
L’Odyssée des Jeux Olympiques

Depuis leur renaissance en 1896, les Jeux olympiques répondent à un voeu pieux : rapprocher les hommes et les femmes quelles que soient leurs convictions, leurs religions ou leurs origines et faire, dans le même temps, table rase des désordres du monde pendant cette quinzaine, la "trêve" olympique. Cette fraternité de coeur et d’idée a, plus d’une fois, été remise en cause. Pourtant, malgré les guerres et les attentats, les boycotts et les tricheries, les surenchères et les scandales, la célébration se perpétue tous 4 ans, sans cesse révisée à la hausse…
Réalisé par : Jean-Christophe Rosé
france.tv
Diffusé le 20/06/2024
Les premiers jeux olympiques modernes d’Athènes en 1896
La première édition des Jeux olympiques de l’ère moderne a eu lieu à Athènes, en Grèce, en 1896. Organisés par le Comité international olympique, ces Jeux ont rassemblé 241 sportifs dans neuf sports différents, pour un total de 122 médailles. C’est à l’issue d’un congrès organisé en 1894 à Paris par le Français Pierre de Coubertin que le Comité international olympique (CIO) a été créé et que la capitale grecque a été désignée comme la première ville hôte de l’événement olympique. Ces Jeux ont marqué le début d’une tradition qui se perpétue tous les quatre ans, à l’exception de quelques interruptions liées aux conflits mondiaux.

Le baron Pierre de Coubertin

Le stade antique d’Athenes
Le politicien athénien Lycurgue a fait construire le stade antique en 330-329 avant J.-C. dans le but d’organiser des compétitions athlétiques lors de la fête de la Grande Panathénée (Jeux panathénaïques). Le stade a été rénové par Hérode Atticus entre 144 et 140 avant J.-C., pour lui donner la forme d’un fer à cheval et aménager des gradins en marbre pour les spectateurs. On estime que le stade pouvait accueillir jusqu’à 50 000 spectateurs
Son histoire
Après l’interdiction des cérémonies païennes et des spectacles sanglants par l’empereur Théodose Ier à la fin du IVe siècle, le stade, abandonné, tomba en ruine. Progressivement, sa fonction fut oubliée, un champ de blé recouvrit son site et une grande partie de son marbre a été pillée.
En 1895, un riche entrepreneur finança sa restauration complète en utilisant un magnifique marbre blanc (kallos), qui lui vaut son surnom de « Kallimarmaro ». Mais comme la rénovation n’a été achevée qu’en 1900, une grande partie des tribunes pour les Jeux olympiques de 1896 étaient en fait des bancs en bois peints en blanc pour imiter le marbre.
La piste de forme allongée est typique du stade antique (d’une longueur de 200 m environ, où le virage était très serré). Il se situe entre deux collines recouvertes de pinèdes, dans une conque, entre le quartier de Pangráti et celui de Mets.


Avril 1896, l’ancien stade olympique romain d’Athènes, restauré par Coubertin, lors de l’ouverture des Jeux Olympiques modernes de1896
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L’ancien stade olympique romain d’Athènes, aujourd’hui. Coup de chapeau, de votre serviteur, aux athlètes qui ont honoré ce lieu et à tous ceux qui font revivre ce mythe.
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V.K.
Paris 2024
La devise des Jeux Olympiques
la devise des Jeux olympiques modernes, est composée depuis 2021 des quatre mots latins « Citius, Altius, Fortius – Communiter », dont la traduction officielle est « Plus vite, plus haut, plus fort – ensemble ».
Elle fait partie des symboles olympiques. Elle remplace et complète la devise originelle « Citius, Altius, Fortius », créée par le père Henri Didon – prêtre dominicain - et proposée par le baron Pierre de Coubertin à la fondation du Comité international olympique (CIO) en 1894 à la Sorbonne. (A rapprocher du cri de ralliement "Ultreïa !" des pélerins de Compostelle lorsqu’ils se croisent : "Toujours plus loin, toujours plus haut !" L’influence du père dominicain ?)
Paris 2024
« …plus haut, plus fort, ensemble », des qualificatifs qui peuvent s’appliquer à la cérémonie d’ouverture du 26 juillet : 2024, malgré la pluie battante, mais largement saluée comme exceptionnelle par la presse française et étrangère - avec quelques voix discordantes, notamment venant de l’extrême droite française ou de nos « amis » de la perfide Albion qui ont qualifié de « farce », la cérémonie. Mais aussi cette réserve signée Ariane Bavelier et Françoise Dargent (Le Figaro), que je fais mienne :
« Généreuse, festive, pleine de surprises, ces qualificatifs sont mérités. Mais cette cérémonie qui mélange tous les genres aura souffert d’un manque de cohérence, du moins en ce qui concerne la captation télévisuelle. Les va-et-vient de la caméra ont laissé des frustrations sur certains tableaux qui auraient mérité qu’elle s’y attarde et créé des tunnels. Il y avait dans l’équipe de création, un historien, une romancière, une scénariste, un compositeur, une costumière et un homme de théâtre. Sans doute aurait-il fallu inclure un réalisateur. »
Néanmoins, pendant 3 heures 45 nous en avons pris plein les yeux, entre le défilé novateur des athlètes sur la Seine, douze tableaux historico-artistiques, et le final sous la Tour Eiffel baignant dans des jeux de lumière inédits, avant l’envol du chaudron-montgolfière enflammé dans le ciel de Paris.
Oui, Paris était une fête !
Tous soulagés malgré les craintes d’attentat, que la fête ait pu avoir lieu normalement, la pluie mise à part : mais « Jeux pluvieux riment avec Jeux heureux » sous le signe de « l’hymne à l’amour » chanté en final, par Céline Dieu, du haut d’une plateforme de la Tour Eiffel..

VOIR AUSSI : Le bilan voilé des Jeux Olympiques de Londres par Philippe Sollers
Suivi de Les premiers jeux olympiques modernes d’Athènes en 1896
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