J’ai reçu ce courriel le jeudi 16 octobre...
Cher Albert Gauvin,
Je sors cet entretien de mes archives. J’ai déjà publié quelques minutes (2 fragments de la vidéo) sur YouTube. Comme je prépare un collectif sur Sollers, une collègue italienne, qui contribue à cet ouvrage, est tombée sur les vidéos en ligne, et elle m’a demandé si j’ai publié l’entretien intégral ; c’est pour cela que j’ai décidé de vous l’envoyer pour la mettre sur le site Pileface. Je tiens à vous remercier pour le travail colossal que vous réalisez, permettant aux chercheurs et lecteurs passionnés par Sollers d’accéder à une documentation très riche. Vraiment mille mercis.
Cet entretien avait été réalisé le 9 mars 2016 de 17h00 à 18h00 dans le bureau de Philippe Sollers (les locaux de Gallimard).
C’est un texte que j’ai rédigé le 5 mai 2024 :
Le 9 mars 2016, Philippe Sollers m’avait reçu dans son bureau, situé dans les locaux de Gallimard. Ce fut un grand moment littéraire pour moi, d’autant plus que j’étais le premier à l’interviewer à l’occasion de la sortie de son roman Mouvement. Au cours de cet entretien, Sollers évoque son enfance à Bordeaux et exprime sa volonté de faire traduire son roman Femmes en langue arabe, sans le censurer.
J’avais le trac avant même d’appuyer sur la sonnette de la grande porte en bois de la rue Gaston-Gallimard, à Saint-Germain-des-Prés. Une voix charmante me demanda mon identité. Je lui répondis que j’avais rendez-vous avec monsieur Philippe Sollers. J’entrai, et elle me demanda si je souhaitais boire quelque chose en l’attendant. Je répondis aimablement qu’il ne restait plus beaucoup de temps (j’étais arrivé avec cinq minutes d’avance).
Fasciné, je regardais dans le hall les portraits hagiographiques des écrivains publiés chez Gallimard – notamment J.-M. G. Le Clézio, Patrick Modiano, etc. Entre-temps, le secrétaire de Philippe Sollers m’interpella : « Sollers vous attend. » En montant les marches de l’escalier, un vieil homme souriant me salua. C’était en fait Tahar Ben Jelloun. Sollers m’accueillit chaleureusement.
J’étais en fait saisi par le tas de livres et objets qui meublaient son petit bureau : Les Œuvres complètes de Sade en Pléiade, ses œuvres, un portrait de Picasso, un poème écrit en chinois (un cadeau reçu par Sollers lors de son voyage en Chine ...) L’échange dura une heure...




Haytham JARBOUI
Enseignant à la Faculté des Sciences de Tunis
Chroniqueur littéraire
Membre du laboratoire l’Antique, le Moderne
Membre du Laboratoire Intersignes (LR14ES01)
LIRE, CETTE PRATIQUE...



Bureau de L’infini, 2016
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