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Marcelin Pleynet, L’étendue musicale

D 11 mai 2014     A par A.G. - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Salizada Santa Giustina. Photo A.G. Cliquer sur les images pour agrandir. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.


« En fin de matinée, promenade dans le quartier de l’Arsenal où se trouverait mon futur logement vénitien (29-21 Salizade S. Giustina)... Si ce que Florence [1] m’a annoncé se réalise, je pourrais alors prévoir quatre séjours à Venise chaque année. »
M. Pleynet, Chronique vénitienne, Gallimard, 2010, p. 117.

« Dany, une jeune Anglaise, photographie le cortile de la maison où j’occupe un étage. Et comme je la dérange pour rentrer : "You are a lucky man". Je l’entends bien ainsi... Je recommence mon aventure vénitienne... et mon esprit passe sur les toits... » L’étendue musicale, Gallimard, 2014, p. 14.

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Marcelin Pleynet, L’étendue musicale

« J’ai à cet instant la sensation d’être situé sur le cap. En ce point d’observation, de privilège, je me vois. Le monde est vide. J’y reviens avec les yeux mêmes et nouveaux, et les oreilles... L’étendue est pensée. L’étendue est pensée avec les oreilles...
Avec les yeux : l’instant et la parole sous l’arche de l’étendue... »

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Travail. Situation de l’usage récurrent d’un même mot et de la satisfaction qu’il procure... Le surgissement du mot : un instinct de rapport rythmique qui recouvre d’immenses étendues de formes et de couleurs.

Ce qui se déclare, ce qui se joue en conviction dans la situation où s’éprouve la nécessité d’un mot.

Ce mot, « l’étendue »... la nécessité de me reconnaître emporté, porté avec l’ouverture plane et volumétrique de Venise, de... ce qui se dispose à l’étendue.

Ici, ce qui immédiatement s’éclaire, s’aveugle, s’étend et s’offre dans le bleu... sur l’horizon infini...

Étendue, l’instant où un mot laisse arriver, ouvre et déploie, de l’intérieur du son, la vue à partir de lui-même...

Ma vie n’a pas de fin comme mon champ de vision ne connaît pas de frontière. Ma mort n’est pas un événement de ma vie. On ne vit pas sa mort. Si l’on entend par éternité non pas la durée mais l’intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans l’instant.

Écrire : évoquer là-devant l’étendue qui s’éclaire. En un mot, j’ai le sentiment de dire et de vivre en corps, d’être à l’étendue ce qui se présente, ce qui s’offre à découvert : la mer découverte, le grand drap bleu... l’étendue, la mer, ce qui me projette et m’appelle et me précipite en avant.

J’ai à cet instant la sensation d’être situé sur le cap. En ce point d’observation, de privilège, je me vois. Le monde est vide. J’y reviens avec les yeux mêmes et nouveaux, et les oreilles... L’étendue est pensée. L’étendue est pensée avec les oreilles...
Avec les yeux : l’instant et la parole sous l’arche de l’étendue...

L’étendue liquide ne se déploie que pour un corps mouvant, en marche, océanique, où le point du temps reste à découvert... Dans le sombre bleu, l’étendue, l’étincelle.

Avec le surgissement du mot qui précède la sensation, dans l’instant, l’étendue est une chance placée debout... peut-être une montagne... En ce point, il n’y a qu’un point invisible qui soit le véritable lieu. L’étendue à nouveau se dresse...

À Venise l’étendue entre en représentation : théâtre physique, visible, de l’étendue... La nature étendue à nouveau se dresse devant moi — là devant.

Leçon sur l’étendue : je cherche une montagne... et j’entends une musique proche et lointaine. (p.21-22)

Feuilletez le livre.

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Alain Veinstein reçoit Marcelin Pleynet

Du jour au lendemain, 9 mai 2014, 35’.

60 livres depuis 50 ans (et 50 volumes de journal inédits !), Tel Quel, L’Infini, Sollers, Venise, la solitude, les sensations, la fiction du vivant, Palladio, San Francesco, le roman, le pontos, Dionysos, comme la poésie la musique, la danse, le baroque...

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Palladio, La façade de l’église San Francesco della Vigna. Photo A.G., 10 mai 2013. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.


« La façade de San Francesco della Vigna n’est-elle pas la première église de Venise, avec San Giorgio Maggiore et le Redentore, construite d’après les projets architecturaux de Palladio ?
C’est indéniable, il y a une résonance particulièrement musicale aux architectures de Palladio, qui tire ses règles des proportions de la théorie des cordes vibrantes. Quelque chose qui n’est pas sans rapports avec la disposition des volumes et l’ordonnance des surfaces... Quelque chose qui n’est pas sans rapports avec les influences grecques... »
« J’assiste chaque matin à la première messe à San Francesco della Vigna... » L’étendue musicale.

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Ils ont lu L’étendue musicale (et lisent Pleynet depuis longtemps)...

Le roman est un genre faux

par Claude Minière

A-t-on suffisamment remarqué l’invention formelle que promeut le volume de Marcelin Pleynet, L’étendue musicale ? L’ouvrage, comme on sait, est sous-titré « roman ». Qui connaît l’oeuvre de Pleynet ne peut imaginer que le poète ait négligé les leçons D’Isidore Ducasse, lequel écrivait in POÉSIES 1 : « Le roman est un genre faux, parce qu’il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente. » Si dans L’étendue musicale les passions sont décrites pour elles-mêmes, la « conclusion morale » n’y est pas pour autant absente.

Rien n’interdit d’entendre « le roman est un genre faux » ainsi : le roman est un genre faux parce qu’il n’est pas un genre au sens étroit et rigide d’un genre constitué, formaté, cultivé comme tel. Or, journal, poème, essai, fiction, L’étendue musicale dans son écriture et sa composition subvertit les genres, les libère de tout carcan pour se déployer sans garantie coutumière et s’inscrire par la seule force de ses traits, ses surgissements, ses résonances et équilibres. Par sa poésie. Roman. Comme Venise elle-même, l’écriture de Pleynet à la fois contient et se laisse déborder. Invention, proprement moderne, d’une nouvelle forme, poussée de l’intérieur, autonome, qui libère la langue (la pensée, les sensations) et tient miraculeusement dans une esthétique du vrai.

Claude Minière, Recours au poème.

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Église San Francesco, façade de Palladio et intérieur. Photo A.G., juin 2011 et mai 2013. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Une lecture de Pascal Boulanger

D’un livre à l’autre et quelque soit les registres d’écriture, Marcelin Pleynet nous donne à lire une odyssée du nom propre. A l’affirmation du non (sous couvert du oui) son oeuvre ne cesse d’opposer l’affirmation du Nom dans l’éclat du oui. N’est-il pas fidèle au foyer fixe de ses désirs : les livres, la peinture, la musique — la poésie en somme — celle qui mêle le combat musical à la maîtrise du temps, définit l’assomption dans l’être sous le mode de la kénose. Car il s’agit bien de se vider de l’asservissement au contrat social et de choisir une traversée solitaire et sensible se chargeant, par l’oreille et par la voix, de faire résonner l’infini. Pour être l’hôte de l’étendue musicale qui fait vivre et vivre en dehors du désenchantement général, Pleynet invente l’art du déplacement, à partir duquel la circonférence est partout et le centre nulle part. Les premières messes à San Francesco della Vigna, les Vêpres de la Vierge de Monteverdi, la bibliothèque Marciana, L’Annonciation de Titien dans l’église de San Salvador, les frontons de Palladio, l’étendue des îles qui s’éclairent... Voici Venise, autrement dit, plus besoin de chercher ce que l’on croyait perdu. Le réel apparaît immédiatement possible — sans commencement et sans fin — dans la mobilité et la clandestinité et il devient facile d’être léger et délié. Pour ne pas mourir sur les saisons, il faut atteindre le point central de l’intériorité qui témoigne sur la beauté des choses. Dans la célérité des signes, la phrase de ce roman mène jusqu’à l’irisation de la pensée, jusqu’au vaste ciel de Venise à peine bleuté, lumineux, transparent. Jamais l’écriture de Pleynet n’a été autant détachée des rumeurs et des ressentiments de l’histoire. L’absence de décision ruine tout lien, la vie secrète, la vie d’esthète demeure la vraie vie.

Pascal Boulanger, mars 2014 © Les Carnets d’Eucharis.

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Cloître de l’église San Francesco della Vigna (aujourd’hui fermé au public). A.G., 25 juin 2011. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

L’étendue musicale, Marcelin Pleynet

par Philippe Chauché

« A Venise la circonférence est partout et le centre nulle part...

Ma vie comme un roman dont la circonférence est partout et le centre nulle part... »

Marcelin Pleynet écrit comme Cézanne peignait, sur le motif. Ici, comme depuis longtemps, c’est Venise. Une île musicale pour une idée de roman musical. Loin, si loin, de toute imagerie bavarde, chichiteuse et larmoyante, loin de l’imaginaire de sa disparition annoncée dans les eaux de la lagune, loin de ses masques et de ses poses, de ses écrivains dépressifs et de ses cinéastes laborieux et poudrés. On est à mille années lumières de Mort à Venise et ses fantômes souffreteux, littéralement au coeur du mouvement de la ville, d’un mouvement poétique et musical, où s’invitent écrivains, musiciens, peintres et architectes. C’est Vie à Venise ou plus harmonieusement Vies à Venise, le pluriel est ici capital. Dans son Dictionnaire amoureux de Venise, Philippe Sollers met en avant l’éloge prononcé pour la consécration du Doge sérénissime de Venise, Luigi Mocenigo, le 23 août 1570, autrement dit aujourd’hui, par Luigi Grotto Cieco d’Hadria : « ... qui ne la contemple est indigne de la lumière, qui ne l’admire est indigne de l’esprit, qui ne l’honore est indigne de l’honneur... », on ne saurait mieux dire !

Marcelin Pleynet écrit par aplats, par fines touches musicales, par traits à la main levée sur l’étendue du Temps, comme un calligraphe à l’encre noire de seiche, par suspensions, retraits, saisissements, éclats, un oeil sur Monteverdi et Vivaldi, une oreille pour Bellini et le Titien, accompagné des voyelles colorées et musicales de Rimbaud.

« ... O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,

Silences traversés des Mondes et des Anges :

— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! »

« Les voyelles surgissent et se répartissent en consonnes. C’est ainsi qu’apparaissent les couleurs, et les couleurs précipitent, attirent un nouvel épanchement. Les consonnes ne bougeaient pas si les voyelles ne les suivaient ».

Marcelin Pleynet traverse Venise en prenant son temps, et le temps du marcheur est celui de l’écrivain, dans l’immortalité de son savoir et de ses saveurs. Le marcheur solitaire écoute, voit, et entend ce qui se joue dans le visible et l’invisible de Venise. Tout un roman entre ciel et terre, vibrant de la palette des couleurs absorbées et offertes. Cela se joue d’une ruelle à une église, d’un canal à la lumière du ciel. D’un livre l’autre, ceux qu’il lit et ceux qu’il écrit, L’amour vénitien, La fortune, la chance, Comme la poésie la peinture, Le savoir-vivre, ceux qui s’écoutent et se parlent (répons) et les musiques poétiques résonnent dans les églises où se glisse l’écrivain.

« A disposition : l’écart du soleil printanier, la légende, le roman, la meilleure compagnie... Lumière pâle, jaune et bleue, diagonales rasantes vers les Moulini Stucky, et les rives de Giudecca...

Tout est possible si je veux bien accompagner le spectacle qui s’offre à moi — celui-là ou un autre, celui que chacun croit devoir se donner à lui-même ».

Marcelin Pleynet se laisse traverser par Venise, comme Chateaubriand en son Temps — qui peut sur l’instant devenir le nôtre —, et comme un vitrail, nous en renvoie mille éclats, couleurs, toutes les couleurs invitées, les musiques qui s’inventent dans le silence des chapelles, toutes ces musiques qui nous révèlent au monde, l’art romanesque, cette étendue poétique, une manière de vivre et d’écrire ici et maintenant, autrement dit d’être dans la liberté libre.

« Ma vision est divine. Je sens aussi battre dans mes veines la joie de l’immortalité... Sa présence fait taire en moi tout autre bruit. J’ouvre le livre qui s’anime alors et change au point qu’il me semble ne l’avoir jamais lu ».

Philippe Chauché, La Cause Littéraire.

Lire aussi : Lire au bout du monde – Chronique pour L’étendue musicale.

Au loin, la façade de l’église San Francesco della Vigna. La calle del Tedeum, à droite, mène vers la salizada Santa Giustina. Photo A.G., 25 juin 2011. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

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Dans L’étendue musicale, Pleynet écrit à propos de Monteverdi :

« Je ne parviens pas à me détacher de cette formule physique qui s’identifie avec la grande intelligence, la pensée en basse continue [2] du musicien des Vêpres de la Vierge (1610) [3], du Huitième livre des Madrigaux (Madrigali guerrieri e amorosi, 1638), du Retour d’Ulysse dans sa patrie (1640), du Couronnement de Popée (1643)... » (p. 52)

Voici un extrait du Livre VIII des Madrigaux par le Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm [4].

Les Arts Florissants, Paul Agnew :
intégrale des madrigaux de Monteverdi

Les Arts Florissants présentent leur projet d’intégrale des huit Livres de madrigaux de Monteverdi, que Paul Agnew dirigera jusqu’en 2014. Ce clip a été réalisé à l’occasion de l’avant-première de cette tournée, à Venise, en juillet 2011.

L’intégrale des madrigaux est réalisée en partenariat avec la Cité de la musique, le Centro Cultural Miguel Delibes de Valladolid et le théâtre de Caen.
Merci à Olivier Lexa / Venetian Centre for Baroque Music.

Interview de Paul Agnew en direct du palais Pisano Moretta à Venise.

Entretien avec Paul Agnew, des Arts Florissants  : « les madrigaux de Monteverdi sont une révolution ! » :

Pourquoi avoir décidé d’aborder l’intégrale des madrigaux de Monteverdi ?

Parce que c’est une oeuvre importante, qui signe la naissance du baroque. Tous ses grands principes y sont contenus, l’importance du texte, l’abandon des vieux codes de la Renaissance, l’expression des émotions. Ces madrigaux sont l’une des dernières révolutions de la musique et en même temps une sorte de biographie musicale de Monteverdi.

Et Bach n’est pas loin…

Bach adopte la forme de tonalité établie par Monteverdi et ses confrères.

Revenons en arrière. Que sont les madrigaux ?

A l’origine, au XVème siècle, ce sont de petits poèmes destinés à être mis en musique. D’abord d’une grande simplicité, à usage presque domestique, ils sont servis un siècle plus tard par de grands textes, signés, par exemple, par un poète majeur comme Pétrarque. Reste, en revanche, le « fardeau » des règles musicales de la Renaissance qui codifient le traitement de la dissonance. Elles sont battues en brèche au début du XVIIème.

Monteverdi (1567-1643) arrive donc au bon moment…

Oui. Sa musique est « ancienne » jusqu’au deuxième livre des madrigaux. Le suivant crée la rupture, après la rencontre de deux poètes importants, Le Tasse et Guarini. Et dès le quatrième livre, Monteverdi prouve que la musique n’a plus à dominer le texte mais, au contraire, à mettre en valeur la parole et le sentiment que traduit la poésie. Il s’affranchit des règles polyphoniques de la Renaissance (plusieurs sons différents) qui écrasaient la voix pour imposer la « monophonie » (un seul son) qui libère le texte. De la monophonie à la « monodie » (conversation d’un chanteur et une chanteuse accompagnés d’un instrument), il n’y a qu’un pas, puis du dialogue musical au drame. L’opéra vient ainsi d’être créé.

Quelles sont les caractéristiques du sixième livre que vous présentez à la Cité de la musique, diffusés en live sur Culturebox ?

Le sixième livre, de 1614, est indissociable de l’opéra "Arianna" écrit en 1608, dont le rôle-titre devait être chanté par la jeune soprano Caterina Martinelli, élève de Monteverdi, qui décède peu avant la première. Le "lamento d’Arianna", madrigal à 5 voix, est directement issu de cet opéra. Un deuxième très beau lamento, "Sestina", un poème de six strophes, est écrit en hommage à la défunte. Le sixième livre porte également la marque du deuil de sa propre femme, la chanteuse Claudia Cattaneo, ce qui se traduit par de nombreux « au revoir » (« addio ») et le sentiment de la perte et de la tristesse amoureuse. Enfin, l’intérêt de ce 6ème livre est aussi de combiner une musique ancienne et polyphonique (qui repose sur le texte de Pétrarque, du XIVème siècle) avec une partition très moderne, pour accompagner les poèmes de Marino (contemporain de Monteverdi). Les moments d’adieux y font partie.

Directeur musical du projet, vous en êtes l’un des chanteurs, mais pas le chef d’orchestre au sens classique du terme…

J’en suis le chef par ce que je prends toutes les décisions de l’interprétation et donc j’assume nos choix. Mais c’est un travail d’écoute et donc je reçois toute suggestion des chanteurs. Il est vrai par ailleurs qu’il n’y a aucun geste de chef d’orchestre.

Quelles sont les qualités requises pour ce projet ?

Il faut évidemment des voix, d’une certaine légèreté. Mais plus que tout : de l’oreille et de l’intelligence. Nos chanteurs doivent d’ailleurs être suffisamment fascinés par le répertoire pour fournir un travail très intense en ensemble, ce qui ne correspond donc pas aux solistes de base.

De quelle manière vos projets portent-ils la marque des Arts Florissants ?

Dans cette double ambition que je partage amplement. Il s’agit d’abord de présenter les œuvres de manière à respecter le souhait des compositeurs. Ce qui demande beaucoup de recherche et des moyens. Mais le résultat est gratifiant, car on trouve des merveilles, comme lorsqu’un tableau est nettoyé et restauré. Mais il faut aussi aller plus loin, chanter pour convaincre. Ce qui signifie transmettre au public ce mot clé qu’est la passion : qui fut à l’origine de la création et qui nous pousse à restituer l’œuvre aujourd’hui. (culturebox).

Paul Agnew et les solistes des Arts Florissants seront le 28 mai 2014, à 20h, à Paris, Cité de la musique pour interpréter le Livre VII des Madrigaux, publié à Venise en 1619 (voir Extraits des oeuvres de Monteverdi citées par Pleynet).

Paul Agnew, dernier interview

France Culture, La grande table, 26.05.2014.

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[1Florence D. Lambert, réalisatrice de Vita Nova.

[2Après avoir proposé treize madrigaux polyphoniques à l’écriture contrapuntique aussi raffinée
qu’excentrique, le Cinquième Livre s’achève par six pièces d’un style nouveau. Elles sont pourvues, pour la première fois dans l’oeuvre madrigalesque de Monteverdi, d’un accompagnement instrumental obligé, dénommé basso continuo. Cette « basse continue » est un des procédés d’écriture emblématiques de la « musique moderne » : une sorte de « sténographie musicale » où, de la seule partie de basse, on peut déduire un accompagnement improvisé sur un instrument polyphonique (clavecin, orgue, luth...).

[4Cf. Gala Monteverdi.

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