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La Shoah a scuola attraverso la rappresentazione cinematografica.

Quali rischi ? Quale pedagogia ? et Quelle actualité ?

D 31 janvier 2009     A par Viktor Kirtov - Raphaël FRANGIONE - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


« Le téléphone sonne » - France Inter 30/01/2009

Ph. Sollers et J-M Rouard commentent l’actualité.
A propos de la levée d’une excommunication d’évêques schismatiques qui fait scandale.
Parmi eux, un évêque anglais, Williamson, négationiste.

Extraits :

Ph. Sollers :
Ce Williamson va probablement être écarté doucement.
La déclaration du pape est sans ambiguité :

« la Shoa doit être pour tous un avertissement on ne saurait l’oublier la nier ou la redimensionner, d’autant que la violence contre un seul être humain est une violence contre l’humanité entière. »

[...] Alors évidemment ça fait scandale ...ce type, Williamson, doit être écarté - voire même, pourquoi pas, assassiné doucement.

[...] [le pape] n’a pas à le viser personnellement

[...] c’est un petit évêque de merde.

[...] le pape est infaillible en théologie et en doctrine, mais il peut être faillible dans des circonstances de ce genre.
Bien, voila ! A mon avis, ça va être vite évacué.

J-M. Rouard : [Benoît XVI] n’est pas un grand politique
[...] Le pape est un grand théologien, mais il manque de beaucoup de sens politique

Le grain de sel de Pileface

Que Benoît XVI lève une excommunication dogmatique, pour tous les évêques schismatiques, sans distinction, soit, c’est une affaire théologique interne, certes.
J’aurais toutefois aimé, pour ma part, qu’en même temps, le pape pousse une sainte colère ou une colère du diable, comme on veut, pour fustiger l’évêque qui servait si mal sa religion en tenant des propos négationistes. Qu’il brandisse le sabre à la hussarde, au lieu du goupillon. Qu’il prenne exemple sur notre Président !

Si le temps où les évêques étaient nommés par le chef de l’Etat, s’était maintenu, il y a fort à parier que Sarkozy en aurait vite fait, un évêque hors cadre, comme pour un préfet qui ne remplit pas bien sa mission. Il y a d’ailleurs une « jurisprudence » dans l’Eglise catholique : Mgr Gaillot, l’ancien évêque de Dreux. Convoqué à Rome, en 1995, pour propos jugés scandaleux (moins que ceux de l’évêque Williamson), il en ressort non plus évêque de Dreux, mais évêque in partibus de Partenia, un siège épiscopal situé en Algérie, dans la région de Sétif. Il a disparu sous les sables à la fin du Ve siècle. Un évêché complètement hors cadre, tout à fait virtuel .

Nota : Évêque in partibus infidelium, ou, simplement, in partibus : celui qui a un titre d’évêché dans un pays occupé par les infidèles (Littré). Le Vatican peut avoir de l’humour !

Décodage des propos de Sollers

Dans le format du temps radio, souvent rapide et pointilliste, la posture favorite de Sollers est celle de la légèreté, du paradoxe, de l’ironie, de l’humour, voire de la pantalonnade ambigüe, pas toujours comprise, et qui lui vaut nombre de détracteurs.
Ainsi, dans la même émission radio, à propos du préfet et du directeur de la police de la Manche, mutés pour n’avoir pas suffisamment contenu une manifestation contre le Chef de l’Etat, Ph. Sollers, après une phrase sérieuse, lance un pavé : « Il faut distribuer des calmants à la population » puis cette petite phrase : « Sarkozy a raison de se méfier, cela peut aller très vite, une étincelle peut mettre le feu à la plaine(*) »
(*) un livre de Mao se-Toung. Titre exact : « Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine »

Pour l’évêque négationiste, Sollers arrive armé, le faux dilettante - même s’il est très doué - a révisé son sujet. Cela semble le cas. Pro, il ne se contente pas d’un commentaire, il est factuel, cite Benoît XVI à la lettre, glisse subrepticement que la levée de l’excommunication des schismatiques englobe 300.000 catholiques, et brocarde ce « petit évêque de merde » qui les représente si mal, dont il sait, aussi, qu’il s’agit d’un ancien anglican converti... « Un hérétique qu’il faut brûler ». Le Sollers « pirouette-cacahuète » reprend la parole, un adepte du « parler légèrement des choses sérieuses ».

Dans l’actualité : cette histoire d’évêque traditionaliste négationiste, réintégré par Benoît XVI
- dans son raccourci médiatique - a heurté, et heurte mon « sens commun » et a été le déclencheur pour publier le texte de Raphaël Frangione.

Je dois dire que ma première réaction avait été de ne pas le publier. Pas par manque d’empathie sur le sujet, sur ce drame, sur ses fondements, présents dans nos gènes, les nôtres aussi, mais pense que le sujet doit, autant que possible, être traité, en situation, pour lui donner plus de résonance. Surtout, éviter la banalisation.

L’affaire de cet évêque n’avait pas encore fait la une et pas de référence au contexte Sollers dans la première version du texte... C’est alors que j’ai reçu le message joint en encart, et une nouvelle version du texte italien, incluant des références explicites aux positions de Sollers. Dans ce nouveau contexte textuel et de l’actualité, il n’y avait plus à hésiter.

L’article de Raphaël Frangione est là pour redire et redire ce qu’à été la Shoah. Nous ne sommes pas immunisés à vie contre ces horreurs. Notre sablier du Temps est aujourd’hui à la répulsion générale à quelques exceptions près, dont ce prêtre, mais La Bête immonde est en l’Homme et peut d’une ruade, retourner le sablier du côté fascination... La répulsion-fascination est bien là, tapie, cachée, masquée, lovée, bien-pensante...

L’actualité du cinéma, du livre, revient sur cette période de l’Histoire. Au cinéma, dans l’Opération Walkyrie, un officier aristocrate von Stauffenberg va tenter, avec d’autres officiers, d’éliminer Hitler. Sauffenberg, devenu le symbole de la résistance allemande est joué par Tom Cruise - membre éminent de l’Eglise de Scientologie, dont Houellebecq a exploré certaines des thèses sulfureuses en matière de procréation artificielle et sélective... Les idées de Surhomme ne sont pas loin. La Scientologie s’en défend, les intentions sont pures.

V.K.

*

Post scriptum : jeudi 05 février 2009 (Reuters). L’évêque négationniste sommé de se rétracter.
Mgr Williamson, le prélat intégriste dont l’excommunication a été levée, ne pourra prétendre revenir dans l’Église, indique le pape, s’il ne renie pas ses propos sur la Shoah.

*
Tom Cruise incarne Stauffenberg dans Walkyrie

Et vous, Walkyrie vous irez le voir au cinéma ?

Walkyrie - Bande annonce en français du film avec Tom Cruise.

Le "Complot du 20 juillet" est l’un des épisodes les plus héroïques mais aussi l’un des plus méconnus de la Seconde Guerre mondiale. Gravement blessé au combat, le colonel Claus Schenk von Stauffenberg revient d’Afrique et rejoint la Résistance allemande pour aider à mettre au point l’« Opération Valkyrie », un plan complexe qui va permettre d’abattre Hitler et de mettre en place un gouvernement d’opposition. Mais le destin et les circonstances vont s’allier pour forcer Stauffenberg, qui n’était qu’un des nombreux conspirateurs, à jouer un rôle de premier plan dans la conspiration. Il va non seulement devoir diriger le coup d’État pour prendre le contrôle du gouvernement, mais c’est aussi lui qui sera chargé de tuer Hitler...

" Le crime contre l’humanité est la négation de l’humanité contre des membres d’un groupe d’hommes
en application d’une doctrine " .

Pierre TRUCHE, La notion de crime contre l’humanité, in Esprit, n°181, 1992.

La SHOAH a scuola attraverso la rappresentazione cinematografica.

Quali rischi ?

Quale pedagogia ?

Dal 2002 i ministri europei dell’educazione hanno scelto la data del 27 gennaio per celebrare la giornata della memoria della Shoah1 e della prevenzione dei crimini contro l’umanità.
Quel giorno del 1945 i soldati della 60° armata russa penetrarono all’interno del campo di sterminio di Auschwitz e liberarono circa 600 ebrei detenuti tra vecchi, giovani, donne e bambini,ammalati e abbandonati come contagiosi, senza identità né futuro.

Bonjour

Je tiens à vous dire que pour la rédaction de mon texte sur la Shoah j’ai relu la pétition d’intellectuels français, dont Sollers, signée dans le Monde du 25 mai 2000, lors la publication du texte "La campagne de France" de l’écrivain Renaud Camus.

J’ai suivi, à l’époque, la controversée "affaire Camus" et j’ai lu la forte réaction de Sollers portant sur l’antisémitisme de Camus. Plus d’une crise de la société occidentale Sollers est persuadé qu’il serait plus approprié de parler d’une crise de l’espèce humaine, si l’homme est capable de commettre des crimes les plus atroces, si, au nom d’idéologies meurtrièresil a été capable d’élaborer un proget criminel qui passe sous le nom de "Solution finale". Une crise qui est aussi de la pensée. "C’est un grand fleuve de sang et de boue.." écrit Sollers en 1980 à lapage 12de son Tel Quel N°85. Une longue histoire de crimes dont l’être humain est à la fois auteur et destinataire.

"Il faut avoir l’audace de redire...que l’homme n’est pas bon", ajoute-t-il, et que "il est habité par la pulsion de la mort dont il n’a même pas conscience" (Ph.Sollers, Tel Quel n°85, p.12).

Or, le message de Sollers écrivain, au sens freudien, c’est qu’on recommence par l’homme, si l’on veut s’en tenir à l’homme. C’est là qu’est l’enjeu. Et sur ce point, Sollers n’a jamais dévié. A savoir qu’en littérature il n’existe aucun tabou, qu’il est légitime d’aborder n’importe quel sujet, fidèle à l’idée qu’il faut se rapporter à toutes les cultures, mais devoir moral de l’écrivain est de raconter les rêves et les drames humains avec lucidité et respect de la vérité historique. Car une chose, c’est la passion pour la culture et pour son métier, une autre, c’est la prétention d’attribuer à la transgression une valeur.

Aussi Sollers est-il le premier, ça me semble, à s’interroger sur la validité et les conséquences d’une démarche scandaleuse. La "question juive" se repropose avec force, et mérite, aujourd’hui plus que jamais, une attention plus suivie et une analyse plus profonde. D’autant plus que certaines propositions négationnistes sur l’existence de la Shoah me semblent éthiquement et historiquement indéfendables, voire absurdes.

Raphaël Frangione

Auschwitz diventa così luogo della memoria e simbolo del Male. E ricordare ogni anno l’orrore dei campi di sterminio nazisti non è solo un dovere ma un obbligo morale e anche pedagogico.
Questo è il senso dell’invito rivolto ai Direttori delle scuole primarie e ai dirigenti degli Istituti secondari superiori di tutti i paesi dell’Unione perché favoriscano nelle aule scolastiche un’attenta quanto rigorosa riflessione sulla Shoah e sugli anni 1939-45, preventivamente concordata nell’ambito di ciascun consiglio di classe e d’Istituto.

Crediamo che sia illogico e pedagogicamente paradossale tenere la Scuola estranea a fatti di gravità inaudita o a tematiche di particolare rilevanza storica e umana, quali l’immigrazione, il colonialismo vecchio e nuovo e il fenomeno della Shoah e di altre atrocità commesse in nome di ideologie folli e disumane come quelle adottate nel corso della 2° guerra mondiale.

In quale altro luogo queste stesse questioni potrebbero essere affrontate se non nelle aule scolastiche ?

Ma non possiamo non riconoscere che la trattazione in classe di argomenti cosiddetti "sensibili" , di grande impatto emotivo e sociale, pone oggettivamente una serie di problemi concreti sia in termini di scelta delle tematiche da proporre che dei tempi (quando attivare una simile attività ?) e dell’organizzazione. Sul piano più squisitamente didattico occorre valutare le difficoltà degli insegnanti e la loro formazione metodologica nell’affrontare questioni difficili, aver chiara la â ??démarcheâ ? da seguire in classe, nel pieno rispetto delle sensibilità individuali e collettive e della verità storica.

Pur nei limiti in cui si muove, il nostro sistema educativo ci sembra che sia in grado di esplicitare quella che è la missione di fondo e cioè trasmettere conoscenze in quanto luogo primario di formazione e comunicare valori autentici che riconoscano le diversità culturali e religiose.

Ciò premesso, un modo certamente non convenzionale di fare formazione ed informazione sulle grandi fasi della Seconda Guerra Mondiale è quello dell’utilizzo della visione di lungometraggi centrati sul terrore nazista e sui diversi aspetti del totalitarismo hitleriano. Un’esperienza che si connota, tra l’altro, come educazione all’immagine che permetta la memorizzazione del sapere storico (cronologia-cartine geografiche- nozioni- schemi- testi). Un settore questo delle rappresentazioni filmiche in costante evoluzione nell’ambito scolastico che contribuisce, certamente, ad avvicinare i giovani alla propria storia cambiandone, a volte, le abitudini e gli interessi.

In pochi anni, difatti, la filmografia mondiale si è prodigiosamente arricchita di nuovi documenti diventando la principale fonte d’informazione degli allievi per il loro lavoro scolastico ma anche per la loro formazione in senso più generale e storico. Al punto che si può quasi parlare di un boom generalizzato dell’uso del mezzo filmico nei nostri istituti non sempre, però, con la dovuta cautela e competenza. Non si tratta di essere più o meno severi verso chi, forse per slancio o entusiasmo,si avventura in un processo di "découvertes" e di approfondimenti, quanto di ribadire la "pericolosità" del mezzo che, se non saggiamente "maîtrisé" , può dar luogo a confusioni e a polemiche che nulla hanno a che vedere con le finalità dell’azione didattica.

Il principio di base della visione filmica è esattamente lo stesso che regola il rapporto tra il lettore e il libro, "la mutualisation" , la capacità, cioè, di seguire un percorso di pensiero, di interrogarsi sui motivi che lo hanno prodotto e di educare alla riflessione e alla lettura, non dimenticando che il cinema non è che un mezzo, seducente quanto si vuole, ma pur sempre imperfetto e manipolabile. Non è difficile immaginare che dietro un film o un libro c’è sempre un’idea da diffondere, un pensiero da affermare, una visione del mondo e delle cose da oggettivare, ricorrendo assai spesso ad interventi artificiosi, a marchingegni più o meno comprensibili messi in atto da soggetti-terzi (il regista) perché la rappresentazione della realtà sia orientata verso obiettivi predefiniti e del tutto personali.

Considerato il fatto che ci si rivolge ad adolescenti emotivamente fragili, più che sulle scene di forte impatto mediatico, spettacolare ed emotivo (nella maggior parte dei film prodotti l’immagine del "Male" è legata alla visione di scene forti ma eloquenti quali per esempio i lenti convogli della Morte colmi di ebrei diretti verso i campi di sterminio o fotografie di bambini tristi e scarsamente vestiti ritrovate in archivi sulle quali pesa il dubbio di autenticità o ancora testimonianze sui forni crematori, un misto di fatti personali e di racconti particolarmente toccanti che poco dicono sul piano storico ...) forse sarebbe più istruttivo offrire ai giovani una visione d’insieme del fenomeno Shoah, ricorrendo a quei film che aiutino l’insegnante a delineare in modo sommario ma preciso "l’ambiance" politico culturale degli anni immediatamente precedenti lo scoppio della guerra, culminati con la sciagurata decisione del IIIo Reich di mettere in atto quella che storicamente è conosciuta come la "Solution finale (EndlÖsung).

E ciò per tre ragioni di fondo :"

1. permettere alle generazioni che non hanno vissuto le barbarie e i crimini contro l’umanità commessi nella prima metà del secolo scorso la comprensione di una terminologia discriminatoria e vessatoria quale "sterminio di massa", "genocidio" , "deportazione", "pulizia etnica" , "ghetto" ;

2. evitare di "banalizzare" la Shoah presentandola come un fatto unico e "singolare" ;

3. suscitare negli adolescenti quelle difese interiori adeguate a far fronte ad eventuali reazioni di angoscia e di rigetto.

Forse la Scuola di oggi, con i suoi precari equilibri interni, non è ancora in grado di assicurare all’insegnante tutto il sostegno di cui ha bisogno in questo suo difficile quanto affascinante percorso di accompagnamento del giovane verso un’informazione di qualità, ma le sfide sono fatte per essere affrontate e superate e, trattandosi della Shoah, la Scuola ha il compito non solo di interessarsi ai processi decisionali ma anche d’interrogarsi come sia stata possibile immaginare prima e mettere in atto poi, un progetto criminale e insensato come la "Solution finale" .

Il cinema in quanto arte ha la capacità e la dignità di provare a dare risposte non certamente esaustive su di un periodo della nostra storia contemporanea ricco di "zone d’ombra" sulle quali ancora discutere2. Per cui non condividiamo quanti hanno sostenuto l’irrappresentabilità filmica della Shoah, nel senso che non è possibile comunicare le esperienze drammatiche di tutto un popolo massacrato e vittimizzato con cinica violenza. Siamo convinti esattamente del contrario perché crediamo che, se ben guidato, il mezzo filmico possa dare preziosi contributi alla discussione e al confronto, sostituendo al silenzio complice e all’indifferenza di quanti negano l’esistenza della Shoah la piena consapevolezza che simili orrori non abbiano più a ripresentarsi.

Le rappresentazioni filmiche e la letteratura ci aiutino,dunque, ad uscire una volta per tutte dalle facili esemplificazioni e dai noiosi luoghi comuni, ad abituarci a avere un nuovo quanto più umano approccio ai fenomeni di genocidio3 non più sulla base della sola distinzione manichea di categorie distinte quali "les bourreaux et les victimes" , ma anche restituendo voce e attenzione alla vita ordinaria della povera gente, ai sentimenti più semplici e più autentici.

La petizione d’intellettuali francesi, tra cui Philippe Sollers, apparsa sulle pagine de Le Monde del 25 maggio 2000 in seguito alla pubblicazione del libro "La campagne de France" dello scrittore Renaud Camus, ci fa riflettere sulla necessità di manifestare il proprio civile dissenso nei confronti dell’antisemitismo, ancora oggi. A questo proposito, Philippe Sollers è convinto che più di una crisi della società occidentale sarebbe più appropriato parlare di una crisi de "l’espèce humaine" , se l’uomo è capace di commettere crimini tanto atroci, se, in nome di ideologie "meurtrières" , è stato possibile elaborare un progetto di inaudita insensatezza, denominato "La Solution finale" .

Una crisi che è anche del pensiero. "C’est un grand fleuve de sang et de boue.."4 scrive Sollers nel 1980. Una lunga scia di crimini di cui l’essere umano è nel contempo "auteur et destinataire" .

"Il faut avoir l’audace de redire...que l’homme n’est pas bon", continua Sollers e che "il est habité par la pulsion de la mort dont il n’a même pas conscience" 5.

Ora, le messaggio di Sollers scrittore, nel senso freudiano del termine, è che si ricominci dall’uomo, "si l’on veut s’en tenir à l’homme" . E su questo punto il direttore di Tel Quel non ha mai cambiato opinione, e cioè che in Letteratura non esiste alcun tabu, che è legittimo affrontare qualsiasi argomento, fedele all’idea che occorre rapportarsi a tutte le culture. Dovere morale dello scrittore è de raccontare i sogni ma anche i drammi umani sempre con lucidità e rispetto della verità storica. Giacchè una cosa è la passione per la cultura e per il proprio mestiere, un’altra cosa è la pretesa di attribuire alla trasgressione un valore che non ha.

Ph.Sollers è il primo, ci sembra, che si sia interrogato sulla validità e le conseguenze di un modo di procedere scandaloso. " La question juive " , drammaticamente viva, esige un’analisi più profonda anche perché certe frasi negazioniste sull’esistenza della Shoah ci sembrano eticamente e storicamente indifendibili, anzi assurde.

Noi crediamo che la lezione che possiamo trarre dalla lettura di questi tragici avvenimenti è il "dovere della memoria" perché così le nuove generazioni potranno impegnarsi responsabilmente nel combattere ogni forma di discriminazione e d’intolleranza.

La lista dei contributi filmici sulla Shoah è di per sé lunga e nutrita. Essa comprende diversi generi, il documentario, la fiction, il racconto, la favola (cfr. La Vita è bella di R.Benigni). Gli ultimi in ordine di tempo sono tre : "Operazione Walchiria" con Tom Cruise tratta del "complotto del 20 luglio 1944" per uccidere il Fuher ; "Il bambino con il pigiama a righe" di Mark Herman, tratto dal romanzo di John Boyne e "Defiance-I giorni del coraggio" con Daniel Graig.

Non siamo in grado di dare un giudizio su questi film che sono in questo periodo in visione nelle sale cinematografiche, ci permettiamo solo di consigliare la visione di altri due bei film sulla Shoah, rispettivamente

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Merry Streep
Le choix de Sophie

La scelta di Sofia del 1982, tratto dal celebre romanzo omonimo di William STYRON e Il Pianista del 2002 che il regista Roman Polanski adattò da un racconto scritto da Wladylaw Szpilman nel 1945 e pubblicato nel 1946.

Considerato che la visione dei films di cui sopra richiede un’attenzione continua da parte degli allievi per un tempo superiore alle due ore, sarebbe più saggio e didatticamente più proficuo proporre ai ragazzi delle classi terminali delle superiori la visione di brevi quanto significative sequenze ( 5 o 6 in tutto per film), preceduta da un incontro preparatorio nel corso del quale vengano date ai presenti informazioni sull’autore del film, sui passaggi seguiti per documentarsi, sui tempi occorsi per girare il film e sui luoghi scelti. Il professore di Storia potrà dare un valido contributo alla ricostruzione storica degli anni 1939-45.

L’interesse dell’attività di visione filmica consiste nel far emergere da un lato l’insensatezza e la cieca barbarie della guerra e dall’altro i contraccolpi psicologici e mentali di quanti, ebrei polacchi,ucraini e gitani, sono stati spogliati di ogni briciola di umanità. Un decadimento sistematico reso ancor più crudele dalla perdita delle cognizioni dello spazio e del tempo tale da cancellare ogni traccia d’umanità e ridurre l’uomo alle sole funzioni vitali, alla sua animalità.

Se ne Il Pianista tutto ruota attorno al personaggio di Szpilman, musicista di grande bravura e talento, alla sua famiglia borghese coinvolta in un processo di disumanizzazione ad opera dei tedeschi, in La scelta di Sofia tutto è centrato sulla figura di Sofia Zawistowski, donna di origine polacca e cattolica, sopravvissuta ad Auschwitz ma intimamente morta perché costretta, all’arrivo nel campo di sterminio, a scegliere tra suo figlio e sua figlia.

Nei flash-back in bianco e nero Sofia ricorda la sua giovane vita, il suo mondo di sogni e di aspirazioni, cancellato per sempre da un rapporto freddo e distante con il padre autoritario e antisemita convinto, dalla morte di suo marito, dall’inferno della deportazione e soprattutto dalla scelta di sacrificare sua figlia Eva.

È l’onnipresenza del Male che toglie a Sofia ogni desiderio di vivere.

Prof. Raphaël FRANGIONE


Note :

1.Il termine Shoah si è imposto dopo la realizzazione del film omonimo di Claude Lanzmann nel 1985.

2.É di alcuni mesi fa la dura polemica sorta dopo la pubblicazione del libro di Jacques ATTALI, Du cristal à la fumée (Ediz.Fayard,Parigi), nel quale l’autore sostiene che la decisione di sterminare tutti gli ebrei d’Europa, la meglio conosciuta "Solution finale", è stata presa dai principali dirigenti nazisti con a capo Reinhard Heynrich, il 12 novembre 1938, molto prima della Conférence de Wannsee del 20 gennaio 1942.

Può sembrare una questione di date ma non lo è. È una questione di sostanza se gli storici della Shoah sono scesi in campo per sostenere la verità storica e cioè che il progetto di eliminare la razza ebrea non è il frutto di un ragionamento razionale e di calcolo, ma è invece fortemente a carattere ideologico, essendo la morte dell’ebreo la condizione della vittoria nazista.

Questa e altre polemiche dimostrano che l’origine della Shoah è ancora une questione aperta e che ogni possibile interpretazione senza il supporto documentale non fa altro che generare confusioni aprendo la porta ad ogni forma di congettura.

3.A questo proposito non condividiamo quanti tentano di differenziare il genocidio che ha come obiettivo di distruggere sistematicamente un gruppo etnico da quello cosiddetto "institutionnel ou bureaucratique" che interviene prevalentemente sul piano amministrativo. Il genocidio perpetrato ai danni del popolo ebreo e di quello armeno e assai recentemente delle popolazioni dell’ex-Iugoslavia, sono e restano atroci crimini contro l’umanità, e distinguerli sarebbe come classificarli in modo diverso sul piano della gravità e della crudeltà. Ci sembra questa un’operazione troppo pericolosa che finisce per riconoscere giustificazioni ai fenomeni di massacri sistematici di gruppi etnici, di culture e d’identità religiose.

Per noi vale ancora la definizione del crimine contro l’umanità che il tribunale di Norimberga pronunciò nel 1945 e cioè che con questo nome si intendono, "assassinat, extermination, reduction
en esclavage, déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs raciaux ou religieux..." .

4.Philippe Sollers, in Tel Quel n°85, 1980, p.12.

5.Ibidem, p.12


Les années Hitler dans l’actualité du cinéma et du livre (suite)

« La liste de Schindler » était programmée récemment à la télévision. Un film de Steven Spielberg (1993). Oscar 1994. Remarquable et bouleversant, à voir et revoir.


la Liste de Schindler ... Schindler's List par samba56

Mémorial de la Shoah - « La Nuit de Cristal »

A l’occasion du 70e anniversaire de la ’Nuit de Cristal’, le mémorial de la Shoah a choisi de revenir sur une date centrale, la nuit du 9 au 10 novembre 1938, étape marquante en matière de violence et de persécutions antisémites.

« Nous voulions tuer Hitler »
de Philipp von Boeselager, éd. Perrin (janvier 2009), 198p.
Le témoignage d’un autre membre de L’opération Walkyrie complète le film

La résistance allemande au nazisme

Voir ici.

De l’antisémitisme
de Stéphane Zagdanski, Climats (2006)

Pas dans l’actualité du livre, mais toujours d’actualité.
Voir ici.

Elie Wiesel : « Pourquoi le monde n’a-t-il rien appris ? »

Un entretien avec le prix Nobel de la paix, La parole d’un des derniers témoins.
Voir ici.

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2 Messages

  • V.K. | 2 février 2009 - 00:05 1

    ACTUELLEMENT SUR LA CHAINE TOUTE L’HISTOIRE

    Tous les samedis à 22h30(retransmisssion le dimanche soir)

    A l’occasion de la Journée Internationale de Commémoration de l’Holocauste et en partenariat avec le Mémoral de la Shoah.
    _ Chaque samedi, une émission spéciale présentée par Franck Ferrand, depuis le Mémorial de la Shoah.

    Aussi, Semaine spéciale Shoah (lundi 2 février 09 - dimanche 8 février 2009)
    _ Programmes journaliers ici .

    LES EDITIONS PERRIN

    _ spécialisés dans les livres d’Histoire publient actuellement une série de livres sur :
    _ - La résistance allemande à Hitler
    _ - L’opération Walkirie
    _ Editions Perrin


  • A.G. | 1er février 2009 - 23:11 2

    Pour info : Les paroles de Benoît XVI sur la Shoah

    1. Les paroles du Pape lors de sa visite au camp d’Auchswitz-Bikenau, le 28 mai 2006.

    *

    2. Le 31 mai 2006, le Pape évoquait sa visite à Auchswitz lors de son voyage en Pologne.

    *