
Julia Kristeva, Prélude à une éthique du féminin Fayard, 436 p., 24,90 euros

Ce recueil d’interventions, d’articles et d’entretiens donnés par Julia Kristeva en des occasions diverses et sur une dizaine d’années, reprend et approfondit la polyphonie des sujets chers à l’auteur du Génie féminin (1999), dont les livres constituent la théorisation interrogative autant que la célébration spéculative.
JULIA KRISTEVA « corps français »

La question féminine (ou plutôt l’exclusion du féminin de la sphère de l’éthique) demeure toujours dans le prélude, c’est-à-dire dans l’incessant combat pour l’émancipation du sujet féminin. Or, ce Prélude ne se limite pas aux lectures psychanalytiques ; il constitue aussi une belle introduction à la topologie de l’œuvre complexe de Julia Kristeva : on découvre sa vie, sa pensée et ses interrogations politiques actuelles – notamment les problèmes que posent l’hyperconnexion, la société laïque à la française, la question de la justice, celle de l’identité européenne qui, aujourd’hui en crise, se limite à une vague notion de « tolérance », mais n’invite pas les autres à se mettre en question, car il y a très peu de « culture de l’interrogation et du dialogue dans des rencontres qui problématisent tous les participants ». Nous découvrons également un touchant éloge à son amie, la poétesse bulgare Blaga Dimitrova (« le mariage de la raison avec l’émotion, de l’intellect avec la féminité »), ses conversations et lettres aux « corps singuliers » : ceux des artistes Anish Kapoor et Adel Abdessemed, dont les identités d’artistes et d’étrangers trouvent de nouveaux échos dans le prisme des lectures de Kristeva.
Comme le montre sa trajectoire personnelle (de l’enfance, bulgare entre un père orthodoxe et une mère biologiste darwinienne, à l’exil parisien et son mariage avec Philippe Sollers, issu de la bourgeoisie bordelaise, et de parents gaullistes de gauche), l’identité de Kristeva est tout aussi singulière, et c’est peut-être grâce à elle que sa pensée ne se limite pas au[ militantisme utopique d’« accueil » et de « tolérance », mais se fonde [sur l’approche de la singularité de chaque individu.
Quoique Kristeva soit devenue française, de culture européenne, voire américaine d’adoption par ses livres, elle demeure cette étrangère (comme l’avait définie Barthes), cette fille de l’Est venue d’un pays oblitéré par le communisme – la Bulgarie –, où l’individu n’avait pas le droit d’exister, mais où les « masses populaires » maintenaient la vitalité du régime. L’auteur mentionne d’ailleurs la Lettre aux dirigeants de l’Union soviétique de Soljénitsyne, qui reste toujours actuelle, « face aux débris du totalitarisme qui survivent dans l’idéologie et les politiques des ex-pays communistes ». Dans de telles conditions, cultiver sa singularité paraît une tâche presque impossible, et c’est la littérature française qui lui vient au secours : « […] je me considère comme une enfant de l’Alliance française qui m’apprenait le français par les textes de Victor Hugo, Voltaire ou Colette, la plus savoureuse pour l’enfant et la jeune fille que j’étais. »
IVRESSE
Viennent ensuite le féminisme et l’« ivresse de participer au corps français », avec ces « élégants paquets-cadeaux suivant la messe de Noël à Notre-Dame, des ombres, entassées dans le métro, qui rêvaient que le communisme améliorerait leurs acquis sociaux ». Cette phrase est la plus paradoxale du livre. Venant, moi aussi, d’un pays de l’Est grâce à une bourse de l’État français, je puis me demander si cette fascination exercée par la France ne venait pas du désir matérialiste individualiste personnel (pour reprendre les vocables du langage communiste), presque inconscient, qui, dans les pays soviétiques et leurs satellites socialistes, avait valeur de crime (d’où le nombre de poètes fusillés par Staline et Mao). Mais c’est sans doute au prix, très élevé, de cet individualisme que Kristeva a nourri sa vision sensée et sensible du féminisme : « Pour que l’émancipation féminine ne sombre pas dans la guerre des sexes mais favorise cette exception spécifique à l’espèce humaine, unique parmi tous les vivants, dans laquelle chaque individu invente son sexe en recomposant sa bisexualité psychique et en reliance avec l’infini du monde. » Cette « reliance » se construit dans le temps, qui est au cœur du couple constitué d’un homme et d’une femme, comme dans la question de la maternité. Et la littérature aussi, avec des textes de Saint-Simon, Dostoïevski, Barthes, Proust, Colette… « Les gens qui ne savent plus lire ou mémoriser ne savent plus aimer non plus. Ils n’ont pas impliqué leur histoire et leurs afects dans leur lecture, dans leur manière de penser. Alors que cette réciprocité est la base du lien humain. » C’est là que se trouve tout le sens de la créativité de l’individu, et c’est précisément cela qui fonde la pensée analytique et littéraire de Julia Kristeva.
Mariia Rybalchenko
Signalons la publication de deux ouvrages de et sur l’auteur : Julia Kristeva, Polylogue, éditions des Compagnons d’humanité, 560 p., 25 euros. Et Colloque de Cerisy. Julia Kristeva : révolte et reliance (sous la direction de Sarah Anaïs Crevier Goulet, Beatriz Santos, Keren Mock, Nicolas Rabain), Hermann, 548 p., 35 euros.
Julia Kristeva. (© John Foley / Opale / Fayard)
Prélude à une éthique du feminin.
Avant-propos

24 juillet 2019, Central Hall Westminster : plus d’un millier d’auditeurs sont rassemblés dans ce lieu prestigieux pour écouter Julia Kristeva prononcer la conférence inaugurale du 51e Congrès de l’Association psychanalytique internationale (API) et de la 25e Conférence de l’International Psychoanalytical Studies Organization (IPSO).
Si Julia Kristeva est l’invitée d’honneur d’un large rassemblement de psychanalystes venus du monde entier pour « relever le défi de mettre à jour et de repenser les points de vue psychanalytiques classiques sur le féminin et leurs répercussions en psychanalyse [1] », c’est très certainement parce que son œuvre polyphonique qui « relie le langage au corps vivant » propose, comme le précise le comité international qui lui a décerné le prestigieux prix Holberg (équivalent du Nobel pour les sciences humaines, dont elle est la première récipiendaire en 2004), une « nouvelle compréhension de la migration, de l’exil et de l’altérité [2] ».
Dans le discours qu’elle partage ce jour-là, intitulé « Prélude à une éthique du féminin [3] », Julia Kristeva offre une approche créative et subversive du féminin.
L’Œdipe biphase, l’étrangeté au phallus, la bisexualité psychique plus prononcée chez la femme se jouent de l’identité sexuelle au féminin, autrement que ne le fait le genre. Et, sans facilité d’adaptation aux normes et aux valeurs (comme on l’insinue souvent), stimulent le féminin et le rendent capable de transformer en se transformant. Kristeva interroge la disjonction biologie-sens qui caractérise l’être humain et révèle comment la fécondité et l’érotisme féminins créent des liens mobiles et plastiques dont elle explore la vitalité. Élargissant la conclusion donnée dans le troisième tome du « Génie féminin [4]
Au moment de composer ce volume qui rassemble des interventions d’origines diverses (articles parus dans des revues, discours inédits, entretiens variés, tribunes) et dont les textes entrent parfois en résonance [5], reprenant ici et là des éléments qui font sens différemment dans leurs contextes particuliers, ce discours s’est imposé comme point d’aimantation naturel en raison de son importance non seulement dans le temps présent, mais aussi au sein d’une recherche au long cours.
La bibliographie de Julia Kristeva témoigne en effet de la présence continue de cette réflexion autour et depuis le féminin. Axe majeur de sa pensée depuis des décennies, elle irrigue ses essais et articles à travers ses multiples résonances et incarnations (femmes, féminisme, féminin, maternel, maternité…) : d’Histoires d’amour (1983) à Pulsions du temps (2013), en passant par Les Nouvelles Maladies de l’âme (1993), Sens et non-sens de la révolte (1995), Soleil noir. Dépression et mélancolie (1987) ou encore La Haine et le Pardon (2005), l’œuvre entière peut se lire comme une traversée du féminin [6] qui polarise d’ailleurs la pensée jusqu’à s’imposer parfois dans le titre même des essais (Le Féminin et le sacré, 1998 ; Seule une femme, 2007).
À cet égard, une première manifestation d’envergure se joue dès 1974 avec la parution du livre Des Chinoises [7]. Impulsé par un mouvement féministe qui en passe commande, l’essai est tout à la fois pour Kristeva l’occasion de poser les fondements de sa pensée (même si elle prend ses distances en 2001 avec ces travaux) et de voir se confirmer l’idée que son engagement féministe se fera loin des groupes et des chapelles, parfois dogmatiques. C’est d’ailleurs dans cette position de distance attentive et critique que se réalise le mieux celle qui, « monstre de carrefour [8] », se nourrit de tous les éléments réflexifs que la littérature, les arts, la politique, les sciences humaines, mais aussi sa pratique du divan et de l’écriture lui apportent pour forger ses propres outils et proposer une vision critique du monde tel qu’il se dit, se fait, s’écrit.
Si le féminin, sous ces auspices variés, ses diverses incarnations et multiples problématiques – questionnements des rapports homme-femme, du maternel et de la maternité, de l’identité, de la psychosexualité féminine, du féminin en l’homme – irrigue sa traversée du sensible, c’est certainement la trilogie du « Génie féminin [9] » qui en constitue la face la plus connue. En se centrant sur trois femmes illustres et hors norme, chacune dans leur domaine – la philosophe allemande Hannah Arendt (1906 1975), la psychanalyste Melanie Klein (1882 1960) et l’écrivaine Colette (1873 1954) –, Julia Kristeva cherche à déceler ce qui, de la vie et des écrits de ces trois génies, pourrait revenir au féminin [i], à cerner « la singularité créatrice » de chacune. Celle que l’autrice interrogera aussi chez et avec Émilie du Châtelet, Olympe de Gouges, Madame Roland ou encore Marguerite Duras.
Julia Kristeva ne se satisfait cependant pas du cadre institutionnel et académique. Son rapport au féminin est aussi action féministe : attention soutenue aux contraintes qui entravent la réalisation au quotidien de celles qui viennent déposer angoisses et désirs sur son divan, mais aussi (plus largement et hors d’un cabinet dans lequel résonnent les soubresauts du « village planétaire [10] ») inquiétude pour les femmes soumises à l’emprise des croyances et fondamentalismes divers, horreur devant les féminicides, souci généralisé de l’humain et de son féminin, qui se traduit par des tribunes, des prises de parole et des actions – réversion de la somme [11] reçue pour le premier volume du « Génie féminin » à l’ong HumaniTerra [12], création en 2008 du « Prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes ».
Simone de Beauvoir, attentive à la condition partagée, mais aussi à l’individualité de chacune, est d’ailleurs une figure incontournable à laquelle Julia Kristeva rend hommage, revivifiant un demi-siècle plus tard la formule emblématique du Deuxième Sexe (« On naît femme, mais je le deviens [13] »). La proximité avec cette figure majeure du XXe siècle, dont Kristeva se distancie aussi à l’occasion de façon critique, se retrouve incidemment dans cette manière de prolonger l’essai dans et par la fiction avec ses héroïnes qui prennent corps au sein des « romans du Sujet [14] » comme Stéphanie Delacour, Sylvia Leclerc ou avec les personnalités hors norme qui sont au centre de son écriture, à l’instar d’Anne Comnène (Meurtre à Byzance, 2004), princesse byzantine qui fut une des premières historiennes, ou de Thérèse d’Avila (Thérèse mon amour [15]), sainte mystique hors norme qui jouit dans sa foi.
Que ce soit dans son expérience analytique, dans ses propositions théoriques, dans la fréquentation des arts et de la littérature ou dans l’écriture nocturne de ses romans, Julia Kristeva ne cesse donc dans cet ouvrage d’interroger et de sonder le féminin, le plaçant en son centre tout à la fois de la réflexion et de son organisation concrète.
En effet, la troisième partie de ce volume, intitulée « Éthique du féminin », accueille non seulement le texte qui donne son titre à cet essai mais aussi deux autres réflexions majeures : l’une sur Colette dont le féminin investit les liens, l’altérité et la sensorialité, l’autre sur l’érotisme maternel dont la reliance n’ignore pas l’abjection. Toutes deux soutiennent cette éthique du féminin, un féminin transformatif que Kristeva explore plus spécifiquement dans cette partie, mais qui essaime tout au long du volume.
La première partie interroge de fait le féminin mais en le saisissant sous l’angle du politique. Dans cette section, Julia Kristeva ausculte le monde globalisé dans lequel le délitement des valeurs et du lien social laisse place à la violence extrême, aux intégrismes, aux dogmatismes, à la haine et au mal radical. Analysant la façon dont, dans la crise sociale comme dans les moments de désorganisation subjective, on assiste à un retournement de la haine et de la dépréciation de soi contre l’autre, Julia Kristeva en situe les origines dans la place charnière du besoin de croire. Exacerbé dans le contexte actuel, il conduit vers cette maladie de l’idéalité où il devient impossible de trouver sens et valeur, le seul recours pouvant être la pensée, l’interprétation et la poésie. Cette partie se conclut par le texte « La parole libre est encore à venir » qui commente le phénomène MeToo, nouvelle étape de l’émancipation et des droits des femmes.
La deuxième partie de l’ouvrage se concentre plus précisément sur la psychanalyse. À l’écoute du mal-être constitutif des sujets parlants, Julia Kristeva conçoit l’analyse comme une expérience de liberté et de vitalité permettant d’inventer de nouveaux liens et de nouvelles créativités. Se révèle ainsi au fil des textes une conception de la psychanalyse comme poïétique en dialogue avec la littérature et le langage.
« L’expérience des limites » en explore dans la quatrième partie des voies diverses, les « cas limites », la « folie maternelle », la néoténie et la perversion rappelant les travaux de psychanalystes aujourd’hui disparus qui ont marqué le parcours analytique de Kristeva (notamment Il se Barande et André Green). En revenant aussi sur la pandémie, les impasses politiques et économiques de son appréhension, tout comme la profondeur de la solitude révélée par le confinement. La partie s’achève sur une tonalité aussi intime que vivace dans le dialogue avec Philippe Sollers sur le couple.
« Penser la pensée littéraire », texte sur lequel s’ouvre la cinquième partie consacrée à l’écriture et la langue, rappelle l’enseignement de Julia Kristeva à l’Université Paris 7-Denis-Diderot et convoque Rimbaud, Lautréamont, Mallarmé qui « ont fait entrer la poésie et la littérature dans la modernité ». Kristeva interroge l’apensée de cette « littérature de l’impossible » jusqu’à l’abjection de Céline, qui obligent la théorie littéraire à se confronter aux crises du sujet moderne, à la rupture des valeurs et du sens. On y voit comment Kristeva interroge et formalise les ruptures en littérature et questionne la modernité via une littérature de l’impossible, le reflet des sujets des temps présents et la crise des valeurs et du sens. Comme Saint-Simon incarnant la souveraineté de la langue française, Dostoïevski et Soljénitsyne révélant l’empreinte du christianisme orthodoxe sur cette culture eurasienne qui menace l’Occident aujourd[217 ;hui nous invitent à la connaître ; mais aussi des percées libertaires plus méconnues dans la diversité européenne, telle la dissidente Blaga Dimitrova, poétesse et romancière bulgare.
Consacrée à « la chair des mots et des images », la sixième partie est une plongée analytique et sensible dans l’univers de la peinture contemporaine. Julia Kristeva revient à son exposition « Visions capitales », sur la décapitation au Louvre (1998) pour continuer à prospecter le regard et le visible avec Méduse et s’adresser à deux artistes dont les œuvres sont en résonance avec ses préoccupations éthiques et esthétiques (Adel Abdessemed et Anish Kapoor, voir cahier central), sans pour autant perdre de vue le féminin, féminin de la femme, de l’homme, de l’artiste, jamais loin de la « jouissance féminine » comme y appellent au demeurant les derniers mots du livre.
Car le lecteur le constatera : dans cet ouvrage immergé dans le temps – politique, psychanalytique, littéraire, artistique, humain –, dans sa profondeur, mais aussi dans son actualité la plus brûlante (de la radicalisation des adolescents à l’explosion des pulsions de mort dans un monde globalisé), le féminin est perpétuellement à l’horizon du questionnement.
Pierre-Louis Fort
Myriam Leibovici
Artpress.com


Essayiste, romancière, psychanalyste, Julia Kristeva, docteur honoris causa de plusieurs universités, dont l’œuvre est traduite dans de nombreux pays – et intégralement aux États-Unis –, a reçu en 2004 le Prix Holberg, équivalent du Nobel pour les sciences humaines.
Entretien à la Librairie Mollat

Julia Kristeva vous présente son ouvrage "Prélude à une éthique du féminin" aux éditions Fayard. Entretien avec Clotilde Leguil.

[1] Virginia Ungar, « Welcome from IPA President », The Feminine, Londres 2019 programme, p. 5.
[3] Une nouvelle version en sera proposée lors du colloque de Cerisy en 2021.
[4] Julia Kristeva, « Le Génie féminin », tome III : Colette, Fayard, 2002, p. 566.
[5] Des notes de bas de page permettront au lecteur de circuler d’un texte à l’autre quand des échos sont présents. Le choix a été fait de les conserver afin de préserver la dynamique de chacun de ces textes qui, au moment de leur rédaction, n’avaient pas vocation à constituer un essai, mais à être lus ou entendus indépendamment les uns des autres.
[6] Parmi les plus commentés, certainement « Stabat Mater » dans Histoires d’amour (Denoël, 1983), les « Figures de la dépression féminine » dans Soleil noir. Dépression et mélancolie, Gallimard, 1987, « Le temps des femmes » dans Les Nouvelles Maladies de l’âme, Fayard, 1993, « De l’étrangeté du phallus, ou le féminin entre illusion et désillusion », dans Sens et non-sens de la révolte, Fayard, 1996, « La guerre des sexes depuis l’Antiquité », « La passion selon la maternité » et « La fatigue au féminin » dans La Haine et le Pardon, Fayard, 2005, « Des femmes : pour quelle civilisation ? », « L’érotisme au maternel », « Antigone, la limite et l’horizon » dans Pulsions du temps, Fayard, 2013.
[7] Julia Kristeva, Des Chinoises, Éditions des femmes, 1974, réédition Pauvert, 2001.
[8] Julia Kristeva, « Bulgarie, ma souffrance » in L’Infini, no 51, automne 1995, p. 43.
[9] Id., « Le Génie féminin », tome I : Hannah Arendt, Fayard, 1999 ; tome II : Melanie Klein, Fayard, 2000 ; tome 3, Colette, Fayard, 2002.
[i] Id. « Le Génie féminin », tome III, op. cit., p. 544.
[10] Voir, entre autres, Julia Kristeva, Possessions, roman, Fayard, 1996 et La Haine et le Pardon, op. cit.
[11] Prix Hannah-Arendt pour la pensée politique 2006.
[12] Association soutenant les femmes afghanes qui se sont immolées pour échapper à des mariages forcés.
[13] Julia Kristeva, Beauvoir présente, Fayard, collection « Pluriel », 2016, p. 14.
[14] Julia Kristeva, Beauvoir présente, Fayard, collection « Pluriel », 2016, p. 14.
[15] . Julia Kristeva, Thérèse mon amour, Fayard, 2008.
Prélude à une éthique du féminin.
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