Il s’agit de l’épisode 37 de la série estivale de capsules radiophoniques (de trois-quatre minutes) intitulée « Un été avec Nietzsche » proposée par l’écrivain et voyageur Sylvain Tesson et diffusée sur France Inter à 7h55 du lundi au vendredi.

À propos de la série

Sylvain Tesson nous invite à redécouvrir le philosophe du Gai Savoir. Qu’on soit à la campagne, en bord de mer ou en pleine montagne, la pensée de Nietzsche crépitera comme un feu de camp. On flânera au rythme d’aphorismes en fusées, de saillies en pointes sèches, on aura l’impression de courir.
Toute sa pensée s’articule autour de trois idées fondamentales : l’acceptation totale de la vie, la clarté intérieure et la lumière du monde, et la vérité du corps. De quoi illuminer l’été.
Épisode 37/40 « Est-il nietzschéen de se dire nietzschéen ? ».
Mardi 18 août 2026


Un été que nous cheminons avec Nietzsche. Jardins et routes, embardées, demi-tours. Turin, Bâle et Venise et Sils en Engadine. Sommes-nous les mêmes qu’il y a deux mois, lorsque s’élevait pour la première fois la musique du "Gai savoir" ?

Il y a des livres qui nous changent. On les attend. Ils impriment sur notre quille une pression insoupçonnable. On tombe sur une phrase, le destin s’infléchit. Je ne suis plus le même, dit le lecteur. On a saisi l’occasion d’être meilleur. « Se dépasser » en langage nietzschéen Qu’avons-nous appris de Nietzsche ? L’avons-nous assez « ruminé » ? Avons-nous été rendus nietzschéens par Nietzsche. Et que veut dire être nietzschéen ? Aragon est nietzschéen quand il ne comprend pas « cette peur de mourir que les gens ont en eux/comme si ce n’était pas assez merveilleux/que le ciel un instant nous ait paru si tendre ». Doug Scott, l’alpiniste, est nietzschéen en rampant six jours durant dans le massif de l’Ogre, les jambes fracturées, sans jamais douter qu’il reverra les siens.

Lever l’ancre en chantant la liberté des mers est nietzschéen
Vibrer de rentrer au port aussi et s’extasier de la route, entre l’appareillage et le retour, tout autant ! Ce qui est dionysiaque est nietzschéen et ce qui dit oui à la vie est dionysiaque, donc l’action de grâce, la contemplation des corps, la joie d’entrer dans la rivière, et le plaisir que vienne la nuit, sonne l’heure, et que le jour se lève pour que s’ouvrent les fleurs, cela est nietzschéen. De même, frémir d’un rendez-vous d’amour est nietzschéen mais ce qui l’est aussi, c’est de retrouver pour la millième fois un visage avec l’impression de la première fois. Si l’on est couché à l’hôpital, dans des draps blancs à faire pitié, il est nietzschéen de se réjouir du spectacle d’un arbre par la fenêtre et encore plus nietzschéen de se féliciter que la chute vous ait mené devant ce spectacle.
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Retour sur quelques épisodes
Pourquoi lire Nietzsche en été ? (épisode 1), L’éternel retour : recommencer, c’est affirmer (épisode 25), L’Être et le Devenir, l’éternel retour II (épisode 26), Zarathoustra I : un drone dans les bulbes-,(épisode 27), Zarathoustra II, L’école du mouvement (épisode 28), Zarathoustra III : les écoles du chemin (épisode 29), la figure de Dionysos (épisode 35), et le combat spirituel intérieur (épisode 36), et plus.
Épisode 1/40 · En guise d’introduction, pourquoi lire Nietzsche en été ?
Episode que Sylvain Tesson introduisait ainsi :
On se dit « Quoi » ! « Un été avec Nietzsche » ! Quel marécage ! Pourquoi pas « bains de mer avec Schopenhauer » ! Un philosophe allemand ! moustachu de surcroît ! Pour le retour de plage ! Et ce nom d’éternuement ! Nietzsche : trop de consonnes, un vrai scrabble ! Où mettez-vous le H de Brahms, celui de Mahler ? Combien de G à Heidegger ? Où le Z de Frantz Liszt ?
Étonnez-vous des malheurs de l’Europe centrale !
Ils ne peuvent pas s’appeler Platon comme tout le monde ? Ce serait plus solaire. Ainsi, détrompons -nous. Nietzsche, c’est justement l’été. On compagnonnera gaiement avec lui, on ouvrira Ainsi parlait Zarathoustra en montagne, Le Gai Savoir à la campagne : la pensée crépitera comme un feu de camp. On baguenaudera d’aphorismes en fusées, on aura l’impression de courir. Lourd Nietzsche ? C’est une danse dont le style serait sa propre musique.
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Épisode 25/40 · L’éternel retour : recommencer, c’est affirmer
Vendredi 31 juillet 2026
Divinité zoroastrienne © Getty - Kuni Takahashi

« Était-ce cela la vie, soit, recommençons ! » L’interjection réveille, non ? Zarathoustra, descendu de sa montagne enseigne l’éternel retour. De toutes les expressions nietzschéennes, c’est l’une des plus scabreuses. Une fois encore Nietzsche ne donne pas son sens commun à une expression.

Vous vous souvenez que la volonté de puissance ne veut pas dire la volonté de puissance, ni le surhomme le surhomme. L’éternel retour n’est pas l’éternel retour. Que Nietzsche n’a-t-il énoncé clairement ce qu’il concevait ? Lui qui admirait leurs pensées limpides, n’a-t-il imité les moralistes de la Cour ? Est-ce une farce, un bluff ? On peut se le demander.

Pourquoi ce goût de la cryptologie, avoué dans le « Gai savoir » ?
« On ne tient pas seulement à être compris quand on écrit, mais tout aussi certainement à ne pas l’être ». Nous voilà bien ! Avec, la théorie de L’Éternel retour sur les bras... Zarathoustra la déroule d’abord en poète : « Tout passe et tout revient, éternellement tourne la roue de l’être. … Tout se disjoint, tout se retrouve ; le cycle de l’existence demeure éternellement fidèle à lui-même ». C’est beau comme Orphée ! On reconnaît la théorie du cycle cosmique, des étoiles, des enfants, l’onde pythagoricienne. C’est l’éternité de Rimbaud, les générations d’Homère, le tout s’écoule d’Héraclite.
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Épisode 26/40 · L’Être et le Devenir, l’éternel retour II
Lundi 3 août 2026
Sphère © Getty - Andriy Onufriyenko

L’éternel retour chez Friedrich Nietzsche n’est pas le cycle des saisons, genre « promo sur les fruits au rayon fraîcheur ». C’est l’invitation à accepter que la vie se reproduise à l’identique.

Si l’on accueille « l’éternelle joie du devenir…qui comprend également en soi la joie de la destruction », alors le « oui à la vie » devient incontestable. Action ! transformation ! L’éternel retour met le devenir en marche : ce sera la métamorphose permanente que « nulle négation ne souille ». L’éternel retour, ce n’est pas l’attente d’une répétition. C’est l’acceptation de l’idée du retour ! Souvenez-vous du ressac sur les plages des Landes. Chaque vague s’écroule et se contient dans le précédent. C’est peut-être celle de demain à la même heure ! Le ressac est innocent.
Si l’on accueille « l’éternelle joie du devenir…qui comprend également en soi la joie de la destruction », alors le « oui à la vie » contient dans le précédent. C’est peut-être celle de demain à la même heure ! Le ressac est innocent.

Il revient sans savoir mais sans pouvoir s’empêcher de devenir
Là-bas ! Un surfeur ! C’est Nietzsche, qui prend la vague. « Voici que la vague est venue et a emporté leur jouet ; et maintenant ils pleurent. Mais la même vague leur apportera de nouveaux jouets et répandra à leurs pieds de nouveaux coquillages bariolés ». L’être s’augmente dans l’éternel ressac. En biologie, c’est l’intussusception : absorption des éléments les uns dans les autres. Les hasards de la route, augmentent l’être. Le devenir n’est pas le contraire de l’être. L’être devient le devenir ! « Deviens ce que tu es », dit Nietzsche. Notre être n’est pas une chose en soi, immuable, voguant vers un destin. Non, nous sommes une dynamique – de joie et de douleurs revenues. L’idée est difficile pour nous, de culture européenne, qui croyons au paradis, au progrès, à la perfectibilité. Nous voulons de la vie une trace montante vers la lumière. Nous attendons des promesses, du mieux ! « Gardons-nous de penser que le monde crée éternellement du nouveau », corrige Nietzsche.
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Épisode 27/40 · Zarathoustra I : un drone dans les bulbes
Mardi 4 août 2026
Zarathoustra ©Getty - Jean-Philippe Tournut
Nietzsche dépêche Zarathoustra en ambassadeur. Le prophète quitte son ermitage pour enseigner sa doctrine aux hommes de la plaine. Le paysage est biblique. Sous les cyprès, des lions. Dans les cailloux, un serpent. Le ton est à la parabole, au délire. Est-ce un canular ?
C’est un pastiche de l’Évangile. À la fin du XIXᵉ siècle, les accents de la Bible de Luther sonnaient familièrement aux oreilles du public. Aujourd’hui on se demande : « Qu’est-ce qu’un pastiche ? » Nietzsche a été frappé par l’illumination à « 6000 pieds au-dessus de l’homme et du temps ». C’était l’été 1881, alors qu’il marchait « dans la forêt au bord du lac de Silvaplana ».
Entre Suisse et Italie, l’Engadine est une perfection
La montagne n’écrase rien. Les lacs se sertissent dans le bronze. Les épicéas montent la garde. Des crêtes blanches coiffent les perles bleues. Même un chocolat n’est pas aussi bien aligné dans sa boîte. Fidèle à l’idée que la pensée naît dans le plein vent, il conçoit l’idée d’écrire « un livre pour tous et pour personne ». Puis le rédige, en gyrovague, à Rapallo, Sils et Nice entre 1882, et 1885. Les thèmes sont le renversement des anciennes valeurs, le dépassement de la morale, l’affirmation de la vie, le surhomme, l’éternel retour et le sens de la Terre. Nietzsche tient son livre pour un séisme : « J’enseigne un vouloir nouveau ». Le ton prophético-biblique est une sorte de plaisanterie traversée d’éclairs de génie : il veut renverser la morale juive et chrétienne, fondement de la philosophie européenne, responsable de l’idéalisme.
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Épisode 28/40 · Zarathoustra II : l’école du mouvement
Mercredi 5 août 2026
Soyons les poètes de nos vies © Getty - Justin Paget

« Ce que je veux, c’est me créer un soleil personnel » écrit Nietzsche dans « Le Gai Savoir ». « Suivez les chemins qui sont les vôtres » renchérit Zarathoustra. Avec lui, nous entrons dans l’inconnu.
La route sera difficile, elle naît à mesure qu’il avance. Zarathoustra ne défend aucune morale, ne poursuit aucun idéal. Il avance, avec sa garde d’animaux. Son mouvement est affirmation. Sa position, une théorie : il accueille ce qui vient, sans remords ni espoir, sous son « soleil », sur sa « route ». Il ne refuse rien, ni en mal ni en bien. La vie récompensera l’ardeur mise à en accepter les épreuves. Je me souviens de ces forestiers dans les taïgas de la Russie. Ils passaient des heures à boire le thé devant une fenêtre. Un jour je m’assis comme eux, regardai par la fenêtre, ne connus pas l’ennui.

« Soyons les poètes de notre vie, et tout d’abord dans le menu détail et dans le plus banal »
On touche là une idée superbe : la vie prend la forme de notre désir et le regard crée ce qu’il voit. Les cœurs « pantois » reçoivent un monde « fangeux », les cœurs battants un monde chatoyant. Zarathoustra invite à la responsabilité. « Le monde est triste aux yeux du triste. Le désert gagne : malheur à qui recèle des déserts ». Rilke le confirmera dans ses Lettres au jeune poète : « Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses ».
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Épisode 29/40 · Zarathoustra III (dernière) : les écoles du chemin
Jeudi 6 août 2026
Symbole zoroastrien sur un temple à Yazd © Getty - Andrea Ricordi, Italy

Nous l’avons assez répété : « Ainsi parlait Zarathoustra » est l’école du mouvement et du regard. Pour dire oui à la vie, dépasser la morale, renverser les tables, rien ne le voyage. En chemin, Zarathoustra décoche un mot superbe,
Ce mot est destiné aux poètes arthuriens, cavaliers mongols, nomades rimbaldiens, danseurs de cordes et racleurs de mers. Un mot pour les noces de la vie et du mouvement. « Où il n’y a plus rien à aimer, passe ton chemin ». Parfois, on aurait presque envie de prendre Zarathoustra pour une farce littéraire avec imitations de prophète et imprécations théâtrales. Mais il y a de vrais enseignements dans l’immense poème tragi-comique ! Zarathoustra est un professeur d’énergie. Physiologiste, Nietzsche sait ce que l’esprit doit au corps : « Et que l’on estime perdue toute journée où l’on n’aura pas au moins une fois dansé ».

Une école de la louange
Zarathoustra obéit au programme de son demiurge : « J’ai appris à me tenir d’aplomb, à marcher, à courir, à sauter, à grimper, à danser ». On voudrait pasticher La Fontaine : vous dansiez ? Et bien pensez maintenant ! Ainsi parlait Zarathoustra est une école de la louange. Reprenons le raisonnement : l’idéalisme nous masque la réalité. La morale nous promet ce qui n’existe pas. Zarathoustra renverse les termes : « tu veux, tu désires, tu aimes, et c’est pourquoi tu fais louange à la vie ». La vie nous rendra notre gratitude. Ainsi parlait Zarathoustra est l’école de la volonté. Qu’est-ce que vivre ? C’est accepter. Ce que l’on subit deviendra ce que l’on affirme. « Au lieu de dire cela fut, qu’on dise : c’est ce que j’ai voulu ». Aucun ressentiment ne résiste à l’assentiment. Machiavel le disait en tacticien pré-nietzschéen : « Ce que tu ne peux éviter, embrasse-le ».
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Épisode 35/40 · Olé Dionysos
14 août 2026

- Crédit illustration : benoit.monneret@gmail.com

« Sans la musique, la vie serait une erreur ». Nietzsche composa quelques pièces pour piano. On peut écouter sa Danse paysanne. Cela ne décoiffe pas une Walkyrie. Wagner et son épouse Cosima se moquaient gentiment des partitions que leur envoyait Nietzsche.
Les jeunes auditeurs peuvent donc revenir à leurs morceaux habituels. Comme la barcarolle de Chopin par exemple que Nietzsche conseillait aux dieux d’écouter « pendant de longues soirées d’été allongés dans une barque ». On peut aussi lire Nietzsche à haute voix. Grande joie pour le lecteur que la découverte d’une langue musicale. C’est rare ! Combien avons-nous souffert de Diafoirus qui enfouissaient leur philosophie sous le jargon. « Peut-être mon Zarathoustra ne relève-t-il que de la musique ». Nietzsche, c’est le chant d’oiseleur, l’éclair des aphorismes, l’or des paraboles, la gaieté du trouvère, le fracas des invectives : que de voix sous la moustache, que de cordes sur la harpe !

Et si l’oreille musicale menait à la clarté de la pensée ?
« De la cire dans les oreilles » : ainsi Nietzsche voit-il les philosophes. Ne sachant entendre, comment peuvent-ils comprendre la vie ? Dans Par-delà le bien et le mal, il précise la théorie : « Se tromper sur le tempo d’une phrase, c’est se tromper sur son sens ». Pour se vouer à la vie, il faut entendre le chant du monde. Esprit lourd, oreille fausse : évidence de physiologiste ! Malgré le respect que j’ai pour la pression populaire, l’Oktoberfest n’est pas une patrie de la finesse.
Nietzsche rencontre Wagner le 8 novembre 1868 à Leipzig. Pour Nietzsche, jour décisif. Il vénère le compositeur, séjourne chez le couple dans la maison de Tribschen, près de Lucerne. La fascination prend des accents pathologiques. Nietzsche s’identifie à Wagner. Sans doute s’éprend-t-il de Cosima. Il voit dans le maestro l’ordonnateur, « simplificateur du monde », artiste total, demiurge de l’unité entre la vie et l’art. En 1872, il lui dédie son premier livre, La Naissance de la Tragédie.
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Épisode 36/40 · La guerre comme expérience intérieure
Lundi 17 août 2026
Friedrich Nietzsche © Getty – Bettman
La guerre, l’amour. Pour aborder ces sujets, mieux vaut les avoir éprouvés. Le « Nous sommes en guerre » d’un être qui ne l’a pas connue ressemble au « Vive l’amour » d’un tendron qui ne l’a pas fait.
« Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre ». Les vers de Péguy sont recevables parce que leur auteur tomba à l’ennemi. Détail qui sépare un juste d’un cuistre. Nietzsche s’engage quand Bismarck déclare la guerre à la France de Napoléon III. Août 1870 : le professeur de philologie reçoit une formation d’ambulancier et part trois semaines sur le front de Metz, avant d’être évacué. Il ramène « du fracas des batailles de Woerth » la diphtérie et la certitude que le nationalisme prussien – (choucroute et grosse caisse) – n’est pas le printemps dionysiaque. On ne danse pas avec un casque à pointes.

L’œuvre reste traversée de références à « la guerre, mère de toute chose » selon la pensée d’Héraclite
Zarathoustra, par exemple, exhorte ses guerriers : « C’est la bonne guerre qui sanctifie toute cause ». Alors, le XXe siècle, machine à transformer la pensée en idéologie, va recycler les aphorismes pour sculpter le surhomme. Il y aura le Nietzsche-commando, poète jüngerien lisant Zarathoustra dans la tranchée ; le Nietzsche de parade, fasciste à plumeau style Gabriele d’Annunzio ; le Nietzsche-tambour, tribun socialiste façon Mussolini 1920. On a raconté à ce micro les tripatouillages d’Elisabeth, sœur de Nietzsche, pour composer La Volonté de puissance, faux livre de la force fantasmée, vade-mecum du national-socialisme. Il y a la guerre que se font les hommes, et celle que Nietzsche se livre à lui-même. « Je suis de nature belliqueuse » écrit-il dans Ecce Homo.
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