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Alina Reyes

D 7 février 2006     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Lu sur le site de Gallimard-L’Infini
« Sollers a parié, sur la durée et non sans fulgurance (pensons au récent Trauma d’Hélène Duffau), sur les récits de Béatrice Commengé, David Di Nota, Stéphane Zagdanski... qui ont côtoyé, un temps, ceux de Frédéric Beigbeder, Catherine Cusset, Benoît Duteurtre ou Alina Reyes. Autofiction, récit intime, dérision... une coexistence plus qu’intéressante d’auteurs de la jeune génération, aujourd’hui sur le devant de la scène littéraire »
L’extrait dans son contexte

Alina Reyes dans la spirale de L’Infini

Dans la Collection L’Infini, Gallimard :
QUAND TU AIMES, IL FAUT PARTIR [1993],
Collection Folio (1996)
AU CORSET QUI TUE [1992] , 88 pages

Dans la Revue L’Infini, Gallimard :
L’INFINI. N°38 (été 1992). L’esprit français, P. SOLLERS Cachez ce phallus... Alina REYES.

Dans la collection blanche Gallimard :
LE CHIEN QUI VOULAIT ME MANGER [1996] , 180 pages,
MOHA M’AIME [1999] , 120 pages,
Collection Folio (2000), Gallimard

Premier livre : le Boucher, un texte érotique publié en 1988 sous un pseudonyme (qu’elle conservera ensuite) emprunté d’une nouvelle de Julio Cortazar (la Lointaine ou le journal d’Alina Reyes).

Style : « Alina Reyes écrit avec ses « tripes ». Son écriture est marquée d’une sorte de sauvagerie. L’érotisme n’est pas une exclusive chez elle. Désireuse d’une autre reconnaissance, plus profonde, Alina Reyes a notamment publié un roman inspiré d’un voyage familial au Maroc : Moha m’aime (1999) », ou un roman tel que Nus devant les fantômes (2002) ( Camp de Ravensbrück en 1944 : Milena Jesenskà, à l’orée de la mort, se rappelle la vie « d’avant », Prague, le grand amour platonique avec Franz Kafka)

D’après arpel.acquitaine

De la littérature érotique
Par Alina Reyes

...Toute littérature est une quête érotique déterminée par une pulsion archaïque autant que sophistiquée, ce « principe de délicatesse » dont parle Sade et dans lequel Barthes identifie « une certaine demande du corps lui-même ». [...]

...C’est le corps qui veut écrire et lire. Et c’est la vertu de la littérature érotique, par son pouvoir spectaculaire d’ébranlement des sens, de rappeler cette vérité fondamentale : une lecture ou une écriture déconnectées de la demande charnelle ne sauraient être opérationnelles. [...]

Le courant des mots, leur cours savant produisent l’envoûtement où vont alors se fondre désir et plaisir, inscrivant la tension dans la jouissance, et la jouissance dans la durée.

Haletant comme un roman policier, le texte érotique va au crime, fait souffrir les délices et les supplices d’un crime qui n’en finit pas. Les mots eux-mêmes s’entrebaisent, l’écrit est crime, joies et virtuosités du crime de lèse-interdit, l’écrit ès crimes[...] ?uvre d’un criminel - le lecteur, l’auteur - qui exige, pour parachever sa jouissance, d’être démasqué par le texte qu’il a lui-même suscité.

[...]toute vraie littérature, comme celle dite érotique,
manifeste par une mobilisation spéciale - processuelle, raffinée, délicate, brutale, cruelle -
de la chair lisant/écrivant,
cela même qui est l’essence de la jouissance,
l’expérience de l’infini :
l’ « aller au silence », la montée de la mer au soleil, et la mêlée de leurs eaux de feu et de sel.

Son site

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