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L’élégance du hérisson

Renée et Paloma, la famille, et « l’imposture » du Père

D 14 octobre 2009     A par Viktor Kirtov - Raphaël FRANGIONE - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Des thèmes sollersiens, la femme, la mort, le moi, les masques, la famille, la société, la culture... visités par une autre plume, une autre sensibilité, une autre génération, celle de Muriel Barbery. C’est l’escapade que nous propose aujourd’hui, Raphaël Frangione.

En contrepoint, nous avons ajouté un encart sur l’auteure avec quelques liens qui éclairent la genèse du livre, l’univers de l’auteure, et quelques documents complémentaires : extraits vidéo du film tiré du livre et même un point de vue qui va jusqu’à envisager une piste parodique de Sollers ou d’Ormesson... Notons que Jean d’Ormesson, dans son dernier livre « Saveur du temps », évoque Sollers à qui il consacre deux pages, D’Ormesson qui dit parfois : « il n’y a guère que Sollers et moi, qui écrivons sur le bonheur », à contre courant du grand flux nihiliste sur lequel vogue, aussi, le personnage de Paloma :

« j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »

mais avec un ton décalé pas du tout morose, plus comedia dell’Arte, qui aurait été enrichie de nouveaux personnages, que tragédie.
Malgré ou à cause du suicide annoncé de l’héroine.
Un ton qui englobe la fable avec sa morale « il ne faut pas se fier aux apparences » jusqu’au conte philosophique voltairien léger saupoudré d’ironie, ironie sollerso-voltairienne ? Sous des dehors légers, le coktail est très travaillé. Derrière l’auteure, normalienne, oeuvre aussi son psychologue et poète de mari, qui monte les textes de sa femme, comme un monteur le ferait pour les rushes du cinéaste. Un monteur qui est son premier lecteur et critique, en même temps qu’un coach des personnages, pour lesquels, déformation professionnelle oblige, il suggère certains traits psychologiques.

« C’est moi qui écris, mais c’est en partie l’univers de mon mari » dit Muriel Barbery.

Mais, ajoute son mari : « C’est sa plume qui en fait de la littérature. »

VK

L’élégance du hérisson

La Vie : «  ..beaucoup de désespoir
mais aussi quelques moments de beauté
 »

Muriel BARBERY,

L’élégance du hérisson, p.356.

Impressionnante réussite, le deuxième roman de Muriel Barbery. Dès sa parution en 2006 chez Gallimard, L’élégance du hérisson est dans la liste des livres les plus vendus et les plus lus en France. Ce qui atteste de sa grâce séductrice auprès d’un public de plus en plus large et jeune et en même temps confirme les qualités de l’auteure à fabriquer une intrigue si naturellement simple et concrète, pleine de nuances et de préciosités que sa lecture est vraiment un plaisir.

Tout d’abord, dissipons le livre de la Barbery d’un gros malentendu. Ce n’est pas un texte réservé aux personnes de sexe féminin, à ces féministes françaises post-soixante-huitardes (il y en a encore ?), héritières d’une génération contestataire, emprisonnées dans les cages de la Doctrine et de la Théorie, qui croient à un « nouveau » féminisme, moins radical, bien entendu, que celui de la décennie 1960-70, mais absolument nécessaire pour répondre aux nouveaux défis du moment.


L’auteure : Muriel Barbery

Muriel Barbery est une discrète qui n’aime pas la lumière. Une seule TV en 2006 pour Direct 8 sur la TNT.
Peu d’entretiens. Née en 1969 à Casablanca au Maroc , L’élégance du hérisson (2006) est son deuxième roman, après Une gourmandise " paru en 2000.

Les royalties de son livre lui ont permis de réaliser son rêve, prendre une ou deux années sabbatiques au Japon, à Kyoto, où elle vit actuellement avec son mari Stéphane - et la présence, dans son roman, du japonais Kokuro Ozu n’est pas un hasard : une forme d’hommage à cette civilisation qui la fascine.

Normalienne et agrégée de philosophie, elle exerçait comme professeur de littérature à l’IUFM de Caen, avant de partir pour le japon.

Deux articles intéressants pour compléter ce bref portrait :

Une gourmandise par Jérôme Dupuis TV5.org

Le charme discret de Muriel Barbery, par
Mohamed Aïssaoui Le Figaro littéraire

Son blog

Ça commence dès la première page du roman quand on apprend avec stupeur que Renée, la bonne concierge d’un immeuble de luxe, à Paris, lit d’habitude Marx et des livres de chez Vrin ; puis, quand le lecteur semble se retrouver dans l’énième représentation dualiste de la société, d’un côté, les dominants (huit familles résidentes dans un immeuble élégant au 7 rue de Grenelle à Paris, riches, fortement marquées d’un sens de vie singulier, aux prises avec leurs contradictions aussi intimes que complexes) et, de l’autre, les dominés (le monde défavorisé des concierges pauvres et incultivées mais douées de grande sensibilité et humour). En somme, même si naïvement, le roman semble reproposer un retour à un vieil archétype du féminisme d’antan, un discours ancien, pour lequel il n’y a qu’un texte capital dans l’histoire de l’évolution (lente) de la condition de la femme. Ce texte est « Le deuxième sexe » (1949) et l’auteure s’appelle Simone de Beauvoir, l’une des dernières figures à incarner l’idéal d’intellectuel habilité à s’exprimer sur maints sujets.

La vérité est autre que ça. Il suffit d’une lecture un peu attentive du roman de Muriel Barbery pour affirmer que le ton est tout à fait différent. On n’y respire pas, en fait, une atmosphère de lutte contre l’oppression masculine et l’autre sexe ne veut pas nécessairement cantonner la femme dans une position de subordination. Evidemment il n’est pas question, ici, de contester la pensée de Simone de Beauvoir qui reste encore une lecture indispensable pour quiconque s’intéresse aux questions féminines dans leur complexité. Mais rechercher dans le texte de la Barbery, les prodromes d’un nouveau mouvement révolutionnaire à visée féminine, ça nous surprend non seulement parce que c’est une démarche impensable mais, surtout, parce qu’elle est inactuelle car, malgré des résistances, le sort de la femme a considérablement évolué et même certaines anciennes positions beauvoiriennes ont été revues. La femme n’est plus, en fait, l’Autre, limité, inférieur et inessentiel des années soixante. Elle a pris conscience qu’elle a un rôle important à jouer et qu’elle est en mesure d’assumer dans la société une position de pleine responsabilité, tant au niveau relationnel que productif.

C’est pourquoi nous parlerions plus de littérature très féminine et très peu féministe au sens partisan du terme.

D’autre part, le monde de Renée n’est pas un monde d’actions et de révoltes. Il est beaucoup trop tard pour cela. Concierge depuis plus de vingt-sept ans, veuve et âgée de cinquante-quatre ans, sans enfants, pour échapper à l’angoisse elle aime se réfugier dans la mélancolie du souvenir et dans sa passion insatiable pour la lecture de qualité. Elle achète chez Vrin des textes de philosophie et de littérature manifestant une grande admiration pour E.Husserl, Descartes et Kant. Elle n’a qu’un seul regret, celui de ne pas avoir osé refuser une existence pleine de pièges et de souffrances, de ne pas avoir modifié sa vie. Elle est contente seulement quand elle s’occupe du gardiennage et satisfait sa clientèle snob et superficielle. Elle aime fréquenter les bibliothèques, écouter de la musique classique, voir de beaux films japonais et, surtout, prendre, le lundi et le jeudi, du thé au jasmin avec sa seule amie Manuela. La ritualité du thé lui donne la possibilité d’éprouver des sensations simples et authentiques et de respirer un souffle d’harmonie sereine, tandis qu’au-dehors c’est un monde mauvais qui s’agite.

L’école l’a rendue un être civilisé mais a réprimé son caractère pulsionnel, apaisé son agressivité innée. A présent c’est « une âme éduquée »113. Dans la « crudité du monde » 110, elle sait aimer sa vie et vaincre sa mélancolie par des petites choses, des choses ordinaires. D’ailleurs, l’ambition est pour elle une attitude tout à fait étrangère.

Puis l’irruption de M. Kakuro Ozu, riche japonais et nouveau résident de l’immeuble, va susciter « un vent d’excitation et de panique mêlées » 156 auprès de tous les locataires et, particulièrement, de Renée, dont on apprécie ses bonnes manières au point qu’elle apparaît aux yeux du nouveau venu « une princesse clandestine et érudite » 154 et de la jeune Paloma, très excentrique mais surdouée.

Clandestine elle l’est par choix. Après le drame de la perte de sa s ?ur Lisette elle se dit qu’elle aurait pris ses distances avec le monde pourri et mesquin des puissants, se renfermant dans « sa petite niche invisible » 314. Savante, elle l’est devenue par nécessité. Prisonnière dans sa « loge maussade » 112 depuis vingt-sept ans, elle commence à prendre conscience de son identité de femme intelligente et avisée et à s’ouvrir aux autres. Pour la première fois de sa vie elle cultive une amitié. Elle n’est plus seule. Elle connaît les sourires et les rires des gens. Tout se passe, donc, comme si la lumière de la vie pénétrait son corps et, d’un coup, elle se mettait à exister, à s’émouvoir, à reprendre son cheminement vers la Beauté et le Désir.

Ce roman, au fond, a un autre thème, « la crise de la famille », un autre personnage, Paloma Josse.

Protagoniste de toute la seconde partie du roman, elle frappe le lecteur communiquant sa terrible décision, à savoir qu’elle va se suicider en provoquant un incendie à son appartement.

Qu’est-ce qui se passe dans la tête de cette fillette de douze ans qui devant un monde de brutalités et d’incompréhensions préfère ne plus vivre ?

Il suffit d’écouter la célèbre phrase de André Gide, ce terrible cri « Familles, je vous hais ! », extrait des Nourritures terrestres , par quoi l’auteur de Paludes mettait en cause la légitimité de la famille comme institution aussi inutile qu’oppressante. Familles qui dévorent ; familles qui effleurent la vie au lieu de la vivre pleinement ; familles indifférentes et familles méchantes. Celle de Paloma est un cercle familial clos auquel elle reproche le déficit d’écoute et de dialogue et contre quoi elle lutte comme elle peut (elle a l’habitude de se cacher).

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Muriel Barbery

On dirait que Muriel Barbery a fait de la famille son terrain d’exploration favori. C’est là, lieu de toutes les attentes et de toutes les désillusions que la romancière scrute, qu’elle analyse minutieusement les rapports de forces, de dépendance et de pouvoir entre les composants. Là aussi que, sous l’apparente banalité du quotidien, d’une histoire simple, l’auteure plonge ses personnages, là où règne le désordre psychique mais aussi le vide, l’abandon, l’absence du Père.

Paloma vit toutes les contradictions de son foyer familial. Détachée de tous et de tout, elle ne demande que de respecter sa solitude, sa souffrance que Paloma protège et berce avec soin. Une souffrance qui est aussi source de fierté et qui la conduit à programmer temps et modalités de sa mort (samedi après-midi du 16 juin elle mettra le feu à l’appartement avec des allume-feu pour barbecue).

Une voie extrême, à vrai dire, inattendue pour une enfant de douze ans qui ne se limite pas à dire non, mais qui se demande : « pourquoi rester dans ce monde ? » 108.

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art africain,
sur le blog de Muriel Barbery

Sans la médiation de son père, de sa mère et de sa s ?ur distraite et infantile, « sans le recours à aucun discours établi », comme dira Jacques Lacan, Paloma, fille un peu bizarre dans ses comportements, va assumer une position forte, de rejet à l’égard des savoirs (prétendus). Elle conteste, en fait, le faux savoir de Mme Maigre, sa prof de langue au collège, dont l’enseignement de la grammaire est réduit à « une longue suite d’exercices techniques » 166, persuadée (à tort) que les collégiens ont du mal à comprendre un texte littéraire, et l’incomplète connaissance psychologique du docteur Theid, « un ancien gauchiste reconverti à la psychanalyse » 221, habillé tout en marron, fumant sa pipe, que Paloma appelle ironiquement « Monsieur le congelé sur place » 225 à cause de sa position immobile dans son fauteuil.

En ce marasme d’absence des rôles, Paloma prend conscience de la difficulté à tracer son propre chemin. N’ayant plus de repères dans la construction de son identité subjective, elle décide d’investir davantage la relation à l’homme autre que son père, à « un semblant », comme l’appelle la psychanalyse, qui n’impose pas l’obéissance et qui permette par son dynamisme la cohérence de tout discours.

Cet « Autre », c’est le japonais du 5e étage, M. Kakuro Ozu, avec qui elle a des conversations intéressantes. Paloma l’écoute avec attention, éprise de sa manière toujours polie de raconter, de voir au-delà et de l’attitude assez rare dans son milieu familial de regarder son interlocutrice. Il participe ainsi d’un changement radical de vision de la vie de la petite Paloma grâce à la simplicité de son langage, à sa sensibilité aux problèmes des gens et à l’écoute. Il aide la petite Paloma à se défaire de ce profond malaise que Freud appelait « pulsion de mort », en nouant un juste rapport avec les choses et les êtres. A côté de lui elle comprend que, dans la vie, rien n’est définitif et qu’il est légitime de penser à l’existence de « un autre jardin que celui de ses pères » 210. Au cours de ses rencontres avec M.Ozu elle apprend aussi que ce n’est pas la présence du père à la maison qui va faire fonction d’autorité, mais c’est ce qu’il autorise et ce qu’il interdit qui fonde sa responsabilité. Et son père est là, mais il n’a pas de voix. Il est pris par ses habitudes et se désintéresse de ses filles dont Colombe, l’aînée, qui est un « total désastre » 56. Ce qui est davantage désastreux pour Paloma, c’est que sa mère, victime de ses étranges occupations (elle prépare méticuleusement les billets d’invitation à ses fréquents dîners ; elle s’occupe, tous les matins, des vingt plantes de l’appartement ; elle parle à ses chats comme à des personnes, etc..), est complètement indifférente au reste du monde. Ce ne veut pas dire qu’elle n’existe pas, mais sa présence au sein de la famille n’est pas utile. En tant que mère elle ne compte pas. En tant que femme elle n’a aucun rapport à l’Autre. Solange Josse a oublié qu’elle est surtout une femme et que Paloma, en train de devenir adolescente, a besoin d’être soutenue dans sa quête de la voie vers le Désir.

En définitive, L’élégance du hérisson est une bonne lecture qui enchante et qui plonge le lecteur dans une série de réflexions profondes sur le « moi » intime et sur le « moi » social, sur la solitude et sur la fragilité humaine, sur la Beauté et sur le Désir, sans que l’auteure avance des jugements qui pourraient distraire notre intérêt, et, surtout, sans qu’elle soit victime de préjugés et d’idées préconçues.

Il y a quelques années, on parlait beaucoup d’écriture-femme. Nous aimerions appliquer cette formule comme un compliment au deuxième livre de Muriel Barbery dont nous admirons l’envie d’explorer l’histoire controversée mais fascinante des relations humaines.

Prof. Raphaël Frangione

* Les numéros entre parenthèses renvoient à l’édition Gallimard, 2006, Paris.

Choix d’illustrations : pileface


Autour du livre

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Couverture de l’édition Folio

Présentation de l’éditeur


" Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "

Point de vue
« Le style volontairement affecté me met sur la piste parodique. Serait-ce une parodie de Sollers ou d’Ormesson ? Ou même de Roland Barthes... là où il est question de portes glissantes et de pieds de femmes qui se déchaussent. Florilège : les néologismes comme kairos et wabi, la comparaison d’un personnage désarticulé à une peinture de Francis Bacon, les tournures comme « je suis très camélia sur mousse » ou « ce rosaire laïc qu’on appelle télécommande ».

Sous cet angle j’ai bien apprécié la première moitié. En revanche la deuxième moitié reste un regrettable roman de gare. Barbery a crée un personnage et ne sait pas qu’en faire. Un récit coupé en deux, boiteux et dissonant. »

Béatrice (sur Critiques libres)

Le thème de la mort chez Sollers

La tentation du suicide est présente chez Sollers, mais le passage à l’acte, implicitement repoussé. Par contre, la mort est affrontée sans détour, qu’il s’agisse de la mort de son père, ou celle de sa mère, ou plus généralement, de ce qu’est la mort.
Coïncidence : dans mes e-mails, en même temps que l’article de Raphaël Frangione, un extrait de Paradis 2 sur la mort, sélectionné par le peintre-poète Michaël Nooij [1], à qui ce site doit aussi plusieurs contributions - tant en illustrations qu’en textes. Extrait de Paradis 2 pour lequel M. Nooïj restitue une mise en page libre, selon sa propre scansion.

« la mort
personne n’ose mettre en question
la question elle-même
il est admis
que le problème a un sens définitif en lui-même
en avant donc le bal de satan
à travers vous
malgré vous
nous accomplirons votre plénitude

au-delà de vous
poursuivons en plein accord avec vous »

Philippe Sollers
Paradis 2

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Michaël Nooij

Le film

LE FILM - LA BANDE ANNONCE

*

LE COMMENTAIRE D’IRENE FRAIN


[1M. Nooij a entrepris de revisiter Paradis 2. Il en extrait ainsi des paragraphes remis en page et les illustre de ses propres créations. A chaque citation de Sollers, son propre poème ou texte d’accompagnement et sa peinture, prétexte à exprimer ses vérités et son imaginaire fantasmagoriques.
Un point d’entrée dans son univers, ici

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1 Messages

  • Mauro Mariani | 27 octobre 2016 - 21:26 1

    Monsieur le professeur Frangioni affirme que Renée manifeste une grande admiration por Husserl. Quoi ?! Renée taxe la phénoménologie d’escrocquerie : bien sur, Husserl est très intelligent, mais il gaspille tant d’intelligence pour servir une vaine entreprise. D’ailleurs, la philosophie dans la conciergerie fait beaucoup de victimes : à titre d’exemple, la Somme de logique de Ockham est censée etre un texte marginal et exotique, qui n’est bon que pour écrire de théses saugrenues. Encore, la topologie de Lacan est persiflée (par Paloma cette fois) à la manière de Sokal et Bricmont . D’accord, un richard à tué la soeur de Renée (a ce propos, la scène du retour à la maison - c’était une nuit orageuse et sombre - de la fille perdue est du plus haut ridicule), mais c’est pas notre faute : ainsi pourquoi nous assomer avec de tirades persiflées de pareilles inepties ?