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Le grand roman de l’homme

D 16 juillet 2015     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   



À quel moment de notre évolution avons-nous commencé à parler ? À peindre, à jouer de la musique et à voyager ? Quand avons-nous construit les premiers mondes imaginaires ? À quel moment naît le besoin de croire ? Bref, où, quand et comment se dessinent les contours de l’essence de l’homme ? Remontant aux origines du langage, de l’art et de l’écriture, ce documentaire d’Emmanuel Leconte et Franck Guérin retrace la fantastique épopée culturelle de la pensée. Si les animaux rêvent aussi, aujourd’hui, seule notre espèce a le pouvoir de raconter ses songes, de les transformer en histoires, en récits, en destinées... Mais d’où vient cette étonnante faculté humaine ?

Captivante épopée

En compagnie des plus grands spécialistes de la linguistique et de l’art pariétal, le film retrace l’histoire des réalisations et des inventions fondamentales qui ont transformé notre rapport au monde et nous ont permis de le conquérir. Le grand roman de l’homme se penche notamment sur les traces laissées dans la matière par les premiers hommes. Le déchiffrage de leurs activités, les premières jamais recensées, aide les chercheurs à mieux comprendre nos comportements quotidiens actuels. Un fascinant voyage initiatique… mais à rebours.

Une tige pour le buste, une courbe pour les fesses, une autre pour les seins. Les Vénus de Gönnersdorf confinent à l’abstraction des lignes de Brancusi. Impossible donc d’affirmer que toutes les formes d’art moderne ont éclos au siècle dernier lorsqu’on sait que ces Vénus ont été sculptées il y a 16 000 ans.

Etayé par des paléontologues, Le Grand Roman de l’Homme ébranle nos certitudes. Non, Homo sapiens n’a pas inventé l’art. La musique, la peinture, la danse et même la parole existaient bien avant lui. En taillant des silex il y a 700 000 ans, Homo erectus fabriquait déjà des récits. « La manière de tailler un biface s’apparente à la manière de construire une phrase », révèle Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France. « Lorsque je taille un outil, je prévois à l’avance où je vais frapper. Lorsque je parle, je prévois à l’avance les mots que je vais prononcer. Ce sont les mêmes régions du cerveau qui sont sollicitées. »

Battre en brèche les idées reçues, tel est l’intérêt de ce documentaire. Franck Guérin et Emmanuel Leconte donnent la parole aux chercheurs pour qu’ils exposent leurs théories personnelles — parfois radicales, mais judicieuses. Si les informations sont très pertinentes, la mise en scène est déroutante. Mime, images de synthèse, ombres chinoises... les illustrations s’accumulent jusqu’à frôler le comique. Comment ne pas sourire devant les comédiens imitant des hommes préhistoriques en jogging ? Heureusement, la science fait oublier les survêtements. — Alice Rosenthal, Télérama.


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