vous etes ici : Accueil » REVUES » L’INFINI » Heidegger : le danger en l’Etre
  • > L’INFINI
Heidegger : le danger en l’Etre

L’Infini N° 95

D 10 juillet 2006     A par Viktor Kirtov - C 21 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Martin Heidegger 1889-1976. Trente ans après sa mort, L’Infini lui consacre un numéro double.


Zoom : cliquer sur l’image Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

L’Infini N°95 - spécial Heidegger

Pour vous faire votre propre avis, plongez dans ce dossier.
A titre indicatif, en voici le sommaire, l’exergue et le début de quelques uns des articles :

SOMMAIRE

L’INFINI N° 95 - été 2006

HEIDEGGER : LE DANGER EN L’ETRE

Wang Wei, Épigraphe

Gérard Guest, « Au point immobile où tournoie le monde ... » (Ouverture : À la chinoise)

Avertissement : Voir le danger en l’Etre

Martin Heidegger, Le péril
(Présentation, traduction et notes par Hadrien France-Lanord)

Peter Trawny, Avis aux Barbares !

Bernard Sichère, Danger, détresse, salut : La pensée de haute mer

Henri Crétella, La politique de la pensée

François Fédier, L’irréprochable

Pascal David, Le Dieu en fin / Le Dieu enfin

Gérard Guest, Le tournant - dans l’histoire de l’Etre

Pierre Jacerme, Le silence d’Hiroshima

Exergue


1. Voir l’ouvrage de François Cheng, L’écriture poétique chinoise, suivi d’une Anthologie des poèmes des T’ang, Éditions du Seuil, Paris 1977, p.169.
Où François Cheng propose de ce distique la traduction suivante, d’une très sobre limpidité : « Marcher jusqu’au point où l’eau prend sa source, / Et attendre, assis, la naissance des nuages. » — Plus simple encore, Philippe Sollers : « Marcher jusqu’au lieu où la source coule / S’asseoir, et attendre que se créent les nuages » [1].

AVERTISSEMENT

Martin Heidegger : Voir le danger en l’Etre

« Le mal n’est pas ce qui n’est que moralement mauvais, surtout pas un défaut et manquement au sein de l’étant —, mais c’est l’Être lui-même comme dégondement et méchanceté. »
(Martin Heidegger)
« Mais le danger s’annonce-t-il déjà par là comme le Danger ? Non. Périls et urgences pressent de toutes parts plus que de mesure les humains à toute heure. Mais le Danger : l’Etre se mettant lui-même en péril dans la vérité de son aître, y demeure voilé et dissimulé. Cette dissimulation est ce qui du danger y est le plus dangereux. »
(Martin Heidegger)

L’« ÊTRE » — dont s’enquiert Martin Heidegger — ne saurait être le lieu d’un séjour idyllique où l’existence humaine pût enfin espérer se reposer à loisir et en toute confiance des fatigues de cette « odyssée de la conscience » que lui fut l’histoire & aventure plus de deux fois millénaire de la « métaphysique occidentale ». L’on a montré, peut-être, un peu de complaisance à l’égard de la quiétude « champêtre », de la rustique « simplicité » du « chemin de campagne », ou de la tranquillité légendaire des « chemins forestiers » de la Forêt-Noire (dussent-ils, en français, « ne mener nulle part » ...), sentiers si propices, il est vrai, à la méditation de ce « promeneur solitaire » que fut aussi le penseur de Messkirch et de Todtnauberg. La sorte de « sérénité » (non point « crispée ») et d’« acquiescement » — la « Gelassenheit » — qu’est censé s’y être acquise le penseur n’y confine nullement à un quelconque quiétisme. Il y vibre au contraire toute une inquiétude essentielle... [...] » [2]
Extrait p. 9
Gérard Guest

DANGER, DÉTRESSE, SALUT : LA PENSÉE DE HAUTE MER

« Le mot danger, Gefahr, est un mot-clef de la pensée de Heidegger. Ce n’est du tout par hasard, évidemment, qu’il le convoque en 1949 dans le cadre des fameuses conférences de Brême. Ces conférences sont à leur manière décisives au sein de son itinéraire : elles représentent la reprise publique du cheminement philosophique de Heidegger au lendemain de la guerre (rappelons que ce retour ne sera officiel conformément à l’arrêté pris à son encontre par les autorités universitaires, qu’avec la tenue du cours des deux semestres de 1951-1952 intitulé  Was heisst Denken « Qu’est-ce qui appelle à penser ? »). Il est tout aussi significatif de constater qu’en 1951, Heidegger s’adresse pour la première fois officiellement au public allemand en lui posant cette question provocatrice (« qu’est-ce qui  appelle à penser ? ») et qu’en 1949, hors du cadre professoral qui lui est interdit, il prononce quatre conférences portant les titres à la fois significatifs et énigmatiques, « Das Ding », « Das Ge-Stell », « Die Gefahr » et « Die Kehre ». Ces quatre conférences vont ensemble comme une lecture un peu attentive le révèle : ces quatre titres désignent une région d’unification à partir de laquelle il est possible de recommencer à penser... ce qui n’a toujours pas été pensé ni avant cette guerre, ni au lendemain de cette guerre mondiale dont le Cours de 1951/52, non sans une certaine provocation, assène qu’elle n’a « rien résolu » (édition allemande, Niemeyer, 1954, p. 65 ; tradu française, PUF, 1959, p. 109). Heidegger dit encore : « ces deux guerres n’ont rien résolu ». [...] »
p. 94
Bernard Sichère

LA POLITIQUE DE LA PENSÉE

La mise à l’écart dont je suis l’objet n’a au fond rien à voir avec le nazisme. On subodore dans la manière dont je pense quelque chose de gênant, sinon même d’inquiétant ; qu’en même temps on y prête tant d’attention n’en est qu’une preuve de plus.
Martin Heidegger, Mis à 1’écart (1946)
(Traduction inédite de François Fédier)
Il ne faut pas dire : la Révolution, mais la Fondation
Jules Michelet, Cours de 1845 au Collège de France, Première Leçon

Rien, sans doute, n’aura fait plus de mal, tant au monde qu’à la pensée, que le prétendu principe des nationalités. Non parce que les nations constitueraient un mal en soi, mais parce qu’ériger en principe leur notion en exclut tant la généalogie que la révolution. Séparées ainsi de leur origine et de leur destination, elles constituent la plus redoutable des abstractions. Ce dont le nazisme nous aura administré la plus atroce des démonstrations. — Mais, aussi : la plus ignorée. La raison en est que la violence inouïe de ce qui s’est alors manifesté a occulté l’histoire dont il a résulté. A telle enseigne que nous en avons fait un monstre à devoir exorciser au lieu de le considérer comme un événement dont l’analyse pourrait nous guérir de la nocivité. [...] »
p. 113
Henri Crétella
17 août-12 octobre 2005

L’IRREPROCHABLE

S’ils se taisent, je me tairai...[1]
Jean de Condé, trouvère, fin du XIIIe siècle

«  [Ce texte, peu modifié, reprend celui qui a été publié en 2003, aux éditions Humanitas de Bucarest, dans le livre d’hommage à Walter Biemel, à l’occasion de ses 85 ans. Il était judicieux de rappeler le rôle éminent qu’a joué Walter Biemel dans la connaissance que nous pouvons avoir du comportement de Heidegger, aussi bien comme professeur d’Université que comme interlocuteur privé, au moment où la tyrannie nazie battait son plein, c’est-à-dire au moment où le jeune homme qu’était alors Walter Biemel arriva de sa Roumanie natale pour étudier à Fribourg en Brisgau.

On reproche beaucoup de choses à Heidegger. Faire des reproches est une attitude si répandue que nous y passons facilement les bornes. Cela n’est pas trop grave tant qu’il s’agit de peccadilles. Mais quand l’objet du reproche touche à l’essentiel, il est pour le moins prudent de se demander d’abord si le reproche que l’on formule contre quelqu’un est recevable ou non. En d’autres termes, il s’agit, au préalable, de savoir ce qui peut être reproché à quelqu’un, par opposition à ce qui ne le peut pas. C’est pourquoi je prends soin de définir l’acception univoque dans laquelle je prends le terme "irréprochable". Je propose ici d’entendre : ce qu’il n’est pas licite de reprocher.] »
[...] (Le texte complet dans ce dossier)

[1]. Extrait d’un poème, composé en réponse aux attaques que les Jacobins (c’est-à-dire les Dominicains) ne cessaient de porter contre les Trouvères.

p. 140
François Fédier
Paris, 5 janvier-11 février 2003

LE DIEU EN FIN / LE DIEU ENFIN

Zum letzen Gott

« En mémoire de Patrick Lévy

« Le jeu moisit », dit Rimbaud. Ou plus précisément : « Après Racine, le jeu moisit. Il a duré deux mille ans ! » [1]
Il se peut que ce jeu qui moisit inclue aussi notre rapport ou non-rapport à la poésie, à la parole, au divin, la manière dont nous nous en sommes laissé déposséder, dessaisir et exonérer. Comme il se peut que Heidegger, tel l’un de ces « poètes de sept ans », ait été
... pressentant violemment la voile !

Ce pressentiment, cette violence, cette voile s’abritent et se gonflent dans la problématique de ce qu’il est convenu d’appeler en français « le dernier dieu », si tant est que cette traduction commode et hâtive rende justice à ce qui se joue avec ce que Heidegger appelle assez étrangement : der letzte Gott, comme à l’espace de jeu, au prélude ainsi ouvert.

Nous n’entendons pas, dans le cadre de cette étude (au sens musical aussi du terme) « traverser la philosophie de Heidegger » — au sens où Emmanuel Lévinas a pu déclarer : « un homme qui, au XXe siècle, entreprend de philosopher, ne peut pas ne pas avoir traversé la philosophie de Heidegger » [2] — mais simplement risquer une incursion en sa pensée, encore heureux si nous y parvenons. Non pas pour viser ladite pensée en elle-même, comme un objet qu’il nous serait loisible de disséquer ou envisager sous tel ou tel angle, mais en visant ce dont en elle il retourne et à quoi elle donne accès, ce qu’elle « porte à la parole ». Voilà pour la méthode.

Comment aborder le dernier dieu ? C’est tout autrement que le dernier dieu habite et n’habite pas sa propre divinité, qu’« il consent et point ne consent à être appelé du nom de Zeus » [3], c’est tout autrement qu’il lui appartient de se déployer [...] »

[1]. A. Rimbaud, Lettre à Paul Demeny du 15 mai 1871, in : ?uvres complètes, éd. A. Adam, Gallimard, Bibliothèque de la Péiade, 1972, p. 250 .
[2]. E. Lévinas, Éthique et infini, Fayatd, Paris, 1982,
[3]. Héraclite, fragment 32.

p. 154
Pascal David

oOo

Sur le blog de Pierre Assouline

Pierre Assouline, n’est pas un grand pro-Sollers, c’est connu. Deux précisions par rapport à son texte :
- tous les articles font référence à Heidegger.
- Philippe Sollers dirige la revue mais curieusement, pour quelqu’un qui cite volontiers Heidegger, aucun article de ce numéro spécial signé de lui !

« A ne pas rater, la livraison de L’Infini (Eté 2006, No 95, 250 pages, 15 euros) que Philippe Sollers consacre en grande partie à Heidegger.
(sur la photo, sa fameuse "Hütte" à Todtnauberg, en forêt noire) n’est pas quelque chose qu’on peut lire dans le métro. Il est même recommandé d’avoir révisé son allemand philosophique avant de se plonger dans Le Péril, texte d’une conférence du philosophe datée de 1949, et dans sa présentation et les notes qui l’accompagne signées Hadrien France-Lanord. La revue nous invite à nous mettre "à l’écoute du silence de Heidegger". Pas sûr qu’à la lecture de tout le dossier, le vacarme de la polémique ne reprenne le dessus. Surtout après la découverte en page 140 de "L’irréprochable", un texte en défense de Heidegger par François Fédier. Il faut impérativement le lire jusqu’au bout pour comprendre comment il peut juger l’homme et l’oeuvre également "irréprochables". »

Pierre Assouline

oOo

La mort et l’être :

Ph. Sollers dans Paradis 2 : « la mort est une catégorie de l’être et pas du néant et comme l’être lui-même n’est qu’une dimension fugitive de l’infini qui s’identifie à chaque instant au néant il faut dire que c’est le néant qui jouit dans tout être alors que la mort est ce qui arrive naturellement à l’être en dehors de son point de jouissance infini ».

Ph. Sollers dans Poker, entretiens avec la revue Ligne de risque :
« [...] les humains se croient encore dans une ère révolue, ce qui les empêche de comprendre la nature de ce qui arrive.
L’arraisonnement par la Technique du continent féminin, qui assure la reproduction de l’espèce, est à mon sens l’un des événements majeurs de la fin du XXe siècle. Il faut, cet événement, le mettre en rapport avec ce qui a eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce fut l’occasion d’établir une bonne fois la superfluité de la vie humaine par l’industrialisation de la mort. Nous sommes en train de passer de l’industrialisation de la mort à celle de la mise en corps des vivants. C’est là ce que la philosophie contemporaine, à force de refouler Heidegger, ne voit pas : le travail de la pensée calculante. Du point de vue de ce travail, dès que vous avez du né, vous avez déjà du mort.
Prenez une femme, mettons à la limite de la psychose. Eh bien, il n’est pas tout à fait impossible de lui faire avouer l’équation : naissance = mort. De lui faire avouer, en somme, qu’elle procrée pour faire un cadeau à Thanatos. C’est, entre nous, une constatation de bon sens, à laquelle il est notoire que la névrose n’a pas accès. Ici, il faut commencer par remettre en cause l’unicité de « LA » mort, comme vous l’indiquez. La mort, a raison de rappeler Antonin Artaud, c’est toujours la mort de quelqu’un. Comme il dit encore : « La société se croit seule, et il y a quelqu’un. » « LA » mort bute sur cela : le quelqu’un. »

Martin Heidegger
« Le rapport entre mort et parole, un éclair, s’illumine, mais il reste impensé »,

Textes numérisés sur Internet

· Heidegger - Qu’est-ce que la métaphysique ?

· Heidegger - De l’origine de l’oeuvre d’art (1931-32) version bilingue allemand-français (présentation agréable page de gauche en allemand et en regard, à droite, la traduction française).
Ce document est aussi disponible en archive pileface, ici (pdf) -

. Etre et Temps, version française traduite par Emmanuel Martineau

. Lexique Heidegger

Textes en anglais

Le détour par la langue anglaise est aussi un moyen d’aborder la question de la traduction et, paradoxalement, mieux appréhender la version allemande à partir des nuances de sens que révèle la traduction.

. Martin Heideggger On Time and Being translated and with an Introduction by Joan Stambaugh, University of Chicago Press

. Heidegger’s Being and Time : Critical Essays by Richard F. H. Polt

. Heidegger - Lexique en anglais

oOo

[1Préfère la traduction de François Cheng — note VK

[2Voir ci-dessous le commentaire du 18-02-08.

Un message, un commentaire ?

Ce forum est modéré. Votre contribution apparaîtra après validation par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • NOM (obligatoire)
  • EMAIL (souhaitable)
Titre
  • Ajouter un document


18 Messages

  • V.K. | 3 janvier 2014 - 15:57 1

    A signaler, le site "A VOIR et A REVOIR", qui contient des pépites, des vidéos sur les grands auteurs de la Bibliothèque, écrivains et philosophes... Parmi ces vidéos, la série de « Paroles des jours » sur Martin Heidegger : En chemin dans la pensée.

    http://www.avoiretarevoir.blogspot.fr/2013/02/martin-heidegger-en-chemin-dans-la.html


  • R. Gravel | 6 décembre 2013 - 17:24 2

    Bonjour

    Je me permets de vous indiquer qu’il y a une erreur dans la page

    En effet des hyperliens en bas de page donnent des erreurs

    · Heidegger - De l’origine de l’oeuvre d’art (1931)

    · Heidegger - textes en anglais

    Roger GRAVEL
    Québec,


  • Olivier Thébault | 3 mai 2013 - 19:27 3

    A signaler, cette reparution attendue du grand livre qui éclaire la pensée de Heidegger, et nous la traduit, sans fausses notes ni mauvaises interprétations, à savoir Le principe d’anarchie de Reiner Schürmann :
    http://mehdibelhajkacem.over-blog.com/article-mbk-dans-le-philosophie-magazine-de-ce-mois-ci-117362633.html

    Aussi ici sur pileface.


  • A.G. | 16 février 2009 - 22:25 4

    Séance du 14 février 2009 et accès à la totalité des séminaires filmés par Stéphane Zagdanski sur parolesdesjours.


  • A.G. | 15 décembre 2008 - 01:22 5

    Le séminaire de Gérard Guest est en ligne.

    Dixième séance, 13 décembre 2008 :

    Déboîtement entre le "Dieu caché" de Pascal et le "dernier dieu" de Heidegger (6’ 16)

    Inintelligence en France de la question de Dieu chez Heidegger (7’ 01)

    Récapitulation des thèmes pascaliens chez Heidegger (4’ 16)

    L’herméneutique de la révélation selon Pascal (6’ 22)

    Précision sur Isaïe 45, 15 : le deus absconditus (7’ 31)

    L’abscondité de Dieu comme secret selon Pascal (4’ 22)

    Critique d’une volonté de restreindre l’herméneutique au Temple (12’ 35)

    Sortir d’une perspective religieuse pour accéder à l’Ereignis (3’ 48)

    Cheminement de pensée menant jusqu’au signe de la passée du dernier dieu (9’ 52)

    Fugacité de la passée du dernier dieu (7’ 37)

    Le dieu "tout autre" à l’égard du dieu chrétien (14’ 16)

    Le dernier dieu et les dieux enfuis (8’ 32)

    Les sources du dernier dieu : Nietzche, Moïse, Hölderlin, Rilke (14’ 30)

    Afflux ou fuite du dernier dieu (7’ 51)

    Le "lointain de l’indécidable" ; le dieu ultime "n’est pas l’événement lui-même" (17’ 03)

    Remarques sur la version allemande de la citation (11’ 41)

    L’herméneutique et l’Ereignis ; le double délaissement pascalien (4’ 32)

    La question de l’alliance entre l’homme et le dernier dieu (8’ 39)

    "Théologie" de Heidegger (13’ 59)

    Discussions sur une issue hors de l’onto-théo-logie (12’ 04)

    Questions sur la "passée" du dernier dieu (16’ 11)


  • A.G. | 17 novembre 2008 - 20:56 6

    SÉMINAIRE DE GÉRARD GUEST. Investigations à la limite.

    Neuvième séance, 15 novembre 2008 (également téléchargeable en MP3, section "Téléchargements" sur la page d’accueil).

    Reprise du séminaire, annonce des thèmes à venir lors de la deuxième saison (2’ 22)

    Le "Dieu caché" de Pascal et/ou le "dernier dieu" de Heidegger (3’ 58)

    Pascal avant et dans Être et Temps (15’ 54)

    L’affrontement de Pascal avec Descartes (7’ 56)

    Importance historiale de Descartes méconnue par Pascal (9’ 47)

    Présupposés et intuitions de Pascal concernant la vérité (5’ 27)

    Le cogito, mutation de l’essence de la vérité indiscernée par Pascal (4’ 09)

    Pascal pris dans la clôture de la métaphysique (5’ 11)

    La mort de Dieu : Plutarque, Hegel, Nietzsche et le "Dieu perdu" de Pascal (8’ 45)

    Abscondité du Dieu pascalien (17’ 14)

    L’insondable abscondité de Dieu comme mode de sa révélation (7’ 30)

    La révélation indiscernable dans la nature (7’ 29)

    Dieu, inconnaissable à la raison, se révèle au c ?ur (7’ 01)

    La grâce, le double délaissement et l’eucharistie (11’ 15)

    Fausse analogie entre "Dieu caché" et "dernier dieu" (7’ 29)

    Marque de Dieu dans la nature selon Pascal (6’ 24)

    Justice et force (6’ 26)

    Toute-puissance et dissimulation divines selon Pascal, analogie et dialectique également réfutées par Heidegger (5’ 45)

    Dieu des philosophes et Dieu des Méditations de Descartes, le c ?ur selon Pascal et selon Rilke (5’ 50)

    Dieu des philosophes et "dernier dieu" (5’ 17)

    Phénoménologie de la facticité (4’ 43)

    Ressentiment de Pascal envers Descartes, "prévention" et "présomption" (3’ 31)

    Certitude, volonté de puissance, Gelassenheit et Reich (11’ 12)

    La mort de Dieu (10’ 59)


  • Thelonious | 24 octobre 2008 - 23:06 7

    Le danger de se nommer ?

    Heidegger, Assouline, Sollers, trop de noms ! Alors je critique en tout anonymat...


  • anonyme | 23 octobre 2008 - 23:21 8

    Tombé par mégarde sur cette page du web. Et y voir des noms comme "Assouline" et "Sollers" approcher celui de Martin Heidegger, même dans une simple proximité typographique, c’est déjà tellement trop. Ces écriveurs médiatiques n’ont-ils donc aucun amour-propre, à défaut du sens des réalités ou même de la notion d’une élémentaire vergogne ? Vivement des jours meilleurs, que tous ces trous du cul rengorgent une bonne fois pour toutes leurs hémorroîdaires productions...


  • A.G. | 2 juillet 2008 - 19:07 9

    La huitième et dernière séance de l’année du séminaire de Gérard Guest est en ligne : {{ Gérard Guest}}

    Huitième séance, 28 juin 2008
    _ Au souffle de l’Evénement II
    _ (dans l’économie de l’Ereignis)

    Rappel des structures mouvementées de l’Ereignis (10’ 51)

    Le gegenschwung, le contre-battement de l’Estre et de l’homme (18’ 11)

    Asymétrie du gegenschwung (10’ 51)

    L’"aîtrée" comme déploiement et aventure (2’ 31)

    Affleurement de l’expression "dernier dieu" en 1937-1938 (7’ 47)

    Le "dernier dieu" contre la théologie ecclésiale (13’ 43)

    La question du "dieu" et la vérité de l’Estre (5’ 51)

    Lecture du § 7 des Beiträge où apparaît l’expression "le dernier dieu" (17’ 50)

    Fondateurs et créateurs (3’ 51)

    Venue ou fuite des dieux (2’ 16)

    "La passée du dernier dieu" (7’ 34)

    Passée du dieu et parousie (6’ 41)

    Dernier dieu et onto-théo-logie (14’ 58)

    "Dieu divin" et Dieu de la théologie (6’ 19)

    Qu’appelle-t-on "dernier" dieu ? (12’ 51)


  • A.G. | 26 mai 2008 - 11:13 10

    SÉMINAIRE DE GÉRARD GUEST :
    Investigations à la limite
    (Une phénoménologie de l’extrême)

    Septième séance, 24 mai 2008
    Au souffle de l’Evénement II
    (dans l’économie de l’Ereignis)

    Dissipation d’un malentendu sur la parousie et l’Ereignis (9’ 45)

    Structure ouverte des Beiträge, retour sur l’Assonnance (13’ 38)

    Retour sur l’Enjeu (6’ 46)

    L’autre Lichtung (9’ 40)

    Le Saut et la Fondation (10’ 11)

    L’aître de l’Être comme l’Evénement (17’ 43)

    Libérer la grammaire : les coalescence sémantiques (15’ 51)

    Die Wesung, l’aîtrée de l’Être (8’ 46)

    L’Er-eignis comme Evénement (19’ 58)

    La structure tourmentée de l’Ereignis (13’ 37)

    Le jeu anadyomène de l’Être, l’ajointement de l’homme à l’Être (9’ 22)

    Textes grecs sur le conflit entre l’homme et l’Être (4’ 38)

    Le caractère secrètement temporel de l’Être (8’ 40)

    L’accueil de l’Être (10’ 01)

    Traduire Heidegger : "l’être été", "l’ouvertude"... (19’ 22)

    De quoi il s’agit dans l’Ereignis (11’ 04)

    L’Ereignis et les artistes (6’ 39)

    Voir en ligne : sur paroles des jours


  • lariost | 21 avril 2008 - 10:49 11

    Merci pour le lien sur les vidéos.

    Effectivement très interessant séminaire de Gérard ghost.


  • A.G. | 20 avril 2008 - 22:13 12

    Séminaire de Gérard Guest. Séance du 19 avril sur {{ parolesdesjours }}

    Risques et périls de l’Ereignis (7’ 03)

    Enjeux des traités impubliés (6’ 56)

    L’écriture secrète et l’inaudibilité des Beiträge (9’ 09)

    Le statut des traités impubliés sous le nazisme (12’ 04)

    Continuité d’Être et Temps à la pensée de l’Ereignis (12’ 17)

    "L’éclaircie pour le s’y-dissimuler" (9’ 38)

    La "contrée mouvementée" de l’Ereignis (7’ 13)

    Structure musicale des Beiträge (7’ 32)

    Coup d’ ?il préalable au paysage des Beiträge (7’ 01)

    Les six fugues des Beiträge (14’ 33)

    Première fugue : la Résonnance (12’ 14)

    La Machination et le délaissement de l’Être (5’ 47)

    Deuxième fugue : Le Zu-spiel, "ce qui vient se jouer" (7’ 19)

    L’Effroi et la Justice (17’ 01)

    Le Zuspiel comme passe de la vérité chez Rilke (3’ 47)

    Heidegger et Rimbaud (4’ 06)

    L’anamorphose et l’Unheimlichkeit (10’ 24)

    L’imminence des temps, le don de l’Être (14’ 36)


  • A.G. | 10 mars 2008 - 01:24 13

    La séance du séminaire de Gérard Guest — Au souffle de l’Evénement
    (dans l’économie de l’Ereignis)
     —, en date du 8 mars, est sur le site de parolesdesjours.

    Où il est à nouveau question « Du danger en l’Être » et de... ce qui sauve.


  • A.G. | 18 février 2008 - 14:53 14

    Gelassenheit

    Dans L’Ouverture (" A la chinoise...") qui précède l’AVERTISSEMENT de ce numéro de L’Infini, Gérard Guest écrit :

    " [...] peut-être nous faut-il apprendre encore à consentir à l’invitation du "chemin de campagne", à celle de la "Gelassenheit ", à cette très patiente "  acquiescence  " sans laquelle il in n’est pas de chemin d’accès, si précaires puissent-ils être, à la " pensée de l’Ereignis [...] " (p.8).

    L’apparente "traduction" du terme de "Gelassenheit " par acquiescence a fait l’objet de remarques de la part de François Vezin, philosophe et traducteur de nombreux textes de Heidegger. Gérard Guest y a répondu dans le texte ci-joint (mis en ligne, comme les séances du séminaire, sur le site de parolesdes jours.

    PDF - 222.2 ko
    Gelassenheit


  • A.G. | 21 janvier 2008 - 22:07 15

    Le fichier audio de la quatrième séance du séminaire de Gérard Guest, datée du 19 janvier 2008, est disponible sur la page de téléchargement du site parolesdesjours, ainsi que la conférence originale de Heidegger, " Der Satz der Identität ", que Gérard Guest a magnifiquement commentée samedi dernier.


  • A.G. | 23 décembre 2007 - 21:53 16

    Ce numéro de L’Infini a été coordonné par Gérard Guest, philosophe inconnu du "grand public".
    Pour connaitre les derniers développements de sa pensée, vous pouvez écouter, voir et télécharger les séances de son séminaire sur le site de "parolesdesjours".

    Investigations à la limite
    (Une phénoménologie de l’extrême)

    {{ Séance d’ouverture, 6 octobre 2007 }}

    Deuxième séance, 17 novembre 2007
    {{ Être et Temps dans l’Ereignis }}

    Troisième séance, 15 décembre 2007 :
    {{ De "Temps & Être" au saut dans l’Ereignis }}


  • A.G. | 26 octobre 2006 - 18:13 17

    On peut lire un très bon compte-rendu du numéro de L’Infini n°95 consacré à Heidegger par Nicolas Plagne sur le site ci-dessous.

    Voir en ligne : Heidegger : le danger en l’être


  • A.G. | 1er octobre 2006 - 21:50 18

    La maison Gallimard vient de refuser de publier un livre coordonné par François Fédier où plusieurs auteurs (Marcel Conche, Gérard Guest, Pascal David) essayaient - une nouvelle fois ! - de réfuter les arguments de ceux qui, tel Emmanuel Faye, s’évertuent à réduire Heidegger à un idéologue nazi. Le Monde et le Figaro s’en sont fait l’écho.

    "De son côté, Philippe Sollers, éditeur chez Gallimard qui a consacré le numéro du mois de juin de la revue L’Infini à Heidegger et soutenu l’initiative de François Fédier, regrette vivement l’abandon du projet.

    « Il y a une volonté étrange de la part d’un certain nombre de gens de mettre Heidegger dans une bibliothèque nazie pour mieux éviter de le lire alors que son oeuvre fait partie du programme de l’agrégation de philosophie. » Sollers ajoute : « Et l’on voit aujourd’hui des médias comme le Nouvel Observateur consacrer leur une aux SS, à partir du livre très vendeur de Jonathan Little, et dans le même temps dénigrer un penseur fondamental, au nom de l’antifascisme. »"

    Le "débat", si l’on ose dire, est récurrent. On peut lire l’excellent livre de Dominique JANICAUD, "Heidegger en France" (2 volumes, Hachette, coll. Pluriel, 2001) qui faisait le point...il y a cinq ans (de nombreux entretiens sont contenus dans le vol. 2).

    Aujourd’hui, il est nécessaire de se reporter au site de Stéphane Zagdanski (lien ci-dessous) : "Qu’appelle-t-on calomnier Heidegger ? Quelques textes pour répondre à la diffamation."

    Voir en ligne : "Qu’appelle-t-on calomnier Heidegger ? Quelques textes pour répondre à la diffamation."