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Camille Pépin et James Joyce, Chamber Music

D 22 mars 2019     C 1 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Étoile montante de la jeune génération de compositeurs, Camille Pépin a choisi de s’entourer pour son premier album des interprètes qui l’accompagnent depuis ses débuts. Son oeuvre se saisit de nombreuses influences : de la littérature anglaise aux estampes japonaises, de la mythologie à l’astronomie ; des éléments disparates qui portent tous un point commun : le voyage.
Fusion de tous ces éléments, la musique de Camille Pépin se distingue avant tout par son aspect rythmique, dansé, presque incantatoire, où le lyrisme nous guette.

Camille Pépin : Chamber Music

Ensemble Polygones

Hi-Res 24 bits – 96.00 kHz
Inclus : 1 Livret numérique
À paraître le 22 février 2019 chez NoMadMusic
Artiste principal : Ensemble Polygones
Genre : Classique
Certaines pistes sont uniquement disponibles à l’achat en téléchargement
VOIR ICI

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Chamber Music sur des poèmes de James Joyce
(traduction de Philippe Blanchon, éditions La Nerthe)

« Chamber Music pour mezzo-soprano, violon, violoncelle, cor, clarinette, piano et chef d’orchestre. Sur des poèmes de James Joyce. Commande du festival Présences Féminines. Dédiée à Fiona McGown et l’Ensemble Polygones © Éditions Jobert. Un appel de clarinette posé sur un diaphane tapis de cordes, une immensité lumineuse : c’est ainsi que débute Chamber Music sur des poèmes tirés du recueil éponyme de James Joyce (1909), peignant à la fois la beauté de la nature et les tourments de l’âme amoureuse (de la contemplation extatique à l’amour charnel). Autour d’un unique thème générateur qui sera répété et transformé durant toute l’œuvre, Camille Pépin dresse une œuvre monde en forme d’arche, avec ses réminiscences se répondant les unes les autres. Dans cette œuvre, les instruments sont traités sur un pied d’égalité avec la voix, leurs lignes se mêlant ainsi en un même organisme en gestation et au développement harmonieux. » Extrait du livret.

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Fiona Mcgown, mezzo-soprano,
Léo Margue, direction Ensemble Polygones
(Alexandre Collard, cor ; Natacha Colmez-Collard, violoncelle ; Carjez Gerretsen, clarinette ; Louise Salmona, violon ; Guillaume Sigier, piano)

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Camille Pépin s’empare des poèmes de James Joyce dans l’album "Chamber Music"

Musique matin du mardi 12 février 2019 par Saskia De Ville
Camille Pépin nous présente un disque de musique de chambre. Un projet mené avec l’Ensemble Polygones qui s’empare d’influences extra-musicales distinctes : la littérature anglaise de James Joyce, la mythologie ou encore l’astronomie.
réalisé par : Yassine Bouzar.

Extrait :

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Indra

Si vous avez aimé l’extrait d’Indra qui conclut l’entretien de France Musique, vous pouvez écouter la version complète écrite en hommage à Nadia Boulanger et créée en mars 2017 par la pianiste Célia Oneto Bensaïd et la violoniste Raphaëlle Moreau.

Dans la présentation de la composition, Camille Pépin écrit :

« Indra est le dieu de la guerre et de l’orage. Ses attributs sont l’éclair et l’arc-en-ciel. Doté de pouvoirs magiques, Indra affronte le serpent Vrtra qui retient les eaux célestes, faisant ainsi souffrir le monde d’une grande sécheresse. Indra le combat et délivre les eaux du ciel en transperçant les nuages. Tel est le mythe qui m’a inspiré.
J’ai eu envie d’écrire une pièce rythmique, puissante et énergique, pour rendre hommage à la force et au courage de Lili Boulanger en tant que femme artiste. [...]
Tout l’enjeu de cette oeuvre était de représenter cette force et cette volonté : comment rendre cette vivacité et cette fougue de l’orage — de ce combat — avec seulement deux instruments ?
J’ai ainsi conçu une pièce alternant des épisodes nerveux et pulsés — guerrier — à des épisodes plus légers et dansants — vif, aérien. J’ai recherché des sonorités martiales en pensant véritablement l’oeuvre d’une façon "orchestrale" avec des appels de cors ou encore des coups de grosse caisse. Un bref épisode aux couleurs flûtées sur un tapis scintillant de harpe — magique et incantatoire — rappelle les pouvoirs magiques d’Indra avant de retrouver la nervosité et la pulse initiales [1]. »

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Indra est repris sur le disque Chamber music (à paraître le 22 février).

« Avec ma pièce Indra, le but était un peu de répondre à un monsieur à un concert qui m’avait dit qu’il avait senti dans ma musique que c’était une femme qui composait, en expliquant que c’était « très fleuri et plein de fraîcheur ». Ça m’avait tellement énervée que j’avais décidé d’écrire une œuvre rythmique, guerrière, très énergique pour qu’il constate qu’une compositrice ne fait pas de la musique douce. Il n’y a pas de musique féminine ni de musique masculine. »

LIRE : Camille Pépin : « Il n’y a pas de musique féminine ni de musique masculine » : entretien, 11 Janvier 2019.

Le site de Camille Pépin

VOIR AUSSI : Luciano Berio : Hommage à Joyce
James Joyce, trois traductions de ses poèmes

A.G., 13 février 2019.


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