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Séminaire de Stéphane Zagdanski. 34ème séance : Heidegger contre les robots

D 25 novembre 2021     C 1 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Mise à jour régulière. A.G.

La Gestion Génocidaire du Globe (saison 3)


Les deux saisons précédentes du séminaire (30 séances)

« On s’en souviendra de cette planète ! » (sur le sanitarisme 1), 31ème séance, 29/09/21

Il y sera question de la crise sanitaire, après une introduction sur la raison du choix des deux thématiques de cette année, la Santé et le Sionisme, plus précisément les deux idéologies qui leur sont consacrées : le “Sanitarisme”, et l’Antisionisme.

Extrait de la séance :

« …On constate là un nouveau pas, inédit me semble-t-il dans l’histoire du sanitarisme, dans l’hystérisation du regard médical auquel en théorie rien ne devrait jamais pouvoir échapper. Cette hystérie se doublant d’une autre hystérisation sociale du regard comme du discours, avec les statistiques des morts égrenées à la télévision quotidiennement afin de bien plaquer sur la rétine de la population la fatalité invisible (les morts ne sont plus que des chiffres, les vrais morts étant soustraits, hystériquement encore, au regard des familles) d’une maladie que le biopouvoir a tout intérêt à déclarer incurable – en attendant que les laboratoires fabriquent la marchandise adéquate (le vaccin) et le consentement qui l’accompagne (la communication gouvernementale).
Dans le sillage de Foucault, la question qu’on devrait se poser aujourd’hui est : de quoi le regard médical contemporain est-il constitué ? Dans quel nouvel univers optique la médecine contemporaine se déploie-t-elle ? Y aurait-il un rapport entre l’inédite liberté accordé par la Technique moderne à l’intrusion du regard au cœur le plus intime du corps humain (microscopes électroniques, scanners, irm, opérations chirurgicales à grande distance grâce à la 5g etc.), et la relation numérique (adossée au Big Data) que ce regard assisté par ordinateur entretient avec la maladie et la mort ?
Qu’implique exactement, par exemple, la réduction du vivant, humain et virus inclus, au génotype ? Est-ce un hasard si, en 2012, après que des savants italiens de l’université de Gènes (sic) ont observé pour la première fois au microscope électronique la structure en double hélice de l’adn, d’autres savants du Broad Institute de Cambridge ont mis au point en 2019 un « microscope à adn », qui « permet d’observer à la fois la disposition des cellules et leur contenu génétique, grâce à une approche ingénieuse combinant biochimie et reconstitution algorithmique » ?
Qu’a-t-on affaire d’autre ici sinon à un regard se regardant regarder par l’intermédiaire du mathème, et faisant de cette pure abstraction spéculaire l’universel noyau d’une entité exorbitée de ce qui depuis toujours constitue la gloire d’être humain, ce qu’Edgar Poe nomme, dans un texte que nous allons bientôt découvrir : « the poetic intellect », que Baudelaire rend par « l’esprit poétique ».
La maladie a beau être inédite (et cet inédit-là est-il si inédit ?) , tout ce qui s’organise autour d’elle depuis près de deux ans est donc fort reconnaissable, à condition évidemment d’avoir eu les bonnes lectures, celles-là même qui permettent de comprendre en quoi la tabula rasa est un leurre.
La séance d’aujourd’hui, introductive à ces importantes questions, sera donc consacrée à poser quelques bases pour l’examen de ce néo-monde dans lequel la pandémie est apparue, ce qui se résume en somme à poser la double interrogation : En quoi ce néo-monde est-il nouveau et en quoi ne l’est-il pas ? »

Conspiration de la parlotte, misère du bredouillis (sur le sanitarisme 2), 32ème séance, 12/10/21

A noter au début de la séance, la longue présentation de la pensée de Heidegger à partir d’un certain nombre de textes prémonitoires publiés dans Essais et conférences et dans Qu’appelle-t-on penser ?.

Les animaux malades de la Cybernétique (sur le sanitarisme 3), 33ème séance, 2 novembre 2021

Heidegger contre les robots (sur le sanitarisme 4), 34ème séance , 25 novembre 2021

Cette séance tâchera de repérer les fondements de la critique par Heidegger de la Cybernétique, depuis les analyses sur la “Dictature du On” dans Être et Temps jusqu’à la “Machine à penser” dans Le Principe de Raison, en passant par la prise en considération de la Logique, de la Dialectique et de la Logistique dans la pensée heideggérienne.

Tous les renseignements sur la GGG (séances précédentes, audios des séances, etc.)


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1 Messages

  • Albert Gauvin | 29 novembre 2021 - 12:59 1

    Hermann Schmidt et les fondements de la cybernétique

    L’histoire de la cybernétique revient souvent sur les « génies » américains à qui l’on doit cette « discipline » qui n’en est pas une : Norbert Wiener, John von Neuman, Warren McCulloch, Gregory Bateson, etc. Ce faisant, on fait de la cybernétique le symbôle et le fondement de notre modernité « occidentale » débarassée du nazisme. Pourtant, il va de soi qu’un tel élan pour «  le contrôle et la communication chez l’être vivant et la machine » couvait déjà depuis plusieurs années en Occident. Dans cet article de notre rubrique cyber-philo-technique, nous partons à la découverte d’un autre fondateur : Hermann Schmmitt, et sa tentative de fonder un « Institut de la régulation » vers 1941. C’est peu de dire qu’on sort ainsi d’un récit triomphaliste qui associe la cybernétique avec la victoire sur la nazisme : voici un physicien, ancien ingénieur chez Siemmens et membre du NSDAP, qui propose de mettre au point une théorie générale de la régulation et de «  régler tout ce qui est réglable  ». Avec lui, nous avons moins à faire à un mathématicien génial qu’à un ingénieur rigoureux et systématique, dont l’influence est encore à mesurer. Bonne lecture.