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Gérard Guest, "Ce que savait Heidegger" (1 et 2) (25-04-09)

D 27 avril 2009     C 1 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   


Après la première séance du séminaire de Gérard Guest (février 2009) consacrée à la Lettre sur l’humanisme que vous pouvez écouter ici,

la deuxième séance du samedi 25 avril 2009 est en ligne.

"Ce que savait Heidegger" (suite)

(on peut consulter le sommaire de toutes les séances depuis le début sur la page suivante)

La Lettre sur l’humanisme parle "seulement à mots couverts" (7’ 39)

Retour sur la traduction de l’Ereignis comme "l’Avenant" par Henri Crétella (7’ 09) [1]

Lecture du passage de la Lettre sur l’humanisme où apparaît "l’avenant" (5’ 41)

L’aventure de la pensée (8’ 00)

La venue (die Ankunft) de l’Être sur l’homme (5’ 26)

"L’avenant" (das Ankommende) selon Heidegger (5’ 57)

Distinction entre l’Ereignis et l’Avenant (5’ 06)

Le Danger en l’Estre (18’ 56)

Critique de la traduction d’Ereignis par "avenant" (9’ 21)

Noblesse du dialogue critique entre penseurs (4’ 13)

Comment Heidegger entendait-il "avenant" ? (1’ 30)

L’ "autre langue" de la Lettre sur l’humanisme (6’ 22)

L’homme, "poème commencé de l’Être" (6’ 06)

Comment redonner un sens au mot "humanisme" ? (8’ 53)

La question de l’éthique (8’ 59)

Malignité de l’Être et violence de l’homme chez Sophocle (8’ 10)

Êthos et Oïkos : l’habiter (15’ 03)

Origine de la métaphysique (8’ 01)

Volonté de puissance et principe de raison (11’ 17)

L’humanisme inhumain (7’ 17)

oOo

[1Lors de cette séance du Séminaire, Gérard Guest se réfère à plusieurs reprises au n° 95 de L’Infini, Spécial Heidegger, et notamment à son texte Le Tournant — dans l’histoire de l’Être. Il est conseillé de s’y reporter.


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1 Messages

  • A.G. | 8 mai 2009 - 12:57 1

    Questions à Gérard Guest à propos de la Lettre sur l’humanisme.

    On connaît l’énigme de La Lettre volée d’Edgar Poe (The purloined Letter) ; on sait que le terme purloined est susceptible de plusieurs traductions : volée, détournée, dérobée, retournée, prolongée, etc. Comme le rappelle Henri Justin dans Avec Poe jusqu’au bout de la prose dans un chapitre qu’il intitule La Lettre dérobée, « Jacques Lacan brodera brillamment sur le sémantisme de Purloined ».
    _ Il y a peut-être une énigme plus grande encore de la Lettre sur l’humanisme...

    Relisant les « conversations » avec Jean Beaufret (1976-1981) qui se trouvent dans le livre de Frédéric de Towarnicki, « A la rencontre de Heidegger » (Arcades-Gallimard, 1993), je tombe sur ce passage (p. 249) que je reproduis ici en soulignant tous les termes qui méritent un questionnement :

    « [F. de Towarnicki]Vous avez souligné en 1956 que la Lettre sur l’humanisme que Heidegger vous a adressée en 1947 à votre grande surprise, et dans laquelle il explique son " tournant " philosophique, fut le premier écrit qu’il publia " au terme d’un silence d’écrivain qui durait depuis dix-huit ans et que chacun était libre d’interpréter à sa guise ". Le texte de Heidegger est une mise au point qui éclaire ce qui différencie son questionnement de l’existentialisme en général et aussi des positions de Sartre exprimées dans son livre L’existentialisme est un humanisme , différence que vous avez vous-même souvent expliquée. Est-il vrai qu’il y avait plusieurs versions de cette Lettre et que l’une d’elles a même été perdue ? Vous évoquiez à ce sujet l’existence de nombreuses variantes dans les cours et les écrits de Heidegger.

    [J. Beaufret] — Il existe trois versions de la Lettre sur l’humanisme. La première, le garçon qui l’avait traduite en français l’avait oubliée dans un taxi, et elle a été perdue. A Fribourg, j’en ai trouvé une copie, un peu différente ; il devait y en avoir plusieurs. J’ai donc retrouvé la Lettre sur l’humanisme. Mais j’ai prêté cette version à Roger Munier à l’époque où il faisait son édition bilingue pour Aubier, et elle ne m’a jamais été rendue.

    En somme, il y a trois versions :

    le premier texte dactylographié que j’ai reçu,

    le texte qui a paru aux éditions Franke à Berne, accompagné du texte sur La doctrine platonicienne de la vérité, version dont Heidegger disait lui-même qu’il l’avait modifiée en certains endroits.

    Troisièmement, l’édition Klosterman, qu’a suivie la traduction de Roger Munier et qui est encore légèrement différente de l’édition Franke.

    Il devrait être très intéressant de comparer les trois états.

    Mais il en manque un, le premier, dont la moitié a été traduite et publiée dans la revue Fontaine. On a la traduction française de cette première moitié, mais le texte, où le retrouver ? Je n’en sais rien.

    Heidegger en avait-il un exemplaire ? C’est possible. Il faut alors admettre qu’il doit se trouver parmi les papiers qui sont dans les archives...

    Peut-être ces trois versions seront-elles publiées dans l’Edition intégrale qui, m’a-t-on dit, va sortir trois livres par an. Heidegger m’avait envoyé l’annonce de cette publication il y a deux ou trois ans, et devant l’indication que les livres seraient publiés à la cadence de trois volumes par an environ, il avait mis simplement à l’encre rouge des points d’exclamation. Il jugeait cela hautement improbable. »

    En sait-on plus aujourd’hui, c’est-à-dire trente ans après que Jean Beaufret a tenu ces propos qui ouvrent un abîme quant à l’interprétation de la Lettre sur l’humanisme (du texte, de sa circulation, de sa dissémination, de sa publication, de sa traduction) ?