vous etes ici : Accueil » NOTES » Michaël FERRIER, Jean-Philippe TOUSSAINT, Cécile GUILBERT, la sélection (...) par : PileFace.com
  • > NOTES

Michaël FERRIER, Jean-Philippe TOUSSAINT, Cécile GUILBERT, la sélection livres de Libé

D 14 septembre 2019     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Par SERVICE LIVRES
Libération, 13 septembre 2019

Les choix du cahier Livres et les coups de cœur des libraires sur le site onlalu.

Scrabble, de Michaël Ferrier. Mercure de France « Traits et portraits », 232 pp., 21€.

Pour la belle collection d’autobiographies dirigée par Colette Fellous, Michaël Ferrier rejoint le temps de l’enfance. Une enfance particulière, puisqu’elle se situe au Tchad, et que le cours de l’existence est fracassé par la guerre civile, en février1979. C’est une enfance qui ne connaît pas la transition, qui cesse soudain devant les armes, le sang, les cadavres. En attendant, escaladons « l’arbre des saisons » et sortons le plateau du Scrabble : jouer calmement tiendra les menaces en respect.

La Clé USB, de Jean-Philippe Toussaint.Editions de Minuit, 192 pp., 17€.

Prospective, bitcoins, stockage, blockchain : sans décoder, Toussaint se surpasse. Le narrateur travaille à Bruxelles, à la Commission européenne, et tout le monde le croit au Japon alors qu’il est parti pour la Chine rencontrer des pontes qu’il suspecte d’être plutôt des pirates. Il est contacté par des Bulgares, se fait voler son Mac Book Air, et se demande s’il faut ramasser la clé USB qu’un de ses contacts a fait tomber. Un suspense burlesque, mais aussi beaucoup d’émotion.

Nouvel An, deJuli Zeh. Traduit de l’allemand par Rose Labourie, Actes Sud, 192 ?pp., 20€.

Un jeune père de famille est venu avec les siens passer une semaine à Lanzarote. Il croit être là pour oublier (son couple qui bat de l’aile, ses angoisses handicapantes, ses défaites), et c’est son passé qui va lui sauter à la figure. Il croit pédaler vers les sommets, mais il va être victime d’un vertigineux rétropédalage. A moins que les impressions de sortilèges aient une explication, et que ce séjour ait valeur d’exorcisme. Le grand retour de l’auteure de la Fille sans qualités.

Ecrits stupéfiants, de Cécile Guilbert. « Bouquins » Laffont, 1444 pp., 32€.

La drogue est au centre de leur œuvre, ou de leur vie, ou les deux : les écrivains n’ont pas seulement abusé du tabac et de l’alcool. D’Homère à Will Self, d’Edgar Allan Poe à Clara Malraux, de l’opiomane Pierre Loti à Nelson Algren racontant les affres d’un accro à la morphine, Cécile Guilbert a rassemblé une anthologie unique en son genre de la came sous toutes ses formes, et tous ses usages. La critique à lire ici.

La fabrique de l’écrivain national, d’Anne-Marie Thiesse. Gallimard, 448 pp., 26€.

« Pas de véritable nation sans littérature, pas de véritable littérature qui ne soit nationale. Ce double principe qui s’est imposé depuis le romantisme européen a fait de l’écrivain une figure hybride entre culture et politique, individualité créatrice et identité collective. »Ainsi l’historienne entame-t-elle son essai. Un large panorama qui nous mène jusqu’à Michel Houellebecq. La critique à lire ici.

Et retrouvez comme toutes les semaines les recommandations des libraires indépendants avec le site Onlalu.com.


Un message, un commentaire ?

Ce forum est modéré. Votre contribution apparaîtra après validation par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • NOM (obligatoire)
  • EMAIL (souhaitable)
Titre
Ajouter un document
  • Lien hypertexte

    LIEN HYPERTEXTE (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)