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Philippe Sollers, vidéo à propos son roman Le Nouveau

Entretien avec Patrick Amine et Vincent Di Rosa

D 11 juillet 2019     A par Albert Gauvin - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Philippe Sollers, vidéo à propos son roman Le Nouveau.

Entretien avec Patrick Amine et Vincent Di Rosa
Ed. Gallimard, 2019, Paris.

Situation : Île de Ré, Philippe Sollers écrit. Une mouette passe au-dessus de sa tête – il est dans le jardin. Il y voit un signe. Qu’en est-il ? Un texte s’écrit, Le Nouveau, qui est aussi le nom du bateau de son arrière-grand-père. Tout à coup la généalogie refait surface autour de quatre personnages, deux hommes et deux femmes. Le récit commence. Le capitaine à la barre est Shakespeare ! Un roman de Sollers est toujours une expérience inédite de lecture physique et sensitive. Mais reprenons ici, d’une nouvelle manière, l’exergue d’Hölderlin au début du livre, les mots et les phrases de Sollers : « se mêlent dans un ordre plus audacieux ». Dans cet entretien qui s’ouvre sur un bateau et une île, Philippe Sollers nous parle de la société, de la misère morale et sexuelle, dont il trouve, dans le dernier roman de Houellebecq, Sérotonine, un formidable écho, pour évoquer la déliquescence actuelle. On se souvient du texte de Sollers : La France moisie (1), publié en Une du journal Le Monde, en janvier 1999. Au-delà de cet état des lieux, il revient sur mai 68, Voltaire, Proust, Joyce, et toujours l’Amour !

Notes :

(1) "Elle était là, elle est toujours là, on la sent, peu à peu, remonter en surface : la France moisie est de retour. Elle vient de loin, elle n’a rien compris ni rien appris, son obstination résiste à toutes les leçons de l’Histoire, elle est assise une fois pour toutes dans ses préjugés viscéraux. Elle a son corps, ses mots de passe, ses habitudes, ses réflexes. Elle parle bas dans les salons, les ministères, les commissariats, les usines, à la campagne comme dans les bureaux. Elle a son catalogue de clichés qui finissent par sortir en plein jour, sa voix caractéristique. Des petites phrases arrivent, bien rancies, bien médiocres, des formules de rentier peureux se tenant au chaud d’un ressentiment borné. Il y a une bêtise française sans équivalent, laquelle, on le sait, fascinait Flaubert. L’intelligence, en France, est d’autant plus forte qu’elle est exceptionnelle." La France moisie repris in Éloge de l’Infini, Gallimard, Folio n° 3806.

Patrick Amine
Paris, mars 2019

http://www.exporevue.com

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