

9 questions sur Dante à Emmanuel Godo (Extrait)
Les questions sont aussi longues que les réponses. Des questions en forme d’analyses thématiques de la Divine Comédie de Dante par les fins connaisseurs que sont François Meyronnis et Sandrick Le Maguer avec des réponses claires, précises et pertinentes d’Emmanuel Godo. un poète, écrivain et essayiste français, né en 1965, qui s’est spécialisé dans les rapports entre la littérature et la spiritualité. Agrégé de lettres modernes, docteur ès lettres, il est professeur de littérature en classes préparatoires au lycée Henri-IV à Paris. Son dernier essai « Ton âme est un chemin » sous-titré « La vie spirituelle avec Dante » septembre 2024 (Artège Edition).
Dans l’éditorial de la revue, cosigné François Meyronnis et Sandrick Le Maguer, on peut lire :
« Aux prises avec un tel marasme [celui de notre époque], le mieux est encore de chercher du feu dans un livre, et d’écouter la parole d’un des plus grands poètes de tous les temps - celle de Dante Alighieri. Le bel essai d’Emmanuel Godo, Ton âme est un chemin, nous met sur la route de l’immense Toscan. À nous de ne plus nous satisfaire des Lumières inversées de notre époque, qui nous blessent et nous vouent au ressentiment ; de ne pas nous exclure par leur faute de ce qui est amour et de ne pas nous rendre hospitaliers à ce qui est mauvais. On récusera donc l’âme fangeuse, en colère contre son propre sort. On réparera les brisures ; de sorte que la transition demeure entre notre corps terrestre et notre corps glorieux.
Sans cela on enfermerait notre existence dans un linceul, et on la soumettrait à l’esprit de déroute ; s’exposant entièrement et pour l’éternité à la « puanteur affreuse » du mal. Car l’Enfer commence ICI, là où nous sommes ; mais également le Paradis, et ce lieu intermédiaire qu’est le Purgatoire. À chacun de jeter dehors la flamme de son désir, la littérature n’étant que l’art de nous réorienter vers le « point où le monde est le plus vivant ». »
François Meyronnis & Sandrick Le Maguer

En cette période d’avant Noël nous vous proposons un extrait de 5 des 9 questions sur Dante posées à Emmanuel Godo.

LdeR - Question 1 : ° - Dans la Comédie, tout commence par un égarement. Le poète est « au milieu du chemin de notre vie », selon sa formule. Il ressemble à quelqu’un qui, comme vous dîtes, « perd le fil de sa vérité ». Il est hors du bon chemin, enfoncé dans une « forêt obscure ». Mais dans cette situation périlleuse, il fait l’objet d’une triple intercession : celle de sa dame, Béatrice, à laquelle il a déjà consacré un livre, la Vita nuova ; celle de sainte Lucie de Syracuse, providence des aveugles, dont il semble un dévot ; et, bien sûr, celle de la Bienheureuse Vierge Marie, la propre mère du Sauveur. L’âme de Béatrice obtient pour lui un privilège insigne : celui de traverser de son vivant le monde des morts. Tout le poème repose donc sur la Communion des saints, et sur la possibilité qu’ont les âmes des morts de venir au secours d’un vivant. Comment interprétez-vous cette circulation entre vivants et morts dans le poème ? Et en quoi cette promenade dans l’au-delà peut-elle permettre au poète de retrouver la « voie droite », comme il dit ? Quant à la formule :« Au milieu du chemin de notre vie », renvoie-t-elle simplement à tel moment de l’existence, ou plutôt, comme le pensait Philippe Sollers, à ce « milieu » - ce mezzo - où il est toujours possible de s’égarer ; où l’enfer peut sans arrêt nous surprendre, et abîmer notre rapport avec la vérité ?
E. G. : Chez Dante, le milieu de la vie est le moment dont parlera Barthes, où l’on passe du savoir qu’on est mortel au sentir qu’on est mortel. On vivait dans une forme d’inconscience du retentissement profond de nos actes, de nos choix de vie, de nos relâches morales. On se rend compte, alors, que tout ce que nous faisons nous engage entièrement, a une résonance spirituelle de la plus haute importance. Et l’idée que les vivants et les morts sont liés d’un lien indissoluble découle de cette prise de conscience. On croyait marcher dans un monde formant un tout en lui-même, et on ouvre soudain les yeux sur le fait que nous ne sommes pas seuls, qu’il n’y a rien d’anodin : que la moindre parole, la moindre pensée, le moindre geste peut avoir des conséquences incalculables. Le ciel se rouvre. L’horlogerie invisible qui s’est mise en branle quand Dante s’est égaré dans la forêt obscure - horlogerie que lui décrit Virgile - lui dévoile que sa vie compte, que lui-même n’est pas un fétu de paille perdu à la surface d’une immensité vide mais une personne dont l’existence importe aux yeux même du ciel, incarné ici par cette triade féminine, aimante, dont vous avez rappelé les figures et les noms.
L’erreur humaine par excellence consiste à se croire insignifiant, sans valeur, inoffensif en somme : une sorte d’hubris en creux, encore plus dévastatrice que l’orgueil. C’est le mal contemporain par excellence produisant à foison des vies dévitalisées, n’entreprenant rien ou pas grand-chose au plan intérieur. Dante, lui, nous replace au cœur d’un dispositif, avec notre âme à sauver du désastre ambiant. Et il nous offre ce poème, La Divine Comédie, comme instrument de notre propre réajustement. Pour nous sauver il va falloir que nous regardions en face le mal que nous portons en nous (l’Enfer), que nous prenions nos responsabilités pour lutter pied à pied contre ces puissances ténébreuses qui sont en nous (le Purgatoire) et que nous nous ouvrions enfin à la lumière que nous désirons sans toujours le savoir (le Paradis). Ce livre n’est pas un livre, en un sens, destiné à être lu, mais un voyage qu’il nous aide à accomplir - en nous-même.
LdeR - Question 3 :°- Dans le chant XXVI de l’Enfer, Dante imagine qu’Ulysse et son équipage sont entraînés au-delà des colonnes d’Hercule (correspondant au détroit de Gibraltar), et qu’ils s’aventurent, non sans risque, dans l’inconnu. Ce franchissement des limites, propre à l’Occidental, relève de l’hubris. Ainsi le navire d’Ulysse fait-il naufrage tout près de l’île-montagne du Purgatoire et le navigateur et ses compagnons se noient-ils au moment d’outrepasser la frontière qui sépare le monde des vivants et celui des morts ; d’effectuer ce que Dante appelle « l’alto passo ». Pourquoi, d’après vous, Dante fait-il du Grec l’homme du non-retour alors que le héros d’Homère est précisément celui du nostos - du « retour » ? Pensez-vous que le poète compare son entreprise littéraire à celle d’Ulysse, et qu’il redoute pour lui-même une sorte de naufrage ? Jorge Luis Borges affirmait qu’en devançant dans son poème les sentences du jugement dernier et en mettant de sa propre autorité certaines âmes en Enfer, dont celles de papes qu’il estimait simoniaques, Dante avait été Ulysse et avait craint son châtiment. Partagez-vous ce sentiment ? Vous citez Si c’est un homme de Primo Levi, où l’auteur raconte comment, à Auschwitz, il apprend l’italien à un autre prisonnier en récitant le chant XXVI et particulièrement un passage : « Considérez quelle est votre semence ; / vous n’êtes pas fait pour vivre comme brutes / Mais pour suivre et science et vertu. » Un livre qu’on peut réciter dans un camp de concentration, cela correspond-il à ce que vous appelez un « livre-chemin » par contraste avec un « livre-piège » ?
E. G. : Oui assurément, un livre qui peut être cité, récité, dans le lieu même de la déshumanisation, pour garder foi en l’humanité, en soi et dans l’autre, est un « livre-chemin ». Dante a certes ses « têtes » mais il est abusif, je crois, de considérer qu’il se venge, à travers le sort qu’il inflige, post-mortem, à tel ou tel de ses ennemis. Sa constante visée est de proposer un antidote au monde sans foi ni loi qui l’a condamné à l’exil.
Le poème se dresse comme un refuge, un asile où l’homme de bonne foi peut venir reprendre espoir dans le chaos et la folie de l’Histoire. Les deux soleils qui régissent le monde que décrit Dante, à savoir le Pape et l’Empereur, le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, ne sont plus en capacité d’assurer la bonne marche de l’humanité. La poésie maintient, à travers la fiction d’un voyage dans l’au-delà, la possibilité d’un monde juste, capable de discerner le vrai du faux. L’Ulysse de Dante fait entendre une foi extraordinaire dans la vertu et dans la connaissance mais il vient avant la révélation chrétienne. S’il fait naufrage devant l’île du Purgatoire, c’est hautement symbolique. Malgré toutes ses qualités morales, philosophiques, humaines, l’homme de l’Antiquité n’a pas connu l’enseignement du Christ.
Ce que veut faire réentendre Dante, c’est la chance inouïe qu’ont ses contemporains - et, par ricochet, la nôtre ! Nous disposons, pour nous guider dans le monde, de la pensée et de la parole les plus hautes et qu’en faisons-nous ? L’Ulysse de Dante est moins le représentant de l’hubris que celui d’un tragique qui fait écho à notre propre manière de gâcher nos atouts. Ulysse échoue juste devant l’île du Purgatoire, nous connaissons, nous, les instruments du salut, et nous les laissons végéter. Où sont donc notre vertu et notre connaissance ? Les bêtes brutes, c’est nous.
LdeR - Question 7 : Il est loisible de comparer le vol de Dante et de Béatrice vers les neuf ciels du Paradis avec le vol erratique de Paolo et de Francesca, emportés par un ouragan qui les tourmente au chant V de l’Enfer. Mais cette comparaison n’a cependant aucun sens. Pour les âmes « mal nées » englouties dans les bolges infernales, les flèches du désir ont raté leur but. Mais au Paradis, notre intelligence « s’approchant de notre désir », le compte rendu devient impossible. « Trasumanar significar per verba / non si poria », affirme Dante au chant I du Paradis (« Transhumaner ne se pourra jamais / exprimer par des mots »). Et pourtant la troisième partie du poème est tout entière un « trasumanar per verba ». Comment entendez-vous cette contradiction ? La poésie, à son plus haut degré, suppose-t-elle de réaliser l’impossible ? Et le néologisme : « trasumanar », qui outrepasse la langue, en serait-il l’indice ? Faut-il y voir la raison pour laquelle le Paradis de Dante, surtout en France, où l’on se cantonne en général à l’Enfer, résiste terriblement à la lecture ?
E. G. : La poésie est cet essai, dans la langue, de dépasser les limites de la langue. Le Paradis tente de figurer ce qui demeure inaccessible aux perceptions humaines. C’est le cantique des plus belles inventions de Dante. Une sorte de transgression heureuse, comme si l’homme gardait son penchant pour la désobéissance mais au service de la bonne cause cette fois-ci. Une alternative ou une réponse à la faute première.
Pour marquer l’élévation dans les différents ciels qui composent le Paradis,
Dante a cette idée fabuleuse : le voyageur céleste se rend de mieux en mieux compte de la joie et de la beauté rayonnante inscrites sur le visage de Béatrice : son sourire lui apparaît de plus en plus éclatant. Béatrice finit même par s’effacer, reprendre sa place parmi les bienheureux et être remplacée pour l’ultime ascension vers Dieu par saint Bernard de Clairvaux. Le trasumanar paradisiaque confère une forme de visibilité aux choses invisibles. Nous sommes au cœur même du paradoxe de la foi.
Les Français ont toujours eu beaucoup de mal avec Dante, ils s’en tiennent
prudemment à l’Enfer, qu’ils lisent mal, d’ailleurs, comme une sorte de galerie de monstres, alors que chaque châtiment décrit très exactement les effets du vice incriminé sur l’âme de celui qui s’y adonne. Il ne s’agit pas pour Dante d’effrayer le lecteur, de le maintenir dans une enfance morale mais au contraire de le faire accéder à une implacable lucidité sur les déformations que l’on se fait subir à soi¬même quand on se donne au mensonge, à l’avarice, à la luxure, etc.
On ne peut pas lire les trois cantiques qui composent La Divine Comédie séparément. Ils sont indissociables comme les étapes d’une initiation ou, plus exactement, d’un pèlerinage intérieur.
LdeR - Question 8 : […] Que vous suggère l’expression que Dante accole à Adam au moment de la chute, selon laquelle il serait tombé « trop vert » (l’italien dit : « Cadde acerbo ») ? Comment Dante peut-il se montrer à ce point affamé de justice sans s’écrouler dans le désespoir, alors même qu’il constate son absence radicale ici-bas ? […]
E. G. : Le désespoir, le ressentiment, l’esprit de vengeance, l’exilé pourrait s’y livrer, lui qui, condamné à mort par contumace, est interdit de retourner dans la ville-mère, Florence. Mais il choisit d’être plus fort que ces passions terrestres. Il offre à ses contemporains non pas un plaidoyer pro domo mais une planche de salut : mieux qu’une profession de foi, un contre-modèle. Pour que, précisément, l’injustice, le cynisme, l’appel au renoncement de l’idéal, n’aient pas le dernier mot.
La Divine Comédie est une brèche à jamais ouverte dans un monde qui a, à chaque époque, la tentation de se replier sur le désenchantement. Le Paradis vient rappeler que la lumière existe, que le combat pour la justice et la vérité n’est pas vain. Le poète cependant ne fait jamais comme si le royaume de Dieu était acquis d’avance : il sait trop bien ce qu’est !’Histoire, ce saccage permanent, ces raisons du plus fort qui sont toujours les meilleures, quoi qu’on veuille. Rome, dans sa poussée civilisatrice, unificatrice, reste pour Dante l’emblème d’une vertu en marche. Mais !’Histoire ne s’accomplit pas comme une théodicée, sans à-coups, sans piétinements, sans régressions maquillées en progrès. En cela, soit dit en passant, il reste un auteur à lire urgemment. Le poète est le contraire même de l’angélique : il garde toujours un œil ouvert sur la détresse du monde. Même dans le voyage en pleine lumière que constitue le Paradis, Dante ne perd pas de vue la folie d’un monde à feu et à sang. Il tient les deux bouts de l’histoire humaine : la ruine et l’espérance. Il ne les renvoie pas dos à dos mais renvoie chaque lecteur à sa responsabilité.
En cela, si La Divine Comédie est un pur produit de la pensée médiévale, comme tous les grands textes, il s’émancipe de sa matrice et est tourné, résolument, vers un désir de Renaissance.
LdeR - Question 9 : Dans le Paradis, Dante se décrit comme rejoignant le cœur de son désir de son propre vivant, ce qui signifie sans doute que Dieu l’aime. Non seulement il contemple par anticipation la cour ce1este à laquelle il appartiendra un jour, mais encore peut-il, comme les é1us, s’abîmer dans la vision du « point qui semble enclos dans ce qu’il enclot », et qui n’est rien d’autre que le Dieu un et trine. Comment nous fait-il voir ce « point » sans dimensions ni propriétés mais les incluant toutes en lui ? Et comment ce punto finit-il par aimanter le désir et le vouloir du poète ? Faut-il pour unir ainsi son désir au désir de Dieu que le poète soit dé1ié du « nuage de la mortalité », comme il le suggère lui-même au chant XXXIII ? Et que veut dire Dante quand il assimile la volonté divine à « l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles » ? À ce propos, pourquoi le mot « étoiles » est-il le dernier du Paradis, et donc également du poème ; mais aussi le dernier mot du Purgatoire et celui de l’Enfer ?
E. G. : Oui le mot « étoiles » scintille à la fin de chaque cantique. Enfer, Purgatoire et Paradis riment l’un avec l’autre, concertent, convergent vers un point de lumière qui est à la fois source et destination.
Dieu, dans l’ultime vision, devient présent sans pour autant devenir visible.
Le poète n’outrepasse pas la limite que Dieu lui-même a voulu en se retirant du monde, en déléguant à l’homme son pouvoir sur le monde. Le poète voit effectivement des points de lumière et quelque chose qui ressemble à un visage - puisque Dieu a fait l’homme à son image, il doit en porter la ressemblance.
Mais Dante s’évanouit. Dieu n’est pas résumable dans un slogan, une image.
C’est à l’homme de le faire exister, ou non, dans le monde. D’y maintenir la possibilité d’une justice, d’une miséricorde, d’une égalité entre les hommes. L’éblouissement final est magnifique : il renvoie le lecteur à sa destinée. Et le poète ne se présente pas en gloire, auréolé de son prestige ou de son autorité, mais défaillant.
Les chefs-d’œuvre sont souvent cachés dans leur lumière. On croit les célébrer mais on ne les lit pas. Et, pire, on ne se laisse pas lire par eux. « Étoiles » est devenu un mot galvaudé dans notre monde, surtout si on le prononce en anglais. Les points de lumière, leur scintillement nous rappellent de quelle manière La Divine Comédie nous demande d’être lue : avec componction. Dieu nous excite comme par un aiguillon : il nous "point" avec insistance (cum-pungere), comme pour nous transpercer. L’amour du monde nous endort, mais, comme par un coup de tonnerre, l’âme est rappelée à l’attention de Dieu » (L’Amour des lettres et le désir de Dieu, Cerf, 1956).
Propos recueillis par François Meyronnis & Sandrick Le Maguer

TON AME EST UN CHEMIN /
LA VIE SPIRITUELLE AVE DANTE
EMMANUEL GODO
8 septembre 2024
Artège Edition
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Guidé par son cher Virgile,Dante lutte avec courage et abnégation pour s’arracher aux servitudes des hommes et emprunter la voie étroite qui mène à la vérité intérieure.
Dante est aussi un homme des XIIIe et XIVe siècles, celui des rivalités sans merci entre cités italiennes, des condottieri, des courtisanes et des prélats ambitieux et machiavéliques. Ce sont eux qui l’assiègent et le hantent‚ lui qui, bientôt, sera banni de sa chère Florence pour toujours.
Mais ces batailles incessantes sont aussi celles de notre temps ; elles ont notre visage et notre goût pour la violence et le mal. Dans ce dédale de rivalités et à travers les interrogations d’une jeune femme – qui pourrait être sa fille ou le lecteur – Emmanuel Godo nous révèle Dante‚ qui nous révèle à nous-mêmes.
L’édition prestigieuse de La Divine Comédie de Dante illustrée par Botticelli
« Il y a, au monde, quelques œuvres, quatre ou cinq peut-être,
qui incarnent le patrimoine culturel, historique, de toute l’humanité.
Parmi elles, La Divine Comédie de Dante.
Quatre-vingt-douze illustrations sont ici rassemblées par Diane de Selliers,
dans un volume unique dont la beauté est véritablement exceptionnelle. »
Magazine Littéraire, Jean-Jacques Brochier
Aux Editions Diane de Selliers (2008), et ai la chance d’en posséder un exemplaire.
<br / 92 dessins à la pointe de métal et à l’encre, certains mis en couleurs.
traduction de Jacqueline Risset


Editions Diane de Sellier (2008)
ZOOM : cliquer l’image

le livre sur amazon.fr
volume relié, 506 pages, 19 × 26 cm



Les 92 dessins de Botticelli
Botticelli commence à la fin des années 1400 l’illustration de La Divine Comédie, sur une commande de Lorenzo di Pier Francesco de’ Medici, cousin de Laurent le Magnifique et lui-même mécène éclairé. L’artiste florentin, fasciné par la beauté mystérieuse du poème de Dante, consacre de nombreuses années à cette œuvre monumentale.
Ses dessins réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l’encre et mis partiellement en couleurs, confirment le long cheminement de Botticelli et sa profonde imprégnation des chants de L’Enfer, du Purgatoire et du Paradis.



Sandro Botticelli, Illustration du chant VI du Paradis,
Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
ZOOM : cliquer l’image

D’autres versions illustrées de La Divine Comédie

« Histoire du manuscrit », par Peter Dreyer
Lorenzo di Pier Francesco de’ Medici, cousin de Laurent le Magnifique et lui-même mécène éclairé, commande à Sandro Botticelli l’illustration de La Divine Comédie de Dante Alighieri à la fin des années 1400. Ces illustrations, réalisées au dos des feuilles de parchemin d’un manuscrit calligraphié par Nicolaus Mangona, restèrent inachevées et disparurent peu de temps après leur création. Retrouvées dispersées chez des libraires à Paris au xᴠɪɪᵉ et au xɪxᵉ siècle, elles vinrent enrichir les collections de la reine Cristina de Suède – qui acquit sept feuilles de parchemin – et du duc de Hamilton, qui eut en sa possession la majorité des dessins, rachetés ensuite pour le cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.

La traduction de Jacqueline Risset
Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée d’italien, écrivain, poète, traductrice en italien de Francis Ponge, Jacqueline Risset est professeur de littérature française à l’université La Sapienza de Rome au sein de laquelle elle préside le Centre d’études italo-françaises.
Sa traduction en langue française de La Divine Comédie s’impose aujourd’hui comme la plus proche du texte de Dante, remarquablement fidèle également par son rythme et sa musicalité. Jacqueline Risset a entièrement revu sa traduction pour cette édition édition, rendant son texte plus vivant encore.
La Divine Comédie, sur pileface
Vous pouvez commencer par :
Purgatoire et Paradis illustrés par Miquel Barceló -Dialogue aux marges du ciel
L’Enfer de Dante illustré par Miquel Barcelo
DANTE-21 : « Toutes bonnes choses vont par trois ». Entretien avec Danièle Robert
La Divine Comédie en Pléiade, traduction par Jacqueline Risset
Un soir au Collège des Bernardins en compagnie de Sollers et Dante
Et poursuivre avec :
L’intégrale sur pileface ICI
A propos de Sandrick Le Maguer et François Meyronnis
Sandrick Le Maguer
Sandrick Le Maguer a été le fondateur de la revue Srezzatura qui a brillé au firmament des revues littéraires de 2009 à 2015 avec deux numéros par an.
Nous en avions rendu compte ICI
Il est aussi l’auteur de « Portrait d’Israël en jeune fille, (Genèse de Marie) », un livre iconoclaste sur Marie (le Vatican avait tenté de le dissuader de publier ce livre : un catholique de tradition et de cœur comme lui ne pouvait ainsi saper les fondements du culte marial).
Voir ICI dans le prolongement de notre enquête sur la revue Sprezzatura, l’entretien que nous avait accordé Sandrick Le MAGUER et que nous avions intitulé :
« Sandrick Le MAGUER ne s’en remet pas qu’à Marie »
Egalement éditeur de la revue Ligne de Risque.

François Meyronnis
Cofondateur de la revue Ligne de Risque (1ère série) avec Yannick Haenel et Frédéric Badré, en 1997. Il a été ensuite rejoint par Sandrick Le Maguer, tandis que Yannick Haenel voguait vers d’autres aventures en créant la revue Aventures, dans la prolongement de la revue L’Infini, qui a cessé sa parution avec le décès de Philippe Sollers
François Meyronnis sur pileface
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5 Messages
Très bel exercice de vulgarisation autour du dernier numéro de Ligne de risque par un commentaire de l’actualité. François Meyronnis était l’invité d’Aude Lancelin sur QG (video en accès libre)
Voir en ligne : "Face à un monde en train de se faire sauter" avec François Meyronnis et Aude Lancelin
Peut-être cette recension est-elle passée inaperçue ?
Initiation, sacrifice et parole, par la revue Ligne de risque (L’INTERVALLE)
"Ligne de risque n’a jamais séparé la littérature de la mystique, dans une conscience permanente de la dimension intérieure de la parole – ce point, sacré, où la société n’a pas de prise."
Voir en ligne : https://lintervalle.blog/2025/11/20...
L’intervention de Sollers dans l’émission de 1965 consacrée à Dante se trouve ICI.
En complément de ce numéro de Ligne de risque, signalons, à l’occasion de l’anniversaire de Dante, le rediffusion d’une émission de 1965 sur France Culture, consistant en une lecture de la Divine Comédie. Parmi les lecteurs : Philippe Sollers...
Voir en ligne : Anniversaire de Dante
V.K.