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Kirk Douglas, lanceur d’alerte

Un Américain à Paris

D 9 novembre 2016     A par A.G. - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



Spectacle. De 1981 à 1989, les Etats-Unis ont eu un médiocre acteur hollywoodien de série B comme président, Ronald Reagan. L’époque a changé. Après une campagne ubuesque, vulgaire, raciste, misogyne, coûteuse, d’une rare violence, Donald Trump, animateur, de 2004 à 2015, d’une émission de télé-réalité, The Apprentice dont le gimmick était « You’re fired ! » (« Vous êtes viré ! »), a réussi son examen d’embauche « démocratique ». Il a gagné. De Ronald à Donald, le pire n’est jamais sûr, pensait-on. Erreur. Hillary Clinton, la mal aimée, soutenue par Wall Street et les stars du show-business, est renvoyée dans ses foyers. Virée ! On en est là. Mais comment les Etats-Unis en sont-ils arrivés là après huit ans d’une présidence de Barack Obama qui avait donné tant d’espoir ? Appelons ça, avec Nietzsche, le triomphe du ressentiment et de l’esprit de vengeance (ici : des petits blancs déclassés). Comme les Américains ont toujours un temps d’avance sur les Européens et les Français, nous sommes avertis. Donald Trump ? Un Jean-Marie Le Pen qui a réussi (même bagout, même outrance). Les premiers à se réjouir de la victoire de Trump ? Poutine en Russie, Marine Le Pen en France. Logique [1].
En tout cas, Kirk Douglas, juif immigré d’origine russe, ne va pas pouvoir réaliser son voeu. L’acteur américain, grand acteur, lui, et dont les combats, des Sentiers de la gloire à Spartacus, sont connus [2], aura cent ans dans un mois. Il ne sifflera pas « Happy Days Are Here Again » en soufflant ses bougies comme il le souhaitait dans un article publié dans The Huffington Post le 19 septembre dernier où, lanceur d’alerte, il s’en prenait au populisme de Trump, le comparant même, sans le nommer, à « cet homme arrivé au pouvoir, en 1933 ». Spectacle ? Non : grande lucidité de quelqu’un qui sait ce qu’il est parce qu’il n’a pas oublié d’où il vient.
Belle occasion de rappeler que Kirk Douglas qui aime la France dont il parle parfaitement la langue a fait un passage remarqué lors d’un célèbre Apostrophes le 27 janvier 1989. Il y était invité pour le premier volume de son autobiographie, Le fils du chiffonnier. Pendant l’émission, avec beaucoup d’humour, il y ridiculise un nommé Séguéla, le publicitaire en vogue. Philippe Sollers était présent pour Le Lys d’Or et Carnet de nuit.


Kirk Douglas, à Beverly Hills, le 8 mai 2013.
Alberto E. Rodriguez / Getty Images/JTA. Zoom : cliquez l’image.

La route qui s’étend devant nous

Kirk Douglas, figure incontournable du cinéma américain, publiait il y a deux mois une lettre ouverte à l’adresse de ses concitoyens, pour les mettre en garde contre le discours de Donald Trump, candidat à l’élection présidentielle de 2016 aux États-Unis.

Le 19 septembre 2016

Je suis dans ma 100e année. Quand je suis né, à Amsterdam, dans l’État de New York, en 1916, c’est Woodrow Wilson qui était président.

Mes parents, qui ne parlaient ni n’écrivaient l’anglais, étaient des immigrés russes. Ils faisaient partie d’une vague de plus de deux millions de Juifs qui avaient fui les pogroms meurtriers du Tsar au début du XXe siècle. Ils étaient en quête d’une vie meilleure pour leur famille, dans un pays magique où — croyaient-ils — les rues étaient littéralement pavées d’or.

Ce qu’ils n’ont compris qu’en arrivant, c’est que les mots magnifiques qui sont gravés sur la Statue de la Liberté dans le port de New York — « Donnez-moi vos pauvres, vos exténués qui, en rang pressés, aspirent à vivre libres » — ne s’appliquaient pas à tous les nouveaux Américains. Les Russes, les Polonais, les Italiens, les Irlandais et, plus particulièrement, les Catholiques et les Juifs étaient traités comme des étrangers qui ne seraient jamais de « vrais Américains ».

Vous connaissez l’expression « Rien de nouveau sous le soleil ». Depuis ma naissance, notre planète en a fait le tour à cent reprises. A chaque orbite, j’ai vu notre pays, et le monde entier, changer de manière inimaginable pour mes parents. J’en suis toujours émerveillé, après toutes ces années.

Au cours de mon existence, les Américaines ont obtenu le droit de vote, et l’une d’elle a enfin été investie par l’un de nos deux principaux partis pour se porter candidate à la présidence des États-Unis. Un Catholique d’origine irlandaise a occupé la Maison-Blanche. Et, ce qui est peut-être encore plus extraordinaire, un Noir est aujourd’hui à la tête du pays.

Plus je vieillis, moins je suis surpris par le caractère inévitable de ces changements, et plus je me réjouis que la plupart aient eu un effet positif.

Mais j’ai aussi connu les horreurs d’une Grande Dépression et de deux guerres mondiales, la seconde ayant été déclenchée par un homme qui promettait qu’il restaurerait la grandeur de son pays.

Quand cet homme est arrivé au pouvoir, en 1933, j’avais 16 ans. Pendant près d’une décennie, on s’était moqué de lui. On le considérait comme un bouffon dont le nationalisme haineux n’emporterait jamais l’adhésion d’un peuple instruit et civilisé.

Les "experts" ne l’avaient pas pris au sérieux. Ils se trompaient.

Il y a quelques semaines, nous avons entendu un discours prononcé dans l’Arizona. Ma femme, Anne, qui a grandi en Allemagne, en a eu froid dans le dos. Ces mots semblaient tout droit sortis de 1933 :

« Il faut aussi avoir l’honnêteté de reconnaître que ceux qui viennent dans notre pays n’arriveront pas tous à s’intégrer. En tant qu’État souverain, nous avons le droit de choisir les immigrés qui ont le plus de chance de s’épanouir ici (...) [notamment en instaurant] de nouveaux contrôles idéologiques pour tous les immigrants afin de vérifier que ceux que nous acceptons partagent nos valeurs... »

Ce ne sont pas là les valeurs américaines pour lesquelles nous nous sommes battus pendant la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’à aujourd’hui, je croyais avoir tout vu. Mais, de la part d’un candidat à la présidence issu de l’un des deux principaux partis, cette rhétorique anxiogène est sans précédent.

J’ai eu une vie heureuse, et bien remplie. Je ne serai plus là pour voir ce qu’il adviendra si le mal prend racine dans notre pays. Mais mes enfants, et les vôtres, si. Et leurs enfants. Et les enfants de leurs enfants.

Nous voulons tous rester libres. C’est ce qui nous définit. J’ai toujours été profondément fier d’être Américain. J’espère que ça ne changera pas tant que je serai en vie. Dans une démocratie comme la nôtre, c’est à nous de choisir ou non de vivre libres.

Je fêterai mon 100e anniversaire exactement un mois et un jour après les élections. J’aimerais pouvoir siffler « Happy Days Are Here Again » quand je soufflerai mes bougies.

Comme l’a dit un jour mon amie Lauren Bacall, « Vous savez siffler ? Vous rapprochez vos lèvres comme ça et vous soufflez ! (You do know how to whistle ? Put your lips together and blow) »

Cet article, publié sur le Huffington Post américain, a été traduit par Bamiyan Shiff pour Fast for Word. Source : huffingstonpost.com.

*


Kirk Douglas, 1989.
Photo Greg Gorman. Zoom : cliquez l’image.

Apostrophes, 27 janvier 1989

« Des tsars aux stars »
Avec : Kirk Douglas, Philippe Sollers, Jérôme Garcin, Jacques Séguéla, Vladimir Volkoff, Anne Douglas (dans l’assistance).

La star de la soirée, Kirk Douglas, magnifique, présente, en français, avec beaucoup de décontraction et d’humour, ses mémoires Le Fils du chiffonnier. Sous le regard de sa femme Anne, il raconte comment, fils d’immigré juif de Russie, il a vécu ses premières années aux USA, connaissant la pauvreté et l’antisémitisme. Grand séducteur, il parle de ses rencontres avec les femmes, sa femme et des actrices telles Jeanne Moreau, Marilyn Monroe... « J’ai écrit ce livre parce que je voudrais savoir qui je suis ; pendant quarante ans j’ai fait des films, je vis dans le monde de fantasy ; je joue toujours un autre rôle et j’ai commencé à écrire le livre ; je suis fier de mon origine, je suis un snob à l’envers ; je ne veux pas oublier que je suis fils de chiffonnier... ». Deux films ont beaucoup compté pour lui Van Gogh et Champion, il explique pourquoi (extrait de Champion de Stanley Kramer). Il cite une anecdote avec Henry Fonda (lors de sa première soirée à Hollywood, il se fait "piquer" par Henry Fonda la femme qui l’accompagne ; Henry Fonda va la "donner" à James Stewart...) et dit quelques mots à propos de John Wayne, Stanley Kubrick, Brigitte Bardot, Steve Mac Queen. Très à l’aise et très fier de se trouver parmi des "vrais" écrivains, il intervient tout au cours de l’émission et s’oppose à Jacques Séguéla à propos de la définition du mot "star".
Jérôme Garcin présente "Le Dictionnaire", ouvrage dans lequel des écrivains ont rédigé leur propre notice, se définissant eux-mêmes à la troisième personne. Certains ont été jusqu’à prévoir la date de leur mort. Bernard Pivot lit "l’épitaphe" de Françoise Sagan.
Vladimir Volkoff parle de son livre Les hommes du tsar et de l’époque à laquelle il se situe, celle d’Ivan le Terrible, période mythique et privilégiée qui voit la naissance de la Russie moderne.
Philippe Sollers, avant de présenter son dernier roman Le Lys d’Or et Carnet de nuit, intervient souvent à propos des autres livres, notamment celui de Kirk Douglas, pour lequel il a une grande admiration. Il réagit face à la critique littéraire, parle de sa manière d’écrire, montre comment sexualité et culture sont imbriquées, se définit comme « l’artiste de l’insaisissable ».
Jacques Séguéla, auteur de Demain, il sera trop star, donne sa définition de la star, montre qu’il existe des stars partout, dans la politique, le business, à la télévision...et lance son message « Arrêtons là, la société fric, faisons basculer le monde vers la société coeur ». (INA)

Sollers, sauf erreur, n’a jamais parlé de cette émission. On en trouve le récit dans le Journal de Marc-Edouard Nabe [3] :

« Apostrophes avec Sollers et Kirk Douglas. Évidemment, Sollers s’en est très bien sorti, mais à quel prix ! D’abord ils avaient dîné ensemble avant, et visiblement on l’a "briefé" sur la carrière de Douglas dont lundi il ne connaissait rien. Et surtout, en grande putain, Sollers n’a pas arrêté de souligner que l’acteur était juif, lui lançant un "Shalom" et des "Fuck" d’une vulgarité étonnante. Tout en ronds de jambe et en copinage forcé. Cette putasserie ne m’impressionne pas. Les piques volaient de partout comme des flèches dans une bataille d’Indiens, mais bien trop subtilement pour que les gens remarquent autre chose qu’une excellente émission. Autour de la vedette Douglas, dure, agressive, orgueilleuse, yankee et juive, Sollers faisait merveilleusement illusion, grâce à Pivot qui en a fait le représentant de la littérature française ! »

Oui, Sollers a insisté sur sur le fait que Kirk Douglas était juif et « fidèle à ses origines » et Nabe a eu tort d’ironiser. Dans le deuxième tome de son autobiographie, l’acteur reviendra longuement sur sa judéité. Quand ils renouvelleront leurs vœux à leur cinquantième anniversaire de mariage, en 2004, Anne, sa femme, se convertira au judaïsme : « elle a dit que je méritais d’épouser une jolie fille juive », dira Douglas [4].

Dans un entretien pour Sofilm (mars 2013), on lit :

À propos d’Hollywood, nous revient en tête votre rencontre avec Kirk Douglas. Lors d’une émission d’Apostrophes où il se trouvait aussi, il disait adorer la France, Paris, et en particulier le pont Alexandre III. Vous lui aviez répondu : « Mais tu sais que le tsar Alexandre III était l’un des plus antisémites... » Et Kirk Douglas de dire : « Ah bon... il va falloir revoir ma position sur ce pont alors »...

(rires) Je ne me souvenais pas précisément de cette anecdote. Kirk Douglas était lié à Gallimard, qui avait voulu que l’on se voie. Alors on avait dîné ensemble, on s’était marrés, du coup il pensait le plus grand bien de moi sans jamais avoir ouvert un de mes livres. Il avait écrit des mémoires. Dans ces mémoires, il disait qu’il regretterait toujours une chose, c’est qu’après avoir fait l’amour avec une femme, il ne puisse pas se retrouver immédiatement à une table à jouer aux cartes avec des copains. Chose qui se laisse penser quand même ! C’est un type absolument charmant.

Entre Sollers qui n’a pas vu les films de Douglas et Douglas qui n’a lu aucun livre de Sollers, le courant est passé.

Jacques Séguéla pour qui Kirk Douglas n’est pas une « star » est moqué par l’acteur. Sollers parle, autant que faire se peut, du Lys d’or.

Jugement d’un professionnel de la télévision, Jacques Chancel (dans Le désordre et la vie, 1991) :

« La sérénité de Kirk Douglas à Apostrophes. Et surtout une grâce spécifiquement américaine : le naturel. Un professionnalisme ardent, une désinvolture naturelle son humour est d’autant plus redoutable qu’il l’accompagne de gentillesse, ses flèches d’autant plus piquantes qu’il a l’habileté dans un premier temps de se prendre lui-même pour cible. Jacques Séguéla en a fait les frais : « Non, Douglas n’est pas une star, disait-il... — Bien sûr, confiait l’acteur, je suis d’abord un écrivain. » Les rieurs avaient choisi leur camp, le bon Séguéla qui juge sur tout était démonté, petit voilier perdu en haute mer, la noyade n’était plus loin. Kirk, hilare, y allait d’un dernier coup de pagaie : « Quel est cet homme qui décide seul que tel est star et l’autre pas ! » Les gens sont méchants : personne n’a tendu un gilet de sauvetage à l’ami Jacques qui ne souhaitait pas faire déplaisir à Spartacus mais simplement affirmer sa différence : on se tue parfois à ne plus savoir être soi-même, à fréquenter la mode. »

L’arroseur arrosé ! On a beau être un des plus beaux fleurons de la société du spectacle, le Spectacle a ses lois que la folie publicitaire ne maîtrise pas (cf. Le bide d’un fils de pub).

Autobiographie

Le fils du chiffonnier
Traduction : Bernard Ferry

Cette autobiographie retrace la jeunesse de l’acteur américain et son ascension hollywoodienne. Né Issur Danielovitch Demsky en 1916 à Amsterdam, fils d’un immigrant illettré exerçant le métier de chiffonnier, il se battra pour entrer à l’université, avant de faire ses débuts au théâtre puis au cinéma.
Incarnant les plus grands rôles à l’écran (Van Gogh, Spartacus, le colonel Dax), il raconte ses combats avec les prestigieux studios d’Hollywood, ses espoirs, ses désillusions, ses amours (Joan Crawford, Marlene Dietrich, Rita Hayworth… et ses amitiés (Burt Lancaster, Frank Sinatra, John Wayne…), mais aussi sa relation houleuse avec Stanley Kubrick, la période sombre du maccarthysme et ses contradictions politiques.
Première édition : Presses de la Renaissance, 1989.
Le fils du chiffonnier (extraits)

La suite de cette biographie, Climbing The Mountain : My Search For Meaning , parue en 2000, raconte la découverte par l’acteur de sa propre judéité.

Avec une puissance simple et une candeur étonnante qui a fait de son autobiographie, Le Fils du chiffonnier, un best-seller international, Kirk Douglas partage maintenant sa quête de spiritualité et de l’identité juive — et son combat héroïque pour surmonter les blessures qui l’ont invalidé après un crash dévastateur.
Le 13 Février 1991, à l’âge de soixante-quatorze ans, Kirk Douglas, la star de grands classiques cinématographiques comme Champion, Spartacus et Paths of Glory, est victime d’un accident d’hélicoptère, dans lequel deux personnes trouvent la mort. Lui-même, souffre de graves lésions dorsales. A l’hôpital, il se demande : pourquoi deux jeunes gens sont morts alors que lui, qui a déjà vécu pleinement sa vie, a survécu ?
La question conduit ce fils d’un chiffonnier russe-juif à la recherche de ses racines et à un long voyage d’auto-découverte — une quête non seulement du sens de la vie et de sa propre relation avec Dieu, mais de sa propre identité de Juif. Grâce à l’étude de la Bible, Kirk Douglas trouve une nouvelle spiritualité et un but. Sa nouvelle foi a profondément enrichi sa relation avec ses propres enfants et lui a appris — lui qui avait toujours été très exigeant et impatient — à écouter les autres et surtout à entendre sa propre voix intérieure.
Raconté avec chaleur, de l’esprit, beaucoup d’humour et une passion profonde, Climbing The Mountain : My Search For Meaning (Escalader la montagne) est une source d’inspiration dans le meilleur sens du mot.

La troisième partie, My Stroke Of Luck, en 2002, raconte l’accident cérébral dont il est victime en 1996. Diminué et incapable d’émettre le moindre mot, il raconte la violente dépression qui suivit et la redécouverte de l’amour de la vie et des siens. Le livre se clôt par un « Manuel de survie ».
En 2006, Douglas publie à quatre-vingt-dix ans le dernier tome de son autobiographie, Let’s face it : Ninety years of Living, Loving, and Learning.


Stanley Kubrick et Kirk Douglas, 1960.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

En 2012, il publie « I Am Spartacus ! : Making a Film, Breaking the Blacklist », récit de l’élaboration puis du tournage du film réalisé par Stanley Kubrick, mais qui est en fait, de bout en bout, le projet de Kirk Douglas. Le livre se situe dans le contexte de la fin du Maccarthysme, ce qui en fait aussi un témoignage sur le contexte politique de l’époque [5]. Douglas : « Quand je repense à Spartacus aujourd’hui — avec plus de cinquante ans de recul — je suis sidéré que toute cette histoire ait réellement eu lieu. Tout était contre nous : la politique de l’ère McCarthy, la concurrence avec un autre film — tout. »

Kirk Douglas sur Wikipedia
Kirk Douglas et la France.


Kirk Douglas lors d’une séance de dédicaces, en 2003.
Zoom : cliquez l’image.
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Deux scènes cultes

Howard Hawks, The Big Sky (La captive aux yeux clairs, 1952).
C’est le film dont parle Douglas à la fin d’Apostrophes.
« Whisky, leave me alone »

The Big Sky - Scène du doigt coupé (celle que n’a pas voulu tourner John Wayne). Douglas l’évoque dans Apostrophes.

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Une des dernières apparitions.

Kirk Douglas parle de Stanley Kubrick

Los Angeles. Mars 2011. La Cinémathèque française.
Kirk Douglas évoque les tournages des Sentiers de la gloire et de Spartacus (et, déjà, parle de Trump).

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Kirk Douglas, acteur et producteur. Hostilité à la bêtise nationaliste de la guerre 14-18.

5 raisons de (re)voir "Les Sentiers de la gloire".

LIRE AUSSI : Kubrick, c’est quand même du grand art.

*

[1Je renvoie à mon article d’il y a deux ans : Éléments pour une analyse du fascisme et pour l’actualité du jour à Victoire de Trump : "Ça change tout", veut croire le Front national.

[2I Am Spartacus ! : Making a Film, Breaking the Blacklist (2012) est le titre de son dernier livre.

[5En français : Kirk Douglas, I Am Spartacus, Capricci, juin 2013, 189 pages. Cf. l’article de Tom Benedek et l’article d’Alexandre Clément.

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2 Messages

  • A.G. | 10 décembre 2016 - 10:49 1

    100 bougies pour Kirk Douglas ! Six films dans lesquels il a aimé jouer.
    Kirk Douglas, l’une des dernières légendes encore vivantes de l’âge d’or hollywoodien, fête ses 100 ans ce 9 décembre. En mai 1970, au festival de Cannes, il revenait sur ses 24 ans de carrière, et évoquait six films dans lesquels il avait aimé jouer, ou dans lesquels il savourait l’idée de jouer. Ecouter France Culture.


  • laure lootgieter | 24 novembre 2016 - 09:54 2

    Cher Albert
    Ce dossier m a enthousiasmé ( ce qui est le régime ordinaire de mes fréquentations pilefaciennes) mais je trouve bizarre que vous n ayez pas reproduit la réponse de Sollers pour le livre de Garcin ...j aimerais bien la lire un lecteur depileface doit bien avoir ça par la ?
    Bien Amicalement