
Ce mercredi 21 mai 2025, La Grande Librairie s’invitait au Festival de Cannes pour une émission spéciale pleine d’éclats de cinéma, de confidences littéraires et de regards croisés sur le septième art et la littérature.
Trois extraits de l’émission




3. La littérature nourrit le cinéma.
Nombre de fims sont des adaptations littéraires. Ainsi de Truffaut pour Jules et Jim, La mariée était en noir, La sirène du Mississipi, les deux anglaises et le continent, La chambre verte, Farenheit 451…


L’intégrale de l’émission
La Grande Librairie du Mercredi 21 mai 2025 Spécial Cannes : avec Thierry Frémeaux, Leila Slimani, Fatima Daas, Santiago H. Amigorena, Serge Toubiana.

Qui a dit que la littérature n’avait pas sa place sur la Croisette ? Cette semaine La Grande Librairie a mis en lumière des écrivains passionnés de cinéma qui s’inscrivent avec panache dans cette 78ème édition du Festival de Cannes.

Leïla Slimani
Dans le sillage de Toni Morisson, Patrick Modiano, Françoise Sagan ou Marcel Pagnol, c’est au tour de Leïla Slimani, Goncourt 2016 pour Chanson Douce (Gallimard/folio), de siéger dans le jury du Festival de Cannes et de participer au choix de la future Palme d’Or. L’écrivain est-il un spectateur comme un autre ?

Raoul Peck : Orwell : 2+2=5
Dans ce festival qui témoigne toujours des tremblements du monde, qui d’autre que George Orwell pour nous apporter ses lumières ? Raoul Peck, César du meilleur documentaire en 2018, a sidéré la Croisette, samedi, avec son film « Orwell : 2+2=5 », plongée étourdissante dans l’œuvre visionnaire de l’auteur de 1984. Il en parle en exclusivité dans cette émission.

Thierry Frémaux : Rue du Premier film
Figure incontournable du monde du cinéma, Thierry Frémaux est peut-être, avant tout, un spectateur passionné ! Délégué général du Festival de Cannes depuis 18 ans, il œuvre pour le rayonnement du 7ème Art et la préservation de son patrimoine. Dans Rue du Premier film (Stock) il raconte sa nuit passée à l’Institut Lumière à Lyon, l’endroit même où les frères Lumière inventèrent le cinéma, et dont il est aujourd’hui l’heureux directeur. Une déclaration d’amour à cet art qui, à travers les histoires qu’il déploie, nous permet de mieux nous comprendre. Et si littérature et cinéma avaient en commun d’offrir à nos vies des miroirs ?
Santiago Amigorena : Le festival de Cannes, ou le temps perdu
Passons justement de l’autre côté du miroir avec le scénariste, réalisateur et écrivain Santiago Amigorena ! Dans son nouveau livre, Le festival de Cannes, ou le temps perdu (P.O.L), avant-dernier tome de son autobiographie délicieusement proustienne, il nous fait découvrir les coulisses d’un évènement qu’il fréquente depuis quarante ans ! Une réflexion sur les liens entre écriture et cinéma, mais également une analyse intime des rouages du microcosme cannois et de la comédie humaine qui s’y joue à huis clos. De quoi ce festival est-il donc le théâtre ?
Fatima Daas : La petite dernière
Pour la jeune romancière Fatima Daas, ce festival aura été le théâtre d’une émotion extraordinaire : vendredi dernier, elle assistait à la projection du film d’Hafsia Herzi, en lice pour la Palme d’or, adapté de son premier roman La petite dernière (éditions Noir sur blanc). L’itinéraire d’une jeune musulmane tiraillée entre son désir et sa foi qui avait fait sensation lors de sa parution il y a cinq ans.
Serge Toubiana : On ne connait du film que la scène des adieux
Enfin, Serge Toubiana, journaliste aux Cahiers du cinéma pendant plus de vingt ans et ancien directeur de La Cinémathèque, notamment, fait revivre quelques monstres sacrés à travers certaines de ses plus belles nécrologies réunies dans On ne connait du film que la scène des adieux (Calmann-Levy). L’occasion de rendre hommage à des cinéastes tels que François Truffaut, Claude Chabrol et même David Lynch, qui se piquaient volontiers, eux aussi, de littérature !
D’après leslibraires.fr
Festival de Cannes 2025
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Le réalisateur iranien Jafar Panahi reçoit la Palme d’or pour « Un simple accident », au Festival de Cannes, 2025 .SAMEER AL-DOUMY/AFP
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Jafar Panahi, 64 ans, a remporté la Palme d’or avec Un simple accident, conte moral auscultant le dilemme d’anciens détenus tentés de se venger de leur tortionnaire. Saluée par les critiques, cette charge contre les autorités iraniennes résonne avec le sort de Panahi, emprisonné deux fois en Iran, où ce long-métrage tourné clandestinement pourrait lui valoir des représailles. La présence du réalisateur à Cannes, après avoir été assigné pendant quinze ans en Iran, était un moment fort.
« La Petite Dernière », réalisé par Hafsia Herzi, avec Nadia Melliti et Ji-Min Park. Photo Katuh S/June/Arte France Cinéma
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Plus tôt dans la cérémonie, l’actrice française Nadia Melliti a reçu, à 23ans, le Prix d’interprétation féminine pour son premier rôle au cinéma, dansLa Petite Dernière , [film salué ainsi que son héroïne lors de la dernière émission de La Grande Librairie « Cinéma et Littérature » (Voir extrait vidéo ICI) de sa compatriote Hafsia Herzi. Etudiante en sport et repérée dans un casting sauvage, elle y incarne Fatima, 17ans, une jeune femme musulmane qui découvre son homosexualité. Le film est adapté du roman éponyme, d’inspiration autobiographique, de Fatima Daas, publié en2020.