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Lucette Destouches, épouse Céline

D 9 février 2017     A par Viktor Kirtov - C 3 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Parution le 8 février 2017 chez Grasset du sixième des carnets tenus par Véronique Robert-Chovin sur "Lucette Destouches, épouse Céline". Le carnet court du 20 juillet 2012 (jour des 100 ans de Lucette) jusqu’au 19 janvier 2016.

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Le mot de l’éditeur

Elles sont deux, Lucette et Véronique.
Lucette c’est la danseuse Lucette Almanzor, la femme de l’écrivain Louis Ferdinand Céline, et Véronique, c’est l’amie qui l’accompagne.
Le 20 juillet 2012 Lucette a eu cent ans et la vie a continué. Quatre ans durant Véronique a tenu le journal de leur amitié.
Lucette y dévoile encore quelques secrets. Elle qui a connu la guerre, la prison, l’hôpital, l’exil auprès d’un mari dont elle n’était pas seulement la muse, et la première lectrice mais aussi et surtout, qui participait à la création en suscitant et vivant la transe émotionnelle qu’exigeait la vie avec Louis Ferdinand Céline.
Ce texte est également un témoignage sur l’extrême vieillesse, sur ses dernières joies et tristesses, sur le passé qui remonte et les souvenirsqui s’effacent, sur la mort qui rôde et sur le temps qui passe et finit par tout engloutir.
C’est aussi le portrait d’une femme dont la force vitale et la drôlerie nous émerveillent.
Céline l’avait écrit, " on meurt quand on n’a plus assez de musique en soi pour faire danser la vie".
A cent quatre ans, Lucette continue de danser, et sa vitalité hors norme que ce journal de bord permet de découvrir nous fasci

Biographie de l’auteur

Véronique Robert-Chovin est diplômée de psychologie clinique. Elle a rédigé des travaux universitaires sur Antonin Artaud et René Crevel.En 2001 elle a publié Céline secret chez Grasset, et, en 2009, Devenir Céline, lettres de Louis Destouches et de quelques autres (1912-1919) chez Gallimard.

Vidéo : Un entretien avec Lucette Destouches de 1965

« Seize millions de jeunes » d’André Harris et Alain de Sédouy. Entretien de Colette Gouvion avec Lucette Destouches (qui lit plusieurs lettres de Céline incarcéré). Réalisateur : Claude Agostini. O.R.T.F., 2e chaîne de la télévision française, 1er décembre 1965. Durée : 20’38.

Document – Une interview de Lucette Destouches sur Céline (1969)

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Le 20juillet 2012, Lucette Destouches a fêté son centième anniversaire. Àcette occasion, les Éditions Pierre-Guillaume de Roux ont publié un livre-hommage composé de textes inédits écrits par des amis ou des admirateurs. En annexes de cet ouvrage, deux interviews rares de Lucette Destouches à la presse, l’un en 1969, l’autre en 1977. Voici l’entretien que « Madame Céline » avait accordé à Jean-Claude Zylberstein en 1969.

La célèbre maison de la route des Gardes à Meudon, où Louis-Ferdinand Céline vécut sous la plaque de Dr Destouches ses dix dernières années, domine de toute sa hauteur le jardin par lequel on y accède. Elle porte encore vive les traces d’un violent incendie : fenêtres sans carreaux, noirs plafonds éventrés, embrasures à demi effondrées. Madame Lucette Almanzor « Professeur de danse classique et de caractère » ainsi que l’annonce une grande pancarte que l’on aperçoit de loin en arrivant, s’est réfugiée pour sa part dans une sorte de volière, hâtivement rapiécée à l’aide de quelques pièces de bois.

— Comment faites-vous Madame pour survivre dans ce cadre ?

Oh, mais je ne me plains pas ! J’ai vu pire, et quand on a touché le fond, vraiment le fond, de la misère, on est en mesure de supporter bien des choses, sans trop s’en émouvoir. Vous savez, au Danemark, nous vivions, Louis et moi, dans une pièce qui n’était pas plus grande que cet endroit-ci, sans chauffage et sur le sol battu éclairés d’une seule bougie. Et avec juste de quoi s’alimenter. Alors, maintenant je ne trouve pas ça si terrible.

— Sont-ce vos talents de danseuse qui vous firent d’abord apprécier par Céline ?

Non, non, nous nous sommes rencontrés par hasard chez des amis communs, peu après la publication de Mort à crédit. J’étais de retour d’une tournée aux États-Unis, un pays que Louis connaissait et nous en avons parlé tout naturellement. Ensuite il a demandé à me revoir. Je dois dire qu’il m’intimidait beaucoup. Pendant un an et demi nous nous sommes revus de temps en temps sans que pour ma part je songe à quoi que ce soit de sérieux. Et puis un jour… Je crois que c’est par sa bonté qui était immense, qu’il m’a le plus touchée.

— Vous n’ignorez pas que cela peut paraître paradoxal d’évoquer une telle qualité à propos de l’auteur de Bagatelles pour un massacre.

Ce que je voudrais dire à ce sujet, c’est qu’en 1937, et en général dans les années qui ont précédé la guerre, il y avait beaucoup d’Israélites parmi les producteurs d’armes. C’était d’ailleurs un médecin juif collègue de Louis à la Société des Nations qui le lui avait confirmé. Pour Céline, s’attaquer aux juifs, c’était s’attaquer aux fauteurs d’une guerre dont il pressentait qu’elle serait horrible. Et puis il faut dire aussi que Louis venait d’une famille de petits-bourgeois où l’antisémitisme était de rigueur, on y était antidreyfusard et maurassien. Il n’était pas le seul d’ailleurs. Maintenant, après l’horrible chose qui s’est produite pendant la guerre, dans tous ces camps de concentration, on ne peut plus juger rétrospectivement. Aussi bien Louis et moi nous sommes-nous toujours opposés à ce que l’on réédite ses trois pamphlets. Je précise bien que contrairement à ce que l’on pense ils ne sont par interdits, mais que c’est sur mon refus exprès que Balland ne les a pas repris dans les Œuvres complètes de Louis. Pourtant quand nous avions tant besoin d’argent à notre retour en France, et plus tard on était prêt à nous offrir beaucoup contre la permission de les réimprimer. D’autre part on oublie aussi que Céline eut toujours des amis juifs comme Abel Gance, Stravinsky et Jacques Deval. Encore une fois, je voudrais insister sur ce fait que pour Céline les juifs c’étaient les « Gros » et, à cet égard j’ai pour lui un jugement de Maurice Clavel qui écrivait voici dix ans à Jeune Europe : « Ils ont titré (L’Express) : “Voyage au bout de la haine”. Ce n’est pas vrai. C’est toujours au bout de la nuit, la nuit sans fin d’un cœur, organe rouge, chaud et musclé, dans la misère du monde, la sienne… Il ne s’est occupé que de la maladie des pauvres. Riches de droite et riches de gauche riez… Vous avez éternellement gagné les guerres. » C’est bien ça non ?

— Peut-être, oui. Il y avait aussi ce mot de Paul Morand : « Sa vie fut un don continuel, plus total que toutes les vies des curés de campagne » ? Admettons donc qu’il n’aimait pas les Allemands, pourquoi refusa-t-il alors de partir pour Londres comme ce lui fut possible en 1940 à La Rochelle ?

Partir équivalait pour lui à une lâcheté. Pourtant il aimait beaucoup Londres comme on le voit très bien dans Guignol’s band, la deuxième partie. Et puis, il était curieux de ce qui allait se passer à Paris. Quand nous y fûmes revenus il se sentit comme neutre. Ce qui ne l’empêcha pas de soigner des membres du réseau dont s’occupaient Robert Chamfleury et Madame Simone installés à l’étage au-dessus de notre appartement, rue Girardon.

— Son dernier livre, Rigodon, qui vient de paraître, fait (presque) naître une nouvelle polémique. Bien des gens et beaucoup de critiques prétendent ne pas comprendre qu’il ait fallu sept ans pour le publier. Il semble qu’ils craignent une censure et peut-être aussi des ajouts.

Vous savez que Céline est mort le jour même où il a fini d’écrire ce livre. Heureusement, j’ai pu mettre le manuscrit complet et numéroté à l’abri des indélicatesses. En fait c’était la seconde version de Rigodon mais la définitive, la première étant restée éparpillée dans une de ces caisses de pommes de terre, dont Louis se servait comme classeurs. Qu’il m’ait fallu si longtemps pour en livrer la dactylographie à Gallimard tient à deux raisons bien précises. La première c’est que le manuscrit fut très difficile à déchiffrer. Céline était dans un véritable état d’épuisement à la fin de sa vie, et son bras droit blessé à la guerre, lui pesait comme une lourde masse. Sur certains mots, nous sommes restés, mes deux amis avocats et moi, jusqu’à des semaines et des semaines pour parvenir à les déchiffrer enfin. Ensuite comme je n’avais pas voulu me séparer du manuscrit, la collaboration de mes deux aides ne put m’être acquise que pendant leurs rares heures de loisirs. Généralement, c’était le dimanche après-midi que nous nous réunissions pour travailler. Vous savez, trois heures par semaine pour une telle tâche, ce n’est pas beaucoup ! Quant aux coupures c’est une idée absurde. D’ailleurs vous verrez qu’il y a un passage sur ce pauvre Marcel Aymé, l’un des rares amis qui nous soient restés fidèles jusqu’au bout, où Louis n’est finalement pas très tendre, mais il n’a pas été question de le supprimer, pas plus que d’autres passages. Je n’aurais pas fait ça à Louis, vous savez…

David Alliot

Jean-Claude Zylberstein, "Rencontre avec Lucette Destouches", Combat, 21février 1969, in Madame Céline, Route des Gardes, sous la direction de David Alliot, Pierre-Guillaume de Roux Éditions, mai 2012, 140 pages.

Crédit : http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/

Céline, la femme par Jérôme Garcin

le Nouvel Observateur, 20 juillet 2012

Lucette Destouches a reçu toutes sortes de gens à Meudon, de Marcel Aymé à Marc-Edouard Nabe, en passant par Carla Bruni. Elle a cent ans ce 20 juillet 2012.

Du haut de la colline de Meudon, le siècle la contemple et jalouse son obstination à vivre, à rire. En juillet prochain, Lucette Almanzor, veuve Destouches, fêtera son centenaire dans la maison où, il y a cinquante ans, disparaissait son mari, Louis-Ferdinand Céline.

Elle continue à l’habiter malgré les deux incendies qui l’ont ravagée, malgré les tempêtes qui s’abattent encore sur l’auteur de « l’Ecole des cadavres ». Une maison située 25 ter, route des Gardes - tout un symbole pour la gardienne paisible d’une oeuvre furibonde.

Avec le temps, son opinion n’a jamais varié : Céline était un homme d’une« immense bonté »et l’auteur de « Rigodon », dont elle exhuma le manuscrit, le plus grand écrivain du XXe siècle. Le reste ne l’atteint pas. Toute sa vie, elle s’est refusée aux Mémoires, aux longues interviews, aux regrets ou aux remords, préférant converser avec ses chats et ses perroquets qu’avec les journalistes. Elle n’est sortie de sa légendaire réserve que pour empêcher la réédition des pamphlets antisémites de Céline.

Les assouplissements, la détente, la respiration, l’équilibre que cette ancienne danseuse de l’Opéra-Comique a enseignés jusque tard dans sa vie, elle en a tiré non seulement une méthode, mais aussi une philosophie. Après avoir connu la fuite à Sigmaringen, l’exil au Danemark et partagé l’indignité nationale de son mari, elle tient sa propre longévité pour un cadeau du ciel et offre en spectacle sa bonne humeur à tous ceux qui la visitent comme une pythie ou un monument.

Les soirées de Meudon

La liste est longue des habitués de Meudon, qu’elle régalait autrefois au caviar, foie gras et saumon arrosés de champagne. L’étonnante cohorte de pèlerins comptait, d’Arletty à Carla Bruni, de Dubuffet à Rocheteau, d’Audiard à Malavoy, de Mouloudji à Moustaki, d’Aymé à Nabe, sans oublier les 2 Be 3, des as de la plume, du ballon rond, du micro, du pinceau ou du barreau.

Certains, dont son fidèle avocat, François Gibault, témoignent dans un livre collectif de l’attachement presque filial qu’ils vouent à celle dont Céline disait qu’elle était « Ophélie dans la vie, Jeanne d’Arc dans l’épreuve », à cette voyageuse intérieure qui lui aura été fidèle jusqu’au bout de la nuit.

Jérôme Garcin

Crédit : Bibliobs.nouvelobs.com/

« Madame Céline, route des Gardes », collectif réuni par David Alliot,
Edition Pierre-Guillaume de Roux, 140 p., 16,90 euros.

Un témoignage inédit sur l’enterrement de Céline (par Roger Grenier)


Sollers parle de Céline

En même temps qu’est publié chez Grasset "Lucette Destouches, épouse Céline", vient de paraître aux éditions Fayard, une enquête littéraire et historique, à charge, sur le plus maudit de nos écrivains maudits, Louis Ferdinand Céline. Céline, la race, le Juif, signé Annick Duraffour et Pierre-André Taguieff [1], et présentée ce soir, 9 février 2017, en exclusivité dans La Grande Librairie.

En contrepoint de ce pavé de 1182 pages, écoutons Philippe Sollers. C’était le 25 février 2011 dans Passion d’auteur pour l’émission Café Picouly sur France 5.

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3 Messages

  • Viktor Kirtov | 6 août 2018 - 13:42 1


    Meudon, 1er août 2018. Route des Gardes, la maison de l’écrivain Céline a été vendue par sa veuve, Lucette, qui conserve cependant le droit d’y habiter jusqu’à son décès. LP/E.D.
    ZOOM... : Cliquez l’image.

    Un voisin a acheté la demeure toujours habitée par la veuve de l’écrivain, âgée de 106 ans, qui conserve le droit d’y vivre jusqu’à sa mort.

    Octobre 1951. Louis-Ferdinand Destouches, alias Céline, et sa femme Lucette posent leurs valises à Meudon (Hauts-de-Seine). Le couple est de retour d’exil et choisit de s’installer dans une bâtisse XIXe de deux étages, dans une petite résidence route des Gardes.

    « Ils avaient besoin d’une maison proche de Paris pour que Céline puisse voir ses éditeurs, notamment Gallimard, et qui dispose d’un jardin pour leurs deux chiens et trois chats », explique David Alliot, spécialiste de Louis-Ferdinand Céline, et auteur d’une biographie consacrée à sa dernière épouse Lucette, « Madame Céline ».

    Trop de dettes

    Lucette Destouches, qui a fêté ses 106 ans le 20 juillet dernier, vient de vendre la maison meudonnaise, comme l’a révélé le site Le Point.fr. La veuve de Céline aurait contracté trop de dettes et a donc dû se résoudre à vendre la demeure dans laquelle l’écrivain est décédé en juillet 1961 d’une hémorragie cérébrale. Il repose depuis dans le cimetière communal. « Meudon fonctionne comme une PME, indique David Alliot. Il y a trois personnes salariées qui se relaient 24/24 heures pour assister Lucette qui a besoin de soins. »


    Louis Ferdinand Céline est décédé dans cette maison de Meudon, en 1961. /
    Collection particulière David Alliot - ZOOM... : Cliquez l’image.

    La centenaire ne va cependant pas quitter Meudon. Elle a vendu sa maison à l’un de ses trois voisins, en obtenant le droit d’y finir sa vie. « Pour son entourage, il a toujours été évident que Lucette terminerait sa vie dans la maison de Meudon, précise son biographe. Personne ne peut l’envisager en maison de retraite, c’est une femme de caractère ! »

    Des cours de danse au deuxième étage

    L’épouse de Céline, qui a partagé la vie de l’écrivain pendant 25 ans, était danseuse. Quand le couple emménage à Meudon en 1951, Céline s’installe au rez-de-chaussée. Une pièce fait office de bureau dans lequel il va rédiger sa trilogie allemande « D’un château l’autre », « Nord » et « Rigodon ». Il dort dans la même pièce et, médecin de formation, reçoit parfois quelques patients, plus souvent bêtes à poils.

    « Il était connu dans le voisinage que le docteur Destouches soignait et accueillait dans son jardin les animaux errants », relate David Alliot. Les deux étages de la maison sont réservés à Lucette. Au premier elle dispose de sa chambre à coucher et d’une salle de bains, et au second d’un grand espace où elle donne, jusqu’en 1998, des cours de danse.


    Lucette donnait des cours de danse à l’étage de la maison. /
    Collection particulière David Alliot
    - ZOOM... : Cliquez l’image.

    « Son mari tenait absolument à ce qu’elle continue à donner ses cours », raconte l’écrivain. Il y tient tellement qu’il va même se renseigner sur la concurrence. « Il m’a appelée un jour pour me demander si son épouse pouvait venir voir le studio de danse que j’avais fait construire dans mon jardin, témoigne Marie-Hélène Ponscarme, 96 ans, qui était à l’époque professeur de danse à Meudon. Elle s’est présentée ensuite et m’a proposé de partager mes élèves avec elle… ce que j’ai évidemment refusé. »

    L’expert du couple Céline regrette que la demeure ne soit pas tombée dans le domaine public : « Cela aurait été compliqué d’en faire un musée, mais peut-être envisageable de créer une résidence d’écrivain. » Un sujet toujours compliqué, l’auteur de « Voyage au bout de la nuit » ayant aussi produit de virulents pamphlets antisémites.

    « Madame Céline » de David Alliot, paru en janvier 2018 aux éditions Taillandier, 432 pages, 20,90 €.

    Elia Dahan
    Le Parisien, 01 août 2018

    *

    Le pavillon Second Empire, passablement décati, ne devrait donc pas se transformer un jour en musée Céline. D’autant qu’il ne reste rien à montrer, ni objets ni souvenirs de l’écrivain, après les ravages causés par deux incendies. Une manière aussi d’éviter que le lieu ne devienne un but de pèlerinage pour des admirateurs du pamphlétaire antisémite de Bagatelles pour un massacre ou Les Beaux Draps.

    Une tombe au cimetière de Meudon


    La tombe de Céline. Cimetière de Meudon
    ZOOM... : Cliquez l’image.
    Un bateau gravé sur sa tombe.

    Céline était amoureux de la mer. Une croix figure aussi, en haut à gauche. Son pseudonyme, Céline, était le prénom de sa grand-mère.
    Lucette Almansor a déjà fait graver son nom et laissé l’année à compléter. Elle n’avait pas prévu qu’elle vivrait au-delà du 20e siècle. Elle est née Lucie Georgette Almansor, dite Lucette.


    Le bouquet (partie versée au comptant) et la rente viagère dont bénéficie désormais madame Destouches vont lui permettre de payer les trois personnes qui se relaient auprès d’elle. À cause d’une dette fiscale et d’impayés à l’Urssaf, la centenaire ne percevait plus sa pension de veuve. Au cimetière de Meudon, on peut voir la tombe de Louis-Fedinand Céline, docteur L. F. Destouches. En dessous est gravé celui de « Lucie Destouches née Almansor : 1912-19.. ». Il faudra penser à corriger les deux premiers chiffres...

    Fabien Roland-Lévy
    Crédit : Le Point


  • Viktor Kirtov | 20 octobre 2017 - 18:52 2

    La vie de Lucette

    Auteur, entre autres, de D’un Céline l’autre (« Bouquins ») et d’un portrait d’Arletty sous l’Occupation, David Alliot vient d’achever une biographie de Lucette Destouches, née Almanzor il y a 105 (cent cinq) ans.

    Celle qui a été la compagne, puis l’épouse, de Louis-Ferdinand Céline de 1935 à 1961 y apparaît sous un jour nouveau, avec des témoignages inédits, des lettres de Lucette exhumées, et « quelques révélations qui vont faire du bruit », selon l’auteur, qui ajoute : « C’est aussi le portait d’un couple, une autre façon de parler de Céline, par le biais de celle qui l’a bien connu. C’est aussi la biographie d’une femme discrète, qui a joué un rôle important dans sa vie, et pour sa postérité. » Madame Céline, vie de Lucette Almanzor, la femme de L.-F. Céline paraîtra en janvier 2018 chez Tallandier.

    Le Figaro 19 0ct 2017


  • Viktor Kirtov | 10 février 2017 - 14:20 3

    C’est le titre de la crique du livre de Véronique Robert Chovin que vous pouvez lire sur le toujours excellent blog de Fabien Ribery. Richement illustrée en prime. Plaisir des yeux et de la lecture.