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Logiques : la théorie (de) l’écriture et l’avant-garde

Ph. Sollers, entretien de l’été 1970

D 2 novembre 2008     A par A.G. - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


En octobre 1968 Sollers publie dans la collection Tel Quel un volume intitulé Théorie d’ensemble. L’époque est à la Théorie. Pas à la théorie pure, mais à la recherche de l’articulation entre une théorie globale et les différentes pratiques "signifiantes", notamment, cette pratique spécifique que recouvre encore « le vieux nom de "littérature" ». Croire que ce souci que certains dénigreront sous le nom de "théoricisme" était seulement le fait des "terroristes" de Tel Quel serait oublier que tous les champs du savoir étaient concernés : la "critique littéraire", la sociologie, l’ethnologie, la philosophie, la psychanalyse, le cinéma, la littérature, l’art cinétique, etc... En témoigne la grande variété des noms qui figuraient au sommaire d’une revue éphémère VH 101. Il y a là Barthes, Bourdieu, Pontalis, Robbe-Grillet, Lyotard, Vasarely... Rien qu’on puisse véritablement "unifier" (y compris sous le vocable de "structuralisme" — cette invention de journalistes).
Au sommaire du numéro 2 de VH 101 (été 1970) figure également le nom de Philippe Sollers. Dans son entretien il développe ce qui était alors la préoccupation principale de Tel Quel : la refonte du matérialisme historique et du matérialisme dialectique à l’aide d’une théorie de l’écriture articulée à une nouvelle pratique signifiante, consciente de l’apport d’écrivains aussi essentiels que Lautréamont, Mallarmé, Artaud, Bataille, etc... et aussi de la psychanalyse, notamment lacanienne.

Un document, donc, pour apprécier les enjeux de l’époque, document où l’on notera déjà la référence à la Chine et à son mode particulier d’écriture qu’un roman de Sollers — Nombres — avait annoncée dès avril 1968 en même temps que paraissait un recueil d’essais de Sollers : Logiques [1]. De ces logiques — au pluriel — il est aussi question ici.

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Le monde n’est pas à décrypter, il est à transformer.
Matérialisme historique, matérialisme dialectique, psychanalyse.

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Théorie et théorie de l’écriture. Derrida et La Grammatologie.
La notion d’avant-garde.

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Hypothèse et théorie.
Théorie et pratique spécifique.
Théorie de l’écriture et logique lacanienne du signifiant.
L’écriture chinoise.

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La théorie ne vaut que comme théorie globale.
Théorie et science.
Logiques.

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Théorie de l’histoire et théorie de l’écriture.
L’écriture n’est pas la communication.
Dissoudre la champ idéologique appelée "littérature".
Etudier le travail de la "signifiance".

fin --->

La question du nom et de la signature.
La subversion du sujet.

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[1Deux essais de ce recueil, désormais indisponible (de même que le volume Théorie d’ensemble), ont été repris avec d’autres textes non réédités de Sollers sous le titre de Logique de la fiction aux éditions cécile defaut en 2006, avec une préface de Philippe Forest. Il s’agit de Logique de la fiction (1962) et de Le Roman et l’expérience des limites (1965).

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