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L’homme qui veut mettre une puce dans votre cerveau

D 15 mars 2018     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

VIDÉO. Chercheur à Oxford, Newton Howard a créé Kiwi, une puce qui ambitionne de communiquer avec les neurones. Il a choisi d’implanter sa société en France.

par Guillaume GRALLET
Le Point, 15/03/18

Connaissez-vous Newton Howard ? Ce professeur à Oxford, par ailleurs créateur du Mind Machine Project au MIT, a mis au point un prototype d’implant neuronal qui s’appuie sur la recherche d’Oxford et du MIT, mais aussi de l’université de Georgetown et des fabricants de microprocesseurs américains Intel et Qualcomm. Avec sa sociéténi2o (Neuron Input to Output), il a élaboré Kiwi. De la taille d’un grain de riz et pesant un peu moins de 2grammes, cet implant permet de capter des informations envoyées par les neurones, tout comme de leur répondre, après avoir été stimulé par la lumière ou une impulsion électrique. Les informations sont transmises à une appli téléchargée sur un téléphone portable et permettent d’envoyer des ordres comme allumer ou taper un texte...

Au début, beaucoup ont pris Newton Howard pour un fou, lui qui, dans une autre vie, a été directeur de la stratégie d’In-Q-Tel, le fonds d’investissement de la CIA. Mais voilà, après avoir reçu un engagement de financement de 1,6million d’euros l’an dernier, il vient d’obtenir un prêt de Bpifrance et s’apprête à travailler avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière. Car implantée dans le cerveau, cette puce promet de réduire les effets d’Alzheimer, du Parkinson ou encore de la dépression. À plus long terme, Newton Howard imagine même de cartographier le cerveau en 3D et de se risquer à l’amélioration cognitive, en augmentant, d’ici quelques années, la mémoire, la capacité de calcul ou encore la capacité à traduire des phrases.

« Nous sommes très heureux d’accompagner un projet emblématique comme Ni2o pour son installation en France. C’est un nouveau signal de l’attractivité de la France dans le domaine des deep tech », a expliqué au Point.fr Paul-François Fournier, directeur exécutif de l’innovation de Bpifrance, à propos de ce projet qui aimerait lever plus de 200millions d’euros sur cinq ans.

« Pincettes »

Cette technologie est-elle facilement implantable dans le cerveau ? « Elle est très faiblement invasive, car il sera possible d’utiliser les parois nasales pour l’implanter », explique le cofondateur Richard Wirt, un ancien vice-président d’Intel, à propos de sa puce, qui serait facturée autour de 2000dollars. Sera-t-elle assez sûre ? « Kiwi communiquera avec un téléphone portable via une connexion Bluetooth cryptée à faible intensité », explique l’entreprise, qui a commencé à travailler avec la start-up parisienne MicroBrain, spécialisée dans les puces qui s’appuient sur des micro-fluides, reproduisant le vivant. Plus circonspect, Ricardo Chavarriaga Lozano, spécialiste de l’interface cerveau-machine à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, juge qu’« il faut prendre des pincettes : beaucoup de recherches doivent encore être effectuées avant de modifier le vivant ».

Faut-il voir dans Ni2o, qui se présente comme une société capable de construire un pont entre l’homme et la machine, un concurrent du projet Kernel défendu par Brian Johnson, ou de Neuralink, le projet d’Elon Musk, qui vise à augmenter les humains pour résister à l’intelligence artificielle ? C’est surtout sur la capacité à soigner les patients que sera jugée l’entreprise, qui installera ses bureaux d’ici à quelques semaines dans l’iPEPS-ICM, l’incubateur et pépinière d’entreprises Paris-Salpêtrière. Cet établissement, installé sur 22000 mètres carrés au sein de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, se présente comme la première structure européenne d’accélération d’innovation entièrement dédiée aux maladies du système nerveux.

Crédit : lepoint.fr


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