vous etes ici : Accueil » SUR DES OEUVRES DE SOLLERS » La tentation de la mort et de la folie (I)
  • > SUR DES OEUVRES DE SOLLERS

Une Vie divine

La tentation de la mort et de la folie (I)

D 1er février 2006     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Qui a écrit ce livre ? [Une vie divine] me demandez-vous. C’est une très bonne question parce qu’elle va droit à la falsification sociomaniaque qui consisterait à appeler l’auteur de ce livre Sollers, mais un Sollers illusoire, construit de toutes pièces par le discours spectaculaire. Quand j’écris, j’ai beau m’appeler Sollers, quelqu’un d’autre surgit, dont j’ai bien l’impression que personne n’a encore envisagé la nature.

Dessin de Benoît Monneret

JPEG



La Parole
de Sollers
révélée
par lui-même,
confiée à un ami
de 40 ans,
Jacques Henric.

Dans Art Press.

Hors
cadre formaté
des média
de tous poils,

Hors
espace-temps
limité
avec invités jetables et renouvelables de l’audio-visuel, faire-valoir des animateurs-stars ( La presse écrite ne fait guère mieux.)
Mot d’ordre commun, uniformisé et banal : le contenu doit s’adapter au cadre.
Vous avez dit format ?
Et là, miracle, dans cette interview. Pas de question. Que des réponses.
Tout son temps pour parler du temps, du nouveau calendrier Sollers, des deux sorties du temps humain : la mort et la folie. L’Evangile selon Saint Sollers révélé aux nuls curieux, et aux exégètes de demain. Sa parabole du crâne ouvert en forme de rêve « qui court à travers tout le livre [Une vie divine] On pense à Hamlet, bien sûr, au fameux dialogue dans le cimetière ; ou au tableau fantastique de crânes empilés de Cézanne, ou bien au crâne sculpté de Picasso. » nous rappelle Sollers.

Et puis cette confidence : « Ce qui m’a paru à moi intéressant, puisque personne ne l’avait fait, c’est de rentrer dans l’existence même de Nietzsche.[...] Je tiens à insister sur le début du livre. Vous vous rappelez peut-être qu’il s’agit d’une situation de vent violent, de déréliction [1], comme souvent dans ce que je fais, » Tiens donc, un mot du vocabulaire religieux nous dit le Petit Robert : « Etat de l’homme qui se sent abandonné, isolé, privé de tout secours divin »

Sollers dont le premier livre avait pour titre «  Une curieuse Solitude »... Coïncidence ? Pas vraiment. Titre du film que lui a consacré Labarthe : « L’isolé absolu ».
Il nous manquait « Sollers au désert » nous contant son expérience de la tentation de la mort ou de la folie.

Moretto da Brescia, Le Christ au désert, vers 1450


La main sur la joue, Jésus se tient le menton, Sollers aussi : c’est l’attitude qui exprime traditionnellement la méditation solitaire et dubitative
Voir l’entretien d’art press .


[1Je souligne (V.K.)

Un message, un commentaire ?

Ce forum est modéré. Votre contribution apparaîtra après validation par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • NOM (obligatoire)
  • EMAIL (souhaitable)
Titre
  • Ajouter un document