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Colloque de Cerisy 2021 avec Julia Kristeva

Du colloque Artaud-Bataille de 1972 au colloque Kristeva 2021

D 24 avril 2021     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Initialement programmé en 2020 et annulé pour cause de Covid, voici une présentation de l’édition 2021.
Centrée sur Julia Kristeva, Philippe Sollers y fera néanmoins une apparition, ce qui lui rappellera les années Tel Quel où Sollers et les membres de la revue animaient en 1972, un colloque Artaud-Bataille qui fit date.


Roland Barthes, Philippe Sollers, Stanislas Ivankov, 1972, Colloque de Cerisy « Vers une Révolution culturelle : Artaud, Bataille ».Voir article

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JULIA KRISTEVA : RÉVOLTE ET RELIANCE

Humanités, Psychanalyse, Littérature

Colloque international de Cerisy, du samedi 26 juin au samedi 3 juillet 2021

sous la direction de

Sarah-Anaïs Crevier Goulet, Keren Mock, Nicolas Rabain et Beatriz Santos

Avec la participation de Julia Kristeva


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L’originalité de l’œuvre de Julia Kristeva tient à son déploiement dans le large domaine des humanités, et notamment dans les champs de la linguistique, de la psychanalyse et de la littérature. Dans chacun de ces champs du savoir, Kristeva a proposé des développements innovateurs, tout en tissant des articulations conceptuelles transdisciplinaires au nom d’une pensée transversale qui s’inscrit dans le courant humaniste de la pensée critique et de la culture européenne.

Depuis le début de son parcours intellectuel dans les années 1960, avec l’introduction, au sein des études sémiologiques, des notions clés du « sémiotique » et de « l´inter-textuel », la question de « signification » a constitué le fil rouge de ses recherches. Vastes et arborescentes, celles-ci visent à élucider les processus hétérogènes et conflictuels de la création et de la destruction du sens dans les productions littéraires, esthétiques et culturelles, mais aussi dans les processus de subjectivation et dans les fonctionnements psychiques des « nouvelles maladies de l’âme », propres au malaise dans la civilisation postmoderne.

Au pair conceptuel sémiotique/symbolique, fondateur de sa perspective sur la signification dans le domaine du langage et des productions artistiques, viendra s’ajouter le pair d’inspiration freudienne sexualité/pensée pour aborder le domaine psychanalytique. Plus récemment, un autre pair d’axes conceptuels a émergé visant à élucider et à articuler l’intime et le social-historique : la « révolte » et la « reliance ». Ces trois axes majeurs, interrogés selon un esprit critique et transdisciplinaire, viendront structurer le programme de ce colloque international autour de l’œuvre de Julia Kristeva, qui comptera avec la participation de nombreux penseurs français et étrangers, en dialogue avec Kristeva elle-même.

Avec le soutien de l’Université Paris Diderot (Paris 7)

CALENDRIER PROVISOIRE :

Samedi 26 juin
Après-midi
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Dimanche 27 juin
Matin
Carin FRANZÉN : L’œuvre de Julia Kristeva — un antidote au vide symbolique dans la culture contemporaine
Discutante :Keren MOCK

Jean-François RABAIN : Julia Kristeva lectrice d’Aragon
Discutant : Nicolas AUDE

Après-midi
Éthique et médecine, table ronde animée par Danièle BRUN, avec Jean-Claude AMEISEN,Eivind ENGEBRETSEN et Lawrence D. KRITZMAN [visioconférence]

Entretien avec Philippe SOLLERS

Soirée
"Cette nuit instillée de jour : la vérité de Kristeva, le roman de Julia", par Samuel DOCK


Lundi 28 juin
Matin
Perspectives contemporaines sur la chôra, table ronde avec Sarah-Anaïs CREVIER GOULET, Miglena NIKOLCHINA et Audrey RICHARD-BURTEY

Laurie LAUFER : Souffrir non souffrir : le soleil noir de la mélancolie
Discutante : Beatriz SANTOS

Après-midi
Alice JARDINE : At the risk of thinking [visioconférence]
Discutante : Keren MOCK

Soirée
Lectures, par Charlotte CASIRAGHI, Sihem HABCHI Teodor KOTOV


Mardi 29 juin
Matin
Dialogue
Dominique DUCARD : Le milieu interne du langage Marie-Christine LALA : Les mutations du sémiotique entre langue, sujet et discours

Après-midi
Dialogue
Brigitte MOÏSE-DURAND : Besoin de croire à l’adolescence et le Père de la préhistoire individuelle Nicolas RABAIN : Adolescence et révolte

Les territoires de la fiction, table ronde avec Marilia AISENSTEIN,Pierre-Louis FORT et Keren MOCK

Soirée
"HORS LES MURS" — À L’ÉGLISE SAINT-PIERRE DE COUTANCES
STABAT MATER, concert organisé par Jean-François DÉTRÉE, avecPauline JAMBET (récitante), Françoise MASSET (voix) et Pascale ROUET (orgue)


Mercredi 30 juin
Matin
Marian HOBSON : Les années 60 : un même son de cloche ?
Discutante : Rachel BOUÉ-WIDAWSKY

Dialogue — Modérateur : Samuel LEPASTIER
Jean-Louis BALDACCI Françoise COBLENCE : Reliance et sublimation dans l’esthétique et dans la clinique

Après-midi
DÉTENTE

Soirée
Julia KRISTEVA : Avons-nous besoin de croire ?, entretien avec Martin LEGROS, accompagné au saxophone d’un enregistrement inédit de Raphaël IMBERT


Jeudi 1er juillet
Matin
Dialogue
Frédéric MAGET :Le biographe et l’analyste : lecture(s) colettienne(s) de Julia Kristeva Cecilia SJÖHOLM : Kristeva, la radicalisation et le renouvellement du sujet

Après-midi
Dialogue
Karine ROUQUET-BRUTIN : Julia Kristeva et la question du matricide de la langue natale David UHRIG : Le "pathos" du Neutre

Martin RUEFF : Retour sur La Révolution du langage poétique : quelle(s) influence(s) sur la poésie contemporaine ?


Vendredi 2 juillet
Matin
Dialogue — Modérateur : Nicolas RABAIN
Laurent DANON-BOILEAU : Exil, mélancolie, sublimation Gilbert DIATKINE : Signifiance et pulsion de mort

Griselda POLLOCK : Rencontre politique, éthique et esthétique entre Julia Kristeva et Marilyn Monroe

Après-midi
Lettres, Arts et Cinéma, table ronde [visioconférence] animée par Régis SALADO, avec Bernadette BRICOUT (Un Abécédaire pour Julia Kristeva),Francis MARMANDE, Nathalie PIÉGAY et Martin RUEFF

Soirée
Écrivains : témoignage et écriture, avec Michal BEN-NAFTALI, Philippe FOREST et Tiphaine SAMOYAULT


Samedi 3 juillet
Matin
Rapport d’étonnement des doctorants, animé par Nicolas AUDE
Questions à Julia KRISTEVA

RÉSUMÉS BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Marilia AISENSTEIN
Philosophe de formation, Marilia Aisenstein est psychanalyste, titulaire formateur de la Société Hellénique de Psychanalyse et de la Société de Psychanalyse de Paris dont elle a été présidente. Elle s’est essentiellement impliquée dans l’Association Internationale en étant Représentant de l’Europe au Comité Exécutif et président du Comité des Nouveaux Groupes. Elle a beaucoup écrit en Grec et en Anglais sur le corps, le transfert, la maladie psychosomatique. Une traduction de son dernier livre est sous presse aux Éditions d’Ithaque sous le titre :Désir, Douleur, Pensée.

Nicolas AUDE
Ancien élève de l’ENS de Paris (2008), agrégé de Lettres modernes (2013), Nicolas Aude est docteur en littérature comparée de l’université Paris Nanterre. Sa thèse, en cours de publication, s’intitule "Les Aveux imaginaires. Scénographie de la confession dans le roman du XIXe siècle (Angleterre, France, Russie)". Ses recherches actuelles portent sur Fédor Dostoïevski et la littérature mondiale.

Jean-Louis BALDACCI : Reliance et sublimation
Les notions d’abjection et de reliance de Julia Kristeva se proposent d’enrichir la compréhension et le traitement des "nouvelles maladies de l’âme" que rencontre de nos jours la psychanalyse. En recoupant la notion freudienne de sublimation, elles permettent à la métapsychologie d’interroger les champs de la créativité et de l’esthétique.

Bibliographie
Kristeva J., Les nouvelles maladies de l’âme, Paris, Fayard, 1993.
Kristeva J., La reliance ou de l’érotisme maternel, Revue Française de Psychanalyse, 5-2011, pp. 1559-1570.
Kristeva J., Autour d’Emile Benveniste, ouvrage collectif, Coll. "Fiction et Cie", Paris, Seuil, 2016, pp. 97-151.
Kristeva J., Je me voyage, entretiens avec Samuel Dock, Paris, Fayard, 2016.

Jean-Louis Baldacci, psychiatre, psychanalyste, membre titulaire formateur de la Société psychanalytique de Paris, a dirigé le Centre de Consultations et de Traitements Psychanalytiques Jean Favreau de 2000 à 2015.

Publication
"Dépasser les bornes". Le paradoxe du sexuel, PUF, 2018.

Laurent DANON-BOILEAU : Exil, mélancolie, sublimation
L’exil est fauteur de déracinement psychique. Mais il peut également être source de déploiement. Et, de ce point de vue, il dispose de l’une au moins des qualités inhérentes aux objets de la psychanalyse telle que le transfert, le refoulement ou la pulsion. Il peut être fléau ou bienfait, la pire ou la meilleure des choses. Dans ses formes les plus connues, tel qu’il apparaît d’ordinaire, c’est un drame responsable de mélancolie. Pourtant, à certaines conditions, il peut aussi constituer une incitation décisive à la sublimation. L’œuvre de Julia Kristeva permet d’approcher la valence paradoxale de l’exil qui n’est ni nostalgie ni exode mais exigence de travail de traduction et de perlaboration entre terre (et langue) maternelle et terre et langue d’asile. C’est dans cette perspective que s’inscrira cette intervention.


Références bibliographiques

Kristeva J. (1987), Soleil noir. Dépression et mélancolie, Folio, Gallimard.
Kristeva J. (1994), Le temps sensible - Proust et l’expérience littéraire, Gallimard.
Kristeva J. (2001), Étrangers à nous-mêmes, Folio, Gallimard.

Gilbert DIATKINE : Interprétation et traduction
Une nouvelle traduction d’une œuvre déjà traduite antérieurement nous apporte souvent un éclairage inédit qui modifie notre compréhension du texte. Si la traduction nouvelle est bonne, elle nous fait pénétrer plus avant dans notre approche de l’original. Comme Julia Kristeva l’écrit, citant Proust, l’œuvre originale est elle-même une traduction de l’œuvre que l’auteur portait en lui. De même, un psychanalyste sait qu’il a donné une interprétation à son patient si celui-ci lui répond en y associant un matériel nouveau, auquel l’analyste ne s’attendait pas, mais néanmoins complètement déterminé par l’organisation des fantasmes inconscient du patient. Comme la traduction, l’interprétation est virtuellement un travail infini, mais qui s’approche toujours plus près de la vérité du sujet. À la lumière du rapprochement entre interprétation et traduction, nous discuterons deux idées importantes de Julia Kristeva : "La Chose" et "L’opposition sémiotique/symbolique".


Références bibliographiques

Kristeva J. (1987), Soleil noir. Dépression et mélancolie, Folio essais, Paris, 257p.
Kristeva J. (2013), "Traduire la douleur, ou le langage comme contre-dépresseur",Figures de la psychanalyse, 2013/2, 13-25.
Kristeva J. (2014), L’amour de l’autre langue, Sommet du livre à la Bibliothèque Nationale de France.

Dominique DUCARD : Le milieu interne du langage
Penser la complexité du langage exige du linguiste d’adopter un point de vue sémiologique qui traverse les domaines des humanités, des sciences sociales et des sciences de l’esprit. Pour reprendre le questionnement du sens provoqué par la sémanalyse dans les années 1970, nous confronterons le modèle épistémologique de la linguistique de l’énonciation (Culioli) et la conception de la signifiance selon Julia Kristeva, construite sur la double instance du sémiotique/symbolique et le dédoublement du texte en génotexte et phénotexte, les deux approches se rejoignant dans une référence commune à lakhoraplatonicienne. Cela nous conduira à introduire la notion demilieu internedu langage, dans la perspective d’une théorie de l’énonciation visant l’activité signifiante de langage, dans ses deux dimensions (inter)subjective et transindividuelle, de l’intime au commun.

Dominique Ducard enseigne la sémiologie et la linguistique à l’université Paris-Est Créteil. Ses travaux de recherche portent sur l’activité signifiante de langage dans l’exercice de la parole et du discours, à travers l’étude des textes, et, plus largement, sur l’activité symbolique de représentation liée au langage, dans la perspective d’une sémiologie interprétative (R. Barthes, J. Kristeva) fondée sur une théorie de l’énonciation (Culioli).

Pierre-Louis FORT
Maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise et membre du laboratoire Agora de l’UCP, Pierre-Louis Fort consacre l’essentiel de ses recherches à la littérature française des XXe / XXIe siècle et à la littérature de jeunesse.

Publications
Ma mère, la morte, l’écriture du deuil chez Yourcenar, Beauvoir et Ernaux, Imago, 2007.
Critique et littérature, Gallimard, 2008.
Simone de Beauvoir, Essai, coll. "Libre cours", PU de Vincennes, 2016.
Codirection
(Re)découvrir l’œuvre de Simone de Beauvoir : du Deuxième Sexe à La Cérémonie des adieux, avec J. Kristeva, P. Fautrier et A. Strasser, Éditions du Bord de l’eau, 2008.
La France et l’Algérie en 1962, avec C. Chaulet Achour, Karthala, 2014.
Annie Ernaux, un engagement d’écriture, avec V. Houdart-Merot, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2015.
Sur l’œuvre de J. Kristeva
Il a préparé le volumeLa Haine et le pardon, Fayard (2005) et a écrit plusieurs articles consacré à ses travaux, en français ("Du "monstre de carrefour" au "monstre sacré" : pour une esthétique du thyrse chez Julia Kristeva" ou en anglais ("At the crossroads of language and identity : Julia Kristeva’s bilingualism »).
Il travaille plus précisément sur son œuvre romanesque : il a ainsi conduit deux entretiens avec Julia Kristeva à propos de sa conception du roman dansL’Infiniet vient de terminer un article sur ce sujet à paraître prochainement dansThe philosophy of Julia Kristeva(Sarah Beardsworth ed., Volume XXXVI in the Library of Living Philosophers series, Open Court Publishing Company, USA).

Carin FRANZÉN : L’œuvre de Julia Kristeva — un antidote au vide symbolique dans la culture contemporaine
Face aux malaises d’une culture dirigée par le capitalisme global, appauvrissant la singularité du sujet et sa capacité de critique et de résistance, il est devenu de plus en plus urgent de retrouver les moyens d’une reliance entre sujets pour mieux résister à une nouvelle normativité qui incite chacun à se soumettre à une flexibilité à tout prix. Cette communication montrera comment Kristeva, par son renouvellement de la tradition humaniste à travers la psychanalyse, l’art et la littérature, nous offre une remise en cause essentielle de ces "nouvelles maladies de l’âme", donnant sur une autre structuration de la subjectivité et de la personne ainsi qu’une pratique de plasticité ouverte à de nouvelles transformations.

Après sa thèse de doctorat sur la poétique psychanalytique de Julia Kristeva (soutenu à l’université de Stockholm en 1995), Carin Franzén a dédié ses recherches en littérature comparée à des études où l’œuvre de Kristeva a une place centrale.

Publication
"An Antidote to the Crisis of Contemporary Culture : Rereading Kristeva on Duras", in The Philosophy of Julia Kristeva, éd. Beardsworth & Auxier (à paraître en août 2020).

Marian HOBSON : Les années 60 : un même son de cloche ?
Les penseurs français qui percent dans les années 60 et 70 ont une caractéristique commune : tout se passe comme s’ils développaient des vocables singuliers qui marqueraient leur style. Pourtant ceux-ci sont repris par d’autres de leurs contemporains, qui participent ainsi comme dans un nœud d’échos, de relais. Et cela sans former nécessairement un groupe par l’orientation de leur pensée. Cette communication cherchera à établir ce que pourrait indiquer cette particularité, et si c’en est une.

Marian Hobson a été maître assistante, Université de Genève (1973-1976) ; Fellow Trinity College, Université de Cambridge (1977-1992) [la première femme Fellow] ; Professeure, Université de Cambridge (1982-1992) ; Professeure, Queen Mary University of London (1992-2005). Depuis, elle est professeure émérite.
Visiting Professor : Université de Paris 7 (1997), University of Johns Hopkins (1996, 2005, 2006), University of Michigan (2006), University of Harvard (2007).
Visiting Lecturer : East China Normal School (automne 2011), Shang’Hai, Jiao Tong University, Institute for Advanced Study in European Culture (2016).

Publications

The object of art : the theory of illusion in 18th century France, Cambridge, Cambridge University Press, 1982, 2006 ; en français : L’art et son objet : Diderot, la théorie de l’illusion et les arts en France au XVIIIe siècle, Paris, Champion, 2007 ; publié en chinois, East China Normal Press Ltd, 2019.
Jacques Derrida : opening lines, London, Routledge, 1998 ; publié en turc, 2004.
Diderot and Rousseau : Networks of Enlightenment, articles édités par Kate E. Tunstall and Caroline Warman, Oxford, Voltaire Foundation, 2011 ; publié en chinois, 2014, East China Normal Press Ltd.
Diderot, Lettre sur les aveugles, Lettre sur les sourds et muets, éditées avec notes, Paris, Flammarion, 2000.
Diderot, Le Neveu de Rameau, édité avec notes, Geneva, Droz.
Denis Diderot’s Rameau’s Nephew  : a Multi-Media Edition, Cambridge, 2014. Édité par Marian Hobson. Traduit par Kate E. Tunstall et Caroline Warman. Musique jouée par des étudiants du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, sous la direction de Pascal Duc, qui a choisi les morceaux. Les notes ne sont pas identiques à l’édition publiée chez Droz.

Pauline JAMBET
Pauline Jambet commence sa formation d’Art Dramatique à l’ERAC après avoir obtenu un Master 2 de philosophie à la Sorbonne. Depuis la fin de ses études en 2010, elle a travaillé entre autres avec Cécile Backès, Catherine Marnas, Arnaud Anckaert, Clara Chabalier et le plasticien Théo Mercier. Pauline Jambet a également écrit et mis en scène une petite forme théâtrale : MICRO CR€DIT programmée à la Comédie de Béthune puis au Festival off d’Avignon chez Artéphile en 2017. En 2018, elle joue dans la nouvelle pièce de Guillermo Pisani : J’ai un nouveau projet à la Comédie de Caen et rejoint l’équipe de Justine Heynemann pour la reprise des Petites Reines au théâtre Tristan Bernard. Elle collabore très régulièrement à de nombreuses lectures publiques et radiophoniques, notamment pour la SGDL, la BNF et France Culture, ainsi qu’à l’enregistrement de livres audio (Editis). Elle a également participé aux Correspondances de Manosque aux côtés de Juliette Armanet et Barbara Carlotti ainsi qu’à la performance sonore Les Spécialistes mise en scène par Emilie Rousset au Maillon de Strasbourg. Elle est actuellement en création du prochain spectacle d’Alexandre Markoff et du Grand Colossal Théâtre ainsi que de la prochaine pièce de Jean-Michel Rabeux : L’Orang-Outang bleue.

Alice JARDINE : At the Risk of Thinking
At the Risk of Thinking est la première biographie de Julia Kristeva. Cet ouvrage destiné à un vaste lectorat anglophone a pour but de rendre plus accessible le travail de Kristeva en liant son parcours personnel, depuis son enfance en Bulgarie communiste jusqu’à sa vie d’intellectuelle publique internationale, à l’histoire de ses idées. Alice Jardine va partager quelques réflexions à propos de son travail biographique qui, sans hésiter à mettre en évidence la complexité de l’écriture de Kristeva, souligne surtout l’appel de Kristeva à une renaissance urgente d’une pensée interdisciplinaire audacieuse afin de comprendre — et d’agir dans — le monde d’aujourd’hui.

Alice Jardine est professeur de langues et littératures romanes et d’études des femmes, du genre et de la sexualité à Harvard University, aux États-Unis. Sa biographie intellectuelle de Julia Kristeva, At the Risk of Thinking : An Intellectual Biography of Julia Kristeva paraît chez Bloomsbury Press en janvier 2020. Parmi ses autres publications : The Future of Difference, Gynésis : Configurations of Woman and Modernity, et Living Attention : On Teresa Brennan. D’autre part, avec Thomas Gora et Leon Roudiez, Alice Jardine a traduit Desire in Language : A Semiotic Approach to Literature and Art de Julia Kristeva.

Marie-Christine LALA : Les mutations du sémiotique entre langue, sujet et discours
La rencontre avec l’œuvre de Julia Kristeva participe de la même curiosité ardente, constante et partagée, qui fait traverser les domaines du savoir contemporain dans les sciences de l’homme, délivrant à la fois les risques et les richesses de toute perspective transdisciplinaire. En particulier, l’horizon sémiologique des sciences du langage suscite des interrogations critiques, toujours renouvelées, sur les mutations du sémiotique. Dès les années 1970, les travaux de Kristeva se portent sur les épistémologies de la linguistique pour placer au centre les rapports du sujet à la langue. Leur regard pionnier sur l’apport de Benveniste n’a fait que se confirmer dans les récentes études des manuscrits de ce grand linguiste du discours, des langues et du langage. Dans ce dialogue, nous souhaitons examiner à nouveaux frais certains concepts proposés par Kristeva, comme la dyade sémiotique/symbolique, tout en mesurant le chemin parcouru dans le champ de la linguistique de l’énonciation.

Marie-Christine Lala est maître de conférences-HDR en sciences du langage et en langue et littérature françaises à l’université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Ses publications portent en particulier sur l’analyse linguistique du texte littéraire et sur les écritures des XX-XXIe siècles (Bataille, Leiris, Duras, Quignard, Echenoz, Guyotat…). Elle est l’auteure de Georges Bataille, Poète du réel (Bern, Peter Lang, 2010) – monographie issue de ses séminaires au Collège international de philosophie. Le domaine de ses recherches postule l’extension d’une sémantique discursive où l’énonciation et la linguistique textuelle autorisent l’émergence de nouveaux concepts en analyse du discours.

Samuel LEPASTIER
Samuel Lepastier est psychiatre, docteur (HDR) en psychologie, membre titulaire de la SPP, ancien professeur associé à l’université Paris Nanterre.

Keren MOCK
Diplômée de psychologie clinique et de philosophie, traductrice, docteur ès Lettres, Keren Mock enseigne à Sciences-Po Paris et à l’université de Paris. Après avoir assuré, pendant plusieurs années, la charge de cours d’hébreu moderne à l’ENS de Paris, elle a été lauréate en 2016 de la Visiting Junior Scholar Fellowship du France Stanford Center for Interdisciplinary Studies. Issu de sa recherche doctorale, son premier ouvrage, Hébreu, du sacré au maternel (CNRS Éditions, 2016) préfacé par Pierre-Marc de Biasi et Julia Kristeva, interroge la genèse de l’hébreu moderne comme nouvelle langue maternelle. Pour l’année 2020-2021, elle a obtenu le statut de chercheuse associée à la BnF et une bourse de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah dans le cadre d’une recherche sur les archives d’André Schwarz-Bart, en collaboration avec l’Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS/ENS UMR 8132).

Ouvrage
Hébreu, du sacré au maternel, Préfaces de Pierre-Marc de Biasi et Julia Kristeva, Paris, CNRS Édition, 2016, 360 p.

Quelques publications
"Language and Sacredness in The Quest for Subjectivity", in The Philosophy of Julia Kristeva, Library of Living Philosophers, S. G. Beardworth (ed.), LaSalle, Ilinois, Open Court (à paraître en 2020), ch. 20, p. 467-480.
"Freud et la langue maternelle : une définition par le négatif", in Cliniques méditerranéennes, n°101 (1), (à paraître en 2020), pp. 127-138.
"Mélancolie des origines", in Meurtre de la mère, coll. "Présent de la psychanalyse", P. Merot (ed.), Paris, Puf, 2019, p. 93-109.
"La nature du nom : modification, conservation et dégénérescence", in J. Baumgarten, I. Rosier-Catach et P. Totaro (dir.), Spinoza, philosophe grammairien : le Compendium grammatices linguae hebraeae, Paris, CNRS Éditions, 2019, p. 185-201.
"Dans l’ombre de l’objet : Le deuil au risque du double", in Research in Psychonalysis, 2018/2, n°26, p. 121a-129a (en français et anglais).
"The Need to Believe and the Archive : Interview with Julia Kristeva", in V. Shemtov, A. Weitzman (dir.), Dibur, 3, 2016, Stanford University [en ligne].

Brigitte MOÏSE-DURAND
Psychiatre et psychanalyste, membre de la Société Psychanalytique de Paris, Brigitte Moïse-Durand anime avec Julia Kristeva et Marie-Rose Moro le séminaire "Besoin de Croire" depuis huit ans à la Maison de Solenn (Hôpital Cochin, Paris).

Frédéric OGÉE
Frédéric Ogée est professeur de littérature et d’histoire de l’art britanniques à l’université de Paris (anciennement université Paris Diderot), dont il a été Vice Président en charge des relations internationales de 2007 à 2017. Ses principaux domaines de recherche sont l’esthétique, la littérature et l’art au long du XVIIIe siècle, sur lesquels il a donné de nombreuses conférences en Europe, Amérique du nord, Australie, Chine et Corée du sud, et publié plusieurs ouvrages. En 2006-07, il fut commissaire de la première exposition sur William Hogarth au Louvre. Il vient de terminer un livre sur le portraitiste anglais Thomas Lawrence, qui paraîtra en février 2022 (Paris, Cohen & Cohen) et travaille à une anthologie d’écrits d’artistes britanniques. De 2014 à 2017, il a été membre du conseil consultatif de la Tate Britain à Londres et depuis 2014, il est membre du Conseil scientifique de la Ville de Paris. En 2018-19, il a été Kress Fellow en histoire de l’art au Clark Art Institute, puis Professeur invité à Smith College, tous deux dans le Massachusetts.

Principales publications
Better in France ? The circulation of ideas across the Channel in the 18th century, Bucknell University Press, 2005.
Diderot and European Culture, a collection of essays, Oxford, 2006, re-issued 2009.
J.M.W. Turner, Les Paysages absolus, Paris, Hazan, 2010.
Jardins et Civilisations, Valenciennes, 2019 (issue d’une conférence à l’Institut Européen des Jardins et Paysages).

Griselda POLLOCK : Rencontre politique, éthique et esthétique entre Julia Kristeva et Marilyn Monroe
En 1954, Willem de Kooning a peint une image triste et poignante intitulée Marilyn. Après avoir terminé une série de six peintures hiératiques intitulées Woman / Femme (1950-53) qui pourrait bien faire référence à l’émergence d’une "star" du cinéma américain, à savoir Marilyn Monroe en tant qu’icône cinématographique du début des années 1950, ce "portrait" de 1954 "dément" les "êtres éclatés, féroces, drôles et inaccessibles quoique massacrés par l’artiste", pour reprendre les mots de Julia Kristeva décrivant la série Woman en 1977. "Mais si elles avaient été créées par une femme ?", demande-t-elle à la fois. Dans cette conférence, nous esquisserons un discours "kristévien" sur la création artistique et l’esthétique de la différence sexuelle à travers l’image (représentation) et les pratiques de l’art (processus et matérialité), en montrant comment les différents écrits de Kristeva proposent des façons de croiser le marxisme, le féminisme et la psychanalyse freudienne permettant de repenser la politique et l’éthique de l’esthétique. Nous considérerons l’image créée par Marilyn Monroe à travers une lentille historique de l’art féministe, façonnée par différentes théorisations psychanalytiques de la créativité.

Jean-François RABAIN : Julia Kristeva lectrice d’Aragon
En relisant l’œuvre d’Aragon, comme celle de nombreux écrivains, Julia Kristeva nous fait découvrir le sens de l’expérience littéraire. Elle nous montre que bien au-delà de son aspect formel la littérature est d’abord une expérience, c’est-à-dire une découverte de l’apparition dans la langue d’un innomé jusqu’alors, enraciné dans le vécu, le passionnel et l’archaïque. La littérature comme expérience de la vie psychique croise ainsi l’expérience de la psychanalyse. On parcourra avec elle l’écriture poétique d’Aragon qui lie la jouissance sexuelle à la jouissance de la langue. Aragon conduit cette désidentification du sexe et de la langue jusqu’à l’ivresse du mensonge. Chez l’écrivain, le mentir-vrai, les jeux identitaires, le temps éclaté, s’ajoutent à la virtuosité extrême des mots. En lisant Aragon, Julia Kristeva nous place devant une interrogation, une révolte contre l’identité, identité du sexe et du sens, une autre structuration de la subjectivité. Aragon et le surréalisme ont poussé à l’extrême la rencontre de la littérature avec l’impossible. En renonçant au rôle du beau langage, à la poésie décorative, en se faisant exploratrice des ressources mêmes du verbe — que dire ? comment dire ? que signifie dire ? faire et défaire le sens — la littérature surréaliste explore les impasses de la conscience et s’associe à la folie. Écriture automatique, libre-association, une écriture-pensée a voulu voyager jusqu’aux limites du sens et aux limites de la conscience.

Jean-François Rabain est psychiatre et psychanalyste, ancien membre de la Société Psychanalytique de Paris et membre de l’APRES, Association pour la recherche et l’étude du surréalisme.

Bibliographie
J. Kristeva, <i<Sens et non-sens de la révolte, Fayard, 1996.

Karine ROUQUET-BRUTIN : Julia Kristeva et la question du matricide de la langue natale
J’ai toujours été frappée par les échos jubilatoires que déclenchait la lecture du texte de Julia Kristeva "Écrire en français" dans les groupes de jeunes chercheurs étrangers rassemblés autour de cette tâche : écrire, transcrire, traduire leur recherche en français(1). Sans aucun doute, il s’agissait là d’un moment épiphanique. S’ouvrait alors, travaillée au forceps par les métaphores et le jeu des oxymores, une chambre intime, subjective, donnant corps à une scène jusqu’ici inouïe. Serait-ce la scène du "matricide" annoncée par l’affirmation : "Il y a du matricide dans l’abandon d’une langue natale"(2) ?
(1) Dans les ateliers "Écrire la recherche en français", que j’ai animés à la Cité internationale Universitaire de Paris et dans le Centre de Formation des Doctorants à Paris Diderot Sorbonne Cité.
(2) Kristeva, Julia, "Écrire en français", Tu parles !? Le français dans tous ses états, Flammarion, Paris, 2001, p. 63-74.


Karine Rouquet-Brutin est Docteure es Lettres sous la direction de Julia Kristeva. Enseignante de littérature, psychopédagogue, elle a travaillé en Institution Psychiatrique, Médico-pédagogique, et Psychanalytique.

Publication
L’alchimie thérapeutique de la lecture. Des larmes au lire, Paris, L’Harmattan, 2000.

Articles
Avec Diana Cheaib et Susanne Muller, "Partir étudier ailleurs, passer une frontière, trouver une langue", Les discours meurtriers aujourd’hui, Colloque de Cerisy, juillet 2018.
"La mise en place du destinataire intérieur dans divers travaux d’écriture en Institution Psychiatrique ou dans un cadre thérapeutique", Écriture et psychose. Lire l’illisible, sous la direction de Laurence Aubry, PUP, 2018.
"France, ma souffrance !", Actes du Xème séminaire de la Francophonie, Uma leia &meia, Université Feira de Santana (Brésil), 2015.
"Passer une frontière, trouver une langue", Violence politique, traumatisme, processus d’élaboration et de création, Éditions Academia, Coll. "Intellection", n°21, L’Harmattan, 2012.
"Destins métisses et constructions identitaires : l’appel à l’autre langue, l’autre culture", Exils, migrations, création, sous la direction d’Évelyne Hanquart-Turner, Indigo et côté-femmes éditions, 2008.

Cecilia SJÖHOLM : Kristeva, la radicalisation et le renouvellement du sujet
Julia Kristeva a démontré que la radicalisation est l’une des dispositions psychiques les plus troublantes du XXIe siècle. Ce qui est défini en tant que radicalisation aujourd’hui — l’adhérence à des systèmes d’exclusion, la volonté d’user de la violence afin d’atteindre des buts idéologiques, la volonté de détruire ceux qui sont opposés, etc. — constitue certainement l’une des maladies les plus paralysantes de notre temps. Dans cette conférence, il s’agira de se demander comment Kristeva définit la radicalisation en termes de "désordre d’idéalité" ; nous nous appuierons pour cela sur son travail autour de l’abjection, de l’antisémitisme, de la misogynie et de toutes les formes de rejet de l’altérité. Ainsi, l’usage des théories psychanalytiques par Julia Kristeva nous montre en quoi il est encore pertinent de travailler sur le sujet et la subjectivité, et comment la psychanalyse pourrait fournir une voie possible contre la radicalisation.

Cecilia Sjöholm est professeur d’esthétique à l’université de Södertörn à Stockholm. Elle a publié largement sur l’histoire de l’esthétique, notamment en conjonction avec la politique et la psychanalyse.

Publications
Doing Æsthetics with Arendt ; How to see Things, Columbia University Press (2015).
Kristeva and the Political, London, Routledge (2005).
The Antigone Complex ; Ethics and the Invention of Feminine Desire, Calif, Stanford University Press (2004).

David UHRIG : Le "pathos" du Neutre
Soucieux de retrouver un "dédoublement initial" au cœur des œuvres qu’il a commentées, Blanchot a décrit avec une extrême acuité phénoménologique la limite transcendantale — et non psychologique — de tout projet littéraire. Comme l’a souligné Roland Barthes dans son cours sur Le Neutre, cette manière de concevoir la littérature n’est possible qu’à la condition de faire du langage "quelque chose d’atopique". Rien n’oblige à accepter une conception de la littérature en vertu d’une transparence dont Blanchot lui-même a pu souligner "le statut ambigu et non innocent : il y aurait une opacité de la transparence…". En nous appuyant sur cette idée d’André Green que "c’est par l’affect que le moi se donne une représentation irreprésentable de lui-même", nous chercherons à définir ce que Julia Kristeva n’a pas hésité à désigner comme le "pathos" blanchotien.

David Uhrig a débuté ses recherches, sous la direction de Julia Kristeva, il y a vingt-cinq ans. Au croisement de la philosophie et de la psychanalyse, le recueil Pulsions du Temps (Fayard, 2013), traduit en anglais sous le titre Passions of our time (Columbia University Press, 2018), est le fruit de son travail éditorial. Enseignant à New York University, David Uhrig est spécialiste de l’œuvre de Maurice Blanchot dont il a révélé la genèse complexe et contradictoire (Chroniques politiques des années 30, Gallimard, 2017).

*

Perspectives contemporaines sur la chôra, table ronde avec Sarah-Anaïs CREVIER GOULET, Miglena NIKOLCHINA et Audrey RICHARD-BURTEY
Nous réfléchissons dans un séminaire théorico-clinique depuis deux ans sur la thématique de la "chair des mots" autour du travail de Julia Kristeva et avec elle. La chair des mots serait définie au XVIIe siècle par Baltasar Gracian comme "intense profondeur des mots" et, dans notre pratique psychanalytique, permettrait d’amener notre écoute au cœur du conflit ou du trauma psychosexuel en repérant au plus près la co-présence pulsion-langage.
Pour cette table ronde, nous souhaitons mettre en perspective et articuler la chôra avec la chair des mots. Il s’agirait de rester dans notre chair de psychanalyste et d’éclairer ce pont sémantique de chôra linguistique à chair des mots psychanalytiques. Nous partons ainsi de l’hypothèse que la chair des mots serait l’équivalent psychanalytique de la chôra définie dans "la révolution du langage poétique" comme "un dialogue qui traite des commencements : l’articulation de processus et de pulsions primaires qui seraient le matériau d’où émerge le langage".

Dans la chôra mais aussi dans la chair des mots, nous serions du côté du sémiotique, d’une expérience qui est un indicateur mais ne vient pas encore symboliser.
Dans notre pratique ce serait ainsi ces moments souvent épiphaniques de jaillissement d’une sensation transféro contre-transférentielle que l’analyste va restituer afin de laisser une trace, amorcer un mouvement pulsionnel qui amènera vers un mouvement psychique qui sera restitué peut-être par des mots sans en être la finalité.

Miglena Nikolchina est professeure au département d’histoire et de théorie littéraires de l’université de Sofia, Bulgarie. Son écriture théorique est à la croisée de la littérature, de la philosophie, des études politiques et de la théorie féministe. Beaucoup de ses articles sur Julia Kristeva.


Publications
Matricide in Language : Writing Theory in Kristeva and Woolf, 2004.
Lost Unicorns of the Velvet Revolutions : Heterotopias of the Seminar, 2013.

Audrey Richard-Burtey est psychiatre et psychanalyste, membre adhérent de la SPP, de la SEPEA, et médecin directeur du CMPPU d’Aix-En-Provence. Elle co-anime depuis septembre 2017 un séminaire d’étude et de recherche clinique et théorique avec Julia Kristeva intituléLa chair des mots.


Bibliographie
Aisenstein M., "La chair des mots", in J. Press, I. Nigolian (dir.),Corps parlant, corps parlé, corps muet, In Press, 2016.
Freud S. (1888), "Quelques considérations pour une étude comparative des paralysies motrices organique et hystériques", inRésultats, idées, problèmes, T.1, Puf, 1984.
Freud S. (1890), "Le traitement psychique", in Résultats, idées, problèmes, T.1, Puf, 1984.
Freud S. (1893-1895),Études sur l’hystérie, Puf, 1956.
Freud S. (1933),Nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse, Gallimard, 1984.
Green A.,Le discours vivant : la conception psychanalytique de l’affect, Paris, Puf, 1973.
Kristeva J., "Les métamorphoses du "langage" dans la découverte freudienne", inSens et non sens de la révolte, Fayard, 1996.
Kristeva J., "La chair des mots", in B. Chervet (dir.),L’interprétation, monographies et débats de psychanalyse, Puf, 2012.
Kristeva J., "L’affect, cette "intense profondeur des mots", inPulsions du temps, Fayard, 2013.
Winnicott D. W., "L’esprit et ses rapports avec le psyché-soma", inDe la pédiatrie à la psychanalyse, Payot, 1969.


BIBLIOGRAPHIE :

Julia Kristeva, romancière

• Kristeva J. (1991), Le Vieil Homme et les loups, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (1992), Les Samouraïs, Paris, Gallimard, coll. "Folio".
• Kristeva J. (1996), Possessions, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (2004), Meurtre à Byzance, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (2008),Thérèse mon amour : Sainte Thérèse d’Avila, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (2015), L’Horloge enchantée, Paris, Fayard.

Essais linguistiques et littérature

• Joyaux J. (1969), Le Langage, cet inconnu – Une initiation à la linguistique, Paris, Éditions SGPP (Réédité sous le nom de Julia Kristeva en 1981 aux Éditions du Seuil, coll. "Points").
• Kristeva J. (1969),Recherches pour une sémanalyse, Paris, Éditions du Seuil, coll. "Tel Quel".
• Kristeva J. (1974), La Révolution du langage poétique. L’avant-garde à la fin du XIXe siècle : Lautréamont et Mallarmé, Paris, Éditions du Seuil, coll. "Tel Quel".
• Kristeva J. (1977), Polylogue, Paris, Éditions du Seuil, coll. "Tel Quel".
• Kristeva J. (1994), Le Temps sensible – Proust et l’expérience littéraire, Paris, Gallimard.

Autres essais

• Kristeva J. (1974),Des Chinoises, Paris, Éditions Des femmes.
• Kristeva J. (1980), Pouvoirs de l’horreur. Essai sur l’abjection, Paris, Éditions du Seuil, coll. "Tel Quel".
• Kristeva J. (1983), Histoires d’amour, Paris, Éditions Denoël, coll. "L’Infini".
• Kristeva J. (1987), Soleil noir – Dépression et mélancolie, Paris, Gallimard, NRF.
• Kristeva J. (1988), Étrangers à nous-mêmes, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (1993), Les Nouvelles Maladies de l’âme, Paris, Fayard.
• Clément C. Kristeva J. (1998), Le Féminin et le sacré, Paris, Stock.
• Kristeva J. (1996), Sens et non-sens de la révolte – Pouvoirs et limites de la psychanalyse, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (1997), La Révolte intime – Pouvoirs et limites de la psychanalyse II, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (1998), L’Avenir d’une révolte, Paris, Calmann-Lévy, coll. "Petite Bibliothèque des Idées".
• Kristeva J. (1999), Le Génie féminin, tome I : Hannah Arendt, Paris, Folio.
• Kristeva J. (2000), Le Génie féminin, tome II : Melanie Klein, Paris, Folio.
• Kristeva J. (2002), Le Génie féminin, tome III : Colette, Paris, Folio.
• Kristeva J. (2001), Au risque de la pensée, La Tour-d’Aigues, Éditions de l’Aube.
• Kristeva J. (2003), Lettre ouverte au président de la République sur les citoyens en situation de handicap, à l’usage de ceux qui le sont et ceux qui ne le sont pas, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (2005), La Haine et le Pardon, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (2007), Cet incroyable besoin de croire, Paris, Bayard.
• Kristeva J. Vanier J. (2011), Leur regard perce nos ombres, Paris, Fayard.
• Kristeva J. Sollers Ph. (2015), Du mariage considéré comme un des beaux-arts, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (2016), Je me voyage – Mémoires. Entretiens avec Samuel Dock, Paris, Fayard.
• Kristeva J. (2016), Beauvoir présente, Paris, Fayard, coll. "Pluriel".

Textes en ligne de Julia Kristeva

http://www.kristeva.fr/textes.html

Autres Liens

Lieu

Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle

Le Château

50210 Cerisy-la-Salle

www.ccic-cerisy.asso.fr/inscription.html
Courriel : info.cerisy@ccic-cerisy.asso.fr

Le site de Julia Kristeva

PLUS ICI : Julia Kristeva : révolte et reliance [2021]

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