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Je prendrai la politique, je la baptiserai...

"Les derniers jours des fauves". par Jérôme Leroy

D 3 mars 2022     A par Thelonious - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


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Je prendrai la politique, je la baptiserai littérature et elle le deviendra aussitôt, dit superbement François Mauriac (Malagar, Saint-Maixant). Et Jérôme Leroy (Rouen, Lille) accomplit à merveille cet aphorisme dans les derniers jours des fauves.

"C’est une histoire de guerre, de renversement d’alliances, d’une retraite réussie qui se transforme en victoire", tel pourrait-on résumer le livre. Victoire au bout du suspense puisque ce thriller politique me tient éveillé jusqu’à son épilogue.

Un septennat avant, avec l’Ange Gardien, je me souviens, oui je me souviens (Porto, Praça de Liège), avoir longtemps cherché d’où venait Martin Joubert ; et puis quelques années après, à la lecture d’un roman de J.P Manchette (Paris, 12ème arrondissement), Fatale, j’avais ma réponse. Le lecteur se fait aussi enquêteur.

Avec Jérôme le généreux, ce n’est pas six personnages en quête d’auteur, mais c’est un auteur qui accueille et redonne vie à des dizaines de personnages. Roman après roman, poèmes idem, en grand passeur qu’il est, il mène sa guerre du goût et ressuscite des grands oubliés (Pirotte, Perros, par exemple, ces hommes extraordinaires).

Si on peut lire ce livre qui décrit le Grand Effondrement du monde comme le décalque précis d’une société française à bout de souffle, d’une comédie humaine qui mène droit à l’enfer, comme l’envers de notre histoire contemporaine, et ces derniers jours voyez comme l’actualité imite la fiction...Ou encore comme un roman à clefs qui ouvrent les portes (pas besoin de fusil Remington 870) de cette petite boutique obscure qu’est devenue l’hexagone et dans laquelle les fauves, lâches et lâchés, vivent leurs derniers jours malheureux.

L’essentiel est ailleurs.

Qu’attends-tu donc d’un roman me demande M. sortant de la douche, et qui dans un geste plein de grâce enserre ses cheveux mouillés dans une serviette de bain.

Il faut, lui dis-je, sans prendre la pause, Matière (430 pages !) et Mémoire, (Bergson, 47 Boulevard de Beauséjour, Paris).

Clio...Quelle histoire ! Et avec le capitaine, son Ange Gardien, presque un inceste... un inceste réussi aurait dit Philippe Sollers (Ars-en-Ré-Venise-La Closerie des Lilas- (Le) Paradis).

Ils sont poursuivis, la mort aux trousses, et le capitaine le sait bien, la géographie ça sert d’abord à faire la guerre. On s’échappe, North by Northwest, on cavale dans un monde déboussolé, qui vacille ; le capitaine maintient la flamme...

En fait, seule la mémoire des noms et des lieux peut vous sauver, comme une réminiscence proustienne.

Treize noms, treize lieux , bonjour Balzac ! (Paris- Rue Visconti- Le guépard (un fauve), tout se tient !).

Et comme il n’ y a pas de hasard, en même temps que les derniers jours des fauves, sort, aux éditions Au diable vauvert, treize pillards, petit précis de la Macronie, signé Juan Branco).

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