A l’heure des Data Center et de l’Intelligence Artificielle, une auteure Claudine Le Tourneur d’Ison publie en ce début 2026 un livre qui nous rappelle que la première intelligence du monde et son premier Data Center (c’est nous qui utilisons cette terminologie) furent la Bibliothèque d’Alexandrie. Mérite bien de s’y arrêter quelques instants.
Claudine Le Tourneur d’Ison, La Bibliothèque d’Alexandrie -
La première intelligence du monde
Éditions du Cerf, janvier 2026, 344 pages (15.5 x 24 cm)
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Ce qu’en dit l’éditeur
La bibliothèque d’Alexandrie
La première intelligence du monde

Alexandrie. Plus qu’une ville : une idée. Le lieu où l’humanité, pour la première fois, a imaginé rassembler l’ensemble des connaissances pour en faire un outil de puissance autant que d’émancipation : la première intelligence du monde, que Claudine Le Tourneur d’Ison fait renaître ici dans toute sa splendeur.
De la naissance de l’écriture en Mésopotamie à la Bibliotheca Alexandria d’aujourd’hui, c’est toute l’aventure d’un lieu qui fut tour à tour capitale du savoir, laboratoire politique puis champ de bataille idéologique qu’elle retrace. Alexandre le Grand, Ptolémée, Aristote, Cléopâtre, mais aussi Mohsen Zahran, le bâtisseur de la nouvelle Bibliothèque, y deviennent des voix qui interrogent ce que signifie transmettre, conserver ou contrôler la connaissance.
D’une plume ciselée et érudite, Claudine Le Tourneur d’Ison dévoile une vérité éclipsée par le mythe de l’incendie : la Bibliothèque d’Alexandrie a survécu, voyageant jusqu’à Bagdad, Tolède, l’Europe moderne et jusque dans nos systèmes d’information actuels.
Elle éclaire ainsi notre présent, où l’intelligence artificielle et la centralisation des données ravivent les mêmes questions essentielles qu’au temps des Ptolémées : qui possède le savoir ? Qui le classe ? Et qui décide de ce qui doit être oublié ? Une fresque puissante sur la mémoire humaine, ses fragilités et ses renaissances.
Interview de Claudine Le Tourneur d’Ison
Après avoir notamment publié les biographies d’Auguste Mariette, de Jean-Philippe Lauer, de Christiane Desroches Noblecourt, après s’être intéressée à la mission franco-toscane dans "Champollion le dernier voyage", et après avoir retracé l’épopée du sauvetage des temples de Nubie dans "Les immortels", la journaliste, autrice et réalisatrice Claudine Le Tourneur d’Ison signe son dernier ouvrage sous le titre "La bibliothèque d’Alexandrie - La première intelligence du monde".
Elle y rappelle le contexte historique lié à sa création, retrace son apogée couronné par sa gigantesque concentration des savoirs, tout comme elle évoque son déclin et son abandon progressif... La réminiscence de ces milliers de papyrus, de cette somme incommensurable de ce qui avait été pensé, écrit, puis perdu, a cependant fait perdurer sa renommée… Sa léthargie a duré des siècles… jusqu’à ce que la volonté de belles âmes, nourries d’esprit et d’altruisme, conduise, tel le phénix, à son éclatante renaissance… L’importance de conserver "les" savoirs, le besoin fondamental du partage des connaissances, l’ouverture vers "les" intelligences ont alors "retrouvé" un magnifique endroit pour se conjuguer et s’épanouir…
Face à la Méditerranée, dans cet extraordinaire bâtiment érigé à l’emplacement de son "aïeule", la "Bibliotheca Alexandrina" est un lieu où est concentré le savoir…
Nous remercions très vivement Claudine Le Tourneur d’Ison d’avoir accepté de répondre à nos questions sur cet ouvrage auquel elle a consacré trois passionnantes années de travail…
Egypte-actualités - Marie Grillot : En 331 av. J.-C., Alexandre, souverain de Macédoine, "éphèbe vigoureux au regard lumineux", se fait "introniser" par Amon à Siwa. Alors que, sur son cheval Bucéphale et à la tête de son armée, le roi des Deux Terres poursuit sa soif de conquête et de pouvoir, Homère lui apparaît en songe "sous les traits d’un sage vieillard", lui indiquant l’île de Pharos… Sur les sables de la côte méditerranéenne, il déploiera sa chlamyde et tracera les contours d’Alexandrie… Une légende, un mythe liant à jamais le conquérant à sa cité éponyme ?
Claudine Le Tourneur d’Ison : Dans ce contexte, se mélangent toujours le mythe et la réalité. Ce qui est certain, c’est qu’Alexandre le Grand a bien initié l’emplacement de cette ville. Il est possible que le récit d’Homère dans l’Iliade et l’Odyssée, l’ait inspiré puisqu’il aurait fait de cette œuvre son livre de chevet. Quant à la "véracité" des détails qui se sont greffés autour de cette création, ils relèvent plutôt de la légende.
EG-mg : C’est, écrivez-vous, en conjuguant "un équilibre harmonieux entre la clarté géométrique des Hellènes et le goût de la monumentalité propre à l’Egypte" que s’élève, sur les plans de l’architecte Dinocratès, cette ville idéale … Mais Alexandre, en route vers la Mésopotamie, ne la verra jamais ?
CLTdI : Après avoir dessiné les contours d’une ville qu’il baptise de son nom, Alexandre part à la conquête de l’Orient pendant dix ans et meurt sur le chemin du retour à Babylone en 323. Jamais il n’a vu la ville qui sera érigée par un de ses généraux Ptolémée qui établit sa domination sur l’Égypte et fera d’Alexandrie le "Miroir de l’Univers". Ce sont les auteurs arabes, au VIIe siècle de notre ère, qui rendent un hommage ébloui à cette ville et confirment la magnificence de son architecture. Malheureusement de cette cité hellénistique, il n’est rien resté que des récits qui nourrissent notre imaginaire.
EG-mg : Comme vous venez de l’évoquer, c’est son "héritier" Ptolémée Sôter, un "Lagide", qui fera sienne cette capitale. Ancien élève de l’école péripatéticienne, il est conscient de l’importance de la préservation des savoirs : "Ainsi est née son ambition de créer à Alexandrie un lieu reflétant la bibliothèque du Lycée, héritage d’Aristote" écrivez-vous. C’est à Démétrios de Phalère qu’il confie le soin de donner forme à son souhait ?
CLTdI : Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un dirigeant imagine un système de pouvoir basé sur la connaissance. Sur la mise en avant de l’intelligence humaine. Démétrios de Phalère, philosophe grec, lui-même ancien élève d’Aristote, va être le maître d’œuvre de cette création. Lier le pouvoir à l’héritage de l’écrit tel est l’objectif voulu par Ptolémée. Cette institution va devenir un centre académique et intellectuel, le premier véritable institut de recherche du monde antique. Un modèle alors unique dans l’histoire de l’humanité.
EG-mg : En quelle année ouvre la Bibliothèque ? A-t-on une idée du nombre de rouleaux de papyrus qu’elle abritait et des érudits qui la fréquentaient ?
CLTdI : On ne connaît pas la date exacte de l’ouverture, sans doute vers 280 avant notre ère. Le chantier colossal est avant tout un musée, c’est-à-dire, la Maison des Neuf Muses. Il se constitue d’un ensemble de laboratoires de recherches en sciences, mathématiques, astronomie… dans lequel s’insère la Bibliothèque. Le nombre de rouleaux est difficile à déterminer avec exactitude. Certains historiens affirment qu’il y en eut plus de cinq cent mille. Parmi les grands savants : Zénodote, le père de la philologie ; Eratosthène qui calcula la circonférence de la Terre, …
EG-mg : Les Ptolémées se succèdent… Cléopâtre VII, née au sein d’une famille décadente dans le chaos d’une dynastie sur le déclin, en véritable intellectuelle sera une habituée du lieu… Son charme et son intelligence sauront conquérir le coeur de César puis celui de Marc Antoine… A la croisée de ces destins, l’incendie allumé par César pour détruire le port d’Alexandrie se propagera inexorablement, détruisant la ville … Cet embrasement funeste sera-t-il fatal à la bibliothèque ?
CLTdI : Cléopâtre, dotée d’un esprit fulgurant et d’une incroyable capacité d’adaptation, maîtrise les subtilités de la diplomatie, les secrets des mathématiques et même la complexité des affaires. Sa vraie dimension est de savoir dominer ceux qui n’ont pas compris combien en Égypte, la femme a de pouvoir. En se suicidant, elle clôt la dynastie des Ptolémées dans une flambée de gloire.
L’incendie allumé par César pour se défendre de Ptolémée XIV, le frère de Cléopâtre, n’a détruit ni les palais royaux ni le Musée construit dans le prolongement des palais royaux. Donc le feu n’a pas détruit la Bibliothèque. L’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie va alimenter des siècles de récits et d’interprétations. Elle devient une légende, un mythe qui va se répéter au fil des siècles. Mais si l’on revient aux textes, donc à l’Histoire, il apparaît que cette fabuleuse institution est plutôt morte d’abandon, de pillages, de destructions au fil des siècles et qu’elle n’existait plus lorsque les Arabes s’emparent de l’Égypte en 641 de notre ère.
EG-mg : Combien de siècles faudra-t-il attendre avant que le manque de cette Bibliothèque ne se fasse si cruellement sentir pour qu’enfin la prise de conscience de sa "réhabilitation" s’impose ?
CLTdI : Pour comprendre la soudaine nécessité de créer une nouvelle bibliothèque, il faut traverser les siècles et parvenir au XXe siècle lorsqu’en 1956, après l’affaire de Suez, Nasser expulse tous les étrangers d’Égypte. Or Alexandrie est ce qu’elle a toujours été depuis les Ptolémées, une ville cosmopolite où se parlent toutes les langues. Vidée de cet extraordinaire brassage culturel, Alexandrie tombe en désuétude et s’appauvrit.
EG-mg : A quelles grandes personnalités doit-on cette merveilleuse "Bibliotheca Alexandrina" ? Quelle place occupe-t-elle aujourd’hui dans le monde des connaissances et quels challenges doit-elle relever ?
CLTdI : Si l’écrivain Taha Hussein et l’historien Mostafa El-Abbadi en initient l’idée, le véritable maître d’œuvre de la Bibliotheca Alexandrina est l’architecte Mohsen Zahran. C’est lui qui va faire appel à l’Unesco et choisir le jeune cabinet d’architecture norvégien Snohetta pour la construction de l’édifice qui devient une métaphore de la géométrie universelle. "La Bibliothèque est ronde, la Terre est ronde, le Soleil est rond, c’est la raison pour laquelle l’Alexandrina symbolise un continuel lever de Soleil" explique Mohsen Zahran.
Mais cette nouvelle bibliothèque ne pourra jamais avoir l’ampleur de celle disparue. Si elle est un outil formidable, en particulier pour les étudiants, aujourd’hui, à l’heure de l’IA, il est devenu illusoire de vouloir, en un lieu, réunir tous les savoirs du monde…
La Bibliotheca Alexandrina - photo : © Bibliotheca Alexandrina

egyptophile.blogspot.com, 3 fév. 2026.


A propos de l’auteure
Diplômée en lettres modernes, en histoire de l’art et en égyptologie à l’École du Louvre, Claudine Le Tourneur d’Ison est journaliste, documentariste. Autrice de nombreux ouvrages, dont plus d’une douzaine sur l’Égypte avec plusieurs biographies d’égyptologues, Jean-Philippe Lauer, Christiane Desroches Noblecourt ou Auguste Mariette, primées entre autres par l’Académie française, et plus récemment Champollion, le dernier voyage et Les Immortels aux Éditions du Cerf.
La critique de Stéphane Barsacq
« Bibliothèque : lieu sans appartenance, privé d’origine, mais qui les contient toutes ; lieu sans autre lieu que les pages ouvertes d’un livre où l’homme brûle de se lire lui-même. » A l’instar de ceux de Paul Valéry pour le musée de l’Homme de Paris, ces quelques mots tracés en lettres de feu par le poète égyptien Edmond Jabès pourraient être détachés de son œuvre, hantée par le désert biblique, pour servir de fronton à la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie. En effet, plus de deux mille ans après sa destruction supposée par César qui l’incendia comme une partie de la ville, à moins que ce ne fût l’œuvre de l’évêque Théophile, ardent à détruire les vestiges païens, l’une des merveilles disparues du monde antique a ressuscité des sables, au terme de quatre ans de travaux pharaoniques. Quatre ans durant lesquels plusieurs milliers d’ouvriers se sont affairés sur un terrain de 50 000 mètres carrés ; quatre ans où près de 200 milliards de dollars ont été dépensés dans le but de redonner à l’Egypte son ancien faste : celui d’un pays où le vent de l’esprit ne cesse de souffler, aux frontières dépouillées de l’Orient et de l’Occident, sous le soleil des dieux. Mais les mânes d’Aristarque de Samos et d’Aristophane de Byzance dussent-elles en souffrir, on ne retrouvera jamais les 500 000 volumes de papyrus à jamais disparus au VIIe siècle dont la légende veut qu’ils aient servi à alimenter les bains publics de la ville durant six mois, sous le règne du calife Omar qui, croyant convaincu, ne voyait pas l’intérêt de conserver les manuscrits, puisque seul le Coran est fondamental. D’où l’intérêt du nouveau livre, comme toujours passionnant, de Claudine Le Tourneur d’Ison qui nous entretient de la bibliothèque des bibliothèques, laquelle vaut autant pour le savoir qu’elle a légué que pour celui, perdu à jamais, auquel elle donne à rêver. Comme si, à force de remonter dans le temps, on trouvait l’élan pour enjamber le présent.
Site officiel : www.stephanebarsacq.com
Documentaire vidéo : La Grande Bibliothèque d’Alexandrie

700 000 Papyrus pour Éclairer le Monde

À Alexandrie, au cœur de l’Égypte antique, un roi visionnaire imagine l’impensable : rassembler tous les savoirs du monde connu en un seul lieu. Ce roi, c’est Ptolémée, ancien compagnon d’Alexandre le Grand. Son ambition ? Créer le plus grand centre de connaissances de l’Antiquité : la mythique Bibliothèque d’Alexandrie.
À une époque où le livre n’existe pas encore, ce lieu hors du commun va abriter jusqu’à 700 000 rouleaux de papyrus, devenant le premier véritable centre de recherche de l’Histoire. Poètes, scientifiques, astronomes, philosophes : les plus grands esprits du monde gréco-romain y affluent pour étudier, comparer, traduire.
Un rêve de mémoire universelle, matérialisé dans des rayonnages sans équivalent. Pour constituer ce trésor, les Ptolémées n’hésitent devant rien : échanges diplomatiques, achats massifs, voire confiscations sous prétexte de copie. On raconte que Ptolémée III aurait acheté aux Athéniens les pièces d’Eschyle, Sophocle et Euripide… mais aurait gardé les originaux, ne leur rendant que des copies.
Ce documentaire nous plonge dans cette aventure fascinante : la naissance d’un mythe, d’un lieu de savoir absolu, aujourd’hui encore synonyme d’intelligence et d’humanisme.
Documentaire : Megapolis, Les plus Grandes Villes de l’Antiquité - Alexandrie
Réalisateur : Fabrice Hourlier Production : Indigènes Productions

"B" comme Bibliothèque
Cela vaut bien une entrée de l’Abécédaire sollersien. Sollers a grandement œuvré à revisiter et promouvoir la Bibliothèque universelle, à travers quatre recueils de ses chroniques : La Guerre du Goût< (1994), Éloge de l’infini (2001), Discours parfait (2010), Fugues (2012) auxquelles il conviendrait d’ajouter Les Voyageurs du Temps (2009), bien qu’intitulé roman,Souvenons-nous aussi que les bibliothèques personnelles d’ écrivains peuvent également constituer des trésors dignes d’être sauvegardés.
VOIR
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Ainsi, la bibliothèque de Voltaire, acquise à sa mort par la Grande Catherine de Russie, près de 7 000 volumes, conservés aujourd’hui encore à Saint-Pétersbourg, et aussi la fabuleuse bibliothèque d’Umberto Eco riche de 35000 ouvrages : lors de sa succession, un accord a été conclu avec le ministère de la Culture italien pour que ces livres soient prêtés pendant 90 ans à l’Alma Mater, l’université de Bologne où ce professeur philosophe a enseigné pendant plus de quarante ans.
Citons enfin, Le mot de Nathalie Léger, directrice de l’Imec (Institut Mémoires
de l’édition contemporaine), à propos de la bibliothèque de l’Imec, qui outre les manuscrits et archives de Sollers a accueilli aussi sa propre bibliothèque :
Qu’y aurait-il de plus important que d’inventer une bibliothèque ? En une vie, que faire de mieux ? Transformer un monument désaffecté en lieu de recherche, y préserver une collection d’archives remarquables, accueillir des chercheurs, des artistes, l’ouvrir à tous : en un mot, bâtir une maison et dresser la table.
VOIR AUSSI
C’est ce que l’Imec a eu la chance de pouvoir accomplir à l’abbaye d’Ardenne.
Nathalie Léger
Directrice de l’Imec
Un écrivain sans bibliothèque est comme un pianiste sans mains, et il faut répéter sans arrêt la formule suivante : pour savoir écrire, il faut savoir lire, et pour savoir lire, il faut savoir vivre.
Philippe Sollers
LEMONDE.FR, 20.01.2009
La Bibliothèque n’est pas en cours de destruction, c’est nous qui sommes en destruction par rapport à elle. Ecrire et lire sont comme deux fonctions s’éloignant de plus en plus l’une de l’autre : tout le monde se croit capable de la première (d’où le nombre des prétendants), mais personne ne s’imagine capable de la seconde (et pourtant, il est facile de constater à quel point la misère de la lecture s’accroît.
Philippe Sollers
in préface de Pourquoi lire les classiques ?, Italo Calvino, traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro, Editions du Seuil, 1993- collection Points, 1996.
Sur la lecture, on peut aussi ajouter cette fameuse déclaration d’Umberto Eco :
celui qui ne lit pas à 70 ans n’aura vécu qu’une vie : la sienne.
Qui lit aura vécu 5000 ans.
Si Dieu existait, il serait une bibliothèque, se plaisait aussi à dire Umberto Eco
.
Umberto Eco est un penseur inclassable, qui mêle le goût des connaissances au plaisir de la lecture. Ici dans sa bibliothèque en 2000• Crédits : Leonardo Cendamo – Getty
ZOOM : cliquer l’image

Dans « Un vrai roman, Mémoires » (Plon, 2007), Sollers note :
Je revois Umberto Eco, à New York, dans des boîtes de streap-tease chinoises, où nous parlions, le plus naturellement du monde, de Joyce et de saint Thomas. C’était avant ses tournées régulières dans les universités américaines, quelques histoires drôles, en yankee clownesque, balancées à des professeurs et des étudiants ravis, et hop, dans la poche.
Notons au passage, qu’à partir de 1973, Umberto Eco et Julia Kristeva partagèrent une chaire commune à l’Université Columbia.
« La trace de l’écrivain et philosophe Umberto Eco »
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