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50 ans d’artpress à la Bpi le 16 janvier 2023

Centre Pompidou

D 10 janvier 2023     A par Albert Gauvin - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


50 ans d’artpress à la Bpi : « les séquences se succéderont comme les "tableaux" d’un spectacle »

Interview de Catherine Millet

La Bpi a posé trois questions à Catherine Millet, rédactrice en cheffe d’artpress, à l’occasion de la soirée des 50 ans de la revue le 16 janvier prochain.


Catherine Millet / Photo Pascal Ito © Flammarion.
ZOOM : cliquer sur l’image.

Fondée en 1972 par Catherine Millet et le galeriste Daniel Templon, artpress s’est imposée en cinquante années d’existence comme la revue mensuelle internationale de référence dans le monde de l’art contemporain. Journaliste, critique, commissaire d’exposition, historienne, et écrivaine, la fondatrice d’artpress – dont elle est toujours directrice de la rédaction – est un témoin privilégié de l’évolution du monde de l’art.
À l’occasion de la soirée jubilé organisée au Centre Pompidou par la Bpi pour les 50 ans de la revue, Catherine Millet revient sur l’aventure artpress et nous présente le déroulé d’une soirée qui s’annonce exceptionnelle.

Il y a 20 ans, artpress investissait déjà le Centre Pompidou pour fêter ses 30 années d’existence. Quel regard portez-vous sur l’art contemporain de ces vingt dernières années ?

Le phénomène le plus marquant, pour quelqu’un qui, comme moi, a assisté à l’émergence de cette notion d’ « art contemporain » — car jusqu’au début des années 1970, on parlait d’ « avant-gardes » —, c’est son élargissement ! Au point qu’on peut s’interroger aujourd’hui sur la pertinence de la notion qui prétendait distinguer un certain art contemporain, héritier des avant-gardes historiques, du reste de l’art en train de se faire, mais ignorant délibérément les « ruptures » (c’est le mot usuel) provoquées par ces avant-gardes. Je pense qu’il a fallu plus d’une décennie pour que l’ouverture d’abord géographique du champ de l’art contemporain, c’est-à-dire la prise en compte de formes d’art appartenant à d’autres civilisations, à d’autres traditions, telle que l’avait opérée l’exposition des Magiciens de la Terre organisée précisément par le Centre Pompidou en 1989, transforme véritablement ce champ tel qu’il avait été défini en Occident. Des influences mutuelles se sont mises alors à jouer, portées par l’accélération des échanges culturels et commerciaux entre les différentes parties du monde, ce qu’on a appelé « l’art global », ce qui est un paradoxe puisqu’il est né du regard porté sur des singularités régionales. La première conséquence de cet élargissement géographique est que les Occidentaux ont commencé à regarder chez eux des pratiques marginales, que les avant gardes avaient pu considérer mais sans les intégrer : art brut, outsider art, pratiques exploitant des techniques vernaculaires, etc. Désormais, tout cela fait partie de l’art contemporain.
La deuxième conséquence est que les valeurs des avant-gardes se sont diluées dans ce champ de plus en plus ouvert et que, le marché aidant, des œuvres sont apparues qui adaptent des références modernes à des pratiques plus traditionnalistes, plus commerciales. Cela aussi c’est l’art contemporain ; il suffit aujourd’hui de se promener à Paris dans le quartier Matignon-Saint Honoré, pour comprendre le brouillage qui existe désormais entre des œuvres qui perpétuent l’esprit de recherche des avant-gardes et ce qui en propose des ersatz. À nous d’essayer de nous repérer dans tout cela.

Cette soirée des 50 ans n’est pas un bilan ni un rendez-vous nostalgique mais une vraie performance. Pouvez-vous nous expliquer le concept de la soirée ?

Ni notre gros numéro anniversaire paru en décembre, ni cette soirée dans le cadre de la Bpi ne se présentent comme des rétrospectives ou des bilans. Mais ça n’était pas non plus le cas pour les précédents anniversaires. Au cours des trois soirées organisées il y a vingt ans au Centre Pompidou, par exemple, les débats, auxquels participaient des personnalités aussi différentes que Peter Sloterdijk, Hans Belting, Philippe Sollers, Nicolas Bourriaud, Philippe Dagen, Georges Didi-Huberman, Pascal Convert, Régis Durand abordaient les questions esthétiques, morales et philosophiques qui étaient vraiment celles du moment.
Cette fois, nous avons voulu un peu moins de discussions, même si l’édito d’Hector Obalk ne sera sûrement pas « consensuel » et si Paul Ardenne et Romain Mathieu, avec Anaël Pigeat, se disputeront peut-être (ou pas) au sujet d’expositions en cours. Nous avons préféré un contact plus étroit avec les artistes et leurs œuvres. On assistera à des créations « en direct ». La trame, suggérée par Alain Fleischer qui nous accompagne pour la troisième fois pour un anniversaire, est de suivre, autant que faire se peut, différentes rubriques d’un sommaire d’artpress. On commence donc par un édito, puis par la rubrique Introducing qui présente un ou une jeune artiste, et ainsi de suite, jusqu’aux pages consacrées aux livres. Ce devrait être gai. Les séquences forcément courtes (un quart d’heure environ), se succéderont comme les « tableaux » d’un spectacle, à un rythme soutenu. Et un rythme soutenu, ça suppose de ne pas être lourd, si vous voyez ce que je veux dire.

Quel est pour vous le souvenir le plus marquant de ces 50 années passées à la barre de l’aventure artpress ?

Vous pouvez imaginer tous les souvenirs accumulés depuis 50 ans ! Pour la circonstance, j’en choisis un qui d’ailleurs se dédouble. Lorsqu’en 1982, pour le 10e anniversaire d’artpress, je suis arrivée devant le cinéma Studio 43 que dirigeait Dominique Païni (celui-ci nous a accueillis ensuite pour nos 20 ans à la Cinémathèque dont il était alors le directeur, puis pour nos 30 ans au Centre Pompidou, où il dirigeait le Département du développement culturel), parmi tous les gens qui faisaient la queue pour entrer, j’ai aperçu Bénédicte Pesle. Elle avait fondé Artservice international qui a permis à une génération devenue culte de musiciens, de danseurs, de metteurs en scène américains, de venir se produire en France. Si Einstein on the Beach de Philip Glass et Bob Wilson a pu être créé dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, c’est grâce à elle. Elle était une extraordinaire « passeuse », une grand dame ! Cela m’a bouleversée de constater qu’elle avait l’intérêt de venir voir aussi ce que nous présentions.

Trente ans plus tard, lorsque nous avons célébré nos 40 ans à la Bnf, elle était là, à nouveau, discrète au fond de la salle ! Cette fois, à la fin du spectacle, j’ai pu demander au public de lui rendre hommage et de l’applaudir. Mais en vérité, c’était elle qui nous honorait de sa présence.

Vingt ans après y avoir fêté son 30e anniversaire, artpress revient au Centre Pompidou, cette fois pour son jubilé ! La revue, pionnière dans la défense des avant-gardes, poursuit cinquante ans après sa création son travail d’information et d’analyse en prise avec les recherches les plus avancées de l’art contemporain. Pour célébrer cette nouvelle décennie, ni nostalgie, ni même bilan, mais une plongée dans l’actualité de la création. Tout au long de la soirée, les séquences se succéderont, livrant en live le contenu des différentes rubriques d’un numéro, sous forme de lectures, chorégraphie, performances, discussions…

Hector Obalk, édito : L’histoire d’artpress en moins d’un quart d’heure
Grégory Chatonsky et Aurélie Cavanna, dialogue avec une IA
Carole Quettier, scène : « Mes Soudains », chorégraphie
Anne Bertrand, l’œuvre-clef d’Atsuko Tanaka
Paul Ardenne et Romain Mathieu, l’actualité des expositions
Jacques Henric et Philippe Forest, édito livres
Flore Saunois, poésie : « Lecture de poèmes de poche », lecture-performance
Et des films Loïc a mal au cœur de Mélissa Medan ; Dire, voir, suite d’Alain Fleischer 

Animé par Catherine Millet

Vous pouvez encore commander artpress N°505 (spécial 50 ans) sur le site internet.
Dernier roman paru de Catherine Millet : Commencements aux éditions Flammarion.

Publié le 09/01/2023 - CC BY-SA 4.0


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LE SOMMAIRE

Du numéro 1 de décembre 1972 au numéro 505 de décembre 2022, que s’est-il passé ?


Le n° 1 décembre/janvier 1973


Sur la couverture du n° 1 : Barnett Newmann.
ZOOM : cliquer sur l’image.

LE SOMMAIRE
3 Le fétiche DUCHAMP par Marcelin Pleynet
7 BARNETT NEWMAN par Catherine Millet
12 CARL ANDRE
13 MANUEL VILA FLOR dépeindre la peinture par Michel Gheude
15 HANS HAACKE
17 EZRA POUND canto 53 - « louve basse » par Denis Roche
19 WALTER GROPIUS par Claude Schnaidt
23 Le repas vietnamien de M. CAGE entretien de Philippe du Vignal
24 JOSEPH KOSUTH art after philosophy

*


L’éditorial de Catherine Millet

Une revue d’art n’est ni un journal intime, ni un poème lyrique, ni l’officiel de la mode. Il est inutile, pour suivre l’actualité, d’imposer au lecteur autant d’exercices de style ou de dithyrambes qu’il y a de faits à rapporter. A l’opposé, le mode journalistique, elliptique, que l’on veut parfois appliquer aux arts, s’ouvre trop facilement à l’anecdote quand ce n’est pas, faute de repères historiques et théoriques, à un sociologisme réducteur. La presse artistique pose des problèmes spécifiques, notamment en fonction d’un contexte qui est celui d’un pays où l’information culturelle est la plus timide et en tout cas la plus xénophobe d’Europe. On sait, en revanche, que le mythe de la création libre, spontanée, absolue, y demeure tenace. Informer, c’est donc décrire les productions artistiques non seulement dans leurs intentions mais aussi dans leurs caractéristiques techniques, c’est ne jamais les isoler de leurs conditions économiques, politiques, ce sont des dates à faire connaître ou à rappeler, des textes étrangers à traduire et des textes anciens à faire relire, car c’est aussi l’histoire à réviser avec les outils de la pensée contemporaine. Quant aux études de fond, elles ne peuvent se limiter au jugement tout puissant d’un critique. De même que l’œuvre d’art n’est plus considérée du seul point de vue esthétique et formaliste et indépendamment de son environnement, le texte critique doit être confronté aux données objectives de l’actualité comme à d’autres documents historiques ou scientifiques ; nous ne ferons que suivre en cela l’exemple méthodique de certains artistes eux-mêmes. Plus qu’aucune autre, une revue abordant le problème culturel doit être en mesure de produire les moyens de sa propre critique. Sa lecture, qui n’est plus linéaire ni imposée, requiert seulement un peu plus d’attention.
On ne connaît d’habitude, que deux types de revues d’art : classiques et conservatrices, vouées aux antiquités et aux salles des ventes ; modernistes, mais reflétant, sans référence à l’histoire, des avant-gardes venues de nulle part. Toutes se montrent à la fois éclectiques dans leurs cautionnements et cantonnées dans l’opposition arbitraire, classicisme - avant-garde. Ainsi se créent des réseaux (galeries, magazines, public) sans relation les uns avec les autres, entretenant les conventions et les partis-pris de toutes sortes. Un premier objectif consiste en la destruction de ce cloisonnement artistique. S’ouvrir à des discours autres, plus rationnels que la traditionnelle critique d’art, relier la production artistique contemporaine à l’histoire, permettra, en retour, de situer précisément les options de la revue. Car il n’est pas question de venir alimenter une culture humaniste et tolérante. Une telle notion n’est plus acceptable quand on a conscience que la créativité n’est pas une vertu en soi. Elle n’est pas le sauf-conduit vers un lieu idéal où rien ne subsisterait des conflits que connaissent les autres secteurs idéologiques. A quoi servirait de briser la confortable antinomie, art classique - art contemporain, si ce n’était pour mieux mettre à jour les contradictions véritables entre des manifestations modernistes, demeurées idéalistes et individualistes, perpétuant l’autarcie artistique et les avant-gardes qui travaillent, au contraire, à objectiver le problème artistique en prenant appui sur d’autres réalités, scientifiques et sociales. Les mouvements artistiques ne sont pas des phénomènes isolés et ne peuvent être jugés en eux-mêmes ; c’est pourquoi on ne peut tous les concilier. Nous prenons le risque de tenter d’y voir clair et de choisir. Dès maintenant.

Catherine Millet


Édito “50 ans d’artpress”

 

Il n’est pas fréquent qu’une personne ayant participé à la création d’un journal signe un jour l’éditorial du numéro qui en marque le 50e anniversaire. Tel est mon cas aujourd’hui. Le premier numéro d’artpress est paru en décembre 1972, les fondateurs du magazine étant Hubert Goldet, Daniel Templon et moi-même  ; depuis 1980, c’est avec Jean-Pierre de Kerraoul que je le codirige. L’explication que j’avance de cette longévité n’est un paradoxe qu’en apparence  : artpress a toujours été indépendant, il appartient à ceux qui le font vivre à partir des seules ressources que procurent ses lecteurs et ses annonceurs. Nous avons traversé des temps fastes et des temps difficiles – nous traversons un temps difficile, subissant encore les conséquences de la pandémie, de la faillite du distributeur, du prix du papier qui a plus que doublé –, mais c’est bien toujours le même désir, la même volonté qui portent le titre, désir et volonté partagés avec tous les collaborateurs, si nombreux, certains nous apportant l’appui de leur très ancienne fidélité, les autres le dynamisme de leur jeune enthousiasme.
Toutefois, cet anniversaire ne ressemble pas aux précédents. Bien sûr, nous avons présent à l’esprit que lorsque de jeunes auteurs ou de jeunes chercheurs viennent vers nous aujourd’hui, la même distance de temps les sépare du moment de la création d’artpress que celle qui nous séparait alors du premier dripping de Pollock, de Jazz de Matisse, ou encore de l’ouverture du Musée national d’art moderne au Palais de Tokyo  ! Mais aussi  : des amis fidèles désormais manquent à l’appel.
Quant à notre domaine d’intervention, ce qu’on appelle l’art contemporain, qui a commencé à se mettre en place dans les années 1960 et que nous avons accompagné dans les années 1970 – en vérité, on parlait encore, alors, d’avant-gardes –, il s’est terriblement transformé et ceci de façon accélérée depuis notre 40e anniversaire, célébré à la Bibliothèque nationale de France. À la déjà vertigineuse diversité des formes qu’engendre la réappropriation par les artistes de techniques traditionnelles, ainsi qu’à l’appropriation des nouveaux outils numériques, s’ajoutent l’apport de procédés anciens, artisanaux, voire vernaculaires, venus désormais des cinq continents et celui de pratiques considérées, jusqu’à il y a peu de temps, comme marginales. Il va de soi que pour nous cet élargissement du champ couvert par l’expression “art contemporain” n’empêche pas de regarder les œuvres avec les mêmes exigences de qualité formelle, d’originalité et de pertinence. Ce n’est pas toujours facile, dans le grand bazar qu’est devenu un art trop souvent confondu avec son marché. Tous les acteurs de ce monde de l’art en expansion ne disposent pas, ou ne s’embarrassent pas, du même dispositif de critères. En 1972, nous voulions gagner à l’art contemporain un nouveau public. En 2022, un large public est conquis et la tâche est plutôt de l’aider à distinguer les œuvres authentiques de celles qui sont frelatées. Je ne crains pas d’employer le mot d’expertise, parce que nous n’avons jamais mis celle-ci qu’au service de nos lecteurs.

J’écris ces lignes quand vient de s’achever Paris+, la nouvelle foire de l’art gérée par Art Basel. Des œuvres d’artistes dont nous avons parfois été parmi les tout premiers à parler peuvent se négocier aujourd’hui à des prix qui feraient vivre cette rédaction pendant de nombreuses années  ! Mais l’arbitraire du marché est tel que d’autres, dont la valeur à nos yeux est supérieure, atteignent des prix qui restent comparativement modestes. Simultanément, nous avons affaire à de nouvelles générations d’artistes  : on y croise aussi bien ceux qui veulent, dans le contexte du marché, “faire carrière”, que ceux qui se définissent comme des “travailleurs de l’art”, c’est-à-dire plus ou moins comme les prolétaires dans ce zénith capitaliste, d’autres, enfin, qui ne souhaitent que préserver leur indépendance tout en se donnant les moyens de réaliser ce que dicte leur imaginaire. À propos de ces derniers, on lira quelques témoignages publiés dans notre numéro 503 (octobre 2022), recueillis auprès de jeunes artistes qui avaient participé à la première édition de notre biennale Après l’école.
Cette manifestation, Après l’école, biennale artpress des jeunes artistes, nous l’avons précisément créée, avec l’aide du ministère de la Culture, dans le but d’offrir d’excellentes conditions d’exposition (ce que ne proposent pas forcément les cimaises d’une foire) à de récents diplômés des écoles d’art et de permettre la meilleure visibilité possible de leurs réalisations, au milieu de la confusion évoquée plus haut. Les contrastes sont tels aujourd’hui dans “le monde de l’art” qu’ils se trouvent souvent très démunis au sortir de l’école et parfois dans une situation de vraie précarité. La deuxième édition d’Après l’école est accueillie actuellement, jusqu’au 8 janvier, par la ville de Montpellier (cf. notre n° 503 et le catalogue qui l’accompagnait, ainsi que les pages 8 à 10 de ce numéro). Avec ce numéro 505, exceptionnel, et une soirée que nous présenterons le 16 janvier, au Centre Pompidou, en collaboration avec la Bibliothèque publique d’information, la biennale est notre façon de marquer notre anniversaire en accompagnant de jeunes femmes et de jeunes hommes au début de leur vie d’artiste.
À l’occasion de nos précédents anniversaires, nous avions bien sûr revisité le passé, notamment dans le gros album publié aux éditions de la Martinière pour les 40 ans et qui contenait une sélection d’articles et de couvertures. Seules, cette fois, les pages littéraires et l’article consacré au théâtre revisitent des œuvres qui sont l’expression de nos valeurs fondamentales. Dans les autres parties de ce numéro, nous avons préféré, dans cette période où l’avenir, dans nos contrées, n’a jamais été aussi incertain, envisager le présent, l’analyser, essayer de le débrouiller en compagnie d’artistes, de philosophes, de responsables d’institution.
En me promenant dans ce monde de l’art élargi et dans ce marché euphorique, j’ai fait un constat. Quelle que soit l’agitation alentour, arrive toujours un moment où l’époque pionnière à laquelle artpress a pris part est citée en référence. Les avant-gardes des années 1960 et 1970 sont devenues mythiques. Et si notre rôle maintenant était de repérer dans les formes actuelles la rigueur et la liberté qui caractérisaient ces avant-gardes  ? De ramener le mythe dans la réalité  ?
 

Catherine Millet


Dans la partie littéraire...

Phares

 
143 Que reste-t-il à sauver  ?
Jacques Henric
144 Les sept parties de la nuit
Giorgio Agamben [1]
146 Avec Marcel Proust, paradoxes et préjugés
Philippe Forest
148 Franz Kafka, autoportrait secret
Richard Millet
150 Pierre Guyotat, “Nous ne sommes qu’une étape…”
Jacques Henric
152 Bivouac, manuscrit inédit
Pierre Guyotat
155 Georges Perec, je suis né Odradek
Enrique Vila-Matas
158 Création collective et héros singuliers
Georges Banu

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Légende Agent secret
Début et fin du film.

ART PRESS SUR PILEFACE
 


[1Les Cahiers de Tinbad n°13, sans le mentionner, ont également repris ma traduction et mes notes du Discours à la conférence des étudiants vénitiens contre le « Green pass » qu’Agamben a prononcé à Venise en novembre 2021.

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