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La fête de tous les saints

Philippe Sollers, Marcelin Pleynet

D 1er novembre 2016     A par A.G. - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



« Où en sommes-nous avec le Temps ?
Où en sommes-nous avec le français ? »

Marcelin Pleynet, Chronique vénitienne, p. 105.

Tiepolo, L’apparition de la Vierge à saint Dominique. Venise, les Gesuati.
Photo A.G., 15 juin 2014. Zoom : cliquez l’image.


L’Année du Tigre

Dimanche 1er novembre (Venise).


Tiepolo, L’institution du Rosaire. 1737-1739.
Venise, les Gesuati. Photo A.G., 15 juin 2014. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

7 heures. Gris, puis très bleu.
C’est la Toussaint. Messe aux Gesuati à 8 heures. Prêtre très sobre. Vingt personnes sous le plafond de Tiepolo (La Gloire de saint Dominique). « Mistero della fede. » En effet.
Je rentre dans ma chambre pour écrire. À droite, dans la fenêtre ouverte, le Redentore, avec, sur la coupole, la statue endiablée du Christ ressuscité, victorieux.
Le Christ, pour le Diable, c’est le Diable.

Brusquement, tout est rose. « Les dieux sont là. »

Heidegger : « Le "temps" n’est pas plus lié au Je que l’espace ne l’est aux choses ; encore moins est-il "objectif ’ et le temps "subjec­tif". »
Pensée incompréhensible pour l’habitant de la Métaphysique, c’est-à-dire l’esclave de la subjectivité absolue. Mais je vois ce que montre Heidegger. Le temps ne fait que passer par moi, l’espace est son enveloppe.

Dans Le Monde, ceci, sur Malevitch : « Dans ses écrits, Malevitch s’est réclamé de l’art des icônes. Il a aussi constamment revendiqué l’icône comme faisant partie de la culture paysanne. Le rouge, le blanc et le noir, que l’on retrouve associés dans les icônes de Novgo­rod, plus fortement que dans toutes les autres icônes byzantines, sont aussi les couleurs signalétiques du suprématisme. Il est intéressant de noter que le carré rouge que Malevitch peint en 1915, après son premier carré noir et avant son premier carré blanc, a pour titre Réa­lisme en deux dimensions d’ une paysanne. Pourquoi a-t-il donné ce titre ? Il doit y avoir une part d’humour — Malevitch était d’Ukraine le pays de Gogol. »

Promenade dans la gare maritime, soleil sur les quais. Le remorqueur Hercules, de Trieste. Large moment de sérénité, la ville au loin, comme un paquebot de rêve.
L’avion du retour a deux heures de retard. Arrivée sous la pluie battante. Une autre planète. À la Closerie, cinq filles d’une vingtaine d’années se sont organisées une fête au champagne. Elles passent de la plus folle gaieté tendre entre elles à la plus lourde mélancolie. Et de nouveau dans l’autre sens. Et ainsi de suite. Tantôt nymphes ravissantes (à la Fragonard), tantôt effondrées à la Goya, sans âge. Jeunesse et vieillesse en même temps. Je les regarde, j’ai l’impression de voir toute leur vie à travers elles (hystérie, fusion, amour, drôlerie, pourrissement, tristesse, vide). Film épatant pendant une heure. Destins.

Lundi 2 novembre

Bleu.
Étrangement pas fatigué.

Libération : « Pékin mise sur l’euro » : « La Chine veut miser : sur "le pôle de stabilité européen" pour se dégager de l’emprise américaine. Tel est le message entendu par le président de la Commission européenne et son importante délégation, arrivés jeudi à Pékin pour un voyage de cinq jours en Chine... La Chine, qui a pris conscience avec la crise asiatique de sa dépendance au dollar, envisage de diversifier "à moyen terme" ses réserves monétaires (140 milliards de dollars) avec des euros. L’intérêt chinois pour l’Europe ne date pas d’hier, Pékin ayant exprimé depuis les années 70 son obsession pour la multipolarité. Européens et Chinois se retrouvent ainsi dans un désir commun d’un nouvel équilibre mondial. »

On me demande, une fois de plus, ce que je pense de Michel Houellebecq, sous prétexte que « nos positions sont diamétralement opposées ». Et alors ? Ou plutôt : justement. Casanova est une cri­tique radicale de la misère que dévoile Les Particules élémentaires. Casanova sur fond noir : enfin lisible dans toutes ses couleurs. Son seul adversaire : l’édulcoration, l’hypocrisie, le bavardage sentimen­tal de la marchandise.
Comment l’inquisition se comporterait-elle aujourd’hui ? Tou­jours de la même manière : en renforçant les préjugés féminins.
C’est d’ailleurs ce qui a lieu, sous une autre forme. De « Dieu » à la monnaie, il n’y a qu’un pas.
Précisément, Jean-Paul II ouvre le dossier de l’inquisition pour « une approche historique et juste ». On va s’amuser.

Marcelin Pleynet part pour une tournée de conférences aux États­ Unis. Stratégie : ramener toutes les analyses sur « l’art et la littéra­ture » à l’Europe, à la Chine.

Philippe Sollers, L’Année du Tigre, 1998. Plon, p. 247-249.

Tiepolo, La Gloire de saint Dominique. Venise, les Gesuati.
Photo A.G., 15 juin 2014. Zoom : cliquez l’image.
*


Les voyageurs de l’an 2000

Du lundi 1er au dimanche 15 novembre [1998]

Séjours, conférences et lectures dans les universités américaines, New York, Houston, Philadelphie, Buffalo, New York. Rien à signaler. Éviter le déplacement si, ce qui n’est pas mon cas, on n’aime pas être déplacé.

Marcelin Pleynet, Les voyageurs de l’an 2000, Gallimard, coll. L’Infini, p. 252.

*


« J’ai mes rituels. Je ne séjourne jamais à Venise sans, à un moment ou à un autre, m’arrêter, plus ou moins longuement devant le San Crisogono a cavallo, de Michele Giambono,
dans l’église de San Trovaso. » [...]
« Saint Crisogono... et tous les saints. » [...]
« Le San Crisogono a cavallo, de Michelle Giambono,
se trouve désormais dans la chapelle à gauche du choeur...
Figure du Génie... : "Sous ses pas, les migrations plus énormes que les anciennes évasions..." »
Marcelin Pleynet, Chronique vénitienne, 2010.
Photo A.G., 22 juin 2016. ZOOM : cliquer sur l’image.


Le savoir-vivre

Paris, lundi 1er novembre [1]

Retour au même — Ce lundi 1er novembre, la Toussaint : Tous saints... la fête de tous les saints... Baudelaire, Rimbaud, Nietzsche... et tous les saints qu’évoque Marcel Proust, à propos de Baudelaire : « Comme si tous n’étaient que des épreuves un peu différentes d’un même visage, du visage de ce grand poète qui au fond est un, depuis le commencement du monde, dont la vie intermittente, aussi longue que celle de l’humanité, eut en ce siècle ses heures tourmentées et cruelles que nous appelons vie de Baudelaire, ses heures laborieuses et sereines que nous appelons vie de Hugo, ses heures vagabondes et innocentes que nous appelons vie de Nerval... »

Qu’en est-il de la sainteté... Dans le tableau des jours, la sainteté participe à la vie divine... Et ainsi la vie est une occupation de tous les instants... qui exhaussent la vie.

Retour au même. La bibliothèque... Nietzsche en ouverture (1888) : « Tant de choses étranges sont passées près de moi, en ces instants hors du temps qui nous tombent dans la vie... et où l’on ne sait tout simplement plus combien on est déjà vieux et comme on sera encore jeune... Je ne veux pas douter qu’il y ait de nombreuses espèces de dieux... il n’en manque pas que l’on ne puisse imaginer sans un certain alcyonisme et une certaine légèreté... Les pieds légers sont peut-être inséparables de la notion de "Dieu"... Est-il nécessaire de préciser qu’un dieu sait se tenir en tout temps au-delà de tout bon sens... »

Au-delà du bon sens, je m’y tiens encore. Je joue ma chance.

Retour au même — traversée... « Qu’est-ce qui peut nous rétablir ? Le spectacle de ce qui est accompli... » Je laisse errer mon regard autour de moi... Ce qui est acquis : le passage, le mouvement qui revient... le corps qui se fait et se refait plus ou moins brutalement dans l’histoire traversée, ici et maintenant... dans la langue... (trouver une langue)... L’enjeu, en France, l’entêtement... la résistance... la force, l’intention de renforcement... l’histoire en tête, les armes, les instruments de l’action... et toujours la chance... unique. Le corps, il faut comprendre... « tout est français, c’est-à-dire haïssable au suprême degré », écrit Rimbaud. J’y reviens. Le corps est immédiatement engagé dans cette opération en effet chirurgicale. Ce que je viens de vivre. Ce que je vis encore... Curieuse impression... ce risque c’est le même... déjà vécu, mais il fallait sans doute ainsi, qu’en force, et dans le sang, plus violemment, il parle. Ce n’est pas un rêve. Ce n’est pas un accident. Dans le tableau des jours c’est un pur effet de la sainteté... et de la chance... « un matin nous partons... »

Je laisse errer mon regard autour de moi... et je m’y tiens : Tel Quel, L’Infini, rien de semblable à cette aventure où je suis fondamentalement engagé... depuis toujours... Qu’est-ce que cet engagement que prolonge le corps ? Rien de comparable à cet engagement de vie qui passe et s’établit dans son actualité... rien de comparable à cet engagement guerrier... et théologique « par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens »...

Au départ, à l’évidence, spontanément, la chance, dans le français et pour cette tranche horaire : Rimbaud lecteur de Baudelaire. Encore faut-il avoir vécu comme force physique, le voyage. [...]

*

La fête de tous les saints
Rimbaud : « Je voyais avec son idée le ciel bleu et le travail fleuri de la campagne, je flairais sa fatalité dans les villes. Il avait plus de force qu’un saint, plus de bon sens qu’un voyageur — et lui, lui seul ! pour témoin de sa gloire et de sa raison. »

La fête de tous les saints — le Roman...
Sur la terrasse, dans le ciel, le français m’entre dans la tête comme un bateau... Roman du français... Voyage dans le roman... Voyage au bout de la nuit... après le déluge : Tel Quel L’Infini... un prétexte... la navigation, le germe, le lieu, le vase alchimique actuel... la bonne disposition du temps... à la porte, l’arche (cette porte est une porte sans porte) Rimbaud lecteur de Baudelaire... un vrai Dieu, Rimbaud... Shakespeare... Homère enfant... le grec dans le français... au retour... les yeux, les oreilles des plus riches pensées...

Le Voyage : « Un matin nous partons... » Sur place, nous partons...

« La messe et les premières communions se célébrèrent aux cent mille autels de la cathédrale. Les caravanes partirent... »

Le Voyage : On ne part pas... Benjamin Constant 1797, Des effets de la Terreur en France : « La terreur a préparé le pays à subir un joug quelconque, elle l’a rendu indifférent, peut-être même impropre à la liberté, elle a courbé les têtes, elle a dégradé les esprits et les coeurs. »

Rimbaud 1871 : « Tout ce qui est français est haïssable au suprême degré »... au départ c’est toujours la même certitude... Trouver une langue... Et encore... l’être au monde : aucune lamentation... La fête de tous les saints.

Au départ, pour nous, l’Épopée : « Je veux, dit-il, atteindre ce point de lumière ordonnée... » (la France, la Grèce, l’Inde, la Chine...) façon de parler dans le roman.

En ce vendredi saint, Baudelaire, comment se déplace-t-il dans la lumière ? Baudelaire, la guerre et la paix, le plaisir sur tous les fronts gagnés.

Je regarde le ciel, son étendue, ses fantasmagories et ses trouées blanches, éblouissantes dans le gris... les masses nuageuses sans consistance et comme le remuement de la pensée... comme un cœur qui palpite... Tous ont été sous la nuée, tous ont passé à travers la mer... Il faut aussi savoir vivre de cette vaste habitation du ciel. Drôle de corps !

Au départ, je peux dire que la victoire m’est acquise, c’est ainsi dans l’air soyeux et grave d’aujourd’hui... les invisibles atomes de la victoire... Je m’échappe, je m’engage, je vois, je me perds dans la trouée, le bleu... l’échappée, le bien et le mal et comme ils travaillent de concert et comme ils sèment... [...]

*

Je tremble comme une feuille dans ce qui se pousse devant moi... l’esprit ne fait pas défaut... je le sais, l’Instant est là. L’Instant du Saint-Esprit... la gloire du soleil sur la mer violette... Et tout se renverse à nouveau... « Ô cerveaux enfantins »... l’Instant est une position imprenable... les caravanes partent... un jeu... « le combat spirituel est aussi brutal que bataille d’hommes, mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul »... les couleurs propres de la vie se foncent et dansent et se dégagent autour de la vision sur le chantier...

C’est ainsi. Un matin nous partons. Un matin dans le ciel... Un après-midi place de la Concorde... Hier au lever du jour sur le mont Valérien... À l’aube dans une salle d’opération... S’il m’est indifférent de gagner, de gagner ou de perdre... je ne le saurai jamais... Et maintenant je laisse... Rien d’autre... L’arbre et ses branches... au printemps... L’Un seul... Et un fleuve sort de l’Instant de notre éternité.

... sur cette voie... dans le roman... il y a toujours une faveur des dieux puissamment assis sur le banc des rameurs.

Marcelin Pleyet, Le savoir-vivre, 2004, p. 93-105.

***


Chronique vénitienne

Pound, fondamenta Nani à Venise. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

[1er novembre 2007]

[...] L’accident. Le mouvement accidentel, toujours heureux... L’instant qui balance et se tient debout.

Ce que je retiens de l’accident du 17 octobre 2004... (prostatectomie radicale)... L’instant est une chambre d’échos.

On veut qu’Ezra Pound ait assumé je ne sais quelle culpabilité après son enfermement de treize ans à la clinique Sainte-Élisabeth... cf. Le mutisme de Pound !

Et non.
Il abandonne l’Amérique (« toute l’Amérique est un asile de fous »), et il renverse l’histoire en regagnant l’Europe sur le Christophe Colomb.

Le mutisme de Pound... est lié à une même prostatectomie radicale, en 1963... Violente réaction... On ne fait pas plus violent... Il a soixante-dix-huit ans... éradiqué... jusqu’à la racine.

Quelle violence ?

Plus violent encore, je me sauve... Une affaire de vocation... Le savoir-vivre... je l’ai noté, le 1er novembre 2004, fête de la Toussaint...

Tous les saints, aujourd’hui même, ce 1er novembre 2007, tous les saints noms qui m’accompagnent : « Si nous aimons la vie, disent-ils, ce n’est pas parce que nous avons l’habitude de vivre, c’est parce que nous avons l’habitude d’aimer. »

Il faut savoir sortir du temps ou y entrer. 2004 avant... 4 --- 1004 — 2004 — 3004... Avant et après qui ? J’y reviendrai.

J’y reviens aujourd’hui riva degli Ogni Santi... (tous les saints...)

Là où nous entendons parler les oiseaux d’autrefois... Je ne me demande plus où ils sont. Ils furent dans le monde. Ils peuvent y revenir. Ils ne sont maintenant qu’un peu plus cachés.

Je ne me demande plus ce qu’ils sont. Je les ai vus. Je les ai connus et reconnus, d’instinct.

Marcelin Pleyet, Chronique vénitienne, 2010, p. 23-24.

« San Trovaso a cette particularité d’avoir deux façades, quasi semblables. »
Vers la gauche, le rio Ognissanti, à droite : le rio di San Trovaso.
Au premier plan : « une construction rustique, en bois goudronné, qui sert de garage,
d’atelier de construction et de réparation pour les gondoles. »
Chronique vénitienne, 2010. Photo A.G., juin 2011. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

*


Tintoret, Dernière Cène

Tintoret, Dernière Cène, 1565, Église San Trovaso. Photo A.G., 10 juin 2012 (après la messe). Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.
«  Contraction du temps, fréquente à Venise, et titre d’un roman possible : Rien n’arrive à San Trovaso. [...]
Tintoret s’y est trouvé bien, comme dans une grande grange.
Sa Cène (contrairement au dîner princier de Véronèse Le Repas chez Lévi) est un banquet paysan
(voyez cette rustique chaise de paille).
 »
Philippe Sollers, Dictionnaire amoureux de Venise.

« A n’en pas douter, ce soir-là les douze apôtres ont un peu trop bu.
C’est évident ! Ils ont abusé, forcé sur les libations.
Le sang du Christ a coulé à flots. »
Alain Buisine, Cènes et banquets de Venise  [2]
***


Jeudi 8 novembre 2012, à 19 heures
La librairie L’Écume des Pages recevra Marcelin Pleynet
à l’occasion de la parution du numéro 30/31 de la revue Faire Part :
Itinéraires de Marcelin Pleynet
et de la nouvelle édition de son livre : Le Voyage en Chine
Florence D. Lambert et Lionel Dax liront des extraits du Journal de l’auteur
L’Écume des Pages : 174, bd Saint-Germain - 75006 Paris

Journal de l’année 2000 - Jeudi 2 novembre (Ironie 164)

le site de Marcelin Pleynet

***

Toussaint 2012 : paroles de Benoît XVI à l’angélus

1er novembre 125.

Première mise en ligne le 1er novembre 2012.
Version complétée.


[11er novembre 2004.

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2 Messages

  • A.G. | 4 novembre 2012 - 13:30 1

    Michel Alves est un grand humoriste. Après m’avoir rappelé, à coup de wikipedia, que Picasso avait un bisaïeul d’origine gênoise (Tommaso Picasso, qui fuit l’Italie après l’arrivée des troupes françaises pour s’installer à Malaga vers 1807), il m’inonde de messages injurieux où, se comparant à Hemingway (dont « les manuscrits etaient bourres de fautes d’Orthographe »), il voit en moi un « professeur », « un retraite de l’Universite », ce que, hélas, je ne suis pas, n’ayant jamais appartenu à cette honorable institution. Je ne suis pas non plus « savoyard » ni « Parisien » ( ?). Par contre, je l’avoue, j’ai bien des ancêtres... auvergnats (ah ! les « origines ») !
    Michel Alves, « grand lecteur de Celine et de Debord », trouve notre « site bourgeois », notre « camp » serait celui du « Français moisi » (sic). Si « Tel Quel n’est pas l’International situationniste » (sic), il aime cependant Sollers (« un très grand écrivain »), non sans rappeler aussitôt le bon mot : « "Insignifiant puisque signe par Sollers" (Debord) ». Son « camp » , précise-t-il, « est celui de Picasso pas le votre ou Marlelin Pleynette » (sic).
    Aux dernières nouvelles, M. A. partirait bientôt « dans le Sichuan pour perfectionner [son] Chinois ». On lui souhaite bien du courage. Bon vent.


  • anonyme | 2 novembre 2012 - 16:17 2

    Tokyo Minato-ku

    23h49

    Marcelelin Pleynet est un ecrivain francais,Vendeen,Breton,Corse ou Auvergnat,peu importe.

    C,est un ecrivain Provincial,un ecrivain notaire,pharmacien,dentiste,psychoterapeute,ou peut-etre boulanger.

    Monsieur Pleynet voyage a Venise,il a ete a Shanghai

    Parle-t-il Chinois ?

    Non,il parle l’Auvergnat et le Venitien

    Quel rapport entre Casanova et Pleynet ?Aucun,l’un etait d’en haut,l’autre d’Auvergne

    Marcelelin pleynet est un ecrivain Parisien,il se rechauffe en hiver aux frais de Gallimard.

    M.P aime la poesie,la peinture et les gribouillages

    Merci Monsieur Pleynet

    Quel rapport entre Rimbaud et Marcelin Pleynet ?

    L’un a ecrit des illuminations,et a dormi sous des etoiles scintillantes a Aden

    L’autre a froid a la campagne,en Auvergne ou il y ecrit des gribouillages subventionnes par la Mairie de Paris

    Quel Rapport entre Picasso et P.

    Aucun,l’un d’origine Italienne,a baise des putes a Barcelone,et a peint les Demoiselles d’Avignon,1907.L’autre est amoureux,et ne peint rien,2018

    Merci Monsieur Pleynet,vous etes un grand ecrivain,no doubt

    Michel Alves