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Nicolas Idier, La musique des pierres et le peintre chinois Liu Dan

D 6 janvier 2014     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Nicolas Idier, La musique des pierres

Collection L’Infini, Gallimard
Parution : 02-01-2014

Résumé

Dans la Chine contemporaine, Liu Dan est un peintre solitaire. Depuis son atelier, perché au sommet d’un gratte-ciel, il peint la renaissance de son pays et prépare avec patience la révolution des pierres, un changement en profondeur qui se fera à travers l’art.

Quatrième de couverture

« Je marche tous les jours, par tous les temps, même les nuits pluvieuses. Les villes d’Asie ne dorment jamais à poings fermés. Moi non plus, depuis le jour-sans-nom. Pékin me convient. Mes insomnies trouvent là un terrain idéal. Je ne m’endors qu’au petit matin, quand le ciel blanchit. Liu Dan lui aussi travaille la nuit, dans son grand atelier dans l’Est, en haut d’un gratte-ciel. Il lit beaucoup, se laisse imprégner par certaines pensées, se dégage du temps, de la ville, des inconvénients. Il ne craint pas d’être seul. La solitude lui permet d’avancer dans la direction qui lui sied. Il avance, et peint ce qui est, déjà, la Renaissance de la Chine, après une longue période d’ombre. Ce qui ne va pas sans changement majeur. L’art n’est pas un domaine refermé sur lui-même, et Liu Dan, qui n’a que faire de la politique, prépare évidemment la révolution des profondeurs : la révolution des pierres, triomphante car sans but, sans dessein, et patiente. Liu Dan est le peintre des pierres intérieures. Celles qu’on ne peut ni saisir ni briser. »

Feuilletez le livre.

Extraits pdf

L’auteur :

Agrégé d’histoire, docteur en histoire de l’art chinois et chercheur associé au Centre de recherche sur l’Extrême-Orient de Paris-IV Sorbonne (CREOPS), Nicolas Idier est attaché culturel à l’Ambassade de France en Chine, à Pékin, depuis 2010. Il a dirigé pour la collection « Bouquins » (éditions Robert Laffont, 2010) l’ouvrage consacré à la ville de Shanghai. Par ailleurs, il est membre du comité de rédaction de la revue Nunc. Son premier roman, La ville noire, paru en 2011 aux éditions de Corlevour, a été remarqué par la critique (dernière sélection du prix du Premier roman).

Dernières publications : "La connaissance de l’art permet-elle d’aimer la Chine ?" in L’Extrême-Orient dans la culture européenne des XVIIe et XVIIIe siècles (Tübingen, Narr Verlag, Biblio 17, 2009) ; "Shanghai : corps et silence. Entretien avec Philippe Sollers" in L’infini n°109, Paris, Gallimard, 2010 ; "La notion de texte sacré dans la tradition chinoise : l’exemple des Entretiens de Confucius" in Mélanie Adda éd., Textes sacrés et culture profane : de la révélation et à la création, Bruxelles-Berne-Berlin, Peter Lang, à paraître prochainement.

Éditions Corvelour.

Nicolas Idier sur facebook.

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Pierre précieuse, la critique du Matricule des anges.
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Liu Dan

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Dans les remerciements du roman, on lit :

« Je remercie évidemment Liu Dan, de m’avoir ouvert les portes de sa vie de peintre chinois, et André Kneib, d’avoir ouvert la voie de ce roman et d’être depuis si longtemps le soutien essentiel à une vie intérieure vouée à la Chine. [...] »

Liu Dan

Liu Dan est un artiste peintre chinois né en 1953. Liu Dan a eu plusieurs expositions dans des galeries et des musées, notamment au Musée des Beaux-Arts de Boston et à l’Institut Galerie Chine. De nombreuses œuvres de l’artiste ont été vendus aux enchères, y compris « Dictionnaire » vendu à New York, Sotheby « art contemporain en Asie : Chine, Corée, Japon » en 2007 pour $ 713,000. Il y a eu de nombreux articles sur Liu Dan, y compris « Comment parler de nouveau à un maître chinois » écrit par Lee-Laurent pour le Wall Street Journal en 2011.

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Liu Dan, Fleur de pavot (Meconopsis cambrica), 2007, encre de Chine sur papier, 220 x 194 cm, collection privée, Pékin.

Peintre contemporain, Liu Dan poursuit sans états d’âme, la grande tradition plus que millénaire de l’encre. Né à Nanjing, en 1953, il s’est formé à l’Académie Jiangsu de peinture chinoise. Une formation assez longue qui peut durer jusqu’à six années. Puis il a exploré le monde, séjournant à Hawaï, en Grande-Bretagne, à New York, avant de retourner à Pékin où il s’est établi depuis 2005.

Ce qui fait qu’il est très connu dans le monde anglo-saxon. Aux Etats-Unis, Liu Dan a participé à de nombreuses expositions et des créations sont présentes de façon permanente au Musée de l’Université Harvard et au Brooklyn Museum de New York. Dans le courant de l’année, c’est l’Université de Princeton qui lui ouvre ses portes. En attendant 2010 et le Musée des beaux-arts de Boston.

Oeuvres inspirées de la nature Liu Dan est aussi reconnu par ses pairs, les « vrais » peintres chinois. Son inspiration, il la puise en partie dans la spiritualité de son pays et dans l’observation de la nature, ce qui se traduit par des paysages, des fleurs et même des champignons.

Observateur fin et attentif de tout ce qui l’entoure, il est aussi très réceptif à la culture occidentale. « Je me rappelle très bien de l’émotion qui s’est emparée de lui, lorsque, au cours d’un séjour à Paris, il s’est arrêté en contemplation, devant les Nymphéas de Monet à l’Orangerie. Ce qui me touche en lui, c’est que c’est un être tout à fait exceptionnel, de la même trempe que ses ancêtres, comme les lettrés et les artistes », affirme le sinologue André Kneib, un de ses apôtres en France.

Il est également parfois présent dans les ventes aux enchères. Ink Landscape II, s’est vendu 67 000 dollars chez Sotheby’s New York, le 17 mars 2008, et Untitled, 250 000 dollars chez Sotheby’s Hong Kong, le 9 avril 2008. Il restera dans l’Histoire Liu Dan est-il donc un peintre pour les « happy few » ? D’autant plus qu’il produit très peu, pas plus de six à sept oeuvres par année. André Kneib s’insurge : « C’est l’un des plus grands artistes contemporains.
Dans deux siècles, quand on fera une anthologie de l’art chinois, Liu Dan figurera en bonne place, avec au moins une page pour représenter l’art chinois des XXe et XXIe siècles.
 » Tout le contraire, poursuit-il, de ces artistes contemporains « qui tournent dans leur bulle artificielle comme des hamsters dans leur cage, en présentant des sous-produits lamentables pour piéger les Occidentaux. »

M. B., Tribune des Arts, février 2009.

L’appartement de Liu Dan à Beijing
Liu Dan in conversation
with Philip Dodd

Liu Dan in Conversation with Jane DeBevoise and Colleagues
Liu Dan au musée Guimet

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Liu Dan, Blue rock.

A.G., 6/7 janvier 2014.


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