
22/04/2025 : ajout du remarquable documentaire de Vim Wenders : Le pape François : UN HOMME DE PAROLE
« Baiser la mule du pape »
Une vieille histoire moyenâgeuse ?
Pas si sûr, à l’occasion de Pâques 2025, le vice-président américain JD Vance était au Vatican pour obtenir les bonnes grâces du chef de l’église catholique, le pape François. Tandis que Poutine, assistait à la messe de Pâques célébrée par le chef de l’église ortodoxe russe, le patriarche Kirill à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou…
Au Moyen Âge, lorsqu’on rendait visite au pape (ou qu’on cherchait ses faveurs), il était d’usage, par respect et humilité, d’embrasser la mule du pape, ou plus précisément, l’étrier de la mule sur laquelle il se déplaçait.
Avec le temps, l’expression a pris un sens plus ironique ou critique. Aujourd’hui, ça veut surtout dire faire des courbettes intéressées, ou une expression familière comme « lécher les bottes » ou même une expression carrément vulgaire que Trump, à l’image de sa propre vulgarité, n’hésite pas à utiliser pour qualifier les pays qui accourent vers lui pour négocier des droits de douane à la baisse !
Le dimanche de Pâques, François avait reçu le vice-président américain JD Vance pour une "rencontre privée" de "quelques minutes" à la résidence Sainte-Marthe, où il vit au Vatican. L’échange survenait deux mois après les vives critiques du chef de l’Église catholique contre la politique migratoire de l’administration de Donald Trump
On peut se souvenir que le premier voyage du pape hors du Vatican, après son élection à 2013, fut d’aller à la rencontre des migrants qui débarquaient à Lampedusa, au sud de l’Italie, ce point d’entrée en Europe. L’électorat catholique américain vaut bien une courbette, voire une génuflexion !
Et Poutine qui venait de décréter une trêve pascale aussi éphémère que fictive, pour illusionner Trump, s’affichait ostensiblement à la messe pascale célébrée par le chef de l’église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, cet ancien collègue du KGB, fervent soutien de Poutine et défenseur de la guerre en Ukraine.
Selon l’agence de presse russe RIA Novosti, Kirill a appelé, lors de la messe, à « l’instauration d’une paix juste et durable dans l’immense Russie historique »,
une référence aux territoires médiévaux englobant ce qui est aujourd’hui l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie.
Quand même étrange ce ballet parallèle du vice-président américain JD Vance et Poutine. Avec ironie, Voltaire notait déjà : « Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer » !
Vance, Poutine même combat ! Des faux-cul cyniques, la médaille d’or de cette compétition revenant à Poutine.

_ JD Vance au Vatican avec le secrétaire d’état du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin.

_ Poutine Assiste À La Messe De Pâques Après L’annonce D’une Trêve En Ukraine

François et le patriarche russe orthodoxe Kirill à Cuba, le 12 février 2016.
© POOL New/Reuters / REUTERS

Sollers aussi, avait sollicité une audience auprès de Jean-Paul II pour lui offrir un exemplaire de sa « Divine Comédie » :
Sollers au Vatican
Mon livre sur « la Divine Comédie » paraît en 2000, et, en octobre, je vais l’offrir à Rome à Jean-Paul II. Il y a des photos : grand scandale dans les sacristies intellectuelles. La remise du livre a lieu, en audience publique, place Saint-Pierre.


Je rappelle au pape que je lui ai déjà envoyé, sept ans auparavant, un livre tournant autour de l’attentat dont il a été l’objet (« le Secret »), et, en effet, il hoche la tête, et là, geste inattendu, il tend le bras et appuie longuement sa main droite sur mon épaule gauche, tout en me regardant droit dans les yeux. Rituel militaire plus qu’étrange, d’autant plus que l’intensité du regard est du genre laser rayon vert. Pas un mot, la main sur l’épaule, silence de vie criant, félicitations pour mon activité de mousquetaire libre, absolution de mes péchés (et Dieu sait). Archivé. Par la suite, envoi d’une lettre très élogieuse sur le bouquin, avec hyper-bénédictions à travers la Mère de Dieu : pour un assassiné-ressuscité, c’est un comble.
Cet épisode avait fait dire, perdidement, à Michel Onfray :
Sollers est allé baiser la mule du pape !
Le pape François est mort en ce lundi matin de Pâques
"À 7h35 ce matin [Lundi de Pâques 21 avril 2025], l’évêque de Rome, François, a rejoint la maison du Père" a annoncé le cardinal Kevin Farrell sur la chaîne de télévision du Vatican.
Décès au lendemain de sa bénédiction Urbi et Orbi donnée pour Pâques sur la place Saint-Pierre de Rome, comme si le pape avait mis toute son énergie restante pour être là, devant des milliers de catholiques rassemblés ce dimanche sur la place Saint-Pierre au Vatican pour les célébrations de Pâques, fête la plus importante de l’année pour les fidèles.. Affaibli par la maladie depuis plusieurs mois, le souverain pontife avait 88 ans.
François avait délégué à un collaborateur la lecture de sa traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi" (à la ville et au monde), dans lequel il passe en revue les conflits dans le monde.
Le pape avait notamment dénoncé la "situation humanitaire dramatique et ignoble" à Gaza et appelé au cessez-le-feu. Il a par ailleurs mis en garde contre "le climat d’antisémitisme croissant qui se répand dans le monde entier".

- Le pape François encore en bonne santé

Il a été aux côtés des plus vulnérables et des plus fragiles
salue Emmanuel Macron.



Le pape François, UN HOMME DE PAROLE par Wim Wenders
Un documentaire remarquable de 2018, diffusé au soir du décès du pape François ce lundi de Pâques 21 avril, sur France 5..
Ecrit et réalisé par Wim Wenders.
Intitulé : « Le pape François, UN HOMME DE PAROLE », un titre qui peut sembler banal mais révèle toute sa force après avoir visionné le film. Le pape n’a en effet que des mots pour armes, et François savait en user. Il avait le don de la parole ! Je ne le savais pas. Wim Wenders le révèle magnifiquement. Après ce film, je vois le pape François différemment.
Pendant ses douze ans de pontificat, j’avais pourtant suivi l’actualité médiatique, mais elle reste, le plus souvent, à surface et à l’écume des choses. Et, je conservais une image un peu fade de ce pape, face à son grand prédécesseur Jean-Paul II qui avait infléchi le cours de l’Histoire. Il s’était pourtant attaqué à réformer la Curie romaine, mais semblait empêché pat le poids des résistances intérieures.
Pourtant, lorsqu’on découvre ce documentaire, on voit qu’il a malgré tout, bousculé bien des choses et imprimé profondément sa marque dans notre monde du XXIème siècle, par sa parole, ses prises de position, son authenticité, sans oublier le sourire (la fleur du cœur) et l’humour, deux ingrédients essentiels à la sagesse, selon lui, et qu’il met en pratique en se référant à l’homme qui l’inspire François d’Assise. Avec lui, l’héritage de François d’Assise est toujours vivant.
Si vous n’avez pas vu ce film, voilà une bonne occasion de le faire.

Synopsis
Le 13 mars 2013, le Cardinal de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, devient le deux cent soixante sixième Souverain Pontife de l’Église Catholique. C’est le premier Pape originaire d’Amérique du Sud, le premier jésuite nommé Évêque à Rome, mais avant tout le premier chef de l’Église à avoir choisi le prénom de François d’Assise (1181-1226), un des saints catholiques les plus révérés, qui avait dédié sa vie à soulager les pauvres et éprouvait un profond amour pour la nature et toutes les créatures de la Terre qu’il considérait comme la mère suprême.
Le film, plus qu’une biographie ou un documentaire, est un voyage initiatique dans l’univers du Pape François qui s’articule autour de ses idées et de son message, afin de présenter son travail, aussi bien que les réformes et les réponses qu’il propose face à des questions aussi universelles que la mort, la justice sociale, l’immigration, l’écologie, l’inégalité de revenus, le matérialisme ou le rôle de la famille.
D’un Pâques, l’autre par Philippe Sollers

Pâques
Après la scène, hautement surréaliste, d’un pape rencontrant un préservatif dans un avion volant vers l’Afrique, la bénédiction de Pâques, à Rome, pour fêter la résurrection du Christ, a comblé mes attentes. Chaque année, la même silhouette blanche apparaît au balcon de Saint-Pierre et prononce une indulgence plénière pour les assistants, y compris pour les téléspectateurs. Qui n’a pas besoin d’indulgence ? Mais l’exercice dont je ne me lasse pas est celui de la répétition, en 63 langues, de la formule « le Christ est ressuscité ». On part de l’italien, on passe vite au français, à l’anglais, à l’allemand et à l’espagnol, et, de là, on se perd dans les petites langues d’Asie ou d’Europe centrale, des groupes ou des individus se reconnaissent dans ces quelques mots, ils crient, ils agitent leurs drapeaux, quelques mots leur vont droit au coeur, d ?autant plus que toutes les langues sont mises sur un pied d’égalité, qu’on soit en Lituanie ou en Thaïlande. Entre nous, je me demande comment les papes s’y prennent pour trouver, chaque fois, le bon accent, la prononciation correcte. Imaginez les répétitions, la convocation de tel ou tel spécialiste, la pose de la voix, le risque de bafouillage ou d’erreur. Voilà du rock concentré, et du meilleur. Certes, le fragile intellectuel qu’est Benoît XVI n’a pas le même charisme que Jean-Paul II, mais, rien à faire, la mécanique est grandiose, et on a beau lui chercher des poux dans la tête, il s’accroche à sa fonction unique, multinationale, qui peut atteindre, ici ou là, jusqu’en Chine, un clandestin persécuté. Cette fois, innovation, la dernière langue utilisée aura été le latin, la boucle est bouclée. Quel contraste avec Poutine entouré de lourds popes, avec Obama cherchant toujours à quelle église protestante s’affilier, ou encore avec le dalaïlama, tout joyeux, faisant toc-toc avec le doigt sur le ventre d’une femme enceinte ! Chacun ses goûts. Là-dessus, j’entends, à la radio, un chef d’entreprise français, catholique, pieusement interviewé par une journaliste, qui déclare qu’il veut se faire « débaptiser », car il ne supporte plus son église, et surtout, dit-il, son « numéro un ». Je me demande dix secondes ce que ce brave homme entend par « débaptisation » (une messe noire ?), mais peu importe. Episode suivant : une retransmission du Messie de Haendel mis en scène dans un parking souterrain sinistre. La sublime musique est là, mais niée par une gesticulation et une hystérie constantes qui gênent les chanteurs et se vengent du compositeur. Haendel croyait beaucoup à son Messie, l’homme, le dieu, et l’oeuvre. Si on l’écoute, en effet, on est à des annéeslumière de tous les parkings
Philippe Sollers
Le Journal du Dimanche, 26 avril 2009

Journal du mois d’avril 2005
Retour sur image. Avril 2005, Philippe Sollers tenait déjà son Journal du mois dans le JDD. Avril, c’est souvent Pâques, toujours un moment privilégié pour réserver une entrée de son journal au pape, mais cette année là, un autre événement marque ce mois d’avril : mort d’un pape Jean-Paul II qu’il respectait et aimait. On se souvient de son livre Le Secret dont le thème est la tentative d’assassinat de Jean-Paul II, on se souvient aussi de son audience auprès du pape pour lui remettre un exemplaire de sa Divine Comédie. Election du Cardinal Ratzinger qui prend le nom de Benoît XVI. Comment avait-il salué l’événement ?
Jean Paul II et le cardinal Ratzinger
Crédit : eucharistiemisericor.free.fr

Pape I
Il faut s’y faire : dans une société mondiale de spectacle généralisé, l’Église catholique reste, et de loin, la meilleure entreprise. Impossible de faire mieux dans la représentation poussée à son comble : agonie d’un pape quasiment en direct, funérailles grandioses, beauté et rigueur du dispositif, cercueil de cyprès avec livre posé dessus et que le vent feuillette, princes de ce monde agenouillés et fascinés par le trou noir de la mort, foules bouleversées, notamment en Pologne, déluge d’images, avec comme metteurs en scène, Michel-Ange et Bernin, deux artistes qui, entre nous, montent.
Je me revois à New York, en octobre 1978, dans le bureau d’un chairman d’une université américaine. Je téléphone à Paris, et j’apprends qu’un Polonais, Wojtyla, vient d’être élu pape, premier non-Italien depuis presque cinq siècles. Cette histoire, immédiatement, me passionne comme un roman. Je me tourne vers mon chairman tranquille et je lui fais part de la nouvelle. Il me regarde avec un air de légère commisération, et me dit : "So what ?" Et alors ? On a vu la suite.
Le soir même, sur CBS, je vois apparaître ce Jean Paul II à l’air sportif, s’exprimant en très bon anglais. Décidément, il tranche sur ses prédécesseurs, très différent, donc, du pauvre Italien Jean-Paul Ier, mort dans des conditions mystérieuses. Il ne faut pas être un grand spécialiste de géopolitique pour deviner ce qui va se passer comme bras de fer entre ce polonais et l’Union soviétique qui était encore, à cette époque, une puissance énorme. So what ? L’insurrection polonaise et, plus tard, la chute du mur de Berlin. Mais pas tout de suite : il faut d’abord passer par l’attentat de la place Saint-Pierre, deux balles de revolver dans le ventre de ce pape gênant.
Comme on l’a constaté avec stupeur, ce sportif réagit très vite : il va tourner autour de la planète à une vitesse d’enfer, rassembler des masses compactes, séduire la jeunesse, répéter sans arrêt ses apologies de la paix et des droits de l’homme. "N’ayez pas peur !" Formule choc.
On vous a resservi tout ça à la télé et dans les magazines. Vous êtes saturé, c’est l’overdose, vous n’en pouvez plus. Votre conscience laïque est accablée, vous trouvez insensé qu’on mette les drapeaux en berne pour ce rocker de la foi défiant la seule religion qui vaille, c’est à dire la républicaine. C’est entendu, il s’est réconcilié, via une repentance suspecte, avec les juifs, mais vous le trouvez implacablement réactionnaire sur les sujets qui vous tiennent à coeur : la contraception, l’avortement, le préservatif anti-sida, le mariage des prêtres, l’ordination des femmes, le mariage homosexuel. Il n’a pas l’air de s’intéresser à la sexualité, et c’est bien là le scandale. Il a une passion fusionnelle pour la Vierge Marie (celle-là, alors), il ne se rend pas compte que le catholicisme favorise le vice, par exemple la masturbation ou la pédophilie. Qui sait, d’ailleurs, si le catholicisme n’est pas, au fond, une école de perversion secrète dont on comprend qu’elle ait pu attirer des centaines et des centaines de peintres, de musiciens, de sculpteurs, d’architectes ou de poètes douteux. Baudelaire, par exemple, qui est allé jusqu’à dire : "Personne n’est plus catholique que le Diable." Ou Joyce, ce redoutable élève des jésuites irlandais, qui, en réponse à une question lui demandant comment lui, incroyant, ne passait pas du catholicisme au protestantisme, disait : "Je n’ai aucune raison de quitter une absurdité cohérente pour une absurdité incohérente." Et voilà comment un esprit tordu a pu accoucher du pornographique monologue de Molly Bloom dans Ulysse, sans parler de ce livre illisible, Finnegans Wake, loué en son temps par L’Osservatore Romano.

Pape II
Et maintenant ça continue. Conclave, cardinaux, agitation rouge et blanche, conciliabules, enfermement dans la chapelle Sixtine avec le Saint-Esprit (et toujours Michel-Ange en inspirateur). Que va-t-il se passer ? Est-ce que nous sommes bien dans la fantasmagorie du Da Vinci Code ou dans Anges et Démons du best-seller kitsch Dan Brown ? Quelle fumée va sortir par la cheminée ? Une conservatrice ou une progressiste ? Aura-t-on un pape marié, ou, mieux, ouvertement homosexuel, ordonnant des femmes par milliers, des préservatifs plein les mains ? Un pape contraceptionniste vantant l’avortement et, pourquoi pas, l’utérus artificiel ? Un pape anticapitaliste, socialiste, révolutionnaire, près des pauvres, et vendant toutes les richesses enfouies dans les caves du Vatican ? Suspense.
Et, brusquement, l’épouvante : c’est Ratzinger, un Allemand, surnommé le "Panzercardinal". Libération, qui avec une exquise délicatesse, avait titré sur la mort de Jean Paul II "La Messe est dite", titre cette fois "Un pape en arrière". Cette Église catholique et romaine, c’est un fait, n’avance pas. Elle se ferme, elle se bute, elle régresse. Elle est sourde à tous les appels qui montent vers elle, elle méprise la société, elle ne tient aucun compte, encore une fois, de la sexualité et de ses problèmes.
C’est une machine célibataire excluant les femmes, une officine obscurantiste qui ne veut pas voir à quel point nous avons rendu la sexualité attrayante à coup de cinéma, de publicité, de récits tragiques, d’embarras psychologiques incessants, de drames vécus, d’acrobaties diverses comme celle d’Edouard Stern et de Cécile Brossard, les criminels du jour. Ratzinger, le plus conservateur des conservateurs, est intelligent et cultivé, soit, mais quelle importance ? Est-ce qu’il ne lit pas en cachette les oeuvres du penseur nazi Heidegger ? Moi ça ne m’étonnerait pas outre mesure.
Ratzinger ! A-t-on idée ? Et le voici cet Allemand, succédant au trône de Pierre après un Polonais, quelle obstination dans l’erreur. Un Africain, un Sud-Américain, un Indien auraient mieux fait l’affaire. Une Église un peu exotique et populaire serait de meilleur aloi. De plus, ce Ratzinger se fait immédiatement appeler Benoît XVI ? Il y a donc eu quinze papes appelés Benoît avant lui ? Comme des Louis pour Louis XVI ? Cette brusque avalanche de siècles m’effraie.
Benoît XV, je connais un peu, c’est lui qui a essayé sans succès d’empêcher la boucherie de 1914-1918. J’ai vaguement entendu parler de Benoît XIV, au XVIIIe siècle, à qui Voltaire (Voltaire !) a dédié sa pièce injouable aujourd’hui, Mahomet. Mais du diable si je sais exactement qui est saint Benoît, fondateur des bénédictins, quelque part au VIe siècle, lequel, après avoir échappé à un empoisonnement féminin, a été décrété, en 1958, "père de l’Europe et patron de l’Occident". Tiens, Ratzinger-Benoît XVI viendrait de voter européen ? En pleine crise française à ce sujet ? C’est probable.
Philippe Sollers
Le Journal du Dimanche, 30 avril 2005

VOIR AUSSI :
Ph Sollers. Pourquoi je suis catholique
Le pape François est mort en ce lundi de Pâques / D’un Pâques l’autre !
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