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100 femmes signent une tribune pour défendre le "droit des hommes à importuner les femmes". Cécile Guilbert aussi.

D 11 janvier 2018     C 1 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Sur ce site, nous aimons Cécile Guilbert, ses écrits, sa personnalité, un esprit libre qui refuse les conditionnements de toute nature, c’est une des raisons qui nous a poussé à donner un écho à l’édito de Natacha Polony (Sud Radio, le 10/01/2018)
V.K.

L’édito de Natacha Polony

SOCIÉTÉ

100 femmes signent une tribune pour défendre le "droit des hommes à importuner les femmes"

Une tribune publiée dans le Monde et signée par une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve ou Brigitte Lahaie, provoque des remous chez les féministes.

Décidément, on n’en sort pas de "Balance ton porc". La tribune en question est également signée par l’écrivain Cécile Guilbert, par Catherine Robbe-Grillet, par l’éditrice Joëlle Losfeld, des femmes libres, intelligentes, indépendantes, des artistes, des psychanalystes, et ce n’est pas un hasard si l’on trouve ces deux catégories. Elles défendent une "liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle.".

Et derrière ces mots, des réflexions diverses sur les conséquences du déferlement que le monde connaît depuis l’affaire Weinstein. Il ne s’agit évidemment pas de défendre les agresseurs mais de distinguer les choses et de s’inquiéter d’une pudibonderie qui utilise cette juste cause pour essayer, à travers la traque des "comportements déplacés", un frôlement de genoux, un baiser volé, de limiter, de contrôler le désir, de le rendre transparent, c’est-à-dire de l’effacer. Elles s’inquiètent aussi de voir la pression qui peu à peu apparaît sur les écrivains, les éditeurs, pour produire des œuvres militantes, faisant ressortir, les "traumatismes vécus par les personnages féminins". Bref, elles plaident pour la liberté.

En face, des féministes les accusent de justifier les agressions sexuelles. C’est toujours le même processus. Cette tribune déplore le glissement qui s’opère, et qui tend à instaurer un puritanisme malsain. Réponse des militantes : pas du tout, on ne mélange pas les agressions et viol et la drague. Mais tout de même, si vous défendez la liberté et le désir, vous faites le jeu des violeurs. Evidemment que la confusion est constante. Evidemment qu’on tend à créer un continuum entre une remarque lourde et grossière et une agression, alors que la loi les punit déjà. Et évidemment qu’il y a derrière un puritanisme de tradition anglo-saxonne, qui fait croire qu’en matière de désir, le consentement est toujours clair, et que les êtres humains sont toujours conséquents, et qui croit que tout peut se régler par des contrats. […]

Natacha Polony
Crédit : sudradio.fr/editorialistes/polony

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