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Critique, n°824-825 : Pierre Guyotat

D 8 mars 2016     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Critique, n°824-825 (2016/1) : Pierre Guyotat

Sous la direction de Donatien Grau
Editions de Minuit
EAN13 : 9782707329509
192 pages
14.00 EUR

Présentation de l’éditeur

Depuis un demi-siècle, l’œuvre de Pierre Guyotat, né en 1940 à Bourg-Argental, fascine et fait scandale. Entrée dans l’espace public avec Tombeau pour cinq cent mille soldats, en 1967, puis avec Eden, Eden, Eden (interdit à sa parution en 1970), cette entreprise de refondation de la langue et de la fiction est aujourd’hui considérée comme un des monuments les plus importants de la littérature et de l’art de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle.

D’emblée, elle a suscité l’admiration et la peur, par sa brutalité, par ses mises en scène de la sexualité, ainsi que par la violence faite au français ; et cette peur a parfois voilé l’éclat d’une œuvre dont, en 1970 déjà, Roland Barthes, Michel Foucault, Michel Leiris et Philippe Sollers avaient salué l’éminence.

L’art de Pierre Guyotat est celui d’une écriture en mouvement. Tantôt Guyotat écrit, selon son expression, « en langue normative » : celle des premiers écrits publiés, Sur un cheval (1961) et Ashby (1964), mais aussi d’écrits plus récents : Coma (2006), Formation (2007), Arrière-fond (2010). Tantôt, dans Prostitution (1975), Livre (1984), Progénitures (2000), Joyeux animaux de la misère (2014), il court l’aventure de « la langue ». Sans oublier le passage par ce degré zéro de la langue que constitue Explications (2000).

Guyotat parle « en langues ». Et son œuvre-Protée défie tout classement. Elle résonne des tensions de notre monde tout en inventant des univers apparemment différents. On y passe du récit de soi à des interventions dans la sphère publique d’autant plus marquées qu’elles émanent d’un retrait et qu’elles s’accompagnent aussi d’une réflexion sur la pratique de la littérature (Littérature interdite, en 1972, Vivre, en 1984).

Cette ondoyante profusion fait peur, elle aussi : elle intimide la critique. C’est pourquoi il nous a paru si important, aujourd’hui, de la parcourir, livre par livre, avec l’aide de ses meilleurs lecteurs et lectrices, pour mieux l’embrasser du regard.

Critique a accompagné, dès ses débuts, l’œuvre de Pierre Guyotat, publiant sur elle des articles majeurs, de celui de Philippe Sollers en 1971 à celui de Catherine Brun en 2001. Et c’est Roland Barthes, alors membre du comité de la revue, qui préfaça Eden, Eden, Eden, écrivant de ce livre qu’il « constitue (ou devrait constituer) une sorte de poussée, de choc historique ». C’est cette poussée et ce choc qu’explore ce numéro de Critique, placé sous la direction de Donatien Grau. Des contributions d’une variété remarquable y font cortège à de belles pages inédites choisies par Pierre Guyotat lui-même.

À chacune et chacun de nos treize contributeurs, nous avons demandé de parler d’un des livres de Pierre Guyotat. Au fil de leurs analyses, venues de champs et d’horizons très divers, c’est un demi siècle d’écriture affrontée au monde qui se déroule devant nous.

Généreusement offerts par Pierre Guyotat, deux textes inédits, qui se font écho à un demi-siècle de distance, illustrent avec éclat l’inlassable cheminement qui est le sien.

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Voir sur Pileface : Pierre Guyotat, tel quel et Pierre Guyotat, Arrière-fond.


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