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Le baiser

Une Vie divine

D 19 janvier 2015     A par Viktor Kirtov - C 6 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


C’est parce que la haine a envahi l’actualité à l’occasion des attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris, que nous vous invitons à faire une pause et partager son antidote, l’amour, dans l’expression du Baiser. Cet article initialement publié le 24/01/2006 a déjà reçu des ajouts :

30/10/2011 "Qu’est devenu le baiser de cinéma ?"
actualisé à la suite de la projection du film "The Artist", 2011
- 07/11.2011 Ajout AG : Photos et "Embrasse-moi malin" par Cécile Guilbert

Aujourd’hui 19/01/2015, nouvel ajout avec deux autres variations sur le Baiser :
- Le Baiser de Picasso (1969).
- Le Baiser de Brancusi

L’amour plutôt que la haine ! Même si Eros et Thanatos sont parfois embusqués en arrière plan et peuvent symboliser le thème du conflit dans la relation amoureuse, selon les vues de Freud. Conflit fondamental freudien entre la pulsion de vie, Eros, et la pulsion de mort, Thanatos, entre raison et folie, amour et haine, répulsion et attraction. Mais Carl Jung, Georges Bataille, et Lacan - bien que dans le prolongement de Freud - ont, quant à eux, une expression moins drastique et tendent à démontrer comment l’être féminin aide l’être masculin à dépasser son angoisse pour mieux connaître l’Autre et soi-même dans la relation érotique. [1]

L’amour plutôt que la haine !

V.K.

*

On connaissait « le baiser de Rodin », peut-être retiendra t-on « le baiser de Sollers ». Extrait de « Une vie divine ». Morceau choisi, morceau d’anthologie ? Jugez sur pièce !

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Le baiser de Rodin

"Le baiser de Sollers" dans Une vie divine

Pour en revenir aux histoires amoureuses, érotiques, etc., la question est finalement de savoir si ça embrasse pour de vrai ou pas. On n’arrive pas comme ça aux « baisers comme des cascades, orageux et secrets, fourmillants et profonds ». Au commencement sont les bouches, les langues, les appétits, le goût, les salivations discrètes. Il est révélateur que la lourde et laide industrie porno insiste sur les organes pour détourner l’attention de la vraie passion intérieure, celle qui se manifeste d’une bouche à l’autre. Manger et boire l’autre, être cannibale avec lui, respirer son souffle, son « âme », parler la langue qui parle enfin toutes les langues, trouver son chemin grâce au don des langues [...] Une petite salope, d’aujourd’hui, en revanche, peut branler, faire la pipe à fond, et même se laisser enculer, mais n’embrasse pas, ou pas vraiment, et ça se sent tout de suite. Embrasser vraiment, au souffle, prouve le vrai désir, tout le reste est blabla.

Dire que qui trop embrasse mal étreint est un préjugé populaire. Une femme qui embrasse à fond un homme (ou une autre femme) s’embrasse elle-même et se situe d’emblée dans un hors-la-loi aristocratique. Rien n’est plus sérieux, vicieux, délicieux, incestueux, scandaleux. Il faut mêler la parole à cet élan, ceux qui ne parlent pas en baisant s’illusionnent, quelles que soient les prestations machiniques et le vocabulaire obscène. Un baiser orageux et soudain avec une femme par ailleurs insoupçonnable vaut mille fois mieux qu’un bourrage vaginal primaire ou une fellation programmée. On s’embrasse encore sans préservatifs buccaux, n’est-ce pas, c’est possible.

Possible, mais, logiquement, en voie de disparition. C’est trop généreux, trop gratuit, trop enfantin, trop intime. Le baiser-cascade est en même temps un hommage hyperverbal : on embrasse le langage de l’autre, c’est-à-dire ce qui enveloppe son corps. Mais oui, c’est une eucharistie, une communion, une hostie, une pénétration sans traces, ce qu’a bien compris le fondateur du banquet crucial. Le narrateur enchanté de la Recherche du temps perdu note, lui, dès le départ, que le baiser tant attendu de sa mère, le soir, est comme une « hostie », une « communion », une « présence réelle » qui vont lui donner la paix du sommeil. Mme Proust est-elle allée peu à peu jusqu’à glisser légèrement en tout bien tout honneur, sa langue entre les lèvres de son petit communiant ? « Prenez, mangez, buvez. » Il est amusant que les Anglo-Saxons, si puritains, aient inventé l’expression « French kiss » pour désigner le baiser à langue. Frisson du fruit défendu, rejet.

La réticence à embrasser dit tout, et révèle la fausse monnaie. Le moindre recul, la moindre hésitation, le plus petit détournement de tête, la plus légère répulsion ou volonté d’abréviation ou d’interruption (pour passer à l’acte sexuel proprement dit, c’est-à-dire, en fait, s’éloigner) sont des signaux dont l’explorateur avisé tient compte. Il sait aussitôt s’il est réellement admis ou pas. « Ceci est mon corps, ceci est mon sang », l’au-delà de la mort parle. Bite, couilles, foutre, clitoris, vagin, cul, tout le cirque vient en plus, jamais le contraire. Une femme qui ne vous embrasse pas vraiment ne vous aime pas, et ce n’est pas grave. Elle peut poser sa bouche sur la vôtre, vous embrasser à la russe ou à l’amicale, aller même jusqu’au patin appuyé cinéma, mais la présence réelle, justement, ne sera pas là. Une expression apparemment innocente comme « bisous », de plus en plus employée, en dit long sur la désertification sensuelle. Plus de pain, plus de brioche, plus de vin, et surtout plus de mots ; c’est pareil.

« Ai-je embrassé M.N. sur le Monte Sacro ? » répétait sans cesse l’impayable Lou avant d’impressionner pour cette raison Rilke et Freud (parmi d’autres). M.N., gentleman, n’a rien dit, mais rêvait pour finir de petites Françaises anti-walkyries et, pourquoi pas, d’Espagnoles à la Carmen, les meilleures. Et pourquoi pas aussi, dans le même esprit, des Brésiliennes, des Mexicaines, des Colombiennes, des Vénézuéliennes, des Honduriennes, des Équatoriennes, des Chiliennes, bref, des catholiques, rompues, dès leur enfance, aux troubles de la communion ? La véritable initiation sélective est là, elle opère en douce. Une femme bien branlée rit. Une femme bien embrassée rajeunit.
N’est-ce pas, Ludi ?
N’est-ce pas, Nelly ?

Le texte en pdf


Rodin, Le baiser. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Rodin, Le baiser (détails), musée Rodin, Paris. Photo A.G., 18 février 2011 Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.
*

Embrasse-moi malin

LE MONDE DES LIVRES | 03.11.11 |

par Cécile Guilbert

Bises, kiss, je t’embrasse, des baisers, baci : de quoi ces formules rituelles, parfois multilingues et régressives (songez à l’atroce prolifération de bisous) clôturant échanges téléphoniques, SMS et courriels sont-elles le nom ? la chose ? qui pense à quoi en les écrivant, en les prononçant ? à quelle partie du corps ? et à quel genre de baiser ? S’il y a fort à parier que nul ne pense plus à rien tant ces mots sont devenus mécaniques, avouez qu’il suffit de les creuser pour qu’aussitôt jaillissent gestes, sensations, affects, images. Laissez venir doucement les questions, cherchez les réponses dans l’histoire des civilisations, l’art et la philosophie, rappelez-vous vos lectures et vos émois, agitez bien : l’élixir est prêt et le baiser, sublime sujet, devient inépuisable.

Cette fécondité subjective et culturelle irrigue d’abondance les essais de Belinda Cannone et d’Alexandre Lacroix. Est-ce dire qu’ils se recoupent et redondent ? Pas du tout, c’est même tout le contraire, et d’autant plus fascinant qu’ils puisent aux mêmes sources. Celle d’abord de l’initiation au premier baiser et de la vie amoureuse (anxiété, maladresse des pelles adolescentes, flirts, baisers clandestins, conjugaux, etc.). Celle ensuite des références culturelles obligées : Cantique des cantiques, Antiquité, Renaissance, Proust, Klimt, Rodin, le baiser hollywoodien, les vampires... Mais voilà, si l’expérience intime et l’érudition sont la règle, l’exception s’énonce par le corps, l’histoire subjective, la sensibilité, l’âge, le rapport à l’époque et surtout le sexe. Quant à leurs ambitions respectives, elles s’avèrent d’emblée très différentes.

"Tu ne m’embrasses pas assez ! Pourquoi est-ce que tu ne penses jamais à me prendre dans tes bras, juste pour me donner des baisers ?" De ce reproche que lui adresse un jour sa femme, déclenchant une interrogation sur sa négligence d’un "geste si simple qui me le faisait paraître inutile ou difficile", Alexandre Lacroix, 36 ans, essayiste, romancier et directeur de la rédaction de Philosophie Magazine, a tiré la matière d’une enquête passionnante sur l’histoire du baiser comme sur celle de sa propre maturation amoureuse. Empruntant son titre à Kierkegaard (1813-1855), qui songeait à rassembler ses notes dans une "Contribution à la théorie du baiser", elle alterne souvenirs intimes et réflexions générales inspirées par l’histoire des moeurs, de l’art, mais aussi la psychanalyse et le cinéma. D’où son côté encyclopédique insolite et réjouissant.

Saviez-vous qu’en dépit de sa présence en bas-reliefs sur certains temples indiens, les origines historiques du baiser étaient obscures et sa pratique rien moins qu’universelle ? Au XIXe siècle, foi d’explorateurs, ni les Tahitiens, ni les Japonais, ni les Amérindiens ne s’embrassent, certaines tribus africaines préférant se lécher les yeux, les habitants de la Terre de Feu se frotter les joues, les Iakoutes sibériens y poser leur nez pour les respirer longuement en fermant les yeux. Autre mine : la tripartition romaine du basium familial ("contact des lèvres sans intromission de la langue"), de l’osculum (le même entre pairs) et du suavium ("baiser langoureux et lascif donné la bouche ouverte"). Le basium fut recommandé par saint Paul et adopté avec enthousiasme par les premiers chrétiens, jusqu’à ce que, suspect d’alimenter la débauche, il soit interdit par Innocent III (pape de 1198 à 1216) qui le réserva à sa propre mule, aux anneaux des évêques et aux reliques des saints !

[...]

Lacroix, qui a fait le récit de sa propre éducation au baiser et à la "baise", oscille entre romantisme rousseauiste et libertinage, vise juste en affirmant que "les hommes traitent en général le baiser comme leur propre part de féminité. (...) On comprend que les femmes raffolent des hommes qui embrassent bien : ceux-là sont des perles rares, capables de stopper le show machiste, de tomber les armes et le cynisme guerrier, de traiter avec douceur la femme qui est en eux". Quid alors de la masculinité des femmes et des baisers homoérotiques ? La réponse pourrait se trouver chez Baudelaire, à "Lesbos où les baisers sont comme les cascades qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fond, et courent, sanglotant et gloussant par saccades, orageux et secrets, fourmillants et profonds". En tout cas, grand plaisir de lire ces deux essais trop complémentaires pour ne pas s’aboucher.

Cécile Guilbert

L’intégrale ici (pdf)

Ouvrages cités :
Contribution à la théorie du baiser d’Alexandre Lacroix, Ed. Autrement, 144 p.
Le Baiser peut-être de Belinda Cannone, Ed. Alma, "Pabloïd", 168 p.

*

Nota : Qu’est devenu le baiser de cinéma ?

Si le cinéma et l’audiovisuel sur leurs différents supports tendent à remplacer le livre, on peut noter l’évolution du baiser de cinéma depuis ses débuts hollywoodiens. Aujourd’hui, on n’embrasse plus, on couche.

Par ailleurs, le modèle de l’écrivain ou du philosophe, figure de référence a fait long feu. Adieu aux Malraux Sartre..., aux avant-gardes littéraires, têtes de proue de l’effervescence culturelle remplacée aujourd’hui par l’effervescence médiatique et les "people" qui l’animent, venus largement du show-business, du sport, et de la presse people. Parmi eux se glissent quelques Sollers, d’Ormesson, Onfray... souvent conduits à faire des grimaces pour continuer à exister dans le cirque médiatique.

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Qu’est devenu le baiser de cinéma ?

Et puisque le référence cinématographique et médiatique tend à remplacer la littéraire, le film "The Artist" dit bien, le mal d’exister quand les références changent. Le cinéma parlant a remplacé le cinéma muet et ses stars. Et le "livre parlant", dans toutes ses variantes audiovisuelles, est en train de remplacer le "livre muet".
Mutation et évolution, l’homo sapiens saura encore une fois s’adapter. Et merci aux quelques passeurs de cette adaptation, François Busnel et les autres.

Bons baisers.

*

Un baiser de cinéma de 1930. Genre : vorace.

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Luis Bunuel, L’Âge d’or, 1930
Mon amour... Mon amour... Mon amour...

Plus, ici...


Le Baiser de Picasso (1969)

Belle analyse de Ludivine Marguerite Sereni par ailleurs, l’auteure de l’excellent blog, This Side of Paradise. ·

« Festin nu (Elle veut faire de son amour un grand festin).

Composition savante et géométrique, floraison des motifs : les mains-éventails s’impriment sur la taille, tandis que les seins, cœur inversé, renversé, se durcissent et blanchissent à l’enchâssement des formes. Mouvement concentrique : c’est par le baiser que tout se fait. — Elle veut faire de son amour un grand festin : yeux grand ouverts ; toujours ! — sans ça, impossible d’entendre les couleurs s’épanouirent. Nul embarras des corps ici : les formes se répondent en pénétration vive. Mutuelle dévoration : un, deux, trois nez (tels les satellites d’une orbite elliptique) pour lui ; et yeux ouverts et clairs sur visage sombre, ombre d’éclipse sous chapeau d’ocre jaune ; lui encore, lutinant sa belle, sa tourterelle. Ça ne tâtonne pas, ça sait parfaitement où ça va. Pas de fusion, pas de confusion — soudaine et habile découverte des solitudes ; des aptitudes.

L.S. »

Le Baiser de Brancusi (vers 1923-25)

Luis Bunuel, L'Âge d'or, 1930

Le sculpteur roumain (1876-1957) déclina le motif du Baiser dans de nombreuses séries jusqu’à en faire une signature. Celle-ci, très épurée, a retenu notre attention, en contrepoint de celle de Picasso.

"Une ligne médiane, interrompue par la ceinture infinie des bras qui s’entrelacent, formant un double cadre, sépare les corps collés ; de leurs figures on ne voit que les yeux, la bouche (réduite à un minuscule trait d’union) et les cheveux, suggérés dans quelques incisions incurvées avec grâce, encadrant les visages des amoureux enlacés" notait Barbu Brezianu.

Les yeux ouverts dans le Baiser de Picasso (1969)

« Les yeux ouvert s », Ludivine Sereni l’a bien souligné dans son analyse du Baiser de Picasso (1969).
Picasso a 88 ans quand il peint ce tableau. Entre mai 1969 et février 1970, il peint une trentaine de baisers et de couples ; certains, exposés au Palais des Papes à Avignon en 1970, ont fait scandale par leur caractère cru dénonçant les tabous persistants du siècle.

En 1925, Picasso avait déjà peint Le Baiser, un baiser illustrant le désir conflictuel, version Freud. L’image des deux amants autour de ce qui est censé les rapprocher, provoque et choque le spectateur : l’homme est à la recherche du sexe alors que la femme, en quête d’amour, y attache moins d’importance qu’au baiser lui-même.

Le Baiser de 1969 est plus figuratif que celui de 1925. Même thème, même titre mais sous une forme différente ; en effet il ne reproduit que les têtes des personnages unis par un baiser de bouche à bouche, sur une base égalitaire. La société a évolué, l’homme et la femme expriment leur désir, sans tabous, la bouche-vagin de la femme avale le nez phallus de l’homme, dans la nudité épanouie de la femme. Deux êtres adultes et mâtures vivent leur désir mutuel, à égalité, les yeux grand ouverts.
“Voir, c’est d’abord voir qu’on est un sexe, c’est-à-dire un être séparé. Voir est un phénomène indissolublement lié au voyeurisme, c’est-à-dire à la fascination de la différence sexuelle.”(PONTALIS, 2004). [2]

*

Les yeux ouverts : VOIR et DIRE la réalité pour ce qu’elle est et non pour ce qu’on voudrait qu’elle soit, Picasso l’exprime dans ses tableaux. Et c’est sans doute un des grands tournants suite à la manifestation du 11janvier. Des tabous sont tombés, l’angélisme, le laxisme et l’inefficacité qui ont prévalu ces 30 dernières années, des mots les ont balayés. Ceux du Premier ministre Manuel Valls qui a su le dire, contre une tradition de son propre camp qui s’est souvent cachée derrière les mots, les tordant, les émasculant pour refuser de voir et de nommer. Et la droite n’a pas su endiguer la dérive d’une génération de jeunes des cités – plus largement encore sans avenir que les autres jeunes des quartiers plus favorisés.
Une colombe avec un crayon de dessinateur dans le bec ne fait pas la paix [3]. Il faudra du temps, beaucoup de temps, une génération peut-être pour refermer la fracture sociétale, une fracture ouverte, béante, comme en témoignent les réactions de ces derniers jours. Du temps, de la continuité, du courage, de l’intelligence dans toutes les institutions de la Société. De bas en haut de la hiérarchie et de haut en bas. Mais le 11 janvier a permis cette prise de conscience que les mots ont un sens, et qu’il faut commencer par mettre des mots sur le mal pour le combatte et le soigner. C’est ainsi que du mal de ces tueries nait un espoir. Une lueur d’espoir.

« Il n’y a aucun mal dont il ne naisse un bien. »
Marquis de Sade, Justine ou les malheurs de la vertu.

*

[2D’après Lydie ROYER, Université de Reims, « A propos de l’extravagance dans Le Baiser de Picasso (1925) »

[3Dessin de Plantu dans Le Monde du 10 janvier

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6 Messages

  • V.K. | 15 octobre 2012 - 01:19 1

    Dans le prolongement des considérations de Robin Garcia sur baiser et peser, cette courte histoire dans la bouche pulpeuse et sensuelle d’une collègue alsacienne :

    - Quelle différence entre une balance Roberval et une Alacienne ?
    - ...
    - Il n’y en pas. Elles ‘paisent bien toutes les deux !

    Voir en ligne : http://www


  • Robín García | 15 septembre 2012 - 20:19 2

    Avez vous remarqué, monsieur Sollers, que baiser est presque isophone avec peser, quoique antinome ; que l’on retrouve "besar" et "pesar" en espagnol ; et que dans la langue de ceux qui protestent de véhémence (1) et de leurs îles seules ; on trouve "kiss" et "miss", cet amour qui contradictoirement (nous) me manque ?

    (1) : Non catholiques.


  • Benoit Monneret | 23 novembre 2011 - 16:25 3


  • sinteuil | 21 novembre 2011 - 09:32 4

    « Qu’est-ce qu’un baiser ? Ce n’est autre chose que le véritable effet du désir de puiser dans l’objet qu’on aime. »
    _ Casanova, Histoire de ma vie
    _ Laffont, coll. Bouquins II,5

    « Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout »
    _ Guy de Maupassant

    « Et puis y a le baiser d’Zézette
    _ Le plus salé le plus sucré c’est le plus chouette
    _ On dirait un chausson aux pommes
    _ Langue de velours palais d’amour on la surnomme
    _ Je l’aime
    _ Elle m’aime
     »
    _ Pierre Perret


  • Valérie Bergmann | 9 novembre 2011 - 19:42 5

    Délice et prémisse de l’envie d’être prise, comme avalée entièrement. Dévorée infiniment et ce, avec fougue et passion. Voilà ce que représente le Baiser. On n’en finirait pas, lorsque cela est fait avec un zeste de douceur, un zeste de passion, jusqu’à ce qu’une écorce fougueuse alors se fasse sentir jusqu’aux fins fonds de nos entrailles. Peu de gens savent ou ont connu ce divin baiser. Heureux sont ceux qui s’en délectent. La langue est l’organe secondaire d’un baiser accompli. Quoi de meilleur que d’alterner bouche, léchage et mordillement. Les dents entrent alors en ligne de compte. Comme on taite le sein maternel, on embrassera, mais bien plus tard. Sans délai et sans retard. C’est tout ce que je souhaite à l’humanité entière : connaître au moins une fois dans sa vie la douce fièvre du Baiser. Du vrai.

    Voir en ligne : Du bout des lèvres, profondément


  • A.G. | 16 décembre 2006 - 12:13 6

    Le baiser dans l’art et la littérature

    Voir en ligne : Baisers