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Quand « Le Masque et la Plume » assassinait Sollers

Le tournant (I)

D 5 septembre 2009     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Nous présentons ici, le premier volet d’une série d’articles qui traitent du tournant littéraire abordé en 1961, par Philippe Sollers avec le Parc (1961) qui sera suivi de Drame (1965), un autre tournant radical, des ruptures qui déroutent beaucoup de critiques conventionnels et lecteurs de la première heure, en même temps qu’il va attirer de nouveaux adeptes et quelques rares mais précieux soutiens : ce sera Michel Foucault, Jacques Derrida, Roland Barthes...

Dans un livre publié en 2006, « Le Masque et la Plume » aux éditions des Arènes, Jérôme Garcin et Daniel Garcia font revivre cinquante ans de cette émission radio : 1955-2005. Sollers y occupe une entrée à l’année 1961. Cette année là, il publiait Le Parc, couronné du Prix Médicis. C’était « la grande époque » de cette émission alors exclusivement littéraire, selon le découpage qu’en propose ce livre mémoire :

1955-1960 : Les Fondations
1960-1979 : La Grande Epoque
1979-2005 : L’Institution

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Quatrième de couverture

1961, qui en était alors le grand prêtre et procureur ? François-Régis Bastide au talent et pouvoir démultiplié par les ondes, comme celui, aujourd’hui, des présentateurs-animateurs stars de l’audio-visuel. Grande notoriété du moment qui s’efface presqu’aussi vite que la marée emporte les châteaux de sable. Qui se souvient aujourd’hui de François-Régis Bastide ? De la notoriété il en avait, même du talent dans ces critiques-spectacle audio. Il était aussi écrivain (une dizaine de romans, trois essais, une pièce de théâtre) et éditeur. On se souvient plus de lui comme animateur du Masque et la Plume que comme écrivain, éditeur ou même ambassadeur de France au Danemark, à partir de 1981, date à laquelle il abandonne la radio. Le fait du nouveau président - comme ont l’habitude de le faire nos présidents - distribuait ainsi ses hochets, dont cette ambassade à cet homme de gauche et de plume, une qualité de poids très appréciée par un président qui se piquait d’écrire, dans l’ombre portée d’un Chateaubriand ou autre grand mémorialiste, voire moraliste. En cette année 1961, du haut de ses 35 ans il interviewe Philippe Sollers, son cadet, 24 ans. L’entretien est froid, manifestement le courant ne passe pas bien entre les deux hommes.
Plus avant, en 1998, c’est Jean-Louis Ezine, qui a pris le relais. Le ton radio a évolué, il se fait plus direct dans ses piques, encore que celles-ci soient plus du domaine du bon mot, que de l’attaque à mort. Sollers vient de publier L’Année du Tigre, Journal de l’année 1998, un livre de commande confié chaque année par Le Seuil, à un écrivain différent, Il y commence souvent ses entrées par une note météo. Ainsi :

« Samedi 10 janvier
Bleu doux, ciel nacré. Hiver indien, en somme.
Proverbe indien : « les échecs sont un océan où un moucheron peut boire et un éléphant se noyer. » [...]
_ »

Ou bien

- Le tournant (IV) : « Le mauvais coup fait à Sollers », Portrait psychosociologique.

En contrepoint de cette critique du Masque et la plume,
à venir, les articles suivants :

- Le tournant (II)  : « Dans les allées du Parc », Mise en perspective : analyses et extraits du livre.

- Le tournant (III)  : « Distance, Aspect, Origine » par Michel Foucault (1963)

- Le tournant (IV)  : Le Parc, L’analyse la plus approfondie avec la "dimension intérieure" - selon la définition de Bataille - débusquée par l’exégète de Sollers qu’est Philippe Forest (1992)

- Le tournant (V)  : Le Parc, une autre vision centrée sur le Prix Médicis, par Nathalie Haenix, une sociologue française. Décryptage d’un entretien avec l’auteur : comment Sollers a-t-il vécu cet événement, l’écrivain face à la reconnaissance... Un pertinent portrait psychosociologique, avec aussi le recul du temps (1998).

- Le tournant (VI)  : Drame, la critique de Roland Barthes. Un soutien éclairé, dans le feu des attaques du moment (1965).

« Jeudi 15 janvier
Pluie grisâtre, le sale temps humide et venteux de Paris, quand « le ciel bas et noir pèse comme un couvercle ». Le bassin parisien.
Procès Papon [...]

On ne saura pas de qui est la citation, devrait-on savoir ? ... procédé très sollersien, qui entretient ainsi un peu de mystère, ellipse, ouverture, questionnement sous-jacent, ... au choix de votre humeur, la dose d’ambiguité et d’ouverture, en somme, qui fait les bonnes potions selon Sollers, en même temps qu’il en résulte une certaine distanciation, de celle qui renforce le pouvoir de l’écrivain sur son lecteur, comme la robe, le pouvoir de l’avocat. A chacun ses effets de manche ou de mots. Intéresser et subjuguer, c’est dans la règle du jeu, non ? Et, règle non écrite mais tacite, chacun à sa place : l’écrivain un peu au-dessus de son lecteur comme l’avocat à la barre. Chacun plaidant pour la bonne cause, cela va sans dire.

Ou encore

« Mardi 7 avril
Vent d’ouest. Bleu d’abord, gris-bleu ensuite.
Dans la fièvre, vous pouvez entendre en vous tous les bavardages sociaux. La société est une grippe, un virus de voix bêtes.
Corpus Christi sur Arte [...] »

Ce qui inspirera à Jean-Louis Ezine cette sentence en forme boutade bien sentie, qui met les rieurs de son côté :

« Il y a longtemps que je ne lis plus Sollers pour lui-même. Je le lis pour savoir ce qui se passe dans le monde. Il me donne la météo. Vous lisez Sollers, et vous savez où vous êtes, ce qu’il faut penser, ce qu’il faut dire d’intelligent. C’est le patron. Un patron taille 42. C’est le mannequin des temps modernes. »

LE MASQUE ET LA PLUME

1961 - Philippe Sollers Le Parc

C’EST L’HISTOIRE D’UNE DÉCEPTION collective. En 1958, Philippe Sollers, un jeune inconnu (mais naissance dans la grande bourgeoisie bordelaise et études chez les jésuites à Versailles, tout de même), fait paraître, à vingt et un ans, son premier roman, Une curieuse solitude (Seuil). Adoubé par Mauriac et Aragon, Sollers est lancé. On voit en lui le nouveau grand écrivain français que tout le monde attendait. En 1961, il publie Le Parc, un deuxième livre fortement influencé par le nouveau roman, alors au sommet de sa vogue. François-Régis Bastide décide de l’inviter au Masque. Nous sommes le 10 octobre 1961. Tapis rouge pour Sollers...

FRANÇOIS-RÉGlS BASTIDE - Vous avez vingt-trois, vingt-quatre ans...

PHILIPPE SOLLERS - Vingt-quatre et demi.

FRANÇ0IS-RÉGIS BASTIDE - Et votre premier roman a paru l’année dernière, ou il y a deux ans...

PHILIPPE SOLLERS - Non, trois ans.

FRANÇOIS-RÉGlS BASTIDE - Une curieuse solitude a été salué par le coup de tonnerre chaleureux de Mauriac qui vous a refait le coup de Barrès, c’est-à-dire le coup que Barrès lui avait fait : il vous a promis la gloire ; puis, presque simultanément, un article du cher Émile [1], qui n’avait pas le même esprit que Mauriac et qui pourtant a entonné le même couplet et [enfin] couplet tout à fait inattendu [...] d’Aragon. Avec une telle caution [votre livre a connu] un succès extraordinaire de vente, des traductions à l’étranger. [...] Puis vous avez plongé dans une revue littéraire : Tel Quel, revue hautaine et exigeante qui vous a valu quelque jalousies [2] [Vous publiez maintenant] un nouveau roman tout à fait différent d’Une curieuse solitude [qui était] un récit dans la tradition de Benjamin Constant, de Radiguet... [...] Est-ce que vous auriez écrit Le Parc s’il n’y avait pas eu l’influence de Robbe-Grillet ?

PHILIPPE SOLLERS - Oui, sûrement [même] s’il m’est difficile de me désolidariser pour mieux faire valoir mon individualité [...]. [Mais je revendique une] somme d’influences, notamment celle des surréalistes : Nadja ou Le Paysan de Paris sont des livres qui ont autant compté pour moi que les romans de Robbe-Grillet.

FRANÇOIS-RÉCIS BASTIDE - Quand un critique - mon Dieu je vais le nommer, je crois que je vais vider mon petit paquet à un critique que je n’aime pas et c’est bien mon droit -, M. Maurice Nadeau, a dit, [de votre livre], ce sont des histoires de jeunes filles à la Francis Jammes...

PHILIPPE SOLLERS - Non : « Des jeunes femmes sorties de Francis Jammes et à l’inquiétante cambrure de reins. »

FRANÇOIS-RÉCIS BASTIDE - Je n’ai pas compris, il semble que Maurice Nadeau vous ait reproché de ne pas faire de la littérature engagée... ?

PHILIPPE SOLLERS - Non... Il est exaspéré parce que c’est moi, parce que avec quelques amis nous avons une revue...

FRANÇOIS-RÉCIS BASTIDE - En quoi votre conception de la littérature pourrait-elle agacer par ses singularités ?

PHILIPPE SOLLERS - Notre revue, c’est une petite revue que personne ne lit. Je suppose que [l’ensemble des lecteurs] ne remplirait même pas cette salle [3] ; je ne vois pas en quoi ça peut gêner des critiques installés partout [...]. Tel Quel, c’est quelque chose d’extrêmement modeste qui s’efforce de publier de bons textes sans prendre de positions idéologiques.

FRANÇOIS-RÉGIS BASTIDE - Vous n’aimez pas les positions idéologiques ?

PHILIPPE SOLLERS - Mais non, nous essayons de publier de bons textes ; je ne vois pas pourquoi cette position peut paraître insolente. Nous n’avons pas pour but de publier des textes de témoignages ou qui peuvent servir certains partis.

FRANÇOIS-RÉGIS BASTIDE - Et que pensez-vous de la littérature objectale ? [i.e. : le nouveau roman].

PHILIPPE SOLLERS - Les gens sont curieusement obsédés par ça. La littérature objectale, c’est quelque chose qui leur est rentré dans la tête, ils en voient partout maintenant. La part de l’objectalité dans ce livre est assez restreinte [...].

FRANÇOIS-RÉGIS BASTIDE - Je souhaite au Parc ce que Mauriac, Henriot et Aragon ont souhaité à votre premier livre.

Le 15 avril 1965, il est de nouveau question de Sollers au Masque. L’écrivain (qui sera bientôt un fervent maoïste) vient de publier Drame. Une certaine « perplexité ». c’est le moins, commence à se deviner à la tribune, où sont réunis Guy Dumur, Matthieu Galey et Robert Kanters.

FRANÇOIS-RÉGlS BASTIDE - [Après l’évocation d’un livre de Mémoires sur Picasso] Nous allons passer à une littérature [...] moins communicable [...] : Fièvre de Le Clézio, et son jumeau dans l’actualité, bien qu’ils n’aient aucun rapport, Drame de Sollers. Le parallèle Sollers/Le clézio est fait dans tous les journaux ...

ROBERT KANTERS - [Ce sont] les deux grands espoirs, [...] les deux hommes en chemin. Sollers a rompu avec sa première manière d’ Une curieuse solitude, roman qui l’avait lancé et qu’il renie depuis qu’il est devenu un disciple du nouveau roman. La littérature est pour lui une religion, un ordre contemplatif fermé. Drame, son quatrième livre, est un « poème-essai » sur la création littéraire qui sera extrêmement ennuyeux, au moins pour une partie des lecteurs, mais [l’ennui] n’est pas un critère. [Ce « drame »], c’est le drame de la création [... ou de l’impuissance littéraire.

FRANÇOIS-RÉGlS BASTIDE - Est-ce que c’est un livre qu’on peut vraiment lire ?

ROBERT KANTERS - Non, c’est une ?uvre qu’il n’a pas pu écrire et que nous ne pouvons pas lire.

FRANÇOIS-RÉGIS BASTIDE - Le personnage est exaspérant, mais [je ne peux pas m’empêcher] de ressentir du respect pour cette tentative.

GUY DUMUR - [Ça me fait penser] au mot de Malraux : « Quoi qu’on puisse penser sur le suicide, je respecte toujours les gens qui se suicident. Le respect qu’on peut avoir pour Drame est de ceux qu’on éprouve devant une tentative désespérée. Mais il y a chez Sollers, contrairement à Le Clézio, quelque chose de très appliqué. Même Robbe-Grillet [...], qui a compliqué la sauce à loisir, et Butor, avant qu’il ne [devienne] complètement fou, ne donnaient pas le sentiment de cette « peine dans la création. Il [existe] un romancier de l’hermétisme absolu : Maurice Blanchot, [eh bien], je préfère lire Maurice Blanchot. Sollers vient après tout ça, et le dit moins bien. Au reste, si on met vraiment le livre à plat, je ne suis pas sûr qu’on ait mieux qu’une série de lieux communs sur les affres de la création.

ROBERT KANTERS - [C’est] un livre que vous lisez constamment en marche arrière.

En 1983, Philippe Sollers abandonne Le Seuil et Tel Quel, passé de mode, pour rejoindre à grand bruit Gallimard, où il fonde une nouvelle revue, l’Infini, et publie un roman, Femmes, qui connaît un énorme succès de librairie. Le grand écrivain qu’on avait cru voir apparaître vingt-cinq ans plus tôt n’est finalement qu’un « gendelettres », mais particulièrement influent - et qui publie beaucoup : un journaliste, dans les années 1990, le surnommera Le Parrain Il et le mot, dans le petit milieu germanopratin, fera florès... Au Masque, il y a longtemps que Sollers n’impressionne plus. Le 16 mars 1997, la tribune expédie en quelques minutes le nouveau roman de Sollers, Studio, dans lequel le narrateur évoque sa passion pour la poésie, et notamment Rimbaud. Raphaël Sorin et Jean-Louis Ezine sonnent l’hallali.

RAPHAËL SORIN - Avec Sollers, on passe par des hauts — rarement — et par des bas — souvent. Là, on est vraiment très, très bas. J’ai rarement lu un tel tissu d’âneries sur Rimbaud. La manière dont il parle de Mallarmé est grotesque. Tout cela est lamentable ...

JEAN-LOUIS ÉZINE - Il y a longtemps que je ne lis plus Sollers pour lui-même. Je le lis pour savoir ce qui se passe dans le monde. Il me donne la météo. Vous lisez Sollers, et vous savez où vous êtes, ce qu’il faut penser, ce qu’il faut dire d’intelligent. C’est le patron. Un patron de taille 42. C’est le mannequin des temps modernes.

Post-scriptum : Dans L’Année du Tigre, de Sollers (journal de l’année 1998, paru au Seuil), à la date du 10 novembre : « Autre comédie, Le Masque et la Plume à la radio. Les types qui sont là : "Casanova [4] ce n’est pas si bien que ça, d’ailleurs Sollers a bâclé son livre", etc. ».

Ceci est la version intégrale de l’entrée consacrée à Sollers dans Le Masque et La Plume, 1955-2005, Edition des Arènes 2005.

*

Jean-Louis Ezine est aujourd’hui critique littéraire au Nouvel Observateur où officie aussi Sollers. Toujours membre de la tribune du Masque et la Plume, tient chronique quotidienne sur France Culture depuis 1990, en même temps qu’il se consacre à son activité d’écrivain. Son dernier roman : Les Taiseux.
Mais au fait, pour quoi lisez-vous Jean-Louis Ezine ? Pour la météo ? Pour savoir ce qu’il faut penser, ce qu’il faut dire d’intelligent ? Ah, vous ne connaissez pas son ?uvre..!

PS : France Culture dernière  : « [depuis la rentrée 2009], la seconde partie de "Tout arrive" ne commence plus [...] par la chronique du facétieux Jean-Louis Ezine, [...] il vous proposera désormais sur notre antenne, "Histoires à ma façon" chaque matin juste avant sept heures. »
Voici l’émission de ce jour, 2 septembre 2009. Jean-Louis Ezine serait-il atteint du syndrome de l’écrivain : « Mon ?uvre me survivra-t-elle » ?

Ceci dit, longue vie littéraire et radiophonique à Jean-Louis Ezine.

A propos de François-Régis Bastide (1926-1996), le créateur du Masque et la Plume, D. Brouttelande me signale la réédition en poche (3 septembre 2009) du livre le concernant : Son excellence, monsieur mon ami de J. Garcin. Il y est évoqué la difficile relation entre Bastide et Sollers.

*

En contrepoint de cette critique du Masque et la plume,
à venir, les articles suivants :

- Le tournant (II)  : « Dans les allées du Parc », Mise en perspective : analyses et extraits du livre.

- Le tournant (III)  : « Distance, Aspect, Origine » par Michel Foucault (1963)

- Le tournant (IV)  : « Le mauvais coup fait à Sollers » par Nathalie Haenix (1988), une sociologue française. Autour du prix Medicis. Un pertinent portrait psychosociologique.

- Le tournant (V)  : Le Parc, L’analyse la plus approfondie avec la "dimension intérieure" - selon la définition de Bataille - débusquée par l’exégète de Sollers qu’est Philippe Forest (1992)

- Le tournant (VI)  : Drame, la critique de Roland Barthes. Un soutien éclairé, dans le feu des attaques du moment (1965).


[1Henriot. Critique littéraire très influent du Monde, qu’il avait rejoint dès sa création en 1945. Il y tenait le « feuilleton ». Il est mort en 1961.

[2Tel Quel, dont le premier numéro paraît en mars 1960, fait d’abord preuve d’un certain éclectisme, tout en donnant des gages à l’« école » du nouveau roman. La revue change assez rapidement de cap pour devenir l’étendard d’une avant-garde littéraire qui se réclame de la linguistique structuraliste et de l’antihumanisme théorique. Le nouveau roman sera alors renvoyé du côté d’une forme d’académisme. Sollers date d’ailleurs ce tournant de l’année 1961 et de la sortie de L’Année dernière à Marienbad qui témoignerait de la récupération « commerciale » du nouveau roman. (Cf. Rémy Rieffel, Les Intellectuels sous la Ve République, Tome 2, Hachette/Pluriel, 1995, p. 149..

[3Le Théâtre Récamier pouvait accueillir près de 600 personnes.

[4Casanova l’admirable, paru chez Plon en octobre 1998.

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