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Trump : L’homme de Moscou

Trump et la Russie, une vieille histoire

D 27 février 2025     A par Viktor Kirtov - C 1 messages Version imprimable de cet article * Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


L’actualité bruisse chaque matin, des déclarations de Trump et de ses décrets…
A l’évidence, on ne peut que constater l’alignement de Trump sur le "narratif" de Poutine vis-à-vis de l’Ukraine : contre Zelensky (« dictateur sans élection »), contre l’Ukraine qui « a commencé la guerre » (sic), contre l’Europe… (« L’Union européenne a été créée pour baiser les Etats Unis. C’est sa raison d’être et elle y a parfaitement réussi »).
Donald Trump

Quelques points de vue sur « L’homme de Moscou ». C’est le titre en couverture du Point du 27 février 2025 :

Trump agent du FSB (général Yakovleff)

L’ancien haut responsable de l’OTAN est devenu une figure médiatique majeure de la guerre en Ukraine, grâce à ses analyses tranchées et son sens de la formule :


LCI, "Face à Darius. Rochebin", le 26/02/2025

- Général Yakovleff : Trump est un agent de Poutine et il fait le boulot de Poutine.
…Ce qui est certain, parce que là, il y a des preuves, c’est que Trump doit la survie de son empire, à au moins deux reprises, à l’argent russe. La survie de son empire, de son statut d’entrepreneur, il le doit aux Russes.
Et, depuis un mois, ce qu’il fait est conforme au plus beau des rêves de Poutine.
…Pour moi, maintenant, ce n’est pas le président Trump qui est à Washington, mais le président TRUMPINE !

- Darius Rochebin : Est-ce qu’on est à un moment où la Russie revient ? Est-ce que Trump offre à la Russie son grand retour ? Trump qui devait être un paria, qui revient, qui va discuter…, qui sera sur la scène du monde…

- Général Yakovleff : Il y a deux ou trois mois, le régime Poutine était dans les cordes.
Il était bloqué militairement sur le terrain.
Son économie ne va pas bien du tout.
Et il perdait espoir !
Maintenant, avec Trump, ils ont repris espoir.
Trump est en train de donner à Poutine encore plus que ce dont Poutine rêvait.
D’où ma théorie de Trump agent du FSB !
Je ne l’explique pas autrement.
On ne peut pas l’expliquer de façon rationnelle dans l’intérêt des Etats Unis.
Je ne peux pas l’expliquer autrement.

Trump et la Russie, une vieille histoire

Liaisons dangereuses. Dès ses premières rencontres dans les années 1970, Trump a entretenu des relations troubles avec ses « partenaires » russes.

Par Jean Lesieur
Le Point, 27 février 2025


Première fois. Donald Trump, 41 ans, alors promoteur immobilier, et son épouse Ivana en visite à Leningrad, aujourd’hui Saint-Pétersbourg, en juillet 1987.

Les insultes répétées du président des États-Unis contre Volodymyr Zelensky, l’écho qu’il donne à la propagande de Vladimir Poutine sur l’Ukraine remettent à l’ordre du jour une vieille préoccupation des services de renseignement occidentaux : Donald Trump est-il redevenu « l’idiot utile », ou pire encore, de Moscou ?

Il l’a longtemps été.

Les faits, rien que les faits, largement disponibles pour ceux qui veulent se donner la peine de lire la documentation et les sources ouvertes [1]. Nous sommes au milieu des années 1970. Jeune trentenaire, Donald travaille dans l’immobilier avec son père, très présent dans le quartier de Brighton Beach, à New York, près de Coney Island. C’est là, aussi, que viennent s’installer des émigrés que l’Union soviétique accepte de laisser partir en échange d’accords commerciaux favorables concédés par Washington. Le futur président ne manifeste alors aucun intérêt pour la politique américaine, intérieure comme étrangère. Il veut surtout gagner de l’argent, beaucoup d’argent.

Personnages sans scrupules

Semyon Kislin et Temur Sepiashvili sont les premiers partenaires russes – et mafieux – de Donald Trump. Officiellement, ils vendent de l’électronique dernier cri à tous ces nouveaux habitants d’origine soviétique que compte l’Amérique, auxquels se sont naturellement mêlés quelques agents du KGB. En effet, selon l’historien britannique Christopher Andrew et le célèbre dissident Oleg Gordievski, ancien membre des services soviétiques, le KGB fait alors évoluer sa politique de recrutement chez l’ennemi d’outre-Atlantique : les sympathisants idéologiques et institutionnels du régime communiste ne sont plus aussi courtisés que les membres de la société civile, plus intégrés, avec un spectre d’informations et de contacts plus large que les espions traditionnels.

On ne sait si Kislin et Sepiashvili roulent pour d’autres que pour eux-mêmes. En tout cas, ils font affaire avec Trump pour équiper en appareils électroniques le Commodore Hotel, que ce dernier vient d’acheter et qui devient le Hyatt Grand Central New York. Le futur président se retrouve alors propulsé dans cet univers de personnages sans scrupules, qui mélangent les affaires immobilières légitimes, le racket, les escroqueries à l’assurance, les ventes d’essence au marché noir, la contrefaçon.

Nouveaux « amis »

Donald rencontre bien quelques ennuis judiciaires. Mais son mentor et avocat Roy Cohn, brutal, malin, corrompu et corrupteur, figure célèbre et cynique du Tout-New York, le tire de tous ses mauvais pas. Rien, donc, n’entrave l’ascension de Trump dans le monde de la finance, de l’immobilier, du « people ». La mafia russe tout-terrain de New York est d’autant plus fascinée qu’apparaît dans le paysage de ses nouveaux « amis », Ivana Zelnickova. C’est une Tchécoslovaque qui n’est pas dissidente, ni nostalgique du printemps de Prague. Ses parents, communistes modèles, ne le sont pas non plus. Et, même si elle y aspire, Ivana n’est pas vraiment championne de ski, ni top model. En ces temps de guerre froide où il est malaisé de traverser le rideau de fer, Ivana épouse d’abord un agent immobilier autrichien, dont elle divorce pour rejoindre un moniteur de ski à Toronto, puis à Montréal. On la retrouve bientôt à New York, où elle fréquente surtout les boîtes de nuit. Elle épouse Donald Trump en avril 1977.

Selon des documents déclassifiés en 2016, les services de renseignement tchécoslovaques – les plus efficaces, avec les Allemands de l’Est, au service de Moscou – s’intéressent au couple. On connaît même les pseudonymes des deux agents chargés du dossier : « Al Jarza » et « Lubos ». Milos, le père d’Ivana, n’est pas farouche avec les autorités, à qui il communique volontiers les lettres que lui envoie sa fille. En échange de quoi le couple new-yorkais peut revenir à l’occasion dans la patrie de madame.

Quand Youri Doubinin a décidé de « draguer » Trump

Mais Trump ne s’intéresse toujours pas aux relations Est-Ouest ni à la politique américaine. Il continue son chemin de tycoon en devenir dans l’immobilier. On parle aussi beaucoup de lui dans la célèbre page 6 – les échos people – du New York Post. Un roman ou un film d’espionnage mettant en scène une tentative de recrutement d’un Américain par les Russes verrait sûrement ces derniers tenter le coup en amorçant un contact subtil.

C’est très exactement ce qui se passe dans la vie de Donald Trump, à l’automne 1986. Un déjeuner mondain, à New York, dont l’hôte est un homme d’affaires, Leonard Lauder, fils de la célèbre et mondaine reine des cosmétiques, Estée Lauder. Ce n’est pas le hasard qui a placé Youri Doubinine juste à côté de Donald. Ils se sont déjà rencontrés une fois. Doubinine, qui sera plus tard ambassadeur d’URSS à Washington puis à Paris, est arrivé quelques mois plus tôt comme chef de la délégation russe à l’ONU, repaire, comme chacun sait (voir La Mort aux trousses, d’Alfred Hitchcock), des espions venus du froid.

Laissons la fille de Youri Doubinine, Natalia, elle-même membre de la délégation, raconter l’histoire des débuts d’une idylle entre Trump et son père. « Je suis allée chercher mon père à Kennedy Airport, quand il est arrivé en mars, raconte Natalia. Comme c’était la première fois qu’il venait à New York, je l’ai emmené faire un tour de la ville. Sur la Cinquième Avenue, la Trump Tower l’a fasciné. Il était si excité qu’il a voulu entrer tout de suite. Trump était là. Mon père l’a tellement flatté que Trump en a été tout retourné. » Irina, l’autre fille de Doubinine, reconnaît quant à elle qu’une partie de la mission de son père, en pleine perestroïka, était de « cultiver » les hommes d’affaires américains. Il avait décidé de « draguer » Trump.

Projet de construction d’un hôtel à Moscou

D’où cette seconde rencontre où les deux hommes se retrouvent côte à côte chez la famille Lauder. Trump en fait le récit candide dans The Art of the Deal. « Une chose en entraînant une autre, écrit-il, nous voilà en train de parler de construire un grand hôtel de luxe, en face du Kremlin, en partenariat avec le gouvernement soviétique. » Rien de bien compromettant, pour le moment. Et pourtant…

En janvier 1987, Doubinine écrit à Trump. « J’ai le plaisir de vous apporter de bonnes nouvelles depuis Moscou. GoscomIntourist, l’agence soviétique du tourisme, aimerait vous inviter à poursuivre avec eux le projet de construction d’un hôtel à Moscou. » Tous les experts de l’Union soviétique le savent : Intourist est une branche du KGB chargée de surveiller, voire d’approcher, tous les étrangers qui ont la permission de venir.

Pourquoi Trump plus qu’un autre promoteur ? Dans un roman, souvent plus vraisemblable que la réalité, ce serait parce qu’il fait partie de ces hommes qui montent, éventuellement promis à un grand avenir dans leur pays. Une fois à Moscou, ils sont reçus royalement. « Tout leur est offert, raconte Viktor Souvorov, ancien du GRU, le renseignement militaire. Il y a des filles, du champagne, des boîtes de nuit, des saunas, les meilleures chambres d’hôtel, avec des caméras qui marchent 24 heures sur 24. Éventuellement, quelques mois ou quelques années plus tard, quand vous êtes devenu quelqu’un, on frappe à votre porte. On vous montre les images. »


Tête-à-tête. Avec Vladimir Poutine lors du premier sommet bilatéral entre les deux dirigeants,
à Helsinki, le 16 juillet 2018
ZOOM : cliquer l’image

Une suite « garnie » de caméras

Trump et Ivana arrivent à Moscou le 4 juillet 1987. On leur offre la suite Lénine, à l’Hôtel National, près du Kremlin, ainsi nommée parce que Vladimir Ilitch Oulianov est censé y avoir séjourné en octobre 1917. Naturellement, la suite est « garnie »… en particulier de caméras. Trump visite aussi Leningrad, pas encore redevenue Saint-Pétersbourg, son palais d’Hiver, son musée de l’Ermitage. Il retourne à New York. Enchanté. Son projet d’hôtel n’a pourtant pas avancé d’un pouce.

Il s’est en revanche pris d’une passion nouvelle pour la géostratégie et les relations Est-Ouest. Contre l’Otan et l’engagement universaliste des États-Unis. Il n’a jamais, de sa vie, émis le moindre avis sur le sujet. Mais Moscou l’a inspiré. Donald Trump investit 94 801 dollars dans une « lettre ouverte » au peuple américain, publicité d’une page entière dans le New York Times, le Washington Post et le Boston Globe. La Russie lui a-t-elle ouvert les yeux ? Tels les isolationnistes de la pire époque, tel le président qui lâche aujourd’hui Zelensky et reprend mot pour mot la propagande de Poutine, il dénonce les milliards dépensés par les États-Unis pour « la sécurité des autres ». « Pourquoi ces pays ne paient-ils pas les États-Unis pour les milliards de dollars et de vies que nous perdons pour protéger LEURS intérêts ? » s’interroge celui qui se propose aujourd’hui de mettre l’Ukraine, pays « allié », en coupe réglée, et qui invite Poutine à faire « ce qu’il veut des pays » qu’il entend cibler.

L’étrange stratégie du « leader du monde libre » est-elle simplement fondée sur son ethnocentrisme américain ? Sur des atomes crochus avec un dictateur dont il envie le pouvoir absolu et la manière qu’il a de l’exercer ? Ou sur autre chose ?

« Tous les fonds dont nous avons besoin viennent désormais de Russie »

Les années 1990 n’ont pas été toujours câlines pour les affaires de Trump, qui va de faillites en rachats de casinos ou constructions d’immeubles spectaculaires, souscrit des emprunts gigantesques qu’il rembourse mystérieusement, le tout sur fond de liens avec des mafieux de la Russie post-Eltsine. Selon le FBI, 30 antennes de la mafia russe élargie aux anciennes républiques de l’URSS s’installent aux États-Unis.

Passons sur les multiples interrogations à propos des liens de Trump – aujourd’hui rompus – avec la Deutsche Bank, dont la réputation de banque blanchisseuse du Kremlin et de Poutine n’est plus à faire. Oublions les descentes du FBI dans les Trump Towers de New York ou de Floride parce que nombre de mafieux venus de l’Est y résident ou y résidaient… Retenons deux citations qui disent tout des finances de Trump avant qu’il ne se lance vraiment dans les campagnes politiques. Donald Trump Jr., le fils aîné, dans un séminaire très officiel et très public, à New York, en 2008, reconnaît avec une incroyable candeur (mais il ne savait pas que son père deviendrait un jour président des États-Unis) qu’« une grande partie de l’argent de la Trump Organization vient aujourd’hui de Russie ». Et en 2014, à un journaliste qui lui demande comment son père réussit à financer la construction de deux golfs luxueux en Écosse, Eric, le deuxième fils, enfonce le clou. « Nous n’avons plus besoin de banques américaines. Tous les fonds dont nous avons besoin viennent désormais de Russie. »

Souvenons-nous aussi du sommet entre les deux hommes, le 16 juillet 2018, à Helsinki. Pour la première fois dans l’histoire des rencontres entre deux hommes d’État de ce niveau, aucun témoin, hors les deux interprètes, n’est admis durant leur tête-à-tête. Lors de la conférence de presse qui suit, Trump frappe les observateurs par son inertie face aux mensonges du Russe. L’ancien sénateur républicain John McCain affirme qu’« aucun président ne s’est jamais aplati de manière aussi abjecte devant un tyran ». Plusieurs anciens hauts gradés de la CIA, puis, plus tard, d’anciens collaborateurs de Donald Trump lors de son premier mandat, utilisent publiquement un vocabulaire très précis. Ils sont convaincus, et ils proclament, que « Poutine tient Trump »

Lepoint.fr

« Trump tenu par Moscou ? Plausible » (Sergueï Jirnov)

Services. L’ancien agent du renseignement soviétique en France livre son analyse.
_ Espion. Sergueï Jirnov avec sa carte de membre du KGB, où il avait été formé entre 1984 et 1987.

Propos recueillis par Marc Nexon
Le Point, 27 février 2025

Ancien officier du KGB ayant travaillé comme agent clandestin en France au début des années 1990, Sergueï Jirnov, 63 ans, est l’auteur de plusieurs best-sellers, dont Les Pires Amis (éditions Istya et Cie). Il évoque les relations que Donald Trump entretiendrait avec le renseignement russe.

Le Point : Que pensez-vous de la thèse selon laquelle Moscou tiendrait Trump depuis les années 1980 ?

Sergueï Jirnov : Elle est plausible. À l’époque, la sixième direction du KGB spécialisée dans l’espionnage et le contre-espionnage économique comprenait les huitième et treizième départements. Ces deux départements étaient chargés de suivre les hommes d’affaires, les sociétés mixtes et les organisations internationales. Or, Trump correspondait aux profils dont il fallait s’occuper. Lorsque Trump décide de se rendre en 1987 en URSS, il a déjà beaucoup d’argent. Vous vous doutez bien qu’un clignotant rouge s’allume au siège du KGB, avec l’idée de bien l’accueillir. Ce qui est très étonnant dans cette affaire, c’est que la personne qui le recommande est la fille de l’ambassadeur d’URSS à Washington. D’ordinaire, une mission comme celle-ci revient au membre d’une représentation commerciale. C’est donc tout à fait inhabituel. Certes, nous sommes au moment de la perestroïka de Gorbatchev, une période où le KGB dispose d’une marge de manœuvre plus grande. Mais, tout de même, la présence de cette femme montre qu’il s’agit d’un service VIP, hors norme.

A-t-on une idée de la façon dont se sont passés ses séjours en URSS ?

On peut facilement l’imaginer. Dès son arrivée à l’aéroport, il est pris en charge par les indics du KGB. Le guide interprète, le chauffeur, les serveuses dans les bars, le personnel d’accueil dans les hôtels, tout ce petit monde travaille pour la sixième direction du KGB et a obligation de rendre compte de ce qu’il dit, fait et de remplir des fiches. On provoque aussi des situations opérationnelles en plaçant des prostituées dans sa chambre. Et, bien sûr, on peut aussi filmer une personnalité pour avoir la possibilité de la faire chanter.

Faut-il en déduire que Donald Trump serait devenu un « agent » du KGB ?

Ce n’est pas moi qui le dis mais un ancien membre de la sixième direction du KGB, Alnour Moussaïev, également ancien président du Comité de sécurité du Kazakhstan. L’homme est plutôt sérieux. Or, il affirme qu’à cette époque Trump a été recruté en tant qu’honorable correspondant avec un nom de code : « Krasnov ».

Pourquoi « Krasnov » ?

C’est un nom de famille russe que l’on pouvait attribuer aux étrangers pour brouiller les pistes.

Et pourquoi le KGB l’aurait-il recruté ?

Ça peut paraître étrange, car on voit mal ce que Trump apporte alors au KGB. En fait, l’organisation est très complotiste. La direction du KGB estime que les hommes d’affaires américains fortunés ont leurs entrées au sein de la classe politique ou entretiennent des liens avec le complexe militaro-industriel. Il est vrai que Donald Trump commence à s’intéresser à la politique. On l’aperçoit dans les réceptions du Parti démocrate, avant qu’il ne devienne républicain. Il finance aussi des campagnes électorales. À son retour d’URSS, on peut même penser qu’il rend ses premiers services en tenant des propos élogieux sur le régime soviétique. Aux yeux du KGB, il pouvait servir d’intermédiaire pour une plus grosse prise.

Avec quoi les Russes tiendraient-ils Trump ?

Sûrement pas avec des vidéos en compagnie de prostituées. De telles vidéos, si elles existent, auraient peu d’intérêt. Vu le personnage, elles pourraient même lui valoir un surcroît de popularité. Il faut regarder davantage les aspects liés à la finance, à la mafia, au blanchiment. Il a vendu une grande partie des appartements de ses tours à New York à des mafieux russes établis aux États-Unis. Sans parler de ses actifs dans les casinos où circulait beaucoup d’argent.

Est-ce qu’il ne s’agit pas de simples rumeurs ?

Même si ses liens remontent à l’URSS, cela ne veut rien dire. Quand vous mordez à l’hameçon du KGB, vous êtes coincé. Maintenant, le kompromat n’est jamais une situation idéale. On nous apprend toujours qu’il vaut mieux travailler sur la base d’une motivation positive plutôt que négative

Lepoint.fr


GIF 28 février 2025 : Clash Trump-Zelensky à la Maison Blanche

A la suite de la violente passe d’armes entre Trump et Zelensky dans le Bureau ovale.

Le soutien à l’Ukraine et la menace de guerre commerciale sont au cœur d’une crise qui ressemble à une rupture stratégique entre les États-Unis et l’Europe, un des objectifs de longue date de la Russie.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 avait d’abord rassemblé les deux côtés de l’Atlantique. L’agression russe avait rendu sa raison d’être à l’Otan et revitalisé le camp occidental. Trois ans ; plus tard, l’Ukraine est devenue le point de rupture de l’ alliance entre les Etats-Unis et T’Europe forgée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La méfiance de Trump durant son premier mandat envers les Européens s’est transformée en hostilité ouverte. L’Ukraine et la menace de guerre commerciale alimentent une crise qui ressemble davantage à une rupture stratégique qu’à une divergence tactique. Les choix de Trump s’inscrivent dans sa vision globale des relations internationales : un univers régi par les rapports de force transactionnels ou carrément prédateurs ; une hostilité envers les alliances, notamment celle nouée avec l’Europe, qui « profiterait » de l’ Amérique. Or. la rupture de l’alliance transatlantique est l’un des objectifs de longue date de la Russie. L’Ukraine, prétexte des.négociations directes avec Moscou, n’est plus qu’un élément du réalignement majeur· de la politique américaine […]..
Le Figaro 01/03/2025

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[1] Collusion, par Luke Harding (en français chez Flammarion) ; Russian Roulette, par Michael Isikoff et David Corn ; Trump/Russia, A Definitive History, par Seth Hettena ; House of Trump, House of Putin, par Craig Unger ; Trump Revealed, par Michael Kranish et Marc Fisher.

1 Messages

  • Viktor Kirtov | 4 mars 2025 - 10:47 1

    Le clash Trump-Zelensky à la Maison Blanche du 28 février 2025 couvait avant la rencontre. En particulier, depuis l’alignement de Trump sur les positions de Poutine, qui a commencé, en ce qui concerne l’Ukraine avec un long échange téléphonique Trump-Poutine du 12 février.
    Trump est en train de lâcher L’Ukraine en rase campagne.
    En arrière plan, la volonté commune de Trump et Poutine de se débarrasser de Zelensky, ainsi que la question des clauses de sécurité que Zelensky a défendu bec et ongles, et dont Moscou ne veut pas entendre parler. Et par voie de conséquence : Trump non plus !. L’insistance de Zelensky sur ce point, lors de l’entretien, a mis Trump hors de lui. C’est à partir de ce moment que Trump et son vice-président Vance ont sorti le bazooka et attaqué violemment Zélensky, lui reprochant son "manque de respect" et de "gratitude" envers les États-Unis. Une exécution en règle et humiliante pour Zélensky avec des méthodes dignes de mafieux. Un renversement d’alliance et soumission de Trump aux diktats de Poutine, qui déclenche une onde de choc des pays européens : la réunion des alliés de l’Ukraine, en urgence à Londres le dimanche 2 mars, à l’initiative du premier ministre anglais Keir Starmer, en pointe avec Emmanuel Macron pour créer une coalition d’états volontaires, - le pilier européen de l’Otan- qui prend acte que la sécurité de l’Europe est d’abord son affaire, mais a encore besoin du soutien américain pendant une période de transition, un discours historique empreint de gravité à l’Assemblée nationale du premier ministre François Bayrou, relayé par les alertes courageuses, de même tonalité, du socialiste Raphaël Gluckmann, avant une réunion jeudi de la commission européenne sur le thème de la sécurité européenne face à la nouvelle donne géopolique initiée par Trump et Poutine. L’heure du sursaut de la vieille Europe a sonné mais il reste beaucoup d’obstacles à surmonter, à commencer par l’union nationale qui n’est pas là. A suivre.

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    Comment expliquer que Poutine s’aligne sur les postions de Poutine, contre l’Ukraine, contre ses « alliés » historiques ?
    En fait, les convergences Trump-Poutine, un mix d’intérêts financiers et d’idéologie partagée, de fascination de Trump pour « l’homme fort »qu’incarne Poutine à ses yeux, remontent à beaucoup plus loin et ont été abordées par Regis Genté dans un livre publié récemment : « Notre homme à Washington » (Grasset). Il s’en explique sur LCI lors de l’émission de 22 H du samedi 1er mars 2025, au lendemain du clash. Dans le jargon du KGB-FSB, Trump serait classé comme « contact confidentiel ». Qu’est-ce que cela signifie et sous-entend ? Pour en savoir un peu plus, visionnez la vidéo ci-après :

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