vous etes ici : Accueil » SUR DES OEUVRES DE TIERS » Kristeva, Rolin, Sollers : l’art d’écrire et l’art (...)
  • > SUR DES OEUVRES DE TIERS
Kristeva, Rolin, Sollers : l’art d’écrire et l’art d’aimer

D 23 mars 2014     A par A.G. - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


JPEG - 32.1 ko
Julia Kristeva, Philippe Sollers, Dominique Rolin.
Paris Match du 30 mars 2000.
----------

En 2000, Philippe Sollers publie Passion fixe et Dominique Rolin son Journal amoureux. Au même moment, Julia Kristeva publie le dernier volume de sa trilogie sur Le génie féminin qui est consacré à Mélanie Klein (La folie : Mélanie Klein ou Le matricide comme douleur et comme créativité) [1].

Le piège tendu par le rusé Bernard Pivot lors d’une célèbre émission du 24 mars 2000 a rendu public ce que beaucoup savaient (mais pas le grand public) : Dominique Rolin et Sollers s’aiment depuis plus de quarante ans. Pivot a réussi son effet, mais le piège ne fonctionne pas (voir : Dominique Rolin et Philippe Sollers chez Pivot).

Quelques jours plus tard, le 30 mars, Paris Match interviewe, séparément bien sûr, Julia Kristeva et Dominique Rolin à l’occasion de la publication de leurs livres respectifs. Évidemment, les questions portent rapidement sur Philippe Sollers (pour Kristeva, ça n’est pas la première fois : voir : Quand l’infidélité sauve les couples et Julia Kristeva & Philippe Sollers - Tête à tête, deux articles du mois d’août 1996). Va-t-on cette fois assister au «  bon vieux roman familial qui a fait ses preuves et continue de les faire » (Passion fixe), au grand déballage des grands et des petits secrets (« secret de Polichinelle » !) ? Mais non, on n’est pas dans le mythe de la « transparence » sartrienne ou people (« "Passion fixe" est une fiction, pas une biographie » ; Sollers « jongle avec les différentes images féminines : bretteur et menteur sans vergogne comme Cyrano, qu’il affectionne », dit Kristeva ; « pour vivre heureux, vivons cachés » rappelle Dominique Rolin [2]). N’en déplaise à Paris Match, il n’y a pas de « ménage à trois » (et les inévitables « scènes » qui en découlent). On n’est pas non plus dans un vaudeville version 2008 ou 2014 et ça ne se passe pas au sommet de l’État. Pas de jalousie, pas de dépression, pas de cris. Finalement, c’est la littérature et la pensée qui gagnent. Un art d’écrire ? Oui et donc un art d’aimer, un art de vivre.

*

Voici les deux pages de Paris Match (cliquer pour agrandir).

Un entretien de Julia Kristeva avec Viviane Orban, Paris Match, 30 mars 2000. Cliquer pour agrandir. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Interview de Dominique Rolin par Pepita Dupont, Paris Match, 30 mars 2000. Cliquer pour agrandir. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

*

[1Le premier volume est consacré à « Hanna Arendt », le troisième à « Colette ». Cf. La trilogie du Génie féminin.

[2Beaucoup d’interrogations et de supputations hasardeuses sur le prénom « Dora », peu sur le nom « Weiss » (« connais » (de weißen) ou « blanc » en allemand). Pourquoi ce manque de curiosité journalistique ?

Un message, un commentaire ?

Ce forum est modéré. Votre contribution apparaîtra après validation par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • NOM (obligatoire)
  • EMAIL (souhaitable)
Titre
  • Ajouter un document