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L’Etoile des amants en vidéo

"Une saison dans l’île", entretien avec Pierre-André Boutang

D 11 juin 2008     A par Viktor Kirtov - C 5 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


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Pierre-André Boutang

Philippe Sollers, "Une saison dans l’île", entretien sur son roman "L’Etoile des amants" (2002) avec Pierre-André Boutang.

Vous pouvez voir la vidéo ici.

Une série de trois extraits vidéo que nous devons à un mystérieux vidéophile dont l’identité apparaît ainsi :

Nom : « Tractatus de primo principio »

en l’honneur de Giovanni Duns Scoto (le franciscain à qui est généralement attribué ce traité philosophico-religieux)

Nationalité : italienne

Pseudo : « deprimoprincipio »

Site Internet : lien malheureusement obsolète

Pierre-André Boutang est décédé en 2008, âgé de 71 ans. Il avait réalisé de nombreux documentaires télévisuels entre 1964-2008 dont un portrait vidéo de l’écrivain Philippe Sollers. Ces extraits étaient-ils tirés de ce portrait ? Ne le sais. Pierre-André Boutang avait aussi réalisé avec Philippe sollers, une interview de Ionesco en 1978 dont les archives de l’INA gardent trace.

L’Etoile des amants sur pileface :

L’Etoile des amants (I)

L’Etoile des amants (II)

L’Etoile des amants (III)

L’Etoile des amants (IV)

La vérité en un sens est violette

Réfractaire


Tractatus de primo principio

Présentation de l’éditeur

Traduction et texte (bilingue latin-français) par Ruedi Imbach. Introduction par François-Xavier Putallaz. Vrin, « Bibliothèque des Textes Philosophiques ». 224 p., 13,5 × 21,5 cm. ISBN : 978-2-7116-1478-3

Il n’est pas exagéré de considérer le Traité du premier principe comme l’une des ?uvres les plus difficiles de la tradition philosophique occidentale. Erasme, qui prétend que l’âme de Duns Scot est plus épineuse que le porc-épic ou le hérisson, se trompe tout simplement ! Le grand humaniste n’a pas compris qu’on n’aborde pas un chef-d’ ?uvre médiéval sans un peu de circonspection et beaucoup de patience.
Duns Scot y présente en effet une preuve de l’existence de Dieu parmi les plus amples et les plus techniques qu’on ait jamais construites : la rigueur de la démonstration y met à l’ ?uvre l’ensemble des ressources logiques et philosophiques disponibles au tout début du XIVe siècle. Le résultat ? Un cheminement strictement rationnel découvrant l’existence d’un être premier, le principe de toutes choses que l’intelligence atteint jusque dans son essence infinie. Le lecteur moderne familier de Descartes sera donc surpris par l’ampleur de la démonstration et par son incroyable audace intellectuelle.

Ruedi Imbach est professeur de philosophie médiévale à la Sorbonne (Paris-IV).

François-Xavier Putallaz est professeur de philosophie à Sion et à l’Université de Fribourg.

Le livre sur amazon.fr

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4 Messages

  • V.K. | 22 juin 2010 - 22:24 1

    Trois fois hélas ! le cinéphile qui proposait ces vidéos s’est retiré du Net. Liens retirés avec proposition d’un lien sur une vidéo de substitution.


  • Romulus | 21 juin 2010 - 14:20 2

    Les liens ne fonctionnent plus malheureusement.


  • V.K. | 12 juin 2008 - 19:03 3

    En exergue de la fiche d’identité de « Deprimoprincipio » on peut aussi noter ceci :

    "Primum rerum Principium mihi ea credere, sapere ac proferre concedat, quae ipsius placeant maiestati et ad eius contemplationem elevent mentes nostras." Duns Scotus

    Il s’agit du début du Tractatus de primo principio.

    Des extraits (en français) du livre sur Google/Books ici


  • Dupin | 12 juin 2008 - 10:42 4

    Mon cher Holmes,

    Vous avez vu juste : « deprimoprincipio » n’est pas un pseudo anodin ! Mais on peut aller plus loin !

    Il pourrait être celui de Sollers qui, comme Dionysos, aime les masques.

    Armine Kotin Mortimer qui vient de vous faire l’amitié de vous écrire, rappelle dans son étude de Paradis, Une métaphysique de l’Infini (L’Infini 89) :

    « La présence de plusieurs théologiens de l’Eglise chrétienne démontre l’importance de la pensée catholique dans Paradis en servant aussi les objectifs de Sollers. Duns Scot, « docteur subtil pour temps difficile », a une importance particulière pour Sollers, comme celui-ci l’a expliqué en 1981 dans Comment aller au Paradis ? Duns Scot affirmait que l’individuation ne vient ni de la matière ni de la forme ; aucune existence essentielle ne détermine l’individu : « Détermination complète du singulier sans faire appel à l’existence... admirable ! Le principe d’individuation est ce qu’il y a de plus intrinsèque à l’être qu’il achève de déterminer. » En outre, ce n’est pas l’être qui compte, c’est l’infini. Là encore, la façon dont Sollers comprend cette théologie la modernise :

    Il se trouve que nous avons besoin de Duns Scot, très sérieusement parlant, pour penser ce qui est arrivé au langage il y a à peu près un siècle... si on regarde ce qui est arrivé au langage à la fin du XIXe, lumineusement, on voit que la théologie ne s’évacue pas comme ça. Ca revient de façon extraordinaire par un effet de fermentation qui s’empare rythmiquement,plurisémantiquement, du langage. Un individu saute dans le langage dans le sens où je l’ai entendu, pas membre d’un groupe, d’une espèce..., donc certainement pas homo... c’est là même que la question de l’homo ne marche plus » (AKM, L’Infini 89, p.61-62).

    Dans Paradis II, le « docteur subtil » est à nouveau longuement évoqué (Gallimard, 1986, p.41 et suivantes de l’édition blanche), très précisément en ce qu’il permet de penser l’infini :

    « nous sommes avec le docteur subtil à présent qui ne comprend pas vraiment comme il a raison comment on peut distinguer l’essence de l’existence jean duns scot 1266 passage à paris 1305 expulsé par philippe le bel mort à cologne 1308 respirant donc le même air que dante je répète l’être infini tout est dans cette pointe de l’infini vraiment infini nous retiendrons ici les propositions de l’alphabetum scoti » .

    Au début des années 80, Jean-Louis Houdebine avait déjà consacré une Note radiophonique sur Duns Scot et Cantor lors d’une émission de France-Culture. Elle est reprise dans Excès de langages, publié dans la collection L’Infini en 1984, juste avant son étude sur « Le souffle hyperbolique de Philippe Sollers ».

    Et puisqu’ « il faut parler toutes les langues » voici, en italien, grâce à un autre videophile, une présentation de Duns Scot :