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Tokyo Time Table : Japonismes / Nucléaire et photographie

D 25 juillet 2019     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   


Bonjour,

Ce mois-ci, dans Tokyo Time Table, un entretien inédit avec Arai Takashi (新井貴). Arai, né en 1978, est un des plus prometteurs artistes de l’Archipel, qui explore les problématiques liées au nucléaire dans le monde, sujet brûlant qu’il traite - à la fois ironiquement et audacieusement - par l’un des supports visuels les plus anciens de l’histoire de la photographie, avec des daguerréotypes époustouflants. (Ci-dessus, un exemple, avec un habitant du Tohoku, la main sur des tonneaux de déchets radioactifs entreposés dans son jardin). Cet entretien, réalisé par Amandine Davre, est le premier à présenter son travail en français. Il inaugure également une série d’entretiens que publiera Tokyo Time Table avec de jeunes artistes japonais peu ou pas connus en France.

Un nouveau texte également dans le dossier Japonismes : il est consacré au Japonisme dans la littérature française. Dans de précédentes livraisons, nous avions insisté sur le fait que le Japonisme n’est pas seulement un « dialogue franco-japonais » mais bel et bien un mouvement trans-frontières qui avait touché aussi bien les pays constituant l’ancien empire austro-hongrois (texte inédit de Gilles Mastalski sur le Japonisme dans l’Empire des Habsbourg) que les Etats-Unis d’Amérique (texte inédit de Viviane Le Berre sur Helen Hyde et Bertha Lum). Nous élargissons encore et approfondissons la réflexion, en montrant qu’il ne s’agit pas non plus uniquement d’un mouvement touchant les arts plastiques, mais qu’il eut des répercussions - encore peu étudiées aujourd’hui - sur la littérature.

Bonnes lectures !

Michaël Ferrier,
pour le site Tokyo Time Table


« J’essaie de capturer la réalité du monde. Mais la réalité ne signifie pas seulement les faits ou la « vérité ». Je veux aussi encapsuler les émotions de mes modèles et les miennes dans le daguerréotype, et alors le sens de la réalité sera exposé sur la surface miroitante de la plaque, à travers le temps et les efforts nécessaires aux spectateurs pour « voir » l’image reflétée. »


« Ce double paradoxe d’un japonisme florissant en peinture mais anecdotique dans les Belles-Lettres, moderne en arts plastiques mais périmé en littérature, me semble poser toute une série de questions importantes sur la façon dont en France on considère la littérature, sur le rapport aux langues étrangères, sur les relations centre-périphérie ou la place spécifique qu’occupe la littérature dans notre pays. Je voudrais suivre sur un siècle la diffusion du japonisme dans la littérature française pour en esquisser un début de problématisation et en montrer l’importance aujourd’hui largement sous-estimée. »




Michaël Ferrier sur pileface
partagé par V.K.


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