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Marc Pautrel en résidence d’auteur à Jérusalem

D 13 octobre 2018     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



Marc Pautrel. Crédits photo : Catherine Hélie / Éditions Gallimard

Marc Pautrel a été lauréat 2015 de l’Institut Français de Jérusalem (Centre Romain Gary) pour une résidence d’auteur. à Jérusalem. C’est la relation de son séjour dans ce lieu chargé de notre histoire occidentale qu’il propose dans un texte publié par la revue L’Infini N° 143, Automne 2018, sous le titre « A Jérusalem » (p 48 à 62 de la revue).
Nous vous proposons de partager avec vous, un extrait, avec l’aimable autorisation de l’auteur, en vous souhaitant d’y trouver le même plaisir et intérêt que nous.
Texte que nous présentons, ci-après, illustré de photos de l’auteur (source : son compte Instagram), et qui ne figurent pas dans le texte publié dans L’Infini. Les sous-titres proposés sont de pileface. Ils ne figurent pas non plus dans le texte de L’Infini. En parallèle, Marc Pautrel tient un Carnet, : Chaque jour, trois phrases - parfois notes de travail, parfois journal intime… depuis 2007 et nous avons mis en situation, en regard de la relation « A Jérusalem » quelques unes de ces phrases.

Marc Pautrel tient aussi un blog où il avait déjà laissé quelques traces de ce séjour et dans lequel nous avons également puisé pour resituer le contexte de cette résidence d’auteur à Jérusalem.

LE CONTEXTE


« Je suis arrivé hier soir en Israël pour un séjour de deux mois à Jérusalem, en résidence d’auteur avec l’Institut Français de Jérusalem (Centre Romain Gary). Je suis hébergé à l’École Biblique et Archéologique Française, celle-là même qui a créé la Bible de Jérusalem (sans doute ma traduction préférée de la Bible).
Au programme de ces deux mois : vivre à Jérusalem, lire à Jérusalem, dormir à Jérusalem, écrire à Jérusalem...

(Comme d’habitude, tous les jours je mettrai en ligne sur Instagram des instantanés photographiques de ma résidence) »

Ainsi s’exprimait Marc Pautrel sur son blog le 3 septembre 2015.

Après un premier hébergement le premier mois, à l’Ecole Biblique et Archéologique Française, au sein du couvent dominicain Saint-Étienne, situé près de la vieille ville, le séjour se poursuivra en octobre à la Maison d’Abraham. Chambre quelque peu spartiate chez les dominicains, mais deux très beaux lieux !

L’octroi de cette résidence d’auteur était lié à un projet d’écriture dont le site de l’Institut Français de Jérusalem garde la trace en ces termes !

LE PROJET

L’idée lui vient de ses précédents séjours à l’étranger, où chaque fois, il éprouve le même besoin de tenir des carnets de voyage qui témoignent de la manière dont on peut être transformé par le lieu que l’on découvre. Son projet à Jérusalem étaitd’écrireun roman initiatique sur les découvertes parallèles de la ville de Jérusalem et de la bible que le narrateur lit et relit chaque soir en rentrant à sa résidence.

Son projet d’écriture qu’il intitule Une tante à Jérusalem commence ainsi : le narrateur qui vit en France, est contacté un jour par un notaire qui lui annonce qu’une femme centenaire dont il ignorait le nom est décédée à Jérusalem, et qu’il en est l’unique héritier…

Notons que durant son séjour, Marc Pautrel a animé des lectures avec les élèves du Lycée français de Jérusalem ainsi qu’une soirée à la librairie française Vice Versa de Jérusalem sous l’égide de l’Institut français local.


Institut Français de Jérusalem. Affiche géante du programme d’octobre 2015, avec la photo de Marc Pautrel en tête d’affiche

Mais à notre connaissance, le projet initial de roman n’a pas vu le jour.
L’article "A Jérusalem" dans l’Infini N°143 et ses diverses contributions, sur son blog, sur Instagram, dans son carnet... constituent en quelque sorte le tribut que Marc Pautrel souhaitait laisser en témoignage de gratitude à la ville et à ses hôtes.


A JERUSALEM [1]

Le contenu de l’article comporte treize sections qui pourraient s’intituler ainsi, bien que l’article dans L’Infini ne comporte pas de sous-titres :
L’ARRIVEE
LE KOTEL
JE ME FAIS ABORDER PAR UN « SCHNORRER »
MON HEBERGEMENT
LE ROI DAVID
LE QUARTIER DES « HAREDIM », LES ULTRA-ORTHODOXES
LE MONT DES OLIVIERS
AU MUSEE D’ISRAEL
LE VENT DE SABLE, LE « SHARAY »
A YAD VASHEM, AU MEMORIAL DE LA SHOAH
JE VOUDRAIS ACHETER UNE TOUPIE HANOUKA
DEMAIN JE M’EN VAIS (2 sections)

L’extrait que nous vous proposons - ceci afin de laisser la primeur du texte complet aux lecteurs de L’Infini , au moment de la parution du numéro - est constitué des trois sections suivantes :
LE KOTEL
MON HEBERGEMENT
LE MONT DES OLIVIERS..

LE KOTEL

Je vis mon premier matin à Jérusalem et c’est la première chose que je veux aller voir : le Kotel, le Mur occidental. J’ai le plan des lieux en tête, j’entre dans la vieille ville par la Porte de Damas et je descends tout droit. Je traverse la partie arabe, pleine d’étals de marchandises et de nourriture, des épices entêtantes, aux odeurs singulières, souvent agréables, que je n’avais jamais senties de ma vie, c’est très désordonné, bruyant, parfois inquiétant pour un Européen, mais la présence, à l’angle des rues, de policiers israéliens détendus et souriants, me rassure.


Jérusalem, Porte de Damas (une des sept portes d’entrée dans la vieille ville)

Jérusalem Le Kotel, le mur occidental

Je me laisse guider par les panneaux indicateurs en trois langues, anglais, hébreu, arabe, j’avance entre les murs hauts et les passages couverts. Enfin j’arrive à proximité du Kotel. Il y a une intersection et d’un côté on peut se diriger vers le Dôme du Rocher, le lieu sacré des musulmans, tandis que de l’autre côté on va vers le Kotel, le lieu sacré des juifs. Un peu avant, sur le chemin, en tournant à droite on pouvait aller vers le Saint-Sépulcre, le lieu sacré des chrétiens.

J’oblique encore deux fois dans les ruelles et enfin apparaît sur la droite une petite allée avec portique de sécurité et fouille des sacs, c’est l’entrée de l’esplanade du Kotel. Je passe devant sans m’arrêter, je veux observer l’endroit de loin tout d’abord. Le soleil du début de matinée est déjà haut, la lumière est magnifique, le Mur est là en contrebas, éblouissant. Tout est clair, jaune et presque blanc, il n’y a pas encore trop de monde, pas de file d’attente, quelques hommes qui prient, la main posée sur les pierres du Mur, la tête penchée. C’est un des points centraux de l’Univers, un des plus beaux endroits au monde. Je reste là à observer ce spectacle de pierre et de corps, silencieux et paisible, puis je continue mon parcours en montant vers le quartier juif et les synagogues. J’étais venu jusqu’ici pour voir le Kotel, ça y est, je peux rentrer en France, j’ai vu le lieu saint, j’ai ressenti ce que je devais ressentir ou ne pas ressentir, j’ai confirmé mon nouveau sentiment, mon nouvel état d’homme face à l’Éternel, et je suis, non pas un surhomme, ni un fils, ni un égal, mais un prophète, un écrivain, je suis un collègue de l’Éternel, je suis un héros grec en passe de devenir un dieu.

J’ai l’intuition qu’ici, à Jérusalem, la vie et la mort n’ont pas le même sens qu’ailleurs, que les choses sont suspendues et que l’avenir de mon corps n’a plus vraiment de sens, je n’ai pas été, je ne suis pas, je ne serai pas, le Temps a été renvoyé, effacé, définitivement annulé. Je ne me tiens pas ici au point d’origine géographique, mais au point d’origine temporelle, au méridien, au centre de la Terre et du Ciel, à la borne du kilomètre-zéro historique, au milieu du moyeu de la roue, dans l’œil du cyclone : tout le reste du monde tourne à partir d’ici. Le Temps tout entier tourne à partir d’ici, d’où le sentiment de plaisir et de trouble que chaque visiteur de Jérusalem ressent.


Dans le Carnet de Marc Pautrel au 4 septembre 2015, (jour 247 de l’année)
alors que le lieu Jérusalem s’imprime dans ses pensées depuis deux jours.

Sollers au pied du Mur Voir ICI, une vidéo de Jean-Paul Fargier.

MON HEBERGEMENT

Très vite, il fait terriblement chaud et à onze heures du matin je dois rentrer me mettre à l’abri, dans ma petite chambre à l’ombre et au frais, derrière les épais murs de l’École Biblique et Archéologique Française (EBAF), où les moines dominicains m’hébergent pour le compte du Consulat Général de France.


Dans le Carnet de Marc Pautrel Photo : Jérusalem, la gare routière (Central Station)

Je connais la grande chaleur du sud-ouest français, les quarante degrés immobiles des après-midi d’été, dans les rues de la ville ou sous les pins des Landes, aucun vent, les odeurs de toute la réalité portées à ébullition, goudron, résine et sable mêlés. Mais la chaleur du Moyen-Orient c’est vraiment autre chose, je n’avais jamais vécu ça, c’est implacable, maximal, continu, c’est la chaleur du désert, soleil bouillant comme s’il s’était soudainement rapproché de la Terre, sécheresse totale, on brûle littéralement sur place, on se sent privé de son eau, l’air vous aspire les liquides à l’intérieur du corps, vous rétrécit, vous dessèche, vous frappe avec constance pour vous assommer lentement, jusqu’à vous tuer si vous ne vous en protégez pas.


Jérusalem, Ecole Biblique et Archéologique Française (EBAF), atrium du couvent

Jérusalem, EBAF, le patio avec accès aux chambres

Jérusalem, EBAF, chambre

Tous les gens que je croise dans la rue ont avec eux une bouteille d’eau et les jeunes tiennent souvent un verre en plastique rempli de jus de fruits pressés et de glace pilée, avec couvercle et paille, et ils sirotent une gorgée toutes les minutes, ils se réhydratent à mesure que le soleil brûlant capte leur eau, étonnant transfert continu entre le ciel et la terre, entre les éléments naturels et les corps vivants. Chacun porte sa casquette ou son chapeau, et les magasins sont climatisés, l’ombre est organisée partout, murs hauts et rues étroites, et on parvient tant bien que mal à supporter la canicule, mais malgré tout j’ai du mal à m’habituer et je ne sors pas jusqu’au coucher du soleil, quand l’extérieur redevient plus vivable, avec la fraîcheur a un léger vent parfois.


Jérusalem, jardin de l’EBAF au crépuscule

Jérusalem, remparts qui séparent la vieille ville de la ville nouvelle

Le lendemain matin, en me promenant je découvre à côté de l’hôtel King David, un petit jardin en terrasses, duquel on aperçoit les remparts de la vieille ville située en. face. On y trouve des bancs, des fontaines, des pergolas avec plantes grimpantes, des recoins frais, des allées dallées et des escaliers qui successivement montent et descendent en tournant, et permettent de méditer au calme. Il n’y a ici aucun touriste, c’est le lieu des solitaires apaisés et le rendez-vous des couples amoureux. Juste avant d’accéder à ce petit jardin, en arrivant de la rue et sur l’arrière du King David, il y a de grandes pelouses circulaires, parfaitement entretenues et bien vertes, on dirait un golf, mais traversé d’allées zigzagantes.

Au moment où je m’apprête à entrer dans le square contigu, dans l’impasse qui y mène depuis la grande rue, une femme vient vers moi et me salue comme si elle me connaissait, comme si j’étais un ami, et sans doute en me tutoyant, et elle me demande, je suppose, un renseignement sur une rue, ou quelque chose comme ça. Elle me parle en hébreu et me prend pour un habitant de Jérusalem. Je lui réponds en anglais, sorry I’m french, et aussitôt j’ajoute ani tsarfati (je suis français). Elle rit, me dit qu’elle s’excuse et me souhaite bonne journée en hébreu, du moins c’est ce que je comprends. De loin, je dois donc ressembler à un Israélien, j’en suis à la fois étonné et fier.


Jérusalem, une rencontre insolite

Je marche sur les allées de gravier entre les grandes pelouses vertes et ondulées, des jets d’eau les ont arrosées toute la nuit, les pins font de l’ombre, le soleil est encore bas, il est huit heures du matin, je suis venu directement ici après le petit-déjeuner. Je m’arrête, je regarde au loin les remparts de la vieille ville, l’ancien monde toujours présent et si important. Il n’y a pas un bruit, et soudain j’entends quelque chose sur ma gauche, des sortes de râles, des petits chocs sur le sol. J’ouvre grand les yeux : un magnifique cheval alezan se promène sur la pelouse, seul, en liberté. Il me voit mais cela ne le gêne pas, il dresse sa tête, fait quelques pas, profite de la fraîcheur de l’aube. Un deuxième cheval apparaît derrière lui, blanc, qui secoue la tête cette fois, mais toujours sans hennir ni s’agiter, il est aussi athlétique que le premier, il me regarde également. Je pourrais aller vers eux, je pourrais les caresser, je suis certain qu’ils se laisseraient faire, mais je préfère les laisser tranquilles. J’ignore d’où ils viennent, ce qu’ils font là, seuls, dans ce square, sur cette grande pelouse si verte, mais je sais qu’ils sont ici en paix, comme je le suis moi-même à cet endroit et ce moment précis.


Jérusalem, aube dans le jardin de l’École Biblique et Archéologique

Jérusalem, façade de la Maison d’Abraham, le 2ème hébergement de Marc Pautrel

Jérusalem, chambre à la Maison d’Abraham

Jérusalem, Maison d’Abraham, terrasses

Jérusalem, 9 octobre 2015, routes fermées tout autour de la vieille ville, bloqué à la Maison d’Abraham

LE MONT DES OLIVIERS


Jérusalem, le Mont des Oliviers vu de la Maison d’Abraham

Ce matin, je traverse la vieille ville et je ressors par la partie ouest, Porte des Lions, puis je longe la vallée du Cédron, avant de gravir cette colline si mystérieuse, qui fait face aux remparts et qui, bizarrement, se retrouve aujourd’hui dans un quartier arabe, une colline qui forme un immense cimetière, le plus grand et le plus ancien cimetière juif du monde : le Mont des Oliviers.

A mi-hauteur, la colline est coupée en deux dans le sens de la longueur par une route large et récemment refaite, toute droite, empruntée par les cars de tourisme et les taxis arabes. Tout le long de la pente, des tombes sont alignées en terrasse, parfaitement parallèles les unes aux autres et orientées perpendiculairement aux remparts de la vieille ville, elles sont là depuis des siècles, les plus anciennes datent de 2500 ans.


Les tombes du Mont des Oliviers

La multitude des dalles rectangulaires impressionne, la lumière des tombes toutes en pierre blanche et presque blonde, couleur paille dès que le soleil décline le soir, la régularité de leur alignement, les cailloux posés par les visiteurs sur le dessus, tout ici est immuable, rien ne peut troubler la quiétude des défunts, pas même le brouhaha ininterrompu des voitures et des cars sur la grande route qui traverse le cimetière.


Jérusalem, au pied du Mont des Oliviers

Les tombes ne craignent rien, elles sont là depuis si longtemps, elles en ont vu d’autres, des chrétiens, des Ottomans, des Britanniques, elles protègent leurs hôtes, qui eux attendent. Tout le monde attend, moi-même j’attends, nous attendons que le moment arrive enfin, qu’Élie soit de retour, ça se passera ici, tous se relèveront et le suivront, et· moi aussi je veux bien venir, je ne crois pas à grand-chose d’autre qu’à moi-même, mais les épopées m’intéressent, les immenses aventures et leurs immenses récits, il faudra être là pour voir ça, tout vivre et ensuite tout revivre, ensuite tout raconter.

Si vraiment il est impossible de m’inhumer dans l’île San Michele à Venise, et si l’Allée des artistes du cimetière de la Chartreuse à Bordeaux ne veut pas non plus accueillir ma dépouille, j’aimerais bien venir dormir quelques siècles ici, au Mont des Oliviers, à flanc de colline, tourné vers Jérusalem. C’est le lieu idéal pour traverser la mort sans encombres, et ils sont tous là, allongés dans la paix, les disparus si peinés d’avoir causé tellement de douleur autour d’eux en quittant ce monde, les morts endormis sous le soleil pour des millions de jours encore, mais prêts à ressusciter dès que le Messie reviendra. Ils n’ont que le ciel sur eux, une grande dalle de pierre, quelques cailloux, les lettres sacrées, et le ciel immense. Le jour venu, un vent puissant et doux soulèvera les pierres et descellera les dalles, et ils se lèveront, et ils marcheront. Il y a quelques années, très sérieusement et avec gravité, ma mère m’a posé une question sur la résurrection, elle voulait savoir si, réellement, au jour de la résurrection des morts, elle retrouverait son père disparu quand elle était encore enfant, et surtout s’il serait à nouveau en pleine santé, aussi jeune et aussi beau que lorsqu’elle était petite. Je lui ai répondu que c’était certain car c’était écrit, et magnifiquement écrit. Tout ce qui est parfaitement écrit arrive.

Revenant vers la vieille ville, je vais à nouveau au Kotel. Aujourd’hui il y a davantage de monde, je passe le contrôle de sécurité et je descends les marches jusqu’à l’esplanade, mais je ne vais pas prier au Mur. Je ne sais pas prier, s’il y a un Dieu c’est mon Dieu personnel, mon égal et mon double, celui qui m’attire et me dépasse, comme deux cyclistes se relaient dans une échappée, une fois il est devant moi et je profite de sa vitesse, de la faille qu’il m’ouvre à l’intérieur du vent et contre la résistance du monde, une autre fois c’est moi qui le précède et c’est lui qui m’imite. En quelque sorte comme un père et un fils, je suis probablement un catholique hérétique, je suis le Saint-Esprit, à la fois le Père et le Fils, mais tout cela dans un but tout autre, celui de perpétuer et décupler le langage, et c’est alors ma partie juive qui reprend le dessus : lire et écrire, commenter tout ce qui a été déjà et sera encore et à jamais écrit, déployer le langage, rendre sans fin hommage au dictionnaire et à cette forme que la langue française donne heure par heure à l’alphabet, amen.

SUR LE DEPART, FIN OCTOBRE 2015

Quelques jours auparavant, lorsque je demande à un archéologue dominicain pourquoi le Kerel tient une celle importance dans le judaïsme, il me fait remarquer que le Mur est le dernier vestige du Temple où se trouvait l’Arche d’Alliance. Il ajoute que l’autre nom de l’Eternel est Ha Maqom, le Lieu. Voilà, j’ai eu ma réponse, à chacun de trouver sot, lieu. Je connais le mien, la lecture.

Marc Pautrel


A PROPOS DE L’AUTEUR

Marc Pautrel est né en 1967 et vit à Bordeaux depuis plus de 25 ans. Après des études de droit, il décide de se consacrer à l’écriture. Il a reçu le Prix littéraire d’Aquitaine en 2010 et le Prix de la Résidence d’auteur de la Fondation des Treilles en 2015. Bénéficiant de bourses d’écriture, il a séjourné en tant qu’auteur invité à Mexico et à Tokyo.

Il est l’auteur du Métier de dormir (Ed. Confluences, 2005), de Je suis une surprise (Ed. In8, 2009), et de romans parus aux Éditions Gallimard dans la collection de Philippe Sollers, « L’Infini » : L’homme pacifique (2009), Un voyage humain (2011),Polaire (2013) et Orpheline (2014). En août 2015 paraît aux éditions Louise Bottu « Ozu », un livre inspiré de la vie du cinéaste japonais.

Septembre-octobre 2015 ; en résidence d’auteur à Jérusalem

À l’automne 2015, il publie le premier chapitre d’un roman biographique sur Blaise Pascal.

janvier 2016 : parution du roman Une jeunesse de Blaise Pascal, Éditions Gallimard (coll. L’Infini)

juin 2016 : Une jeunesse de Blaise Pascal reçoit le prix Henri de Régnier de l’Académie française.

août 2016 : La Mer de la Tranquillité, roman inédit, disponible en téléchargement gratuit.

octobre 2016 : parution en Italie d’Una giovinezza di Blaise Pascal (Trad. Francesco Bergamasco), Milan, Éditions Archinto.

janvier 2017 : parution du roman La sainte réalité, Éditions Gallimard (coll. L’Infini).

juin 2017 : "Sollers en mouvement", texte dans la revue L’Infini, n° 139, Printemps 2017.

septembre 2017 : La sainte réalité dans la sélection du prix Décembre.

décembre 2017 : "L’invité", texte dans la revue L’Infini, n° 141, Automne 2017.

janvier 2018 : parution du roman La vie princière Éditions Gallimard (coll. L’Infini).

LIENS

Site officiel de Marc Pautrel : www.marcpautrel.fr

Blog

Carnet

Instagram : https://instagram.com/marcpautrel/

Twitter : https://twitter.com/marcpautrel

Facebook : https://twitter.com/marcpautrel

Sur le site Gallimard

Sur pileface.com


[1L’écriture de ce texte a bénéficié du soutien de l’Institut Français de Jérusalem, dons le cadre d’une résidence d’auteur à Jérusalem.

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