Philippe Sollers : "L’époque est malade, je la prends en consultation".
Christophe Ono-dit-Biot recevait l’écrivain Philippe Sollers pour parler de son livre « Mouvement ».
C’était le 9 avril 2016 dans l’émission « Le temps des écrivains » sur France Culture.
Un échange plein de vivacité et de virtuosité dans le maniement de la langue parlée. L’interviewer et l’interviewé jouent chacun leur partition avec brio.
A découvrir ou à redécouvrir :
« Il faut savoir dans quelle époque on vit. On vit dans une époque absolument infernale, suffocante, réactionnaire, régressive, abrutie, meurtrière... ou pas. Si on ne le sent pas, si on n’en est pas bouleversé à chaque instant, ce n’est pas la peine d’écrire des romans réalistes. »
« Je n’écris pas des romans du 19e siècle. J’écris le roman de mon époque dans ce qu’elle a de plus nerveux. »
Les choix musicaux de Philippe Sollers :
Johann Sebastian Bach, Variations Goldberg 5, 8 et 17, par Glenn Gould, enregistrement de 1981.
PLUS ICI (sur l’entretien Christophe Ono-dit-Biot / Philippe Sollers)
« Mouvement », Présentation
« Mouvement », Critiques & Entretiens
« Mouvement », Extraits
L’Eclaircie par temps obscurs


Jeudi 1er mars 2012



"C’est un dinosaure complètement disparu qui vous parle !"

Premier volet d’une série de cinq entretiens avec Philippe Sollers, écrivain, qui parle de son bureau aux éditions Gallimard ainsi que de son rapport aux arts et à la littérature.

Philippe Sollers chez lui à Paris. Photo non datée.
Crédits : Sophie Bassouls/Sygma/Corbis - Getty


Philippe Sollers : « Le bonheur est un acte de courage »
Remède à la mélancolie, dimanche 25 avril 2021
par Eva Bester

« Je remplace la mélancolie par le courage, le doute par la certitude, le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la foi, les sophismes par la froideur du calme et l’orgueil par la modestie. » Isidore Ducasse
Georges Bataille
Philippe Sollers, en 1988, lit un extrait du Coupable (Gallimard, OC, Tome V, p.315)
« J’ai vu sur un toit de grands et solides crochets dressés à mi pente. A supposer un homme tombant du faîte, par chance il pourrait s’accrocher à l’un d’entre eux par le bras ou la jambe. Précipité du faîte d’une maison, j’irai m’écraser au sol, mais qu’un crochet soit là, je pourrais m’arrêter au passage. Un peu après, je pourrais me dire : un architecte, un jour, a prévu ce crochet sans lequel je serais mort. Je devrais être mort, il n’en est rien, je suis en vie, on avait mis un crochet. Ma présence et ma vie seraient inéluctables, mais je ne sais quoi d’impossible, d’inconcevable en serait le principe. »


VOIR : Georges Bataille la nuit


