
je ne pleure pas,
et vous ?

Charles Bukowski
The Last Night of the Earth Poems  [7]

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FAX POEM

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Le dernier poème inédit

crédit : booktryst

Vous trouverez de nombreux documents sur la vie de Charles Bukowski, ses livres, des interviews, des photos sur ce site et ce site.

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[1] Bukowski aimera le film, moins l’interprétation de Mickey Rourke dans le rôle de Henry Chinaski, son alter ego. Il en parlera dans Hollywood (1989), livre dans lequel, comme beaucoup d’autres écrivains américains avant lui, il dira aussi son exécration du monde du cinéma.

[2] Buk, Hank, Chinaski sont les pseudonymes qu’il utilisait volontiers.

[3] Adapté au cinéma en 1981 par Marco Ferreiri (Bukowski n’aimera pas le film).

[4] Sagittaire. Deux volumes.

[5] On sait maintenant que La Lettre volée date en fait de 1844, c’est Le double crime de la rue Morgue - ou Les Meurtres de la rue Morgue - qui est de 1841 (mars). Cf. Edgar Poe et La Lettre volée (The Purloined Letter) (I).

[6] Édition John Martin, 1993, traduit de l’américain par Robert Pépin, Gérald Guégan, Philippe Garnier et al. Le Livre de poche, 2009. Traduction légèrement modifiée par mes soins. A.G.

[7] HarperCollins e-books, mars 2009. Le texte original.

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Commentaires

  • > Bukowski, ce « vieux dégueulasse »
    21 mars 2012, par A.G.

    Un inédit de Charles Bukowski

    « Si Shakespeare n’a jamais fait ça, Charles Bukowski, lui, le Rabelais des caniveaux de Los Angeles, ne s’en est pas privé. Dans ce carnet de route (où l’auteur prend la liberté de télescoper deux voyages différents), le « vieux dégueulasse » bourlingue en 1978 entre les plateaux d’Apostrophes (où, étouffé par les questions et l’atmosphère, il boit du riesling au goulot sous le regardmédusé de Bernard Pivot et son équipe), l’hôtel de la gare de Nice (une ville « pas à la hauteur »), les cafés et les châteaux d’Heidelberg, les prostituées de Hambourg, les lectures publiques et les rencontres avec ses fans européens... » voir 13enoteéditions. _ De larges extraits du livre et des photos de Michael Montfort sur the ground.

  • > Bukowski, ce « vieux dégueulasse »
    3 février 2012, par Benoît Monneret

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  • > Bukowski, ce « vieux dégueulasse »
    1er février 2012, par A.G.
    Pour les lecteurs, j’ai ajouté la traduction de deux beaux poèmes de Bukoswki, Le Génie de la foule et L’oiseau bleu. A méditer.
  • > Bukowski, ce « vieux dégueulasse »
    31 janvier 2012, par benoît monneret
    la belle voix de bukowski, au fond du calme pour décrire la folie ordinaire qui entoure chaque nouveau né du petit matin. il tapait à la machine dans mon souvenir, cela s’entend je crois.
  • > Bukowski, ce « vieux dégueulasse »
    31 janvier 2012, par A.G.
    Quand Bukowski faxait son dernier poème : nouvelobs.com.