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Casanova, d’une plume indocile

Paru le 22 août

D 2 décembre 2024     A par Albert Gauvin - C 0 messages Version imprimable de cet article * Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



Vous croyez tout connaître de la vie de Casanova le libertin et voilà que la remarquable collection Bouquins vous permet de découvrir un Casanova "tyrannisé par une plume indocile et âpre", historien, philosophe et moraliste, à travers des essais peu connus et des manuscrits inédits. Vous n’en avez pas entendu parler ? Il est vrai que les critiques ont beaucoup à lire lors de la rentrée littéraire : le marché a ses lois.

Bouquins La Collection. Paru le 22 Août 2024

Après la publication en 3 tomes de l’Histoire de ma vie, Bouquins donne à lire les oeuvres "variées" qui font émerger un Casanova insoupçonné : historien, témoin de son temps, philosophe, moraliste, homme de lettres.
« J’ai écrit, tyrannisé par une plume indocile et âpre, tout ce qu’elle voulait », confesse Casanova en 1769. La formule dit le goût pour la digression d’un auteur singulier. Nourries par une curiosité encyclopédique, les oeuvres réunies dans ce volume témoignent de l’ardent désir de savoir et de la relation ambivalente aux pouvoirs d’un homme qu’elles éclairent d’un jour nouveau. Loin de l’image convenue de séducteur et d’aventurier, l’écrivain de l’Histoire de ma vie s’y révèle aussi historien et témoin de son temps, philosophe et moraliste, homme de lettres aux multiples facettes : critique, polémiste, dramaturge, entrepreneur de théâtre...
Ses essais sur la littérature (Voltaire, Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre) côtoient des réflexions historiques et politiques sur la Révolution française (dont il propose une étonnante étude des néologismes), des considérations philosophiques sur les Lumières, ainsi que des textes plus brefs ou plus polémiques (Lana Caprina, Ni amours, ni femmes, Soliloque d’un penseur). Aux oeuvres publiées par Casanova, en français et en italien, s’ajoutent de nombreux manuscrits, pour certains demeurés jusqu’alors inédits. Tous participent aux débats du siècle et sont marqués par une écriture autobiographique plurielle et originale. Cette première édition critique, établie et annotée par les meilleurs spécialistes, saura faire découvrir à ses lecteurs un Casanova insoupçonné.

TABLE

« Briller dans l’irrégulier », par Jean-Christophe Igalens et Erik Leborgne
Note sur l’établissement des textes

CASANOVA ET L’HISTOIRE

Réfutation de l’Histoire du gouvernement de Venise d’Amelot de la Houssaye
Histoire des troubles de la Pologne
Lettre à Leonard Snetlage
Textes manuscrits

CASANOVA PHILOSOPHE ET MORALISTE

Lana Caprina
La Honte – L’Érubescence – La Pudeur
Essai de critique sur les mœurs, sur les sciences, et sur les arts
Textes manuscrits

FACETTES D’UN HOMME DE LETTRES : POLÉMIQUES, THÉÂTRE, CRITIQUE

Examen du livre Eloges de M. de Voltaire par différents auteurs
Ni amours, ni femmes ou l’étable nettoyée
Soliloque d’un penseur
L’esprit de l’Icosameron
Le messager de Thalie et Thalia
Le polémoscope
Notes sur la traduction de l’Iliade
Examen des Etudes de la nature et de Paul et Virginie, de M. de Saint-Pierre
Traduction de vers d’Horace
Coup d’œil sur Belœil. Quelques remarques

« BRILLER DANS L’IRRÉGULIER »

Casanova finit ses jours à Dux, en Bohême, aujourd’hui Duchcov, en République tchèque : devenu bibliothécaire du comte de Waldstein, il y écrit l’Histoire de ma vie, œuvre autobiographique importante, quoique longtemps ignorée puis sous-estimée, de la littérature de la fin du XVIII siècle. Il serait difficile de trouver dans ses écrits antérieurs une œuvre d’égale valeur. Reste que Casanova a écrit et publié tout au long de sa vie des textes variés, nombreux et loin d’être sans intérêt. Laboratoire d’une écriture autobiographique qui n’a alors rien d’une évidence, essai de participation aux débats du siècle sur un mode rhapsodique, lieu de mise en jeu des relations complexes de l’auteur avec l’autorité, ils débordent, comme beaucoup de textes contemporains, des cadres génériques traditionnels et ne se laissent guère appréhender au prisme d’une hypothétique perfection formelle, pas plus qu’ils ne se distinguent par leur ampleur théorique ; mais, approchés pour ce qu’ils sont, si l’on prête attention à ce qui est en travail dans leur propension digressive ou le choix de formes éclatées – tel l’Essai de critique sur les mœurs, les sciences et les arts ou la lettre À Léonard Snetlage –, ils font entendre une voix singulière, nullement étouffée par les reprises et les emprunts qui y abondent. Ils donnent à penser moins en exposant fermement des thèses personnelles qu’en articulant autour d’une première personne à la recherche de sa légitimité un ardent désir de savoir et une relation ambivalente aux pouvoirs, y compris celui des détenteurs du savoir. Casanova mêle ainsi souvent réflexions philosophiques, souvenirs et expériences vécues, emprunts plus ou moins assumés à des écrivains admirés ou à des synthèses érudites et savantes. Il s’appuie volontiers sur une autre œuvre, adoptant une posture qualifiée d’« hypercritique » par René Démoris a, pour justifier et développer son propre discours : il prend la plume, dit-il, pour montrer les défauts d’un texte antérieur, selon des modalités très variables, sans que le dernier mot de sa position personnelle à l’égard des sujets qu’il discute soit nécessairement énoncé avec la plus grande netteté. Par surcroît de complexité, il n’est pas rare qu’il adresse directement ou obliquement ses œuvres à un pouvoir dont il dépend, qu’il cherche à séduire, mais dont il ne cesse, d’un même mouvement, de saper les fondements au risque de rendre sa démarche illisible, voire suspecte.
Au reste, Casanova décrit lui-même les traits caractéristiques de son écriture dès la Réfutation de l’Histoire du gouvernement de Venise d’Amelot de la Houssaie, rédigée en italien et publiée en 1769. L’ouvrage comporte de très longues notes digressives qui n’entretiennent qu’un lointain rapport avec le thème annoncé par le titre. Casanova revendique cette disponibilité aux exigences d’une « plume indocile » :

En écrivant, je me suis souvent plongé dans des matières difficiles et par mégarde je me suis abandonné à la fantaisie qui me guidait. Tout le monde sait qu’elle est capricieuse. […] Si à la nature, aux lois des annotations, à leur auteur une pareille licence est permise, je n’en sais rien ; mais je sais bien que presque tous les écrivains qui firent des annotations à leurs propres ouvrages l’ont prise ; et je sais en outre que le Lecteur pourra les sauter et me payer ainsi de la monnaie que je mérite si, après en avoir fait l’essai, il se trouve ennuyé en en ayant lu seulement une ou deux. J’ai écrit, tyrannisé par une plume indocile et âpre, tout ce qu’elle voulait.

Plus tard dans la Réfutation, Casanova justifie doublement le désordre qui résulte de cet abandon volontaire aux digressions. Il l’associe d’abord à une stratégie argumentative qui répondrait efficacement à la manière dont Amelot glisse, selon lui, de l’histoire à la satire au détriment de tout esprit méthodique, puis il l’impute aux circonstances d’une écriture vagabonde, née au gré de ses « courses à travers l’Europe », dictée par la nécessité d’échapper à la mélancolie des heures oisives, caractérisée enfin par la diversité physique et morale des situations d’écriture. Stratégie rhétorique mûrement concertée ou manière d’écrire indissociable d’un mode de vie, il n’y a pas lieu de trancher : Casanova revendique la force de débordement manifestée par les digressions, le désordre de l’œuvre voire sa confusion, terme choisi en italien en raison de la paronomase confutazione (« réfutation »)/confusione, comme des faits de sens et de style.
Vingt-six ans plus tard, Casanova commente un livre que le prince de Ligne, son ami, a consacré à l’art des jardins. Coup d’œil sur Belœil connaît en 1795 sa troisième version imprimée. Casanova se réjouit d’y trouver sous la plume d’un grand aristocrate dont le jugement esthétique lui paraît faire autorité la légitimation d’une prédilection personnelle pour l’irrégularité qu’il s’est longtemps reprochée comme une marque de mauvais goût. Le prince de Ligne, écrit-il dans son commentaire laissé manuscrit, « s’attache à l’irrégulier : c’est son secret. Ce fut celui de l’Arioste, et de Montaigne. Un pauvre génie leur préfère Tasse, et Charon. Mais pour briller dans l’irrégulier il faut avoir un esprit divin. » L’opposition entre Charon et Montaigne se trouve aussi dans l’Histoire de ma vie. L’auteur de La Sagesse, y lit-on, a « donné une forme méthodique à plusieurs choses que Monta[i]gne couche sans ordre ». Or cette forme contribue à la diffusion de thèses radicales parmi des lecteurs mal préparés à les recevoir, tel le compagnon de cellule du Vénitien trop vite converti à l’athéisme. De plus, elle expose l’auteur imprudent à la censure et à la répression. On le devine, c’est aussi parce qu’elle s’oppose aux exigences de sa « plume indocile » que la « forme méthodique » rebute Casanova qui lui préfère la liberté irrégulière des Essais. Rassuré par les jugements du prince, Casanova assume en tout cas désormais son propre goût pour l’irrégularité et livre un manifeste indissociablement esthétique et éthique :

Adieu Le Nôtre. Tu m’as ennuyé jusqu’à ce moment, et je m’accusais : à l’avenir je m’en vanterai. Je ne me plaisais aux Tuileries qu’en grâce de l’irrégularité des femmes que j’y voyais. Mais d’où vient que je n’aime pas non plus la régularité des villes ? Turin, Nancy, Lille, Windsor me déplaisent. La régularité des places me déplaît aussi. Celle de Vendôme me désolait. Je n’osais rien dire. Actuellement je parlerai. Sapere aude [Ose savoir]. Oserais-je dire au Pr. de L. quand je le verrai, que Vauban même me déplaît ? Lui dirai-je hardiment que la musique même me désole à moins que je n’y trouve des écarts qui me transportent sans que je sache en rendre la raison ? Il me semble impossible que ces écarts soient réguliers, et la honte m’oblige à me taire. Enfin, bon ou mauvais, j’aime mon goût. Variété en tout : jusque dans les saisons : je les aime irrégulières. Le climat fou de Paris me plaisait plus que celui de Rome. Une vie irrégulière ne peut pas être approuvée par un esprit sage, et cependant elle est plus instructive qu’une régulière. Ce que j’ai gagné en expérience m’oblige à aimer mes égarements.

Nulle solution de continuité entre les irrégularités des villes et de la vie, également pourvoyeuses de plaisir, entre les transports esthétiques engendrés par les écarts relatifs aux normes du bon goût et les savoirs procurés par l’expérience des égarements moraux, entre les caprices du climat et ceux de l’existence. L’aventurier vénitien devenu auteur de l’Histoire de ma vie trouve dans l’irrégularité esthétique, stylistique, existentielle un principe unificateur de sa vie et de ses goûts. De fait, il a souvent affirmé par ses choix d’écrivain le lien entre irrégularité éthique et formelle, ainsi que leur valeur : comment comprendre autrement, dès la Réfutation de l’Histoire du gouvernement de Venise, la fière affirmation que les digressions et les notes tiennent au refus de se corriger alors même que l’œuvre est censée servir à son pardon par l’Inquisition vénitienne ?
Le présent volume invite à découvrir, au-delà de l’Histoire de ma vie, les diverses facettes de cet écrivain dont l’idéal implicite, ou tardivement formulé, aura peut-être été de « briller dans l’irrégulier », non sans s’exposer, comme il le note lui-même, au risque de la confusion formelle et, parfois, philosophique : ce qu’on lui a, du reste, souvent reproché, sans assez relever que ce risque tient au travail d’une écriture, travail assumé alors que Casanova avait conscience de l’incompréhension qu’il pouvait susciter, et qu’il a probablement souffert, par moments, de l’insuccès de ses œuvres et du peu de reconnaissance qu’elles lui procurèrent.

Les textes choisis sont présentés selon une organisation thématique et non par ordre chronologique pour faire apparaître les lignes de force qui les traversent malgré leurs différences très significatives. La variété qu’affectionne l’écrivain n’exclut nullement une certaine cohérence de ses préoccupations. Le lecteur découvrira au fil des pages des extraits de longues œuvres publiées en italien, donnés ici en traduction française souvent pour la première fois, des opuscules complets eux aussi publiés, en italien ou en français, des textes restés manuscrits alors qu’ils étaient manifestement achevés (c’est le cas de l’Essai de critique sur les mœurs, sur les sciences et sur les arts) ou sur le point de l’être, d’autres enfin de moindre ampleur, ou moins aboutis, mais qui présentent un intérêt pour cerner les idées, les goûts, la culture de Casanova, pour appréhender sa manière d’écrire.
Dans les sous-sections qui composent les trois ensembles principaux apparaissent d’abord les textes publiés par Casanova, puis les manuscrits les plus aboutis, enfin ceux laissés dans un moindre degré d’achèvement quoiqu’ils puissent parfaitement être proposés à la lecture. Dans son édition de l’Histoire de ma vie, Francis Lacassin avait transcrit un certain nombre de manuscrits du fonds Casanova, aujourd’hui conservés à Prague. La nouvelle édition de l’Histoire de ma vie parue dans la même collection entre 2013 et 2018, fondée pour la première fois sur l’examen attentif du manuscrit conservé désormais par la Bibliothèque nationale de France, n’a pas repris l’ensemble de ces textes : cette suppression était nécessaire pour ménager une place aux œuvres autobiographiques antérieures à l’Histoire de ma vie (Histoire de ma fuite des prisons de Venise et Le Duel) ainsi qu’à d’autres textes rares ou inédits plus directement liés à l’écriture autobiographique de Casanova. On retrouvera dans le présent volume la plupart des textes transcrits par Francis Lacassin en 1993, dans une nouvelle édition fondée sur un établissement scientifique rigoureux des manuscrits et l’état actuel des savoirs, éclairés par un travail nouveau d’annotation et de contextualisation. S’y ajoutent des textes restés jusqu’à présent inédits.

FEUILLETER LE LIVRE

Ce Casanova-là, vous ne l’avez jamais lu !

Les essais de philosophie, de morale et de littérature du plus célèbre des Vénitiens, écrits « d’une plume indocile », sont publiés.

Par Jean-Paul Enthoven
Publié le 19/10/2024

Pour la légende et l’imagerie, l’irrésistible chevalier de Seingalt, alias Giacomo Casanova (1725-1798), s’est éternisé sous les traits d’un fornicateur mécanique, troussant marquises ou grisettes et fuyant les maris jaloux…

Incontestablement, l’aimable Vénitien n’usurpe pas cette réputation aussi joyeuse que vénéneuse. Et tout individu ami de l’allégresse pourra encore se parfaire en lisant cette Histoire de ma vie, qu’il rédigea à son crépuscule, alors qu’il était devenu le bibliothécaire du comte de Waldstein, en Bohême…

Mais il existe un autre Giacomo, plus théoricien, qui se piquait de métaphysique, d’alchimie, de philosophie, de politique, et qui passa sa vie à en écrire dans des traités qui dormaient dans la poussière de l’érudition, avant d’être rassemblés pour la première fois dans la collection Bouquins, sous le titre D’une plume indocile.

L’ensemble est savant et extravagant. Casanova, se déguisant en « Homère de lui-même », y détaille une odyssée intellectuelle pittoresque. Son panache, son humour, son art du paradoxe, à chaque ligne, obligent. Sa bonne humeur est contagieuse – même quand, d’une « plume indocile », il délaisse les alcôves pour s’attaquer à des massifs plus cérébraux.

Rebelle et conformiste

À cet égard, ses « traités » voltigent parmi des essaims de digressions. Ici, dans Lana Caprina, il médite sur le lien qui, après tout, pourrait bien relier l’utérus des dames à leurs pensées ; là, il se fait théologien à propos du catholicisme, cette religion qui, par le mystère de l’eucharistie, incite à dévorer son Dieu avant de le transformer en excrément ; ailleurs, il donne sa propre traduction de l’Iliade, dispute des mérites de « la honte, de l’érubescence et de la pudeur », avant de rendre hommage au prince de Ligne, son unique alter ego dans l’ordre des plaisirs. Tout ici déconcerte et instruit. Casanova s’y entend pour «  briller dans l’irrégulier  ». C’est un malin qui n’oublie jamais de séduire le lecteur.

Sur le versant politique de ces essais, on le découvre à la fois rebelle et conformiste. Il est (dans la lettre À Léonard Snetlage) plutôt hostile à la Révolution française. Mais, dans le même temps, Venise le déçoit, et il s’insurge contre elle après son bannissement de 1782, allant jusqu’à choisir de n’écrire que dans un français « habillé à l’italienne ».

À l’heure où Rousseau invente la sentimentalité, Goethe, la mélancolie, Casanova s’emploie à remettre chaque chose à sa juste place. Il demande à ses compagnes de bien converser, aux philosophes, de bien penser, aux médecins, de bien guérir….

Une seule faille cependant dans son système : la vieillesse, qui est une prison plus redoutable que les Plombs de la cité des Doges, puisque nul ne s’en évade. Vers la fin de sa vie, cet homme couvert de femmes devait payer pour en obtenir, mais c’était là un cercle vicieux puisque son argent il le possédait grâce aux femmes qui le lui donnaient.

Finalement, exilé en Bohême, il fera connaissance avec la décrépitude. Et lui qui n’était que mouvement devra prendre la décision de devenir souvenir. C’est à ce renoncement que l’on doit ses Mémoires – dont le dernier mot célèbre la « tendresse  », et dont chaque ligne aide à rajeunir.

Le Point

Dans la même collection

Histoire de ma vie.
ZOOM : cliquer sur l’image.

LIRE AUSSI :

Quatre jours chez Voltaire

Paru en 2023.

Été 1760. Casanova a quitté précipitamment Paris. Il est en fuite. Au cours de son errance, il s’invente une nouvelle identité. Il se présente désormais sous le nom du chevalier de Seingalt et parvient à s’introduire dans la bonne société suisse. Son voyage prend une fois de plus l’allure d’un Grand Tour : ambassades, salons mondains, savants, artistes et jolies femmes lui ouvrent leurs portes. La visite à Voltaire constitue l’acmé de ce périple. Dans l’Histoire de ma vie, il livre une version de la rencontre tout à son avantage. Voltaire y est dépeint comme un homme aux sentiments ambigus, sensible et arrogant. Éclairé par les autres écrits de Casanova consacrés au philosophe, la Confutazione della storia del governo veneto, d’Amelot de la Houssaye (1769) et le Scrutinio del libro « Éloges de M. de Voltaire » (1779), le récit de la visite aux Délices de Genève donne vie à la légende.

La cellule de Casanova sous les plombs

LA CELLULE DE CASANOVA SOUS LES PLOMBS.
Photo A.G., 15 juin 2012. Zoom : cliquez sur l’image.

LIRE SUR PILEFACE (sélection) :

Casanova l’admirable
Giacomo Casanova bouge encore
Le triomphe de Casanova
Partie fine à la BnF et Les nonnes de Murano