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Un roman chinois

La musique des pierres de Nicolas Idier

D 7 janvier 2014     A par Viktor Kirtov - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



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C’est cette page de Frédéric Beigbeder, sa gueule mal rasée, ce titre « un roman chinois », l’accroche « Ce carnet d’un flâneur est l’anti-guide du routard : ni joints ni iPod mais des souvenirs », le contenu de cette critique qui ont allumé la mêche :
celle d’ouvrir les pages de L’Infini N°124, automne 2013, où Philippe Sollers présente un extrait de Musique des pierres, le livre de Nicolas Idier, publié dans sa collection Gallimard/L’Infini.

...De l’influence de la typographie, de la mise en scène typographique, de quelques formules accrocheuses de l’ancien publiciste qu’est Frédéric Beigbeder !
Alors que la typographie neutre, austère de la revue, m’avait laissé de marbre !
L’Infini N°124 avait rejoint les autres numéros, sur une étagère parking.

Il faut une incitation pour entrer dans l’univers minéral du livre. « Nicolas Idier est inspiré, curieux, pédagogue » nous dit Beigbeder. « Son roman - poursuit-il - offre une promenade érudite et raffinée dans l’empire du Milieu, où les taxis sentent l’oignon ». Je n’ai pas senti l’oignon dans l’extrait, mais le reste était bien là : la musique des pierres.

La musique des pierres

Nicolas Idier

"Je marche tous les jours, par tous les temps, même les nuits pluvieuses. Les villes d’Asie ne dorment jamais à poings fermés. Moi non plus, depuis le jour-sans-nom. Pékin me convient. Mes insomnies trouvent là un terrain idéal. Je ne m’endors qu’au petit matin, quand le ciel blanchit. Liu Dan lui aussi travaille la nuit, dans son grand atelier dans l’Est, en haut d’un gratte-ciel. Il lit beaucoup, se laisse imprégner par certaines pensées, se dégage du temps, de la ville, des inconvénients.
Il ne craint pas d’être seul. La solitude lui permet d’avancer dans la direction qui lui sied. Il avance, et peint ce qui est, déjà, la Renaissance de la Chine, après une longue période d’ombre. Ce qui ne va pas sans changement majeur. L’art n’est pas un domaine refermé sur lui-même, et Liu Dan, qui n’a que faire de politique, prépare évidemment la révolution des profondeurs:la révolution des pierres, triomphante car sans but, sans dessein, et patiente.
Liu Dan est le peintre des pierres intérieures. Celles qu’on ne peut ni saisir ni briser".

Le livre sur amazon.fr

L’extrait du livre dans L’Infini N° 124

L’extrait en format pdf


A propos de l’auteur

Nicolas IDIER

Agrégé d’histoire, docteur en histoire de l’art chinois et chercheur associé au Centre de recherche sur l’Extrême-Orient de Paris-IV Sorbonne (CREOPS), Nicolas Idier est attaché culturel à l’Ambassade de France en Chine, à Pékin, depuis 2010. Il a dirigé pour la collection « Bouquins » (éditions Robert Laffont, 2010) l’ouvrage consacré à la ville de Shanghai. Par ailleurs, il est membre du comité de rédaction de la revue « Nunc ». Son premier roman, La ville noire, paru en 2011 aux éditions de Corlevour, a été remarqué par la critique (dernière sélection du prix du Premier roman).

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