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Hommage à Marcelin Pleynet

Privas, 11 et 12 janvier 2013

D 14 janvier 2013     A par A.G. - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


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David Grinberg et Marcelin Pleynet le 12 janvier 2013.

Les 11 et 12 janvier 2013, à Privas, en Ardèche, deux journées ont été consacrées à Marcelin Pleynet dans le cadre des Rencontres annuelles de la revue faire part. La revue qui a réalisé un superbe numéro l’an dernier sur les Itinéraires de Marcelin Pleynet dont nous avons rendu compte, avait invité Pleynet à débattre de son oeuvre poétique, critique et filmique. Initiative ambitieuse et courageuse que je tiens ici à saluer. La journée du vendredi fut l’occasion d’un échange avec des étudiants et des lycéens principalement consacré à l’art. Elle s’acheva par la présentation du film réalisé en 2006 par Florence D. Lambert et Marcelin Pleynet Vita Nova [1]. Le samedi, David Grinberg, directeur de la photographie, présenta le « bréviaire » qui lui servit pour le tournage. Un débat s’ensuivit avec le public qui permit à Pleynet d’apporter quelques précisions pour la compréhension du film (« tout ramène à la bibliothèque »). S’ensuivirent les interventions d’Andréa Schellino, jeune et brillant universitaire venu spécialement d’Italie, et de Thibaut Coste sur lesquelles je reviendrai [2]. Après une lecture (à ma demande), en français et en italien, d’extraits de L’amour vénitien par Pleynet et Schellino, la journée se termina par la lecture par Pleynet de quelques passages de son journal de l’année 2000.

Ces Rencontres ont aussi été l’occasion de découvrir des manuscrits et publications rares de Pleynet exposés dans la Galerie du Théâtre Régional de Privas, ainsi que plusieurs peintures et dessins d’amis du poète que je vous invite à regarder ci-après. L’art « contemporain » est bien vivant, pas à Venise, à Privas [3].

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Visite de l’exposition

Cliquer sur les images pour zoomer.

David Grinberg, 11 janvier 2012.
Pierre Nivollet, d’après Nicolas Poussin.
technique mixte, 42 x 21 cm.
Couverture de la revue faire part, 2011.

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Plaquette de la première exposition de Marc Devade, avril 1970 [4].
« A Marcelin Pleynet qui le premier sut lire et voir le travail de Marc Devade. Amitiés. Le 4 avril 1970. »
En bas, à gauche, un fragment de L’Est est rouge. « La toile se trouve dans la maison de Sollers sur l’île de Ré », me précise Pleynet.

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Exposition James Bishop, 1971.
Marcelin Pleynet, Graphe, Gravures de Jean Miotte.

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Marcelin Pleynet, Pensée.
Marcelin Pleynet, Poésie et psychanalyse. A propos de Pierre-Jean Jouve
(1984) [5].

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Daniel Dezeuze [6], Eros semi-courtois.
« A Marcelin Pleynet. Amitiés fidèles et respectueuses », Sète, novembre 2012.

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Christian Sorg [7], El rio, septembre 2008.
Pigments et acrylique sur toile, 148,5 x 402 cm.

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Pierre Buraglio [8], Suites pour Marcelin Pleynet
Crayon sur bloc quadrillé - photographies par Alberto Ricci.
... à l’intention de l’ami Marcelin de Venise, quelques dessins faits sur l’île de Favignana, août 2009.

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Pierre Buraglio, Kamerad V, Kamerad VII, Kamerad IV.
Huile sur bois-chassis, 2011.

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Pierre Buraglio, Rêve de soldat VIII, VI, V.
Fusain, crayon couleurs, argenture et gouache sur carton.

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Pierre Nivollet [9], Sommeil d’Antiope , 100 x 80 cm, 2011.
Portrait de Marcelin Pleynet , 1988.

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Ernest Pignon-Ernest [10], Portrait de Marcelin Pleynet , encre et fusain, 2011.
Totons , Pour Marcelin Pleynet, encre et fusain, 2011 [11].

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Claude Viallat [12], n° 409 , 171 x 121 cm, 2012.
Suite pour Marcelin Pleynet , encre, 2012.
n° 413 , 172 x 352 cm, 2012.

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Dominique Thiolat [13]
L’Amour Vénitien . De mémoire . Huile et collage sur papier paginé, 1990.
Sans titre , 1990.

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Claire Pichaud
Sans titre , 100 x 100 cm, 2003.

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Vincent Bioulès [14], Sans titre , 135 x 200 cm.

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Manuscrit de Marcelin Pleynet, Venise 1977.

A propos de La tempête de Giorgione, tableau découvert par Pleynet lors de son premier séjour à Venise (vers 1956) [15].


ZOOM : cliquer sur l’image.
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Le Dauphiné libéré a consacré cinq articles à Marcelin Pleynet. Cf. ci-joint pdf .

On trouve les premiers articles de Marcelin Pleynet sur Daniel Dezeuze, Claude Viallat, Marc Devade et Dominique Thiolat dans Art et littérature (1ère édition, Seuil, coll. Tel Quel, 1977).

Le Giotto, épuisé depuis longtemps (voir Giotto et Dante - le cri), devrait être réédité cette année avec une iconographie enrichie (Pleynet vient d’en corriger les épreuves). Les cours de Marcelin Pleynet à l’École des Beaux-Arts devraient également être publiés en 2013 (un volume de 300 pages).

Photographies Albert Gauvin, 11 janvier 2013. Mes remerciements à Marcelin Pleynet pour les informations qu’il m’a données et à la sympathique équipe de faire part.

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[1Cf. Vita Nova, Un film de Marcelin Pleynet et Florence Lambert, DVD "Vita Nova" (suite) , et Écrit en dansant. Ceux qui n’auraient pas encore acheté le DVD, peuvent découvrir Vita Nova sur le site de Marcelin Pleynet.

[2Interventions qui firent, fort heureusement, oublier l’absence d’un certain nombre de conférenciers.

[3L’exposition sera ouverte les mercredis, jeudis, vendredis, samedis de 15h à 18h jusqu’au 9 février 2013.

[5Ecrit à la demande de l’épouse de P.-J. Jouve.

[6Cf. Daniel Dezeuze.

[7Cf. Christian Sorg.

[8Cf. Pierre Buraglio.

[11
Référence à L’enfant au toton de Chardin, commenté par Pleynet (cf. DVD "Vita Nova" (suite)).
C’est un toton hébreu (ou sevivon) qui relance le jeu dans Vita Nova. Il a la forme d’un cube dont l’une des faces est une pointe, plus ou moins arrondie, et dont la face opposée comporte le manche. Les quatre autres facettes sont marquées chacune d’une lettre hébraïque : נ (Noun), ג (Guimmel), ה (Hei), ש (Shin). Selon une étymologie populaire, ces quatre lettres seraient un notarikon de la phrase נס גדול היה שם (Nes Gadol Haya Sham) : « un grand miracle a eu lieu là-bas » — en terre d’Israël (source wikipedia). On en trouve au musée du ghetto juif de Venise.
Le motif reprend ici la danse dionysiaque de Matisse, et le coup de dé.

[12Cf. Claude Viallat.

[15Suite à la publication de Giorgione et les deux Vénus en 1991, Claude Viallat offrit 90 dessins à Marcelin Pleynet. Ces dessins furent exposés à Beaubourg, puis, quelques années plus tard, à Montréal. Constatant la dégradation des dessins, Pleynet écrivit au directeur de Beaubourg, menaçant de dénoncer les conditions de leur conservation, et demanda qu’on les lui rachetât. Le Centre, finalement, en fit l’acquisition. Pleynet ignore ce qu’ils sont devenus (informations de Marcelin Pleynet).

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