

L’antifascisme de Sollers
Philippe Sollers était-il de droite ? de gauche ? Bien avant sa mort, les critiques se sont gravement posé la question, sûrs de leur définition de ce que sont ou doivent être la gauche et la droite et surtout d’appartenir au bon camp. Mais les critiques lisent-ils ? « Quoiqu’il y ait beaucoup de livres, croyez-moi, peu de gens lisent ; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux », disait Voltaire. C’est vérifiable. Une chose est sûre, indubitable : Sollers s’est toujours opposé à toutes les formes d’extrême-droite, de fascisme ou de stalinisme (le fameux « axe Vichy-Moscou »). J’ai rappelé cela il y a fort longtemps dans Éléments pour une analyse du fascisme en faisant la recension de nombreux articles écrits sur plus de soixante ans. D’où des alliances durables avec des écrivains comme Roland Barthes (« Barthes est l’intellectuel le moins inconsciemment à droite que je connaisse. Combien d’intellectuels de gauche passent leur temps à avoir des tics réactionnaires. J’ai toujours vu Barthes haï par l’extrême-droite. » Cf. aussi : L’antifascisme de Barthes) ou Bernard-Henri Lévy (celui de La barbarie à visage humain ou de L’idéologie française), jamais démenties malgré des divergences manifestes, littéraires ou philosophiques. Ou les références multiples, elles non plus jamais démenties, à un penseur comme Georges Bataille ou un écrivain comme André Breton. Est-ce un hasard si un des derniers livres d’entretiens que Sollers a publié s’appelle Contre-attaque (Grasset, 2016) ? Je le rappelais aussi il y a quelques mois : c’était évidemment une allusion explicite au mouvement « Contre-Attaque » créé en novembre 1935 par Bataille et Breton, réconciliés au moment où se dessinait le Front Populaire face à la menace fasciste (cf. Bataille / Sollers : contre-attaque).
En 1973, Sollers nous invitait déjà à réfléchir à des questions précises :
« On nous le dit trop souvent : le fascisme aurait été et resterait un accident, une folie sans racines, un cauchemar. Faut-il l’oublier ? Ne pas s’en occuper ? Tourner la page ? Faut-il accepter l’ignorance sur ce passé criminel ? Rien ne prouve que notre civilisation, notre culture, aient effectivement surmonté (c’est-à-dire pris pleinement conscience) de ce qui s’est joué là, en son cœur. Et rien ne prouve non plus que le fascisme soit sans avenir dans le monde. S’agit-il d’une simple question historique ? Ou d’un phénomène qui, de proche en proche, met en cause la structure même de notre raison ? Y a-t-il, comme le voudrait le marxisme, une réponse théorique dont la lutte des classes serait la clé ? Faut-il considérer le fascisme comme un abcès transitoire, une déviation, une anomalie, une exacerbation ou — plus gravement — comme une donnée latente du fait social lui-même ? »
Qu’est-ce que le fascisme ? Les formes en ont été et en sont diverses. Vingt ans plus tard, en 1993, dans Vérité de Barthes, Sollers écrivait :
« Le fascisme, qu’il soit gris, noir, marron, brun ou rouge, a donc périodiquement la même couleur blanche de purification psychique. On peut d’ailleurs lui ajouter, pour faire bonne mesure, le vert islamique, comme le prouvent les intellectuels arabes et musulmans condamnés à mort ou assassinés un peu partout dans le monde. Mais s’y ajoute aussi, nous le savons bien, un para-fascisme sournois, tourbillonnant et multicolore de la marchandise (liquidation en douceur par la loi du marché, le Spectacle, la dégradation de l’enseignement). »
Eh bien, nous y sommes. C’est même la totale ! Il y a un fascisme gris (Poutine), un néo-totalitarisme « rouge » (Xi Jinping), une kyrielle de « fascislamismes » pour reprendre le néologisme de BHL (de l’Afghanistan à l’Iran en passant par le Hamas palestinien, Allah reconnaîtra les siens), sans oublier une extrême-droite israélienne au messianisme décomplexé (dénoncée en Israël même par ceux qui restent attachés à la Paix maintenant, hypothèse fragile indéfiniment repoussée). Et ce « para-fascisme sournois, tourbillonnant, de la marchandise », il me semble parfaitement illustré, outre-atlantique, par l’alliance nouée entre Donald Trump et Elon Musk. Que des intellectuels français, antisionistes et trumpistes (un oxymore) se réclamant aujourd’hui, aujourd’hui même, d’une improbable nouvelle avant-garde (et parfois même de Tel Quel, un Tel Quel évidemment fantasmé), sonnent les trumpettes pour ce tandem américain digne du Père Ubu et de son obsession pour la « phynance », ne devrait pas laisser indifférent [1]. Et puisque l’un d’entre eux a atteint récemment le sommet de l’abject en qualifiant Charlie de « torchon, raciste, islamophobe, etc... » (sic) [2] au moment même où on commémorait les dix ans de l’attentat islamique du 7 janvier 2015, vous lirez a contrario plus bas les dernières chroniques de deux contributeurs de l’hebdomadaire, l’écrivain Yannick Haenel et le psychanalyste Yann Diener. Il ne faut pas craindre de le rappeler : le contraire du « politiquement correct », ça n’est pas« l’antipolitiquement correct » ou le « politiquement incorrect », c’est le politiquement juste.


Elon Musk, l’omnipotentat
Par Anne-Sophie Mercier
L’ultramilliardaire, patron du réseau social X et de Tesla, futur ministre de Donald Trump, recrute, chéquier en main, des disciples d’extrême droite en Europe. En attendant d’enrôler les Martiens.
Est-ce le plus beau jour de sa vie ? Elle est là, face à la caméra, un peu rougissante, telle une jeune mariée. Le 9 janvier, Alice Weidel, la présidente de l’AfD, le parti d’extrême droite allemand, était en direct sur X avec Elon Musk. Deux cents millions de spectateurs potentiels, et l’impression enivrante de sentir le doigt de Dieu se poser sur elle. Entre deux petits rires, les nouveaux meilleurs amis ont échangé, et c’était très sympa. « Hitler était communiste », a affirmé Weidel, soutenue par Musk, avant d’assurer que « l’AfD [était] la seule à protéger les Juifs, ici ». Ils ont un peu parlé des aliens, et le patron de X s’est voulu rassurant : « Il y aura des Martiens qui viendront [...] nous sauver en cas d’urgence, tout comme l’Amérique a [sauvé] le reste du monde pendant [les deux guerres mondiales]. » Alice avait l’air rudement soulagée, et Elon, ravi de cet échange fort constructif, a répété : « Seule l’AfD peut sauver l’Allemagne. » (sic)

Le Canard enchaîné, 15 janvier 2025.
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Elon Musk et l’effet Koulechov
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En 1921, le réalisateur russe Lev Koulechov fait une expérience fascinante et novatrice : il choisit un plan de l’acteur vedette de l’époque Ivan Mosjoukine, plan sur lequel le visage de l’acteur est neutre et ne laisse paraître aucun sentiment particulier. Ce plan, il le décline à l’identique trois fois. La première fois, il le fait suivre d’une autre image, celle d’une assiette de soupe. La deuxième fois, le plan est suivi de l’image d’un cercueil dans lequel repose un enfant ; enfin, une femme lascive allongée sur un canapé succède au dernier plan neutre d’Ivan Mosjoukine. Les spectateurs y verront : la faim, la tristesse, puis le désir, trois émotions suscitées par les plans en contrechamp de celui de l’acteur. VOIR ICI : https://transmettrelecinema.com/video/leffet-koulechov/

Eh bien, une image fixe, puis une vidéo, ont beaucoup circulé ces jours derniers, celle d’Elon Musk levant le bras lors de son allocution exaltée après l’investiture de Trump. Beaucoup ont vu dans cette image le salut nazi, qui pour s’en réjouir (l’extrême-droite allemande, l’AfD), qui pour le dénoncer, qui pour crier à la sur-interprétation, bref à la falsification. Ces derniers ont multiplié les photos de divers leaders politiques faisant un geste analogue. Ce qui, à l’évidence, ne prouve rien ! Une image fixe coupée de son contexte n’a aucun sens. C’est juste une image. Godard, après Koulechov, en a fait la démonstration dans la plupart de ses films, notamment dans Je vous salue, Sarajevo et ses Histoire(s) du cinéma.

Juste une image.
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Placée dans son contexte animé (la vidéo circule), ce bras levé d’Elon Musk reste ambigu. Musk aurait fait le geste en signe d’amour. Soit. Mais il n’y a pas que le bras. Il y a aussi la mimique (personne n’en a parlé). Le rictus de la bouche semble dire autre chose. Strange love !, ai-je pensé. Comme par hasard, c’est le titre originel du film de Stanley Kubrick "Docteur Folamour" dans lequel Peter Sellers a bien du mal à réprimer un salut nazi. Quand l’inconscient (le mien aussi bien) est plus fort que tout !

Peter Sellers dans Dr Folamour de Kubrick.
Elon Musk, le 20 janvier, après l’investiture de Donald Trump.
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Cela dit, a-t-on besoin de cette image pour comprendre de quoi Musk est le nom ? Ni Musk, ni Trump (ni même Poutine) ne sont Hitler. Mais il suffit de lire ce qu’ils ont dit et écrit sur X ou ailleurs. Rien de caché. Les nouveaux maîtres des Etats-Unis sont le nouveau visage du capitalisme oligarchique : un mixage de populisme crasse, xénophobe, et de volonté de puissance technologique à l’ère de la numérisation et du délire planétaires. Ses alliés ? Ils étaient invités à Washington le 20 janvier (Zemmour pour la France).


Musk, ce démon
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Charlie Hebdo. Publié le 5 février 2025
VOIR SUR PILEFACE
Je vous préviens : cette chronique va partir dans tous les sens. En apprenant par un ami qu’Elon Musk avait loué il y a quelques années le château de Dracula pour y faire une fête où il avait invité tous les pontes de la Silicon Valley, j’ai perdu la tête. Je me suis mis à chercher tous azimuts ce qui pouvait m’aider à penser ce qui nous arrive, c’est-à-dire l’arrivée au pouvoir des démons. En visionnant la scène désormais célèbre du « salut nazi ou pas nazi » de Musk, dont je me fous de savoir s’il l’a fait ou pas, j’y ai vu l’énergie satanique. Bien sûr, les drogues qu’il prend y sont sans doute pour beaucoup, et la folie du personnage. Mais quelque chose se jouait dans ses nerfs, qui relève de la possession, d’une transe froide qui a besoin de s’extérioriser à travers un déchaînement : chez Hitler, c’était la parole ; chez Musk, c’est la gesticulation narcissique.
Le secret du diable, c’est qu’il n’a aucune énergie à lui : il doit la prendre aux autres (le diable est un vampire, d’où la visite à Dracula). Eh bien, je crois que le fameux geste de Musk sur scène répond à ce besoin : l’énergie, il ne l’a pas, il doit déclencher en lui la secousse qui la libère. Alors il lève son bras, il va chercher chez les nazis de quoi s’alimenter. Bien sûr qu’il a fait un salut nazi, ce fumier : mais l’opération psychique qui le mène à une telle effectuation est avant tout démoniaque. Peut-être même qu’il ne se rend compte de rien, tout occupé qu’il est de jouir et de ne pas y arriver (c’est le triste sort de tous les démons, d’où les compensations par la violence).
VOIR SUR PILEFACE
Après cette vidéo, je suis retourné à mes chères lectures et suis tombé sur un article que Georges Bataille a publié en 1933 dans la revue La Critique sociale. L’article s’intitule « La structure psychologique du fascisme ». Et là aussi, j’ai vu apparaître Musk. Vous allez me dire que je le vois partout, mais ce qui arrive à notre monde – c’est-à-dire la collusion entre le triomphe planétaire de l’extrême droite (Trump et les autres) et l’arraisonnement cybernétique global (la Silicon Valley) – n’est-il pas inquiétant ?
Georges Bataille parle ainsi des « meneurs fascistes » : ils sont, dit-il, « en saillie ». Selon lui, ces agents politiques obéissent à une « instance impérative » qui est l’essence même, expéditive et meurtrière, du fascisme : c’est en cela qu’ils sont porteurs d’une charge d’« énergies de plus en plus violentes, de plus en plus démesurées, qui s’accumulent dans la personne du chef ». Autrement dit, le meneur fasciste est un explosif. En tant qu’autorité, sa puissance est dirigée contre les hommes. Il n’approuve jamais rien, il veut en finir avec les autres. Rien de bon ne peut en sortir : c’est le destin d’un explosif de mal finir. Je vous l’annonce donc en exclusivité mondiale : Musk va nous exploser à la figure ou s’exploser lui-même.


Parlez-vous nazi ?
« Je suis la première personne avec Asperger à animer le Saturday Night Live. » Ainsi s’exprimait Elon Musk en mai 2021 sur la chaîne NBC, en déclenchant des rires artificiels. Ses communicants l’avaient encouragé à se rendre sur un plateau de télé pour s’excuser des énormités qu’il avait proférées sur le Covid. Le complotisme du milliardaire commençait à faire chuter le cours de ses entreprises en Bourse. C’est ainsi que Musk avait expliqué à l’antenne : « Je sais que je dis ou poste parfois des choses étranges, mais c’est juste la façon dont mon cerveau fonctionne. » C’est vraiment le degré zéro de la responsabilité politique.
Le syndrome d’Asperger, c’est un autisme dit « de haut niveau ». Les « Asperger » avaient été popularisés par le film Rain Man, avec Dustin Hoffman dans le rôle-titre d’un homme capable de calculer plus vite qu’un ordinateur, mais effrayé par la parole et les émotions.
Asperger est d’abord le nom d’un médecin autrichien qui a beaucoup travaillé sur l’autisme à partir des années 1930. Il s’est particulièrement intéressé aux autistes de haut niveau : il participait au programme T4, c’est-à-dire à la sélection des enfants qui ne répondaient pas aux critères de la race aryenne. Les débiles servaient à des expérimentations avant d’être assassinés.


Les spécialistes connaissaient le rôle du Dr Hans Asperger. Mais son nazisme n’a été révélé au grand public qu’en 2018 par Edith Sheffer, une historienne américaine qui a consulté des archives de l’hôpital de Vienne [3]. Après la publication de son livre, des associations de patients Asperger ont voulu changer de nom. Elles ont cherché une autre dénomination pour leur identité psychopathologique.
Elon Musk, lui, revendique cette identification à Asperger. Il n’est pas le seul ; mais vous me voyez venir : je ne suis pas très surpris par cette revendication. Parce que Musk fait depuis longtemps la preuve de sa passion pour un fascisme informatique toujours plus désinhibé. Pour que tout le monde soit connecté et synchronisé sur Internet, il développe son réseau satellitaire Starlink. Et puis il soutient que le langage humain sera bientôt obsolète, et qu’il faut se dépêcher de s’implanter des IA dans le cerveau pour pouvoir rester dans la course.
Quand j’ai rapproché notre langue quotidienne informatisée (la LQI) de la langue du IIIe Reich (la LTI), quand j’ai écrit dans Charlie que le langage machine est un langage totalitaire, certains m’ont dit que j’exagérais, et que je voyais des nazis partout. Depuis, Musk a racheté Twitter et l’a très vite utilisé pour attaquer les démocraties au Royaume-Uni et en Allemagne – où il intervient maintenant pour que l’AfD, le parti d’extrême droite qui a le vent en poupe outre-Rhin, prenne le pouvoir.
Il devient de plus en plus difficile de fermer les yeux et les oreilles, et d’ignorer cette continuité entre le discours technologique totalisant et les régimes fascistes passés et à venir.
Quand Riss titre son édito « SpaceX = SS », il pointe la dangereuse convergence entre le transhumanisme américain et les racines de l’extrême droite européenne. Comme disait le philologue Victor Klemperer, les mots nazis ne se sont pas évaporés le 8 mai 1945. Les signifiants ne signent pas d’armistice, ils ne capitulent jamais. Aujourd’hui, on peut voir les signifiants nazis s’égailler sans entraves sur les « réseaux sociaux ».
[1] Nous avons pu faire preuve à l’égard de certains d’entre eux, en raison d’écrits novateurs un temps estimables, d’une indulgence coupable. Ils semblent désormais tentés par le sort peu enviable de l’italien Marinetti, auteur, en 1924, de Futurisme et Fascisme (l’année où Breton publiait le Premier Manifeste du surréalisme). Indulgence coupable ? Eh bien, coupons.
[2] Je viens de découvrir qu’un autre se lâche dans Le Point : Schneidermann : « Certaines couvertures de “Charlie Hebdo” sur l’islam sont dignes de “Je suis partout” ».
[3] Asperger’s Children. The Origins of Autism in Nazi Vienna, d’Edith Sheffer (éd. W. W. Norton & Company) ; publié en français chez Flammarion sous le titre Les Enfants d’Asperger. Le sous-titre anglais a disparu, c’est bien dommage.
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3 Messages
Pour faire très court.
Prose lamentable. Pauvre démon sans défense. Degré un de l’inane, de l’imame, et du reste.
Leur propre misère. Reflet altéré, abyssal. Manque de substance (en effet !).
Le manque. Quel regret. Yannick et Yann. Ils alignent. Pour produire.
Ne produisent pas. Les pauvres !
Les pauvres ne produisent pas, et sont sans défense, ni substance, tels les vrais démons.
Les faux démons, eux, produisent. Évidemment.
Belle europe. Odessa partout, jadis.
Et adieu, oh oui, adieu. C’est presque tout, déjà. Et c’est très bien comme ça.
Pensée furtive pour le Pape François. Bonne bếte, somme toute.
Retour en Amérique. Comme toujours.
Et bonsoir.
Pourquoi nous asperger de vos postillons ? Passez muscade !
Ah, Musk, le démon incarné, avec des fantasmes nazis à foison ! Quelle originalité ! La prose lamentable de ces pauvres Yannick et Yann est un miroir déformant, ce n’est pas seulement le reflet qui est altéré, c’est son abyssal manque de substance. Ces pauvres sans défense croient qu’en alignant trois insultes usées ("ce fumier", sic !), ils peuvent produire autre chose qu’une foire-exposition de leur propre misère, se défoulant dans leur impuissance inane. Et on se demande de quoi Musk est-il le nom ? Fort heureusement, Musk n’est pas le nom de cette bouffonnerie, c’est déjà ça.