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Francophonie : des paroles et des actes

D 27 janvier 2018     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

La plateforme Internet pour le projet Francophonie annoncée par Emmanuel Macron le 4 janvier 2018, dans ses vœux au corps diplomatique , a été lancée, sans tarder, vendredi 26 janvier.
Elle est consultable ICI :

« Mon idée pour le français » est une consultation publique mondiale ouverte en ligne.
Lancée par la Présidence de la République et mise en oeuvre par l’Institut français, elle permet de recueillir des idées du monde entier pour promouvoir l’utilisation du français et le plurilinguisme.

Du 26 janvier 2018 au 20 mars 2018, les francophones sont invités à contribuer librement à cette consultation citoyenne en ligne, à l’issue de laquelle, Emmanuel Macron proposera un « grand plan » pour le développement du français.

Les sous-titrages sont de pileface (V.K.)
D’après un texte de Marie-Estelle Pech pour Le Figaro

[…] Comment dépoussiérer l’image de la francophonie, tant en France qu’à l’ étranger ?

« Les Français n’ont pas assez conscience de leur appartenance à la francophonie.

Ce plan contribuera à susciter cet engagement », a affirmé vendredi matin Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, lors du lancement officiel du site, vendredi à Paris.

Combien de locuteurs du français ?

Le nombre de locuteurs du français devrait quasiment tripler d’ici à 2050, de 274 millions aujourd’hui à 750 millions, grâce à l’explosion démographique africaine. « Quand on regarde les chiffres, on peut faire cocorico mais on a aussi des fragilités », a dit le secrétaire d’État, appelant à faire un effort sur l’éducation, la formation et l’apprentissage du français : « Comment enrayer le déclin dans des espaces traditionnellement francophones ? Au Vietnam, le nombre d’apprenants baisse »’ a-t-il indiqué devant la ministre de la Culture, un parterre d’académiciens, d’ambassadeurs et de membres de l’Institut français.

Mettre de l’ordre entre les différents acteurs français de la francophonie

L‘Institut français était présent lors de cette annonce, - la plateforme de consultation a été réalisée par cet Institut – mais nul représentant des Alliances françaises, pas plus que de membres du réseau de l’ AEFE, l’ Agence pour l’enseignement du français à l’étranger. Cela aurait un peu abimé la photo de famille. Hasard du calendrier, le lancement de cette « plateforme citoyenne » vient se télescoper avec les grognements budgétaires de deux réseaux d’influence majeurs de la francophonie, L’ AEFE (l’agence qui gère un grand nombre de lycées français à l’étranger) et la Fondation Alliance française.

Les Alliances, 822 organismes distincts de la Fondation, organisent de Nairobi à New York plus de 20 000 événements culturels par an et proposent des cours à plus de 500 000 étudiants dans le monde, ce qui leur permet de s’autofinancer à · 96 % . Plus du tiers des administrateurs dont le président, Jérôme Clément, de la Fondation Alliance française, censée chapeauter le réseau, ont annoncé il y a dix jours leur démission, « la situation financière de la Fondation ne permettant pas d’établir un budget 2018 conservant à celle-ci les moyens de poursuivre ses activités ». Une démission liée à un contentieux juridique opposant la Fondation à l’Alliance française de Paris, qui estime avoir été spoliée et refuse de payer le loyer de ses bureaux, qui lui appartenaient avant d’être cédés à la Fondation lors de sa création en 2008. Les loyers impayés depuis 2016 s’élèveraient à 700 000 euros, sur un budget total de 4 millions d’euros par an.

Jérôme Clément aura vainement demandé une aide de l’État. Le ministère des Affaires étrangères estime que les difficultés de la Fondation ne sont pas seulement dues au non -paiement du loyer, mais également à une « fragilité -structurelle », la Fondation « n’ayant quasiment pas levé de fonds depuis dix ans ». Missionné sur le sujet, le diplomate Pierre Vimont est aussi censé réfléchir au rapprochement de la Fondation et de · l’Institut français, un autre. réseau de la francophonie. La question de la complémentarité du réseau des Alliances françaises avec celui des instituts français continue en effet à se poser avec quelques cas de concurrence larvée comme à Madrid ou à Pékin. Les joies du millefeuille administratif français ...

Dernière pierre dans le jardin de la francophonie, celle des lycées français de l’étranger. Les parents d’élèves ont protesté fin 2017 contre un coût de rabot budgétaire concernant ces lycées qui scolarisent à la fois des enfants français et étrangers. Une partie des 500 établissements chapeautés-par le ministère des Affaires étrangères ont fait grève en raison de suppressions de postes d’enseignants programmés pour 2018, 2019 et 2020. Là encore, une députée LREM est censée engager une réflexion profonde sur le fonctionnement de l’ Agence dans un cadre budgétaire contraint. Le coût d’un professeur « expatrié », deux fois supérieur à celui d’un professeur « résident », a « régulièrement été mis en exergue comme gisement d’économies sans que ne soit lancée une véritable réflexion sur les statuts des personnels », rappellent les parents d’élèves.

Crédit : Le Figaro, 27-28 janvier 2018

Sur le même thème, on peut aussi se reporter à cet article  :"Francophonie : Alain Mabanckou refuse de participer au projet Macron ; Pourquoi ?"


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