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Correspondance Paulhan-Ponge - LETTRE 644

L’accident de voiture, la couronne de lauriers, encore

D 13 juillet 2005     A par Viktor Kirtov - C 3 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Sollers dans la correspondance Jean Paulhan-Francis Ponge
 [1]

LETTRE 644


Les Fleurys, jeudi [mi-août 1959]

Cher Jean,

[à ja fin de sa lettre à Jean Paulhan, Francis Ponge ajoute :]


(Pourquoi n’as-tu pas dit un mot, à Philippe Sollers, de ce grand texte qu’il t’a remis, pour la n.r.f. (dédié à moi.[Note]) Figure-toi qu’à peine venait-il de nous déposer aux Fleurys (la veille de la mort de Germaine, - mais nous ne l’avons su qu’après -) il a failli mourir sur la route, sa voiture réduite de moitié. Il doit être maintenant à Bordeaux, choqué (121, cours Gambetta à Talence, Gironde.) Ce n’est pas un garçon (ni un auteur) ordinaire, je t’assure. Grave, enjoué, clos, brillant, profond, il ne faut pas le suivre du coin de l’ ?il ; mais plutôt les yeux fermés, si je puis dire : c’est un soleil de première grandeur, crois-moi, qui se lève (qui s’est déjà levé). Sois chic. Revois cela, je t’en prie).
ton

FRANCIS.


[Note] Il s’agit de Bras de Seine près de Giverny de Philippe Sollers, texte daté de 1959 et portant en exergue une phrase de La Seine de Ponge :

Oui, c’est le flux incessant des idées songeuses, sauvages, non retenues et à vrai dire non pensables ...

Ce texte sur le tableau de Monet paraîtra en 1963 dans L’Intermédiaire (Seuil).



[1JEAN PAULHAN-FRANCIS PONGE, Correspondance Tome II 1946-1968, Gallimard, 1986 - Edition critique annotée par Claire Boaretto

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